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EAN : 9782704811199
175 pages
Éditeur : France Empire (16/02/2012)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Armée d’une bonne dose d’insolence et avec l’impertinence de ses vingt ans, Joanna force la porte d’un prestigieux groupe de presse et, grâce à son audace, se fait embaucher par la directrice d’un célèbre magazine féminin. Alors que sa destinée semble s’améliorer, son passé trouble la rattrape sous la forme d’un journal intime dont elle hérite d’une parfaite inconnue.

Ce cahier va placer sur son chemin Pascal Langle, un propriétaire de théâtre rongé p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  05 mai 2012
Encore un policier ?! Et oui. Je ne sais pas ce que j'ai en ce moment, mais je les multiplie. Depuis le temps que j'avais pris cette résolution… voilà qui est fait ! Je suis, qui plus est, très heureuse de me (re)plonger dans le genre grâce à des auteurs français : Rodolphe Fontaine il y a quelques jours, Henri Courtade dans quelques semaines… et Pascal Marmet aujourd'hui !
La découverte de son dernier titre, A la folie, a été plutôt positive. Je serais même allée jusqu'à dire qu'il s'agit d'une lecture excellente si la dernière partie ne m'avait pas déçue. J'ai trouvé le début brillant, l'intrigue prenante mais le dénouement tellement rapide et simple… dommage !
Alors, revenons sur le négatif tout de suite pour nous attarder ensuite sur tout ce que ce texte a de positif à nous offrir !
Comme je le disais juste au dessus, le dénouement de cette histoire m'a déçue et n'est pas, à mon goût, à la hauteur des pages précédentes. En effet, au début, Pascal Marmet met en place ses personnages et offre, au compte-goutte, les pièces du puzzle. On suit une figure puis on la délaisse pour la faire la connaissance d'une autre et on se demande quel peut bien être le rapport entre elles deux… On continue à tourner les pages, très intrigué, on recueille quelques indices, on les rassemble pour tenter de trouver une logique, une explication à tout ça… Et hop, on fait la connaissance de nouveaux personnages, on commence à y voir un peu plus clair mais on meurt d'envie de connaître le fin mot de l'histoire… et là, tout dérape. Les personnages sont rassemblés autour du grand méchant et tout s'éclaire d'un coup. Bon, soit. le problème c'est que le méchant ne fait pas long feu - alors finalement, on se demande à quoi il a servi - et que tout est bien qui finit bien dans le meilleur des mondes (l'histoire du marin qui aide la jeune femme à rentrer chez elle est un peu « too much »). Je ne suis pas contre les happy end mais là, c'est trop facile et surtout, bien trop rapide ! Je pense qu'il aurait fallu développée tout ça sur une centaine de pages supplémentaires pour que ce dénouement soit à la hauteur de la mise en route.
Dans la même optique, je ne suis absolument pas contre les idées abordées (séquestration, manipulations génétiques, meurtres, adoption…) au contraire, mais tout, en si peu de temps, c'est un peu trop. Encore une fois, les idées et le fond sont excellents mais auraient mérités d'être davantage mis en avant, davantage traités.
Maintenant que j'ai parlé de ce qui m'avait un peu déçue, venons-en à ce que j'ai aimé : la construction des trois premiers quarts du texte - sans vouloir me répéter - m'a vraiment tenue en haleine, m'a fait me questionner et m'a donné envie de lire la suite très vite ! Choisir de passer d'un point de vue interne à l'autre, d'alterner les histoires des personnages pour nous les présenter, m'a beaucoup plu. L'auteur offre ainsi un rythme à la lecture, mais également un moyen de rassembler les pièces du puzzle (bon, en ce qui me concerne, je suis nulle au jeu des enquêtes et c'est quand enfin, l'auteur donne le nom du coupable que je comprends…). Si Pascal Marmet avait fait le choix de l'omniscience, nul doute que la lecture aurait été beaucoup moins vivante et captivante !
L'utilisation du « je » permet, qui plus est, de ressentir une plus grande empathie pour le narrateur. Enfin, les narrateurs ici puisque l'auteur alterne selon les chapitres. L'exercice est difficile et parfois raté : il n'est pas simple de passer de la voix d'un quarantenaire déprimé à celle d'une jeune fille dynamique et délurée… et pourtant, je trouve que Pascal Marmet a rempli son contrat et a su distinguer ses personnages et leurs narrations.
