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ISBN : 2080689630
Éditeur : Flammarion (11/05/2007)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Un roi, François Ier, qui songe plus à ses amours et à ses chasses qu'à l'avenir de la France. Une régente, Louise de Savoie, qui tient fermement les rênes et manœuvre en coulisses contre le rêve italien de son fils. Une future reine, Marguerite, qui aime trop son frère et voudrait diriger les consciences...
Le cousin connétable, Charles de Bourbon, dont on murmure qu'il pactise avec l'Empire de Charles-Quint et l'Angleterre d'Henry VIII ! Blois, Saint-Germai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  24 septembre 2016
Franck Ferrand nous propose ici de découvrir une période de l'histoire de France à travers un récit romancé sous forme de trilogie et plutôt bien pensé au travers des femmes de cette époque.

Dans ce premier opus, Franck Ferrand décide de nous relater la période de 1518 à 1531 selon le point de vue de Louise de Savoie, mère de François Ier et régente du royaume de France pendant cette période.
Suite aux défaites dans les campagnes italiennes, François Ier n'en démord pas et souhaite reconquérir ses possessions. Cependant, Charles Quint son rival s'est allié avec Henri VIII afin de se partager la France. Lors d'une énième campagne, François Ier est fait prisonnier et conduit en Espagne en attendant qu'un accord de paix soit signé.
La régente, Louise de Savoie décide de sacrifier ses petits enfants afin de libérer son fils François Ier et d'obtenir une paix au sein de l'Europe. Ainsi, les jeunes dauphins du royaume prennent la place de leur père dans la geôle d'un cachot et ce pendant, quatre ans… Louise grâce à ses talents de diplomate et de manigances féminines obtient avec l'aide de Marguerite d'Autriche la signature d'un traité permettant leurs libérations et espère qu'une paix durable permettra à l'Europe de vivre sereinement.
Enfin un roman historique où les femmes ne sont pas simplement des poulinières condamnées à mettre bas des princes et princesses et, passant leur temps en amusement. Franck Ferrand nous propose sous forme romancée une magnifique plongée dans le monde des cours d'Europe où les femmes, par leurs amitiés, leurs jeux leurs espions arrivent à obtenir gain de cause.
Le roman se termine en 1531 par le décès de cette régente lors d'une épidémie de peste.

Le roman est lui-même est assez bien écrit non pas à la manière d'un roman linéaire, mais par « petites bulles » au moment clef de l'histoire. Les chapitres sont courts et font intervenir différents protagonistes, ce qui donne une vision assez globale de la cour à l'époque avec traîtrise, mise en avant de courtisanes, complot…
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BVIALLET
  25 avril 2012
Pris en tenaille entre le roi d'Angleterre, Henri VIII et l'empereur Charles-Quint, le jeune François Ier, dispersé par ses amours et ses chasses, a bien de la peine à mener sa barque loin des écueils qui se multiplient. Il est trahi par son cousin, Charles de Bourbon, qui pactise avec ses deux grands ennemis. Sa mère, Louise de Savoie la régente, ne veut pas lâcher les rênes du pouvoir et sa soeur, Marguerite l'aime tant qu'elle le laisse aller plus loin que ce que les bonnes moeurs autorisent. Pris dans un conflit et des ambitions italiennes mal maîtrisées, François Ier est fait prisonnier à Pavie. Pour accepter de le libérer, Charles-Quint va se montrer d'une exigence implacable.
Premier volet d'une très intéressante saga historique, « La régente noire » nous montre un François Ier assez différent de son image habituelle de roi chevalier, conquérant et fin politique et une Louise de Savoie machiavélique, autoritaire et hypocondriaque. On y trouve également le personnage lumineux de Diane de Poitiers, mariée à un barbon du double de son âge et la triste réalité du calvaire subi par les enfants de France cédés aux Impériaux à titre d'otages de rechange. Une page peu reluisante de l'histoire de François Ier loin des images d'Epinal de Marignan ou du camp du Drap d'Or. Dans ce livre, peu de fantaisie ou d'inventions romanesques : Franck Ferrand fait vraiment oeuvre d'historien (les amours et aventures des deux jeunes écuyers sont très secondaires et presque anodines par rapport aux grands évènements), il cite ses sources et a même l'honnêteté rare de préciser sur quels points particuliers il s'est permis quelques privautés avec la réalité. Très bon travail qui augure bien de la suite.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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nanashi
  01 août 2019
Avec ce roman, j'ai découvert la plume de Franck Ferrand qui a su me convaincre et me faire voyager à travers l'Europe de la Renaissance.
J'ai beaucoup apprécié les détails historiques, bien romancés, qui permettent d'appréhender le roi qu'était François 1er; mais également sa mère Louise de Savoie, sans oublier les rivaux: Charles Quint et Henri VIII.
Une lecture passionnante; à lire et relire sans fin. Une série à suivre.
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mellemars
  17 mai 2018
J'ai eu un mal fou à avancer dans ma lecture. N'est pas écrivain qui veut : Franck Ferrand est peut-être un bon historien, il n'empêche qu'il ne sait pas mener une intrigue, instiller des émotions, alterner descriptions et dialogues ou construire de bons personnages. Pourtant l'intrigue, ainsi que les personnages, étaient déjà tout prêts puisqu'ils ont vraiment existé. Peut-être a-t-il eu trop peur de s'éloigner de l'Histoire, avec un grand « H », pour nous écrire tout simplement une histoire ? Il y a des notes sur les personnages au début, des notes de bas de pages, des notes à la fin du roman... Je crois qu'il aurait mieux fait de supprimer tout cela et nous laisser nous faire notre propre avis, parce que moi, m'arrêter tous les paragraphes dans ma lecture ne m'a pas aidée du tout à m'y plonger, bien au contraire. Et s'il n'y avait que cela ! Mais même les personnages se font historiens, et les descriptions sont truffées de petits ajouts qui nous ramènent à la modernité. Par exemple, on peut lire : « il s'essuya les doigts dans la nappe, comme c'était l'usage » ou encore « Rouen ne s'est jamais si bien portée, lança-t-il. Métallurgie, soierie, draperie à Darnétal... Nous recevons du sel de Guérande, mais aussi du Portugal ! (...) Savez-vous que l'on peut acheter des draps rouennais jusque dans les Indes ? ». J'aime les documentaires et j'aime les romans, mais ici le mélange est bancal, le style lourd et inégal, l'ambiance absente... et finalement j'aurai abandonné à la page 139.
