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ISBN : 226619531X
Éditeur : Pocket (19/11/2009)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 7 notes)
Résumé :

Gruissan, 1204. A la tête de la noble troupe qui chevauche, Raimon-Roger, jeune vicomte d'Albi, Carcassone et Béziers, et son demi-frère Aton, le bâtard. Aton dont la promise, Leïla, observe la course depuis le château. Au large, une voile sarrasine : elle vient enlever la belle, confirmant encore une fois la malédiction des Trencavel... Pour l'heure, de toutes les politiques à envisager, l'alliance du nouveau vicom... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
TheWind
  15 février 2014
Un bon livre, c'est celui vous fait croire que tout peut arriver, qui vous fait espérer jusqu'au bout, alors que vous savez pertinemment que la fin sera inéluctablement funeste.
C'est ainsi que je continue à me laisser porter par l' incroyable optimisme des seigneurs Trencavel.
Tout comme son père avant lui, le jeune Raimon-Roger Trencavel, vicomte d'Albi, Carcassonne et Béziers, croit encore possible la coexistence de l'Eglise romaine et de la communauté Cathare qui s'implante de façon considérable dans le Midi Languedocien.
De toutes parts, on lui reproche sa tolérance envers les Parfaits, envers ceux qui condamnent les privilèges et abus de l'église de Rome. Pour autant, le jeune Trencavel à l'impudence juvénile n'en démord pas. Il ne détruira pas l'hérésie comme le pape et le roi d'Aragon lui demandent. A cela, il répond fièrement : «  Autant vouloir vider mon peuple de son sang, de son âme. »
Pourtant, la menace d'une croisade commandée par Innocent III au roi de France Philippe-Auguste se fait de plus en plus ressentir. Suivant les conseils du chancelier Bernat de Canet, Raymon-Roger avec une poignée de fidèles chevaliers-troubadours entreprend le périple jusqu'à Paris pour rencontrer son cousin le roi.
Et avec notre héros, on y croit encore ! Naïvement, on écoute le discours rassurant de Philippe-Auguste, les conseils avisés qu'il prodigue à son jeune cousin et sa promesse de ne pas envoyer d'armée dans le Midi.
On espère la victoire de la tolérance, du respect des religions, de la liberté de foi..Hélas ! C'est oublier bien sûr que cela se passait au Moyen-âge ! (Oui, je sais bien.. on peut de nos jours se faire la même réflexion.)
Ainsi, si la tension des événements à venir se fait sentir dans cet épisode, ce dernier reste néanmoins imprégné de légèreté de par l'attitude effrontée de Raymon-Roger, de ses élans amoureux à l'égard de la belle Héloïse et de la conduite amusante et querelleuse de ses compagnons de route.
Voilà, vous l'aurez compris, j'ai suivi avec engouement le rythme passionné et ensorceleur de cette Danse du Cathare. Je remercie Bernard Mahoux pour l'amour qu'il porte à sa région et à son histoire et qu'il sait si bien traduire dans ses livres. Rien de tel qu'une expédition du héros loin de son Midi natal, pour faire apparaître au grand jour la liberté d'esprit, la simplicité des moeurs, le naturel enjoué et le goût de la fête de ses habitants.
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Bequelune
  02 juillet 2017
Comment ais-je pu ignorer jusqu'en 2017 l'existence de Bernard Mahoux ? L'auteur est albigeois. Cela le prédestinait peut-être à écrire sur les Cathares, ces « bonshommes » que leurs contemporains nommaient « Albigeois », en référence à l'une des villes foyers de l'hérésie. Je suis tombé sur La Danse du Cathare dans une brocante de livres à Rodez. C'est le 1er tome d'une trilogie sur Raimon-Roger Trencavel, seigneur de Carcassonne et de Béziers, qui a vécu à l'époque de croisade française contre le sud occitan. Il existe une première trilogie, que je n'ai pas lu, qui raconte la génération précédente de la famille Trencavel, et les tensions entre le comté de Toulouse et celui de Carcassonne. La lecture de la première trilogie n'est pas nécessaire à la compréhension de la deuxième, et je me suis lancé avec plaisir dans ce roman rapide, dense et plaisant sur l'Occitanie des années 1200.
L'écriture de Mahoux est assez directe, et ne s'embarrasse pas de trop de descriptions. Actions rapides, dialogues ciselés et souvent drôles, le roman se lit vite, les chapitres s'enchaînent avec efficacité sans qu'il y ait, pourtant, de suspense insoutenable. L'auteur, il me semble, arrive bien à nous plonger dans un monde connu puisque les villes de ce Moyen-Âge sont les mêmes qu'actuellement, mais où pourtant tout est différent. Ni Carcassonne ni Toulouse ne sont alors françaises, et tout le monde est fier d'être issu « des pays d'Oc » où la religion cathare, le chant des troubadours, une féodalité souple et une tolérance forte à l'égard des Juifs font de ce morceau d'Europe un coin à part à l'époque. L'usage, classique mais efficace dans ce genre de bouquins, de mots occitans (oustal, trobar, bordeau...) vient rajouter de la sincérité au récit et aux dialogues. Un petit lexique en fin d'ouvrage reprend ces mots pour ceux qui ne seraient pas familiers des termes (certains sont toujours utilisés en 2017 dans les campagnes du sud-ouest.
Bref, j'ai bien aimé les aventures de ce Raimon-Roger, réinventé dans la fiction mais dont la trame s'appuie sur les connaissances historiques ! On croise des troubadours ayant réellement existé, et Mahoux leur fait chanter les canso parvenu jusqu'à nous (coucou, Peire Vidal). Une mention spéciale pour le personnage de Frézoulet qui m'a souvent fait rire.
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meknes56
  29 octobre 2019
Bernard Mahoux m'a énormément fait plaisir en écrivant cette saga des Trencavel...J'adore les romans historiques surtout quand ils sont bien écrits. Et, j'ai beaucoup d'estime pour ces cathares qui n'ont jamais reniés leur fois devant l'intransigeance d'une église qui proclamait soi-disant l'amour du prochain
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
TheWindTheWind   08 février 2014
- Le roi avait raison. Tu es le prince du pays de la fin'amor. Comme j'aime ce pays...et comme je suis triste de penser qu'un jour il sera ravagé par les brutes du seigneur pape.
- Dieu, qui a l'entendement du bien, ne le voudra pas.
- Oui, mais quel Dieu ? Le mien, le tien, celui des patarins ?
- Il n'y a qu'un seul Dieu.
- Va le dire à tes Bonhommes. Eux en ont deux.
- Je ne refuse pas la discussion avec les Bonshommes.
- Tu vois mon petit vicomte, ton pays est magnifique, mais il est rongé par un fléau.
- Lequel ?
- Une manie, très pénible : au lieu de vous contenter de ce que vous avez à profusion, vous vous posez sans cesse des questions. Trop de questions. Même Dieu doit trouver ça insupportable à la fin.
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TheWindTheWind   15 février 2014
Tais-toi espèce de culvert ! Ta noblesse ne remonte pas aux quatre fesses qui t'ont engendré !
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