D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé les figures mises en scène, notamment les deux principales (celles qu'on rencontre en premier) : Pascal et Joanna. Tous les deux ont leur histoire, leur passé et une personnalité bien affirmée. Les personnages suivants, un peu moins mis en avant, m'ont moins marquée mais sont tout de même bien traités. J'ai eu plaisir à suivre tout ce petit monde et à découvrir ce qu'ils deviennent.
Avant de conclure, je voudrais préciser que le style de Pascal Marmet peut sembler un peu particulier dans les premières pages : haché et lapidaire (« Un escalier en bois se dresse face à moi. Immeuble bourgeois, odeur d'encaustique, tapis épuisé, poussière séculaire. »)… mais ce n'est qu'une entrée en matière. J'aime assez les phrases courtes comme jetées au lecteur donc je n'ai pas eu de soucis mais je sais que ça peut gêner.
Dans le même ordre d'idées, ne soyez pas surpris par l'emploi du présent et des temps du passé selon le point de vue adopté. C'est maîtrisé donc pas gênant, mais tout de même à noter. Cela étant dit, j'ai beaucoup apprécié le style de Pascal Marmet, que ce soit du côté des dialogues ou des descriptions (avec une préférence pour celles-ci, tout de même).
Pour conclure. Si le dénouement avait gagné une centaine de pages supplémentaires pour développer la résolution de l'affaire et l'introduction des nombreuses idées abordée ; nul doute que ce texte, bien construit, bien écrit et dans lequel évoluent des personnages intéressants, aurait été un petit coup de coeur.
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Paco
  23 mai 2012
Pascal Marmet nous permet de faire un bout de route avec deux personnages très différents l'un de l'autre; un homme et une femme dont la probabilité de rencontre n'était finalement que très faible. Aussi improbable qu'un peuple d'Inuits rencontre une tribu Adjoukrou de Côte d'Ivoire! le destin en a voulu autrement et a choisi - si l'on peut vraiment utiliser ce terme pour une fatalité - de le faire dans des circonstances pour le moins étonnantes et troublantes. L'auteur nous offre deux narrateurs principaux pour avancer dans ce roman, cet homme et cette femme justement, ce qui nous permet parfois d'avoir deux points de vue sur une scène, deux caméras branchées sur des perceptions différentes. Cet aspect m'a plu, alors il faut le dire!
A présent, réduire deux personnages à de simples caméras, loin de là mon intention! D'autant plus qu'ils nous sont présentés d'une manière détaillée, développée, l'auteur semble les avoir bien observés dans sa tête avant de les faire naître sur les pages de son roman. Des personnages vivants, comme j'aime parfois les qualifier.
Pascal Langle, homme dans la force de l'âge, metteur en scène et propriétaire d'un théâtre à Nice qui part gentiment mais sûrement à la dérive, reçoit un appel un peu particulier. Un notaire établi à Paris l'informe que l'un de ses clients, un psychanalyste, vient de décéder et a souhaité que des cahiers appartenant à ses anciens patients soient remis à leurs propriétaires ou à leurs proches. Pascal Langle se voit remettre un cahier portant étrangement le no 11.
Cet homme, déjà profondément marqué par la mort brutale - maladie foudroyante - de sa fiancée dix ans auparavant, Ludmilla, envers laquelle il vouait un amour sans précédant, reçoit un nouveau choc dévastateur qu'il accueille en pleine poire. Ce journal intime portant le no 11 est écrit par sa Ludmilla et il n'en connaissait absolument pas l'existence. Déjà qu'il essayait de caser sa tendre défunte dans une partie bien enfouie de sa mémoire pour tenter de moins souffrir, voici des blessures profondes qui vont éventuellement ressurgir! Peur d'ouvrir ce journal, craintes, appréhensions, douleurs... Troisième frappe dans la mâchoire lorsqu'il remarque que ce fameux cahier commence par ces mots:
"Pascal Langle, il porte le numéro 11, et me libère du 10 ..."
Coup de théâtre pour cet homme qui a déjà du mal à s'en sortir avec le sien! Changement de décors; Pascal Marmet nous emmène ensuite à Paris, à la rencontre de Joanna, notre seconde narratrice. Cette fille, bloggeuse et pigiste pour des petits magasines de mode, vit tant bien que mal avec le peu d'argent qui rentre dans ses poches trouées. Néanmoins, cette jeune fille enthousiaste au caractère débordant de malice, de culot et d'audace, respire la joie de vivre et est sans conteste l'opposée de notre ami Pascal Langle. Les opposés s'attirent paraît-il? Nous verrons bien...
Notre jeune héroïne qui a réussi par son audace légendaire et son bluff à se faire embaucher par une grande chaîne de mode, se lie d'amitié avec Lucy, fille à papa, qui accepte sans hésiter à la prendre comme colocataire dans son appartement situé dans les beaux quartiers, mais néanmoins petit... Humour à la Marmet que j'adore:
"La salle de bains a été pensée par des pygmées! On peut se soulager en vérifiant l'eau du bain et en rangeant l'armoire à pharmacie..."
Les choses se compliquent et les synapses du lecteur commenceront à se réveiller grave lorsque Joanna sera contactée par ce même notaire et se verra remettre un cahier similaire à celui de Pascal Langle, mais portant lui le no 3. Ludmilla... Son contenu sera plus que troublant pour notre jeune fan de mode. Non, je ne vais pas vous dévoiler le contenu, cela serait tout de même un peu facile, bande de curieux... Joanna part alors à la recherche de réponses, d'explications et ce voyage ne sera pas sans répit et surtout sans danger. Une expédition à la hauteur de son tempérament! Qu'est-ce qui la relie à Pascal Langle? Et pourquoi? Les moyens qu'elle utilisera seront aussi audacieux que sa personne pour le savoir.
S'ensuit une rencontre, une course-poursuite pédestre mémorable dans les rues de Paris, de l'action et surtout beaucoup de questions. le fantôme de Ludmilla reste avec nous en toile de fond; l'intrigue commence là, avec ces fameux journaux intimes qui suscitent de l'intérêt pour bien des personnes, étonnamment. Ce récit quelque peu romantique tourne au noir, au bien noir même, en dévoilant et en réveillant une vieille histoire morbide qui remonte à la surface. Manipulations génétiques, égoïsme et fascination mal placée; voilà quelques éléments qui ne vous seront pas étrangers lors de cette lecture. Quelle est cette vérité qui n'a surtout pas intérêt à être dévoilée? Quels secrets abominables cachent les écrits de Ludmilla? Pascal Marmet vous emmène jusqu'au dénouement avec une écriture fluide, agréable, en compagnie de personnages attachants et bien épais, et vous lèvera le voile sur toute cette ignoble machination.
A présent, en ce qui concerne les points négatifs, j'aurais souhaité que l'auteur pousse beaucoup plus loin la seconde partie de son roman. J'ai l'impression qu'il s'est concentré sur la première partie, qui, je le dis haut et fort, est vraiment bien amenée. Je le répète, les personnages me plaisent énormément sur le plan psychologique, mais le démêlement de l'intrigue, son dénouement, sont trop vite expédiés et légèrement négligés sur certains détails que j'estime importants. La captivité, la psychologie du personnage qui est confrontée à cette détention, justement. Un personnage que j'aurais voulu d'avantage connaître. le déroulement de ces fameux événements machiavéliques manque un peu d'épaisseur à mon goût. Deuxième couac, seconde fausse note, l'éclaircissement de l'intrigue; elle me semble un peu tirer par les cheveux sur certains points et il y a trop de hasard, trop de coïncidences qui me dérangent. Mais bon après tout on dit que le hasard fait bien les choses, alors tant mieux!
Mais je vous rassure - et l'auteur par la même occasion - ces deux aspects négatifs à mes yeux sur l'ensemble de l'oeuvre, ça n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à découvrir ce récit romantico-noir (encore un mot que j'invente). Et le but pour un auteur c'est quoi? Donner du plaisir aux lecteurs non? Pari réussi en ce qui me concerne.
Une question que je me suis posée; Pascal Marmet est-il un féru de théâtre? Car je dois reconnaître qu'il en parle avec passion au travers du personnage de Pascal Langle, et c'est plaisant! Voilà petit clin d'oeil fermé et la parenthèse par la même occasion... Bonne lecture.
Lien : http://passion-romans.over-b..