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Moulinaie
  02 février 2017
Belle lecture historique.
L'histoire gravite autour de Louise de Savoie, mère de François 1er. Elle englobe l'épisode de la trahison du Connétable de Bourbon qui conduira le Roi au désastre de Pavie, à son incarcération. Elle se termine à la libération du Roi et de ses deux enfants otages de Charles Quint.
La difficulté dans les romans historiques, en tout cas pour moi, est de s'y retrouver! Par chance, l'auteur nous fournit une petite liste des personnages principaux que j'ai consultée plusieurs fois. Très pratique!
Par ailleurs, le livre renvoie régulièrement vers des notes en fin d 'ouvrage qui détaillent les choix de l'auteur entre histoire et romance et précise les sources utilisées.
Le roman lui-même fait une part belle aux femmes, aux jeux d'intrigue et à l'extraordinaire complexité de l'échiquier européen dans lequel la ruse, la ténacité, l'intelligence et le sacrifice des femmes a fait toute la différence.
Je me lancerai bientôt dans le tome 2 !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
meknes56meknes56   10 août 2019
Afin de prouver à l’amiral qu’il n’était pas vexé, le chancelier se fendit d’une platitude.— On dit partout que la prise de Fontarabie fait de vous le Du Guesclin de ce règne.— Taisez-vous donc ! tonna l’autre. Croyez-vous qu’il y ait matière à plastronner sur la Navarre ? Pour moi, je n’ai pu y faire oublier l’échec de nos armées...Duprat branla du chef.— Il est vrai qu’en Navarre comme dans le Milanais, les frères de Mme de Châteaubriant ont bien déçu nos attentes.— Il se peut, enchérit l’amiral, que nous ayons péché par excès de confiance en attaquant l’empereur sur trois fronts en même temps. Passe encore pour la Navarre et les Ardennes ; mais à Milan, notre échec met Sa Majesté dans une position intenable
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meknes56meknes56   10 août 2019
Car on considérait le lait d’une femme amoureuse comme le plus pernicieux des poisons.— Vous préparerez aussi le prince Henri, ordonna Diane.Elle avait adopté, pour dire cela, le ton le plus détaché.Sur quoi elle se tourna vers la princesse Renée de France, très jeune sœur de la reine Claude, et qui s’amusait des facéties de ses neveux. Ses douze ans la rangeaient déjà parmi les femmes faites, et lui épargnaient ces ablutions collectives. Diane lui prit délicatement la main.— Vous-même, madame, vous êtes-vous bien baignée ? Il convient qu’une jeune princesse se lave souvent ; rien ne fera plus sûrement fleurir sa beauté
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missmolko1missmolko1   06 janvier 2014
Moulins, décembre 1518.
Charles de Bourbon était agenouillé près du berceau trop vaste ou reposaient les enfants que la duchesse Suzanne venait de lui donner. Des jumeaux. Ses sanglots étouffés déploraient moins leur mort a la naissance, tellement habituelle en ces temps, que l'acharnement du sort a le priver de descendance, lui, connétable de France et premier soldat du royaume. Déjà, quelques temps plus tôt, un mal insidieux avait ravi son fils François, filleul du roi et grand espoir de la Maison.
Emmaillotés serré, les deux petits corps arrondissaient a peine les couches de dentelle fine dont on les avait couvert. Le duc ne les fixait que par intermittence, et c’était a chaque fois de nouveaux spasmes qui surprenaient chez un tel homme, et faisaient frissonner les prêtres dans leurs oraisons. Une voix s’éleva depuis la porte.
- Ressaisissez-vous, Charles ! Ma fille vous en fera d'autres. Des petits Bourbon en plein santé !
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melly14melly14   25 novembre 2017
"-Puisque les hommes se sont révélés incapables de régler l'affaire, c'est à nous autres, femmes, qu'il appartient de la résoudre. L'expérience m'a montré cent fois que nous les valons bien sur ces questions, et qu'il n'est pas de blocage dont notre habilité ne finisse par venir à bout.
Louise, après tout, gouvernait la France, presque seule, depuis quinze ans.
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melly14melly14   25 novembre 2017
"- Le roi vous doit beaucoup, dit la jeune fille.
- C'est moi qui l'ai fait, ma petite. Fait de pied en cap ; de corps et d'esprit. Je l'ai enveloppé au berceau de l'idée qu'un jour, il régnerait ! J'ai forgé pour lui un sceptre, noué son alliance avec la fille du feu roi, attendu dans les affres le trépas de ce dernier ... J'ai protégé le trône, assumé la régence il y a sept ans, et surtout fondé les bases de ce règne ! Aussi bien, j"exècre et abomine ceux qui, aujourd'hui, voudraient priver la Couronne de ce qui lui revient."
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Vidéo de Franck Ferrand
Le 7.04.19, Franck Ferrand évoquait Chaval dans une émission consacrée à Sempé, dans "Vivement Dimanch"e (France 2).
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