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ISBN : 2203045663
Éditeur : Casterman (12/09/2012)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 113 notes)
Résumé :
– 12 avant Jésus-Christ. Marcus Aemilius Lepidus, grand pontife de Rome, et Agrippa, successeur désigné du puissant empereur Auguste, sont mystérieusement assassinés par des aigles qui leur déchirent les entrailles.

Alarmé par ces événements, Auguste charge son vieil ami le sénateur Alix Gracchus d’enquêter discrètement. Une enquête qui conduira Alix, assisté de ses fils Titus et Khephren (le propre rejeton d’Enak, qu’Alix a adopté après la disparitio... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  05 octobre 2018
Ce tome est le premier d'une série mettant en scène le personnage d'Alix, issu de la série de Jacques Martin, commencée avec Alix l'intrépide (1948/1949). Il est paru en 2012, écrit par Valérie Mangin, dessiné et mis en couleurs par Thierry Démarez, sous la direction artistique de Denis Bajram qui a également réalisé le logo et la maquette de la série.
En l'an 12 avant Jésus Christ, au mont Circé dans le Latium, un cavalier avance à bride abattu pour se rendre à un rendez-vous sous une pluie battante. Il chute de cheval et est attaqué par un rapace. le lendemain, un groupe de cavaliers partis à sa recherche découvre le cadavre de Marcus Aemilius Lepidus, l'ami de César, le dernier rival d'Auguste. Quelques jours après, le 6 mars, au Capitole, le premier augure procède à la cérémonie de bénédiction de Caius Octavius (-63 à 14) accédant ainsi au grand pontificat, ce qui fait de lui l'empereur ; il succède ainsi à Jules César. Il est acclamé par la foule, alors que les aigles de Rome tournoient au-dessus de la ville. Sa femme Livie exulte. Alix Graccus échange quelques mots avec Marcus Vipsanius Agrippa (-63 à 12) sur une telle concentration des pouvoirs en une personne. Au sortir du Capitole, le premier augure demande à Auguste de nommer quelqu'un au sacerdoce de Flamen Dialis, le prêtre de Jupiter. Auguste lui répond de venir le voir plus tard au Palatin pour en discuter.
Quinze jours plus tard, le 23 mars -12, Titus (le fils d'Alix) et Khephren (le fils d'Enak) galopent derrière Agrippa qui mène la chasse avec ses chiens pour tuer un cerf, en Campanie (région d'Italie méridionale). Ayant blessé l'animal, il leur montre comment le mettre à mort. Il va ensuite se baigner dans le fleuve à proximité. Les deux adolescents se montrent réticents à le suivre, trouvant l'eau trop froide. Alors qu'ils font des ricochets, ils entendent des hurlements poussés par Agrippa. Ils se mettent à l'eau et le rejoignent, mais trop tard. Ils retrouvent son corps encore chaud, en train d'être fouaillé par les serres d'un aigle. Averti de la mort d'Argippa, Auguste convoque Alix chez lui, en présence de son épouse Livie. Il lui demande d'aller enquêter en Campanie, sous couvert de rapatrier le corps d'Agrippa pour qu'il bénéficie de funérailles à la hauteur de son rang.
Le lecteur est susceptible de s'intéresser à cette série dérivée pour différentes raisons : une nostalgie pour le personnage d'Alix dont il a lu les aventures dans les BD de Jacques Martin pendant sa jeunesse, un goût pour les aventures se déroulant à l'antiquité romaine, le souhait de suivre un auteur qu'il aime bien (Mangin, Démarez, ou les 2) dans une nouvelle série. Dans le premier cas, il a le choix de retrouver son personnage dans la suite de ses aventures de jeunesse, la série ayant repris avec d'autres équipes créatives à partir de Alix, tome 29 : le testament de César (2010, par Marco Venanzi), ou de souhaiter découvrir ce qu'il est advenu de sa vie par la suite (il peut aussi faire les 2). Il découvre alors Alix une vingtaine d'années plus tard, alors qu'il est sénateur à Rome. La scénariste établit le lien avec la série originelle, bien sûr avec le personnage principal qui est le même, mais aussi en évoquant Enak et mettant en scène le fils d'Alix et celui d'Enak. Thierry Démarez effectue également un hommage à Jacques Martin avec une case dessinée à sa manière dans la dernière page du récit, quand Alix est reconnu comme un protégé de Jupiter, reprenant une scène apparaissant dans Alix, tome 8 : le Tombeau étrusque (1967/1968). Valérie Mangin prend grand soin que ce premier tome soit également intelligible pour un lecteur n'ayant jamais entendu parler d'Alix, n'ayant jamais ouvert un des tomes de la série initiale.