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AliceFee
  16 mai 2012
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec A la Folie?

"Ce livre m'a été gentiment proposé par l'auteur, que je remercie. Après avoir clairement posé mes conditions, car je suis désormais plus prudente, j'ai donc eu le plaisir de recevoir "A la Folie" dans ma boîte aux lettres."
• Dites-nous en un peu plus sur son histoire...

"A la mort d'un psychologue parisien, un notaire est chargé de remettre à des personnes différentes, onze petits carnets ayant appartenu à l'une de ses patientes décédée. Et c'est ainsi qu'un lourd passé va se révéler peu à peu."
• Mais que s'est-il exactement passé entre vous?
"On suit plusieurs protagonistes différents ayant reçus les fameux carnets. Je suis tout d'abord agréablement surprise de la facilité de l'auteur à changer sa façon d'écrire en fonction des personnages, un vrai talent! Ils présentent tous des faiblesses et des fêlures qui les rendent attachants, même si ma favorite reste Joanna. Pour ce qui est de l'histoire, on y entre facilement et on est rapidement intrigué par ce que recèlent les onze petits cahiers et ce qu'ils vont nous révéler. C'est malheureusement sur la fin que le bât blesse. Pas que j'ai été déçu de l'histoire en elle-même, mais plutôt de la façon dont cela est fait. le double de pages n'auraient pas été du luxe et pourtant je plaide rarement la longueur! On manque d'explications et d'approfondissements, ce qui rend certains passages peu crédible, c'est dommage."
• Et comment cela s'est-il fini?
"D'une manière générale, cela reste pour moi un bon livre policier, efficace et qui se lit facilement, parfait pour emporter sur la plage cet été. Avec une fin plus travaillée et une suppression obligatoire de la lettre du marin que j'ai trouvé quelque peu ridicule, il pourrait même atteindre les cinq étoiles!"

Lien : http://booksaremywonderland...
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Thoxana
  25 mai 2012
Dans son tout dernier roman, Pascal Marmet nous entraine effectivement au bord de la folie…
Pascal Langle, propriétaire d'un théâtre qui peine à trouver un équilibre financier, se voit remettre par un notaire un cahier rédigé par Ludmilla, l'amour de sa vie qui a disparu dix ans plus tôt. Notre héros découvre que dix autres cahiers écrits de la même main sont en circulation. Aussi, n'ayant jamais totalement fait le deuil de cet être si cher à son coeur, Pascal va tenter de mettre la main sur ces autres cahiers afin de découvrir qui était réellement Ludmilla. Il sait en effet qu'un lourd secret entoure le passé de son si grand amour…
Il rencontrera sur sa route une jeune fille des plus fantasques et réellement déconcertante : Joanna. Elle aussi doit recevoir un cahier écrit par Ludmilla. Mais la jeune femme se montre des plus énigmatiques…
Le théâtre de Pascal est incendié, les autres cahiers sont dérobés, la vie de Joanna et celles d'autres jeunes femmes, toutes kidnappées, se trouvent en danger… Une cavalcade folle mènera nos héros de Paris au sud de la France dans un train d'enfer. Une cavalcade qui entraine le lecteur à son rythme : on ne peut lâcher l'ouvrage une fois qu'on en a débuté la lecture ! On a hâte de découvrir ce qui lie les protagonistes de ce roman tout autant qu'on est impatient de découvrir ce terrible passé qui entoure l'existence de Ludmilla…
En moins de 200 pages, ce sont bien des péripéties qui sont réservés aux protagonistes de ce thriller ! Un roman qui fera battre la chamade à votre coeur... A dévorer sans tarder !!
AleXa – 25 Mai 2012
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Zazette97
  21 avril 2012
Publié en février dernier, "A la folie" est un roman de l'écrivain français Pascal Marmet, également auteur des romans "Si tu savais...", "Il y a longtemps" et "Le prince de Paris".
Pascal Langle, ancien courtier en assurances reconverti en propriétaire de théâtre, est convoqué chez un notaire parisien qui lui apprend qu'un certain Dr Kork, psychologue, a décidé de restituer à ses patients les cahiers rédigés durant leur thérapie.
Sur place, il découvre que le cahier numéro 3 qui lui est destiné appartenait à Ludmilla, une femme qu'il a aimé et dont il n'a jamais encaissé le suicide dix ans plus tôt.
