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EAN : 9782203312197
48 pages
Éditeur : Casterman (04/05/1993)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Le jeune Héraklion est le seul survivant des derniers spartiates. Horatius, le général romain qui a mené la sanglante expédition punitive, est pris de remords et veut adopter l'enfant. Il invite Alix, Enak et Héraklion à Priène, où se trouve gardé le véritable cheval de Troie. Mais les anciens troyens veulent le détruire pour effacer la honte infligée à leur ville et à son peuple des siècles plus tôt.
Des alliances vont se faire dans l'ombre des temples. Les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  18 juillet 2016
C'est toujours un retour vers l'enfance que de lire ou relire de vieilles bandes dessinées. Avec ce Cheval de Troie, c'est l'occasion de lire un des derniers albums de la série des Aventures d'Alix, le dix-neuvième en l'occurrence, et c'est même le dernier où Jacques Martin officie complètement seul.
Alix et ses deux compagnons du moment, Énak et Héraklion, ont déjà fait bien des pérégrinations pour arriver au sud de la Grèce romaine. le lecteur prend comme il peut l'histoire en cours de route, au moment où les trois amis sont mis en danger par des signes de malédiction (des pattes de bouc laissées traîner ça et là) et par une compagnie d'hommes-chevaux aussi étranges que dangereux.
Pour cette nouvelle aventure, le fameux Jacques Martin ne convoque pas de grands mythes antiques ou des personnages historiques particuliers, mais rattrape malgré tout l'héritage de la guerre de Troie en imaginant qu'une relique troyenne, ce Cheval de Troie, aurait été conservé et serait l'objet de convoitises politiques. C'est en tout cas le point de départ pour faire comprendre au lecteur l'importance des liens entre politique, religion, économie et société dans la civilisation grecque antique. C'est bien pensé et cela permet de replacer, d'expliquer quantité de termes techniques. Après, en définitive, c'est un épisode difficile à replacer dans les aventures globales d'Alix (que vient finalement faire ce petit Romain à cet endroit ? mais bon, c'est le charme de cette série) et surtout l'auteur y utilise des ressorts déjà bien usés au sein de cette série, notamment les longs cartouches de description ainsi que les petites phrases assassines sur la morale à tirer de chaque histoire.
Un tome peu approfondi que ce Cheval de Troie, mais qui permet toujours de poursuivre le récit sans déplaisir et de retrouver les ressorts habituels de la série Alix avec ces cartouches très détaillés et un contexte historique bien expliqué.
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Barbuz
  19 février 2021
"Le Cheval de Troie" est le dix-neuvième tome de la série, le dernier réalisé par Jacques Martin (1921-2010), avec l'aide de Jean Pleyers, dessinateur de "Jhen", et Rosanna Crognaletti pour la mise en couleur. Ce recueil de quarante-six planches est sorti en album cartonné aux éditions Casterman, en avril 1988.
Martin est également célèbre pour d'autres titres, tels que "Lefranc", ou "Jhen". En 1991, il est, hélas, diagnostiqué d'une dégénérescence maculaire qui le rend quasiment aveugle et l'éloigne des tables de dessin dès l'année suivante. Il délègue alors le travail à d'autres artistes et se fait assister à l'écriture.
À l'issue du tome précédent, Vercingétorix se rue vers la tente de César. Il est empalé par le pilum d'un légionnaire. César épargne sa femme et son fils puis renvoie Alix et Enak à Rome.
Olympie. Un cortège entame le tour du temple de Zeus et porte le vainqueur de la course en triomphe. Celui-ci n'est autre qu'Alix. le Gaulois souhaite offrir son trophée à Zeus, en échange de sa protection pour Enak, Héraklion et lui-même. La foule s'est amassée à la sortie de l'édifice. le jeune homme les prie de leur laisser le passager afin qu'il puisse aller se baigner dans la piscine de la palestre. Mais quelqu'un, dissimulé dans l'assemblée, jette une patte de bouc sur la terrasse. Héraklion l'attrape. Aussitôt, une rumeur parcourt l'assistance : c'est le pied du diable, malédiction ! Alix s'empare de la chose et tente de les convaincre de renoncer à leurs superstitions. N'importe qui a pu lancer cet objet avant de se cacher lâchement dans la foule. D'ailleurs, c'est sans importance, car le site - le sanctuaire de Zeus - déjoue tout maléfice. Pour prouver ses dires, Alix dépose la patte aux pieds de la statue de Zeus pour que le dieu juge ceux qui ont voulu l'offenser. Héraklion est sceptique ; Alix lui explique que c'est la seule façon d'agir, puis prie afin d'exorciser le mauvais sort jeté sur eux et de frapper de sa colère ceux qui ont profané le temple...