À l'évidence, cette série se déroule à Rome, pendant la période antique. En mettant une telle série en production, les responsables éditoriaux ont bien évidemment capitalisé sur la renommée de la série initiale de Jacques Martin, mais aussi peut-être été inspirés par le succès de la séries Murena de Philippe Delaby & Jean Dufaux. La période retenue n'est pas la même puisque Murena débute en 54 après JC sous le règne de Néron, alors que celle-ci débute en -12, avec l'avènement d'Auguste au pouvoir. Ils confient la série à Valérie Mangin, scénariste confirmée qui s'attache à respecter la véracité historique dans sa reconstitution. le lecteur peut tester ses connaissances avec des questions vrai/faux sur le site internet dédié à la série. Il peut également aller vérifier les dates et les faits s'il éprouve des doutes. Thierry Démarez réalise des dessins de type descriptifs et détaillés, et il investit également beaucoup de temps et d'énergie pour donner à voir une reconstitution historique de qualité. le lecteur peut donc admirer les rues et les bâtiments de Rome, de plain-pied, mais également lors de vues aériennes. Il pénètre avec les personnages dans plusieurs bâtiments, des demeures privées et des bâtiments publics comme La Curie ou le sanctuaire de Jupiter. Il observe les vêtements des hommes et des femmes dans les rues, ainsi que le mobilier dans les bâtiments. Les auteurs n'adoptent pas une narration démonstrative, et si le lecteur n'y prête pas attention, il peut passer à côté de certains détails de la reconstitution, par exemple les tombeaux bordant l'un des voies sortant de Rome (en page 16).
Le lecteur bénéficie donc d'une reconstitution historique dans laquelle il peut avoir confiance, que ce soit pour ce qui lui est montré au travers des dessins, ou pour les éléments implicites du fonctionnement de république romaine et de ses institutions. Il lui est donné à voir aussi bien des scènes intimistes en intérieur que des scènes de foule impressionnante, comme celle à l'occasion de l'intronisation d'Auguste, ou celle dans laquelle Alix se rend au marché pour aller consulter un animalier. Il observe bien sûr la scène de l'orgie lors de la fête organisée par Claudia Pulchra et il est épaté par Rome vue du ciel, comme s'il volait avec les aigles. Malgré la température peu élevée de l'eau, il ne refuserait pas de se baigner avec Agrippa. L'artiste utilise un trait très fin pour détourer les formes, ce qui lui permet de rentrer dans un fort niveau de détails, sans donner l'impression de surcharger les cases. Il complète les formes détourées par la mise en couleurs, de type naturaliste, en apportant des informations sur l'ambiance et l'intensité lumineuse, les ombres portées, et le relief de chaque surface en jouant sur les nuances.
En prenant du recul, le lecteur se rend compte du travail impressionnant réalisé par Thierry Démarez : chaque case étant porteuse d'information visuelle, que ce soit pour les plans larges ou pour les cadrages plus serrés sur les personnages. L'artiste donne vie à de nombreux personnages, principaux comme figurants, tous avec des visages qui les rendent immédiatement reconnaissables, et quelques différences morphologiques qui ne se limitent pas à la coupe et à la couleur de cheveux. Il utilise une direction d'acteurs, elle aussi naturaliste, sans qu'ils ne donnent l'impression d'être statiques du fait de postures différentes, de ce qu'ils sont en train de faire, ou de la mise en oeuvre d'un plan de prises de vue élaboré pendant les scènes de dialogues, montrant l'environnement dans lequel se tiennent les personnages, leurs gestes, proscrivant l'enfilade de cases avec uniquement des têtes en train de parler. le lecteur peut finir par éprouver l'impression de se tenir aux côtés des personnages, des individus crédibles, au comportement cohérent avec la situation donnée, sans accès direct à leurs pensées.
