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Valérie Mangin (Autre)Thibaud de Rochebrune (Autre)Denis Bajram (Autre)
EAN : 9791034733026
104 pages
Dupuis (02/10/2020)
3.73/5   118 notes
Résumé :
Dans un moment de folie, un petit vaisseau spatial en mission d'exploration s'écrase sur une planète océan inconnue. Heureusement des sortes de pieuvres géantes aident les cinq rescapés à remonter à la surface et à rejoindre la seule île à l'horizon. À leur grande surprise, ils sont accueillis sur le rivage par des humains aussi primitifs que bienveillants. Si ces hommes et femmes au sourire figé se révèlent être cannibales, le plus inquiétant reste leur totale doci... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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Avant tout, des couleurs, des dessins très élaborés qui laissent le lecteur se détacher quelque peu du scénario classique du vaisseau spatial parvenu malgré lui sur une planète surprenante habitée par des humains... inhumains.

Cette déshumanisation est le thème central auquel peut conduire la lecture de cette oeuvre exceptionnelle qui parvient à sortir des sentiers battus de la science-fiction pour générer un produit original, un peu long et répétitif par moments, mais n'est-ce pas nécessaire d'enfoncer le clou profondément dans le cerveau humain du lecteur pour lui faire prendre conscience de la déshumanisation qu'il produit par tant de ses actions.

Et, pas si curieusement que cela, le plus humain est un robot, la plus humaine même car c'est un joli robot féminin, capable d'altruisme, d'analyse philosophique, et de plus non programmée pour devenir une guerrière.

Alors, Inhumain propose finalement une belle réflexion d'humanité à tous ceux qui sont aptes à la recevoir, la comprendre et, qui sait, la pratiquer.
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Inhumain est un planet opera qui traite un thème traditionnel de la science-fiction, celui de la découverte par des explorateurs d'un peuple soumis à une entité extraterrestre.
Un vaisseau d'exploration spatiale s'écrase sur une planète océan à proximité d'une île ; l'équipage (quatre êtres humains et une androïde) est recueilli par les îliens, des humains qui curieusement parlent la même langue que les naufragés et qui suivent les instructions d'un mystérieux Grand Tout…
Les îliens se livrent à des activités qui suscitent la répulsion ou la curiosité des naufragés ; ils vont faire alors d'étonnantes découvertes…
Même si la trame d'ensemble donne évidemment une impression de déjà-vu, le scénario de Valérie Mangin et Denis Bajram est ingénieux et les nombreux rebondissements tiennent constamment le lecteur en haleine.
Quant au dessin de Thibaud de Rochebrune, son caractère réaliste et souvent impressionnant entraîne l'adhésion du lecteur tandis que les couleurs, sombres (une grande partie de l'action se déroule la nuit ou sous terre) ou rougeoyantes, contribuent à engendrer une atmosphère particulièrement inquiétante.
Ajoutons pour terminer que le récit suscite également la réflexion : « la souffrance est-elle forcément le prix de la liberté ? » (présentation de quatrième de couverture).
Une bande dessinée tout à fait réussie dont on ne peut que recommander la lecture.
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Un humain doit s'accomplir individuellement, sinon ce n'est qu'une fourmi.
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Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. La première édition de cet ouvrage date de 2020. Elle a été réalisée par Valérie Mangin & Denis Bajram pour le scénario, par Thibaud de Rochebrune pour les dessins, l'encrage et la mise en couleurs. Il s'agit d'une bande dessinée de 94 pages.

Une petite navette spatiale en provenance d'une arche de colonisation arrive à proximité d'une planète plongée dans l'obscurité, avec une zone rougeoyante à sa surface. À son bord se trouve 5 membres d'équipages humains et un robot : la capitaine, Miller, Tafsir, la docteure Malika, Hiroshi et l'androïde Ellis. Cette dernière s'inquiète des ordres déconcertants de la capitaine. Peu de temps après le vaisseau traverse l'atmosphère de la planète et coule dans ses eaux, à proximité de la zone rougeoyante. Comprenant que leur navette s'enfonce dans l'océan, les membres de l'équipage revêtent leur combinaison pour sortir, bien qu'ils aient constaté la présence de créatures monstrueuses évoquant un croisement entre des méduses et des pieuvres géantes. le vaisseau explose alors que Miller ne parvient pas à en sortir et il meurt. Les autres se retrouvent vite encerclés par les créatures aquatiques. Il leur faut un peu de temps pour se rendre compte qu'elles ne les attaquent pas, mais qu'au contraire, elles les aident à gagner la surface, les sauvant ainsi de la noyade. Plus surprenant encore, elles remontent également le cadavre de Miller, qu'elles déposent sur la grève. Les quatre survivants et le robot commencent à réfléchir sur qu'ils peuvent faire. Analyser l'air pour savoir s'il est respirable par des humains, puis se mettre en quête de nourriture. L'activité volcanique génère une lueur rougeâtre qui illumine assez la nuit pour qu'ils se rendent compte que se tiennent devant eux plusieurs dizaines d'êtres humains nus. La capitaine retire alors le casque de sa combinaison comprenant que l'air est respirable. Quelques individus s'avancent vers eux et leur prennent gentiment un gant, un casque.