Martin reprend ici le leitmotiv des ultimes soubresauts de civilisations disparues, comme dans bon nombre de ses albums, dont "Le Dernier Spartiate" ou "Le Tombeau étrusque". Plutôt que de faire à nouveau passer Rome comme une fossoyeuse de cultures, il évoque la guerre de Troie et ses réminiscences autour du vestige du fameux cheval conservé par l'administration romaine, devenu là le symbole de la victoire des Grecs sur les Troyens. Tandis qu'un groupuscule nostalgique des grandes heures de la cité sème la terreur dans les rues une fois la nuit venue, le gouverneur romain de la ville est victime d'une machination ourdie par sa propre belle-soeur. C'est l'une des rares histoires (avec "Le Fils de Spartacus") où les femmes ont le mauvais rôle, dans une série qui les met en scène moins fréquemment et qui leur offre des compositions moins capitales. Martin fait appel une nouvelle fois au mystérieux Adroclès ; curieusement, aucune référence n'est faite à sa précédente rencontre avec Alix (cf. "La Tour de Babel"), et le scénariste utilise les trois personnages comme s'ils ne n'étaient encore jamais vus, mais cette incohérence est finalement sans grande importance. Martin déploie son intrigue avec lenteur et distille une atmosphère inquiétante qui alimente le lecteur d'un mauvais pressentiment croissant, technique narrative à laquelle il recourt depuis "La Tour de Babel", jusqu'à l'explosion finale, cette soif de vengeance impitoyable, totalement inattendue, presque apocalyptique dans son dénouement, et cette notion de l'honneur sans tache qui mène à ce sacrifice terrible. Graphiquement, c'est pleinement satisfaisant. Pleyers a crayonné dix-sept planches de ce recueil, qui semble pourtant avoir été entièrement réalisé de la main du maître tant les différences de style - s'il y en a - ne sont pas identifiables. Chaque case est soignée, avec un sens du détail qui met en évidence les navires, les constructions, les costumes, etc. Ah, ces représentations de Cirrha ou d'Épidaure ! Les couleurs choisies sont somptueuses, mais certaines teintes utilisées manquent de luminosité et les tons de peau d'Alix varient très fréquemment. Notons, enfin, que le nu (masculin) est bien plus présent dans cet album que dans tout autre volet de la série ; il est vrai que Martin, pour la première fois, n'était pas soumis à la contrainte "tous publics" de la prépublication dans le "Journal de Tintin".
"Le Cheval de Troie" revient sur les événements d'une page culte et célébrissime de l'histoire antique, et se conclut sur une fin particulièrement tragique et noire, certainement l'une des plus spectaculaires et l'une des plus violentes de cette série.
Lien : https://les-bd-de-barbuz.blo..
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lechristophe
  06 août 2015
Ce 19ème tome des aventures d'Alix se déroule en Grèce. Alix et Enak escortent Heraklion d'Olympie à Delphes, Epidaure puis Priène où l'attend le général Honoratius qui désire l'adopter. Malheureusement, cette future adoption gêne la belle-sœur d'Honoratius qui préférerait qu'il se marie avec sa fille. Elle s'allie alors avec les membres d'une société secrète troyenne désirant récupérer le cheval de Troie gardé à Priène à laquelle s'est joint Adroclès. Cette secte va tout faire pour empêcher le groupe de garçons d'atteindre le général Honoratius.
Cette aventure est en fait un mélange de "La Tour de Babel" et de "La griffe noire". Comme dans "La Tour de Babel", la moitié de l'album est consacré au voyage et à la visite de lieux célèbres (ici, de la Grèce avec le temple de Zeus à Olympie, le sanctuaire de Delphes et sa Pythie, et le sanctuaire d'Epidaure). Puis, comme dans "La griffe noire", Alix doit faire face à une société secrète qui cherche à se venger et dont les membres se déguisent et utilisent des armes fourchues particulières.
Quelques scènes m'ont paru inutiles : pourquoi les Troyens ont tué des gardes à Olympie plutôt que de s'en prendre à Alix, Enak et Heraklion ? Quel était le but d'Alix et Enak en s'enfermant dans le cheval de Troie rendu aux Troyens puisque ceux-ci voulaient le brûler ?
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lolzgrave
  15 avril 2019
Ce livre est vraiment bon que je l'ai lu en une seule fois sans être dérangé et être distrait par quelqu'un.On dirait que ce livre ce passe pendent la guerre de Troie, mais non ça se passe complètement après la guerre. Alix devra combattre des ennemis cruel et mystérieux. Bonne lecture.
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grospatapouf15
  27 mars 2019
Je l'ai trouver très bon.La BD Alix, toujours plus trépidante
les une que les autres. L'histoire de ce livre ne raconte pas
celle du vrai cheval mais ce qui c'est passé après.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   07 août 2016
Malheur à ceux qui ne vivent que pour la vengeance et, aveuglés par la haine, vont jusqu’à faire souffrir un enfant !

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lechristophelechristophe   06 août 2015
Abandonnant leurs camps de manière astucieuse, [les Grecs] disparurent soudain, laissant aux pieds des remparts un gigantesque animal de bois que les Troyens s'empressèrent d'introduire dans la ville, comme un trophée ; c'était la liesse et la victoire !...
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mamangel1mamangel1   28 septembre 2016
Cette harpie, cette méduse à la tête pleine de poisons et de fiels, a réussi à me soustraire Héraklion, cet enfant auquel je tenais plus que tout au monde, parce que j'ai anéanti sa mère, l'incomparable Adréa.
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