Afin de capter l'attention du lecteur dès la première page, la scénariste a choisi de débuter son récit par un meurtre en le rendant très mystérieux, sans montrer comment il a été commis. Cette première page sert à accrocher le lecteur et elle montre également comment l'auteure a choisi de représenter l'intervention des dieux. Il n'y a pas de raillerie vis-à-vis des pratiques cultuelles de l'époque, mais il n'y a pas non plus de phénomènes surnaturels, avec incarnation des dieux. Les croyances de l'époque sont respectées et font sens au regard de l'expérience quotidienne de la réalité par les individus, et de leurs connaissances. Les prêtres professent leur foi dans les dieux, et accomplissent les rites de dévotion avec respect. Les laïques se conforment aux rites, sans que la nature de leur foi soit abordée. L'intrigue de ce tome prend la forme d'une enquête sur le meurtre ouvrant le récit, puis sur un deuxième perpétré avec la même méthode. Alix Graccus est désigné par l'empereur pour démasquer le coupable, non pas dans un souci de police, mais pour désamorcer les rumeurs. L'enquête est conduite de manière réaliste, un indice à la fois trouvé par des méthodes très pragmatiques reposant sur du bon sens. Il n'y a pas de phase de déduction brillante ou de révélation mystique. À la rigueur, le lecteur peut tiquer sur une coïncidence un peu pratique quand Titus et Khephren se retrouvent au mauvais endroit, au mauvais moment.
Du fait d'une narration naturaliste, à la fois sur le plan visuel, à la fois pour l'enquête, le récit se déroule à un rythme posé, sans réels hauts faits ou scène d'action coupant le souffle. Pour autant, le lecteur bénéficie de plusieurs scènes spectaculaires tels le survol de Rome par les aigles, les crucifiés sur le bord de la route, la progression du palanquin d'Alix au milieu de la foule du marché, la scène d'orgie, les cadavres au pied de la statue de Jupiter, etc. Il peut cependant être déconcerté par le rythme très particulier de la narration. Finalement, Alix Graccus progresse de manière très régulière dans son enquête, sans obstacle insurmontable, sans réelle mise en danger. La scénariste fait en sorte que les coupables puissent exposer leur point de vue de manière claire et cohérente. du fait des dessins réalistes, il peut éprouver une impression de manque de tension narrative, tout se déroulant de manière très fluide. Il peut alors s'interroger sur l'intérêt de sa lecture, sur le plaisir qu'elle recèle. Il en revient à la qualité de la reconstitution historique qui lui permet de se projeter à Rome à cette époque, de manière facile pour un résultat plausible. Bien sûr, en 46 planches, les auteurs ne dressent pas un tableau complet de toute la vie quotidienne, sociale et politique, mais ils savent surprendre le lecteur au détour d'une case ou d'un endroit sans se vanter de ce qu'ils sont en train de faire. En fonction de sa sensibilité, le lecteur peut trouver le mécanisme des meurtres un peu trop facile, mais il constate également que la motivation des meurtriers et son mode opératoire découlent de manière organique de sa fonction, de ses valeurs, de l'époque, et du lieu. de ce point de vue, il s'agit bien d'un polar, même si le volet politique reste descriptif plutôt que revendicateur, et que la psychologie des personnages n'est pas mise en avant.
Avec ce premier tome, le lecteur peut s'immerger dans une solide reconstitution de la Rome antique, et retrouver le personnage d'Alix. Il plonge dans une bande dessinée avec une intrigue policière, et des dessins d'un excellent niveau descriptif. le rythme choisi par l'auteure lui permet de prendre le temps d'apprécier le tourisme temporel qui lui est proposé, tout en observant Aix plus âgé à l'oeuvre. En fonction de ses attentes, il peut regretter tel ou tel aspect du récit (rythme, révélation sur les événements des années antérieures, richesse relative du polar), mais il ressort satisfait de cette immersion dans la Rome antique, et curieux de savoir ce qui est arrivé au personnage et ce que le voyage en Égypte leur réserve. 4 étoiles pour un début prometteur, avec une reprise intéressante et originale d'un personnage récurrent déjà établi.
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Cath36
  22 mars 2013
C'est un Alix à la fois vieilli et rajeuni que nous retrouvons ici pour notre plus grand plaisir : vieilli car le jeune homme d'antan est ici un sénateur mûr et respectable, et rajeuni car le graphisme, plus moderne, enlève ce qui était devenu un peu démodé, un graphisme trop précis et un peu enfantin pour une BD qui ne l'est pas du tout. Bref une version "relookée" qui me plaît bien et une intrigue intéressante bien qu'un peu simpliste (on est loin des histoires complexes de Jacques Martin) qui respecte la personnalité des personnages politiques ainsi que les us et coutumes de Rome. J'espère toutefois que les scénarios s'étofferont davantage par la suite.
Affaire à suivre....
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Mahpee
  16 février 2015
​Quel plaisir de retrouver Alix après toutes ces années où je l'avais remisé dans les profondeurs de mes lectures d'enfance. Il a vieilli, comme chacun d'entre-nous et le jeune gaulois intrépide est désormais sénateur de Rome, porte le cheveux blanc et, avec élégance, la toge qui sied à son rang. Avec un graphisme de grande qualité qui n'est pas sans rappeler l'excellente série Muréna, les auteurs, Valérie Mangin et Thierry Demarez ont rompu avec les codes de la bande dessinée originale de Jacques Martin, faisant certainement hurler les puristes mais qui, à mon goût, ajoute une note de modernité qui ne nuit, en aucune façon, à une enquête prenante qui va entraîner Alix, son fils Titus et son fils adoptif Kephren, qui n'est autre que celui d'Enak disparu bien des années auparavant, dans une aventure qui pourrait causer la fin de l'empire romain.
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HORUSFONCK
  17 juillet 2018
Belle idée, que de ramener Alix à cinquante ans... Très hiératique dans sa toge sénatoriale.
Le graphisme est beau, sans pompeux inutile, avec un scénario soigné.
Nouvelles série, nouveaux personnages et questionnements: Qu'est-devenu Enak, le fidèle compagnon d'Alix et quel complot menace Octave, l'ami devenu l' empereur Auguste?
Alix, cette fois, est accompagné de Kephren le fils d' Enak et Titus son fils à lui.
L' assurance est donnée, en tout cas, qu'avec ces nouvelles aventures de l'âge mûr Alix continue une voie brillante et pleine d'attrait pour le lecteur.
Longue vie au sénateur!
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Etherckhos
  23 août 2014
Alix ! Voilà ce qu'on peut appeler un classique de la bande dessinée, même un monstre légendaire, né après-guerre, qui a déjà ravi, au moins, trois générations.
Mais un monument de la bande dessinée qui m'a un peu lassé, lassitude venue à l'époque où, le lycée fini, j'ai laissé le latin derrière moi, ceci étant probablement en rapport ; un monument qui m'a toutefois laissé un sentiment très fort car je l'avais découvert quand il fleurait déjà bon la poussière d'un âge passé, et, de plus, dans sa forme originelle, à travers les exemplaires périodiques dans lesquels il a d'abord été publié.
C'est donc avec une très grande surprise que j'ai découvert l'existence d'une suite aux aventures d'Alix ! Bon... après recherches, du coup, j'ai appris que cette série avait suivi les mêmes traces, probablement tout aussi malheureuses (mais ça c'est une autre affaire...), que d'autres grands monstres franco-belges tels Astérix et Lucky Luke, mais là où ces pseudo-suites s'inscrivent dans la continuité des oeuvres originales, Alix Senator se présente comme un bond générationnel, un saut dans le temps, vers la fin de la vie d'Alix ; une vie où il semble avoir troqué sa vie aventureuse contre celle, moins mouvementée (physiquement, tout du moins...), d'un politique, un sénateur de Rome.
Alors, ma grande crainte, c'était de voir un scénario style "Alix presque grand-père repart à l'aventure", et j'ai gardé cette crainte pendant la première moitié de l'album, mais au final, c'était plus une sensation qui a perduré à cause l'appréhension, qu'un ressenti rationnel, car l'histoire était un peu plate durant cette première moitié, mais en même temps, quoi de plus normal lorsqu'on en est à présenter les personnages ?...
Car, oui, l'histoire ne se concentre pas, au point de l'overdose, sur Alix, mais introduit deux personnages : son fils, et Khephren, fils d'Enak ; et c'est là que l'histoire prend vraiment de la consistance car au lieu de nous présenter une bête continuité d'Alix, Valérie Mangin a choisi de suivre deux générations en parallèle, avec celle des descendants, en plus de celle d'Alix.
De fait, l'histoire oscille subtilement entre politique de la génération qui a troqué le glaive pour la toge de sénateur, et l'énergie et la témérité de la jeunesse. En suivant les fils d'Alix et d'Enak à l'âge auquel leurs propres aventures avaient elles-même débutées, nous voyons ici une sorte de cycle de la vie, sans pour autant tirer un trait sur le passé ou refaire l'histoire mais dans une véritable continuité de celle-ci.
Une fois passé, cette fameuse moitié un peu plate, le scénario devient alors beaucoup plus vif, compliqué, intriguant, et pour finir sur un énorme rebondissement que personne (à part les impatients qui ne savent pas attendre et vont directement lire la dernière page... Honte à eux !) n'aurait pu prévoir. On en vient même jusqu'à avoir une révélation totalement inattendue en relation directe avec l'oeuvre passée.
Pour ce qui est des dessins, il n'y a pas à dire, Démarez a du talent, et si un nombre important de ses cases manquent cruellement de mouvement, à mon goût, jusqu'à en être si statique que je me suis demandé au début si l'effet recherché n'était pas de donner l'impression de gravures figées témoignant de temps révolus, la précision de son trait, son souci du détail, et son talent avec les couleurs rattrape très largement ce que je considère comme un défaut (et j'appuie bien sur le fait que cette partie de ma critique est très subjective car, en tant qu'amateur, avant tout, de bande dessinée japonaise, mon manque de goût pour les dessins trop statiques vient probablement de là...).
Le style est réaliste, le souci du détail historique faisant d'Alix un péplum est bien là, et le placement plus adulte de la série se ressent de suite avec aucun détour pris dans la représentation des scènes violentes, tout est représenté et suffisamment détaillé, jusqu'à la scène où on voit des porcs se nourrir des viscères d'un cadavre.
Quant au découpage des cases, il va avec la majorité des plans : des cases majoritairement larges, ne bridant pas l'oeil du lecteur, pour des plans, en grande partie, larges et tout en profondeur.
Nous voilà donc face à une excellente surprise, dont la fin ne donne qu'une envie, c'est se jeter sur le deuxième volet.
Je suis plutôt du genre à fuir lorsque je vois des suites faites par d'autres auteurs que ceux originaux, ou des volets rajoutés à des séries, qui ne sont, en règle générale, que d'immenses ratages qui puent l'envie de traire un peu plus la vache en surfant sur le succès d'une licence ; mais là, je ne regrette pas d'avoir essayé, c'est l'exception qui confirme la règle et mérite amplement ses cinq étoiles !
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critiques presse (7)
Auracan   23 septembre 2013
Thierry Démarez nous offre un graphisme plus proche du Murena de Delaby que le style ligne claire cher à Jacques Martin. Les décors sont magnifiques et les personnages bien léchés. Son trait précis respecte la documentation. Les couleurs embrasent l’intrigue.