Les cinq rescapés suivent les autochtones vers une zone dégagée entourée d'habitations basses en forme de dôme. Ils ont remarqué des ossements humains accrochés à des pics autour du campement. Un ancien leur adresse la parole, parlant la même langue qu'eux et leur demandant d'où ils viennent. La capitaine explique qu'ils viennent de l'arche colonisatrice Alma Mater, son commandant les a envoyés en reconnaissance à la recherche d'une planète habitable. C'est maintenant l'heure de manger. Une femme apporte un bol avec de la nourriture aux cinq voyageurs. Ellis se livre à une analyse de son contenu : un aliment comestible, végétal, riche en protéines. Ils mangent sans crainte, sauf Ellis un robot qui n'a pas besoin de sustenter. Elle note qu'ils disposent d'objets en plastique, et en métal usiné. Une fois le repas terminé, une autre indigène leur indique qu'il faut dormir maintenant. Ils essayent d'engager la conversation sur leur origine, sur les créatures marines, peut-être dressées. Mais ils n'obtiennent que des réponses brèves sans information, et le rappel que c'est l'heure d'aller se coucher. Ils obtempèrent, tout en passant devant ces squelettes exposés sur des piques. Une fois dans l'habitation qui leur a été attribuée, ils se demandent si Miller sera aussi exposé sur une pique, s'il y a des rites funéraires dans cette communauté. Enfin, Hiroshi va monter la garde avec Ellis pour la nuit.

Les époux Valérie Mangin (scénariste de la série Alix Senator) & Denis Bajram (scénariste d'Universal War) ont déjà collaboré sur d'autres histoires comme Abymes (2013, 3 tomes avec Griffo et Loïc Malnati), Expérience Mort (2014-2016, 4 tomes avec Jean-Michel Ponzio). Ici, ils ont réalisé une histoire de science-fiction, complète en 1 tome. le lecteur découvre rapidement que le récit fonctionne sur une mécanique pour partie d'enquête, pour partie de thriller. Il s'agit pour les 5 voyageurs de découvrir d'où proviennent les êtres humains de la communauté qui les a accueillis, et de comprendre comment fonctionne leur société. le temps est compté car il y a une force inconnue à l'oeuvre qui sape leur volonté de bien étrange manière, avec des conséquences incapacitantes. le lecteur suit donc Ellis, la capitaine, Tafsir, Malika et Hiroshi dans leur exploration pour découvrir ce qu'il en est. Les auteurs font en sorte que chaque personnage a un rôle ou une profession qui le définit, et le distingue des autres. L'artiste fait en sorte de leur donner des traits différenciés de manière que le lecteur les reconnaisse au premier coup d'oeil. Ils n'ont pas une personnalité très marquée, essentiellement un unique trait de caractère lié à leur métier pour le soldat Hiroshi, à la prise de décision pour la capitaine, à la curiosité scientifique. Pour autant, l'empathie fonctionne parce que le lecteur se retrouve confronté au mystère de cette communauté, de la même manière que les voyageurs. Comme eux, ils se demandent quoi faire, quel degré de méfiance il faut avoir, comment s'y prendre pour comprendre les valeurs et les coutumes de cette société, et à quel moment il sera possible d'envisager la probabilité de l'établissement de l'envoi d'un message de détresse à l'arche colonisatrice, ou la nécessité de se résigner à un long séjour sur cet atoll.

La couverture promet un mystère : celui d'un explorateur spatial face à une communauté primitive. En y prêtant un peu plus attention, le lecteur se rend compte que les personnages sur le rivage sont nus pour la plupart. C'est un choix assez risqué, car vite perçu comme politiquement incorrect, mais qui reflète totalement l'intérieur de la bande dessinée. Car, oui, il y a bien une communauté de gens qui vivent dans le plus simple appareil et ils sont dessinés avec le même naturel que sur la couverture, avec la même distance. du coup, cela n'a rien d'érotique, tout en étant une caractéristique essentielle de ladite communauté. le lecteur prend ainsi conscience de l'habileté de l'artiste à intégrer un élément visuel pouvant facilement s'avérer tendancieux et prêter le flanc à la critique. Tout du long de l'histoire, il va pouvoir se régaler de visions inattendues et spectaculaires. Sans tout dévoiler, il est possible de prendre deux exemples. le passage sous-marin dans une eau rendue rouge par l'activité volcanique est magnifique, les angles de prise de vue rendant bien compte de l'inquiétude des astronautes face à ces créatures marines dont ils ignorent tout des intentions. Lors de leurs explorations, ils découvrent des cultures en terrasse, sous une lumière artificielle, dans une lumière splendide, avec un très bel effet de profondeur. Dépassée la moitié du récit, le lecteur peut également prendre la mesure de l'agencement de cet environnement très particulier, et du fait que la disposition de cette différentes parties fait sens par rapport à l'élément structurant principal.

Bien sûr, comme le récit fonctionne sur le principe de la découverte d'une planète et de son peuple, le lecteur s'attend à découvrir des sites différents. C'est bien le cas, et le dessinateur leur donne à tous une identité propre, des caractéristiques spécifiques, et une ambiance particulière en leur attribuant une tonalité lumineuse à chacun, par exemple le rouge pour la phase sous-marine, le bleu chaleureux pour l'eau du lagon et pour le ciel, une teinte gris bleuté pour a nuit, le vert pour la séquence avec les cultures en terrasse. le lecteur ressent ainsi bien les différentes phases du récit, à chaque changement de lieu. le fait que Thibaud de Rochebrune réalise l'intégralité de ses planches (découpage, dessin, encrage, couleurs) leur apporte une unité et une fluidité remarquable. En particulier, il gère la densité d'information visuelle avec une intelligence impressionnante, entre ce qu'il représente, et ce qu'il suggère par le biais d'un camaïeu de couleur en fond de case. Cela donne une lecture visuelle légère avec une bonne densité d'informations, sans jamais ressentir d'impression de vide des cases, un équilibre remarquable. S'il y est sensible, le lecteur remarque également que l'artiste apporte de la variété dans sa narration visuelle en utilisant aussi bien des bandes de cases rectangulaires, que des cases de la largeur de la page, ou des cases de la hauteur de la page, en fonction de la nature de la séquence.

Le lecteur emboîte donc le pas des cinq explorateurs pour découvrir le mode de fonctionnement de cette étrange communauté. Il remarque que le scénario est construit sur des étapes très claires, avec une progression quasi mécanique dans ce qui arrive aux explorateurs, l'un après l'autre, sur la base du passage en revue des quatre éléments naturels. Il retrouve le goût de Bajram pour la science-fiction claire et bien construite, et le savoir-faire d'exposition naturelle. Sa curiosité est piquée par plusieurs mystères, et son attention est captive du fait d'un rythme rapide et régulier, sans être précipité. Il repère rapidement le thème principal sous-jacent : celui de la place du libre arbitre dans une société humaine, et de la place de l'être humain dans un écosystème. À quelques reprises, il relève une remarque qui fait écho à d'autres notions. Difficile de ne pas reconnaître une philosophie spirituelle quand un autochtone explique qu'il passe sa vie à souffrir. Difficile de ne pas sourire en voyant des humains courir dans des roues de type roue pour cage de rongeur, et refuser de quitter ce système, comme un employé bossant comme un automate sans espoir de ne jamais aller nulle part. Ce passage entre d'ailleurs en résonnance avec le fait que l'entité du Grand Tout aime tous ceux qui lui sont utiles.