Alors que Pascal hésite à se lancer dans la lecture du cahier, il croise la route de Joanna Marcus, pigiste au journal L., qui possède également l'un des 11 cahiers hérités du Dr Kork.
Ces deux-là sont loin de réaliser l'importance de ce qu'ils tiennent entre leurs mains.
J'avoue avoir fait grise mine en découvrant l'accent apposé sur le a majuscule dans le titre (oui je sais que c'est un détail mais moi cette faute m'a sauté aux yeux et dérangé).
Qu'à cela ne tienne, j'ai ouvert ce roman pour faire connaissance avec Pascal Langle et Joanna Marcus.
Si le premier m'a immédiatement inspiré un mélange de sympathie et de compassion, je ne peux pas en dire autant de cette greluche accro à la mode et aux pipole qu'est Joanna. Bien qu'ayant souri quelque fois de son franc-parler, je l'ai trouvée extrêmement futile dans sa façon de scanner et de détailler les gens selon leur apparence.
Ceci dit, elle correspond parfaitement au profil de la journaliste mode superficielle et en cela je dois dire que l'auteur est parvenu à la caractériser avec justesse.
!!! ATTENTION SPOILER !!!
J'étais pleinement disposée à apprécier ce roman dont l'intrigue s'installait doucement au fil des pages jusqu'à ce que celui-ci prenne un tournant pour le moins inattendu.
Sans trop rentrer dans les détails, disons que Joanna et deux autres femmes présentées dans les chapitres précédents se retrouvent toutes embarquées dans le même navire (au sens propre comme au figuré), prises au piège par une folle dingue bipolaire ayant décidé de poursuivre l'oeuvre-génétique-pas-déontologique-du-tout de feu son papa.
A noter que celle-ci se fait aider d'un warrior irakien qui aurait aussi bien pu être le méchant russe d'un James Bond.
Sont ensuite abordés de front tous les aspects de cette sombre affaire : meurtres, enlèvements, enfermements, manipulations génétiques, accouchements sous X, adoptions, le tout condensé de façon hallucinante.
Après la défaite minable de la sorcière, voilà que son sbire décide de faire preuve de clémence en relâchant les otages, en ce compris une femme retenue prisonnière dans une villa de luxe pendant 10 ans.
Trop contente de pouvoir enfin savourer sa liberté, la voici faisant de l'autostop et embarquant avec le premier venu.
Je ne sais pas vous mais pour ma part je pense que si j'avais été enfermée durant 10 ans (même avec saumon à volonté et télé digitale dans une baraque de 300m2 avec piscine pour moi seule), j'aurais fait preuve d'un peu plus de précautions à la sortie (!)
Mais chance ! le type est adorable, il lui achète des vêtements, l'invite à dîner et lui file des sous pour qu'elle puisse rentrer chez elle à bord d'un petit bateau mouche dont le propriétaire n'a pas l'air réglo (il lui expliquera plus tard dans une petite note laissée dans son sac que le viol et le décès de sa fille de 13 ans lui ont ôté toute sympathie, soit...).
Finalement, le méchant irakien se fait pincer en moins de deux et tout le monde se retrouve dans la joie et la bonne humeur...
Hum...bon...je suis désolée mais trop c'est trop. Quel déséquilibre dans la narration ! Quelle avalanche de rebondissements ! Quel concentré de heureux hasards ! Quelle succession de clichés ! Quelle maladresse dans l'enchaînement de tout ceci !
Voilà un thriller au début prometteur qui part complètement en vrille dans la seconde moitié, comme si l'auteur s'était soudainement souvenu qu'il était limité à un certain nombre de signes tout en devant absolument placer tous les thèmes prévus.
Malheureusement l'écriture, aussi fluide soit-elle (même si j'aimerais savoir ce qu'est un "four à croque-monsieur"), ne parvient pas selon moi à compenser les maladresses et nombreux raccourcis de ce thriller too much.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Débat littéraire autour du polar(salon lire en vignes) clos Vougeot 27septembre 2015 Pascal Marmet Sur la photo, de gauche à droite: Sigolène Vinson, Violette Cabesos, Pascal Marmet, Yannick Petit, Philippe Kleinmann et Sonja Delzongle Perso.
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