Lire la critique sur le site : Auracan
Du9   24 septembre 2012
Ce scénario téléphoné sera un peu plombant pour les amateurs d’autres bande dessinées. Sans réelle surprise, tout au crédo des poncifs scénaristiques actuels, il laisse un goût attendu mais (surtout) rassurant pour qui une bande dessinée n’est qu’une histoire et rien qu’une histoire.
Lire la critique sur le site : Du9
Culturebox   21 septembre 2012
Valérie Mangin au scénario a réussi avec finesse à rester dans l'esprit de la série d'origine.
Lire la critique sur le site : Culturebox
BoDoi   17 septembre 2012
Les trois auteurs et leur éditeur ont donc réussi leur pari fou de ressusciter un héros qui avait un pied dans la tombe depuis belle lurette et de redonner au lecteur le goût pour ses enquêtes antiques. Une excellente surprise.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LeMonde   14 septembre 2012
Davantage qu'un nouvel Alix, Valérie Mangin et Thierry Démarez nous offrent un autre Alix, et celui-ci, plus fin, plus tactique, plus dans une logique de succession et d'héritage moral, mérite qu'on s'y attarde sans nécessairement en référer continuellement à la série originelle.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Sceneario   03 septembre 2012
Le rythme est soutenu et les acteurs possèdent une présence et une personnalité presque palpable. Le dessin réaliste de Thierry Démarez y est pour beaucoup, il insuffle, par la fluidité des mouvements, la précision du geste et l’intensité des regards, la vie à ses personnages de papier. Précis, il nous ouvre de magnifiques perspectives sur la cité mais sait aussi rendre réaliste une partie de chasse où le sang versé par le cerf égorgé trouve écho dans les tripes sanguinolentes d’Agrippa.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan   21 août 2012
Indéniablement une réussite totale !
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
EtherckhosEtherckhos   23 août 2014
Livie exulte !

On dirait que l'élection d'Auguste au grand pontificat lui fait encore plus plaisir qu'à lui !

Mais, toi, Alix, tu ne souris pas ? Pourtant, notre cher empereur a enfin réuni tous les pouvoirs !
Si on m'avait prédit ça quand j'ai vaincu Marc-Antoine à Actium, je ne l'aurais pas cru.

Je sais Agrippa...
Mais qu'un seul homme soit maître absolu de l'empire, fût-il mon ami, ce n'est pas ce que je veux pour Rome.
+ Lire la suite
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EtherckhosEtherckhos   23 août 2014
Maître Alix !
Maître Alix !

Les petits ! Titus et Khephren ! Ils ont encore découché !

Je vois : Claudia Pulchra donnait un fête, hier soir, ils ont du y aller.
Je te promets de ne pas les punir trop sévèrement, Septima...

Non... Si... Je veux dire : ils ne sont toujours pas rentrés !

Ce n'est pas vrai !
Comme si j'avais le temps de les chercher partout !
Ils vont m'entendre !
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LilizLiliz   02 février 2015
Tu es l'élu de Jupiter, comme tu es celui de Rome, ô Empereur ! Et puisque le maître de la foudre n'a plus de prêtre dans la cité pour transmettre sa volonté, c'est moi, le premier augure, qui te bénis en son nom. Maintenant et maintenant seulement, Auguste, tu succèdes vraiment à Jules César. Puisses-tu être un Grand Pontife aussi digne et pieux que lui !
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PresencePresence   05 octobre 2018
Jupiter, le roi des dieux, approuve ton élection au Grand Pontificat, Auguste. Il a envoyé hier un signe qui ne peut tromper : ces aigles qui ont volé au-dessus de ta demeure du Palatin. Toute la ville les a vus ! Tu es l'élu de Jupiter, comme tu es celui de Rome, ô Empereur !
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fabififabifi   16 mars 2013
(...) qu'un seul homme soit maître absolu de L'empire, fût-il mon ami, ce n'est pas ce que je veux pour Rome.
(p. 7)
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