Les auteurs proposent au lecteur de suivre une bande de cinq naufragés sur une planète essentiellement aquatique, où se trouve déjà une autre communauté d'humains mais qui n'ont aucun souvenir que leurs ancêtres aient connu une autre vie. La narration visuelle semble un peu légère par endroit en surface, mais très vite elle emporte le lecteur par son dosage parfait entre densité d'informations et suggestion, avec un rythme vif et régulier. L'intrigue happe le lecteur avec ses mystères, plutôt qu'avec ses personnages, avec leur situation et l'exploration qu'ils doivent effectuer. le lecteur voit apparaître les phases mécaniques du récit, mais aussi la structure sous-jacente logique et élégante, et il voit émerger petit à petit une réflexion sur la société, mais aussi sur la construction d'une interaction entre deux communautés différentes, avec un le rôle ironique du robot, un élément non humain, mais fabriqué par des humains.
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Une navette d'exploration s'écrase sur une bien mystérieuse planète. Les survivants y découvrent des humains qui répètent inlassablement les mêmes gestes pour plaire au "Grand Tout"

Une histoire de science fiction un peu déroutante. L'équipe composée des 5 survivants du crash va partir explorer l'île volcanique afin de comprendre ce qu'il se passe sur cette planète. Petit à petit ils semblent eux aussi contaminés par ce désir de servir le Grand Tout dans une espèce de béatitude tout à fait pathologique, seule Ellis l'androïde semble résister mentalement.
L'histoire est assez intéressante et il règne un sentiment d'angoisse permanent. C'est assorti sur une réflexion sur la nature humaine et la liberté d'expression.
Le dessin est sympathique avec une colorisation soignée.
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Encore une B.D que j'ai empruntée au hasard à la bibliothèque, attirée par la couverture et intriguée par le titre. « Inhumain » est un planet-opera plutôt réussi, qui a des qualités, mais qui manque d'un petit quelque chose pour espérer me marquer durablement.

L'intrigue est intéressante et bien menée, je ne me suis pas ennuyée pas une seconde et j'étais même prise par l'histoire. Mais, malgré cette envie de connaitre les tenants et les aboutissants, je suis restée un peu en dehors de la B.D, je ne me suis jamais sentie réellement impliquée. Cela vient sans doute de la caractérisation faiblarde des personnages. Ils manquent d'épaisseur et de ce petit rien qui aurait pu les rendre attachants. Dans « Inhumain », la planète est plus intéressante que les personnages.

« Inhumain » est une B.D intéressante et, si elle ne m'a pas totalement convaincue, je ne regrette pas ma lecture.
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critiques presse (5)
Bedeo
20 novembre 2020
Imposant par sa palette graphique et par sa direction scénaristique, Inhumain est une BD forte, qui d’apparence ne semble pas novatrice, mais elle s’est à l’évidence construite avec assurance et puissance pour devenir à la fois un objet et un sujet d’importance.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario
02 novembre 2020
Une histoire d’anticipation complète menée de mains de maîtres par un trio d’auteurs qui sait nous faire voyager dans des dimensions inédites.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BoDoi
27 octobre 2020
Un parti-pris audacieux, mais traité avec une forme de légèreté étonnante – dans le bon sens du terme, c’est-à-dire par un récit non plombant.
Lire la critique sur le site : BoDoi
LigneClaire
19 octobre 2020
Voilà une aventure de science-fiction qui pour une fois sort des sentiers étoilés archi battus. Déroutant, inquiétant, interpellant, Valérie Mangin, Denis Bajram et Thibaud De Rochebrune au dessin se sont remués les méninges, les pinceaux pour un résultat qui laisse pantois.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Auracan
13 octobre 2020
Au-delà de son contexte SF, Inhumain peut aussi s'aborder comme une fable philosophique sur les apparences, l'asservissement plus ou moins consenti et la liberté d'être et de penser. La SF ouvre généralement à la réflexion et Inhumain s'inscrit aisément dans cette mouvance. A découvrir !
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
On est coincé avec des putains de cannibales… sur une putain d’île… perdue dans un putain d’océan… sur une putain de planète oubliée.
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Le Grand Tout avait volé notre individualité. Il avait fait de nous les rouages serviles de ses propres intérêts. Et le pire c'est que nous avons aimé ça. C'est tellement simple de ne pas se poser de questions.
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- Alors tous ceux qu'on a croisés sont des descendants de terriens comme nous ?
- Mais comment en sont-ils arrivés à ces degrés d'abrutissement et de cruauté ?
- Ils se sont retrouvés seuls, perdus sur un monde hostile. Ils ont dû s'adapter pour survivre.
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Mais je te préviens, robot, tes humains ne sont pas faits pour être libres. Ils ne sont pas comme toi... J'ai vu la noirceur de leurs âmes. Bientôt certains deviendront les maîtres des autres et les soumettront à leurs caprices. Tu vas remplacer une soumission heureuse par une liberté sauvage.
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Nous sommes capables de créer une nouvelle manière de fonctionner entre nous. Et nous aurons réussi quand l'épanouissement de chacun sera tourné vers l'épanouissement de tous.
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