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ISBN : 2915635978
Éditeur : Tabou Editions (10/08/2012)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 9 notes)
Résumé :


À quoi ressemblera la France en 2050 ? Moralopolis vous livre les secrets d’un futur peu reluisant, d’un avenir qui s’écrit déjà à force de discours et de décisions politiques menant à toujours plus de surveillance et de répression.
La science médicale s’y fait l’alliée politique d’un eugénisme à visées sécuritaires, au service d’un pouvoir féministe radical et despotique ayant réduit à néant la notion de liberté sexuelle. La peur y façonne le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
tousleslivres
  16 octobre 2013
2050, l'auteur Catherine Marx, nous propose de plonger en France et tout particulièrement à Moralopolis, qui n'est autre que Paris de nos jours.
Ici la France a choisi, contrairement au reste de l'union Européenne, de laisser le féminisme radical prendre le pouvoir. Les hommes sont devenus quantités négligeable puisque grâce à la science médicale les femmes n'ont plus besoin d'eux ou si peu. La femme règne et l'homme doit tout supporter, du châtiment à l'emprisonnement pour avoir voulu l'inviter à boire un verre.
Les femmes méprisent tellement les hommes, qu'elles peuvent se faire avorter quand elles portent un garçon... A ce propos, les femmes peuvent choisir de ne pas porter leurs enfants, c'est à dire qu'elles peuvent laisser la science prendre en charge leur grossesse et l'embryon passe tout le temps de la gestation en externe. Pendant ce temps les femmes peuvent vaquer à leur travail et loisir. Quand l'enfant naît, il sera élevé par l'homme qui devra prendre 6 mois de congés.
L'homme veillera au soin de sa femme et des enfants aussi bien matériellement que financièrement. La femme peut porter peinte pour harcèlement sexuel dès lors qu'un homme devient trop entreprennent avec elle. Elle a aussi le loisir de divorcer et l'homme reste complètement esclave de ses enfants. Il continue de payer...
l'avortement peut de faire jusqu'au jour de la naissance avec une simple pilule, l'acte est totalement indolore. Il n'y a plus de limite.
A ce stade Franck se retrouve en centre disciplinaire pour être rééduqué sexuellement. Quand il sortira de son stage, il aura dernière la tête une idée de vengeance, il va jouer sur les deux tableaux : d'un coté il sera ce qu'on attend de lui, homme obéissant et de l'autre tout à fait l'inverse, tout ce qu'on n'attend surtout pas de lui : faire souffrir les femmes, celles qui l'ont rejeté. En effet c'est au moment de s'engager avec une femme qu'il aimait, qu'elle a voulu qu'il se soumette au teste génétique, il découvre qu'il est porteur du gène du viol. Elle le quitte sans sommation... Ici le personnage de Franck est presque neutre, il agit, mais il observe beaucoup et décide de prendre à contre courant cette société matriarcale.
Ici nous avons une dystopie sociale très bien menée. Avec un style d'écriture bien à elle, que j'ai d'ailleurs bien aimé l'auteur, Catherine Marx, nous dépeint avec brio notre France dans peu de temps. le style est direct, Catherine Marx n'y va pas par quatre chemins, sans jamais être vulgaire elle est cache dans ses propos et descriptions.
Un livre qui se place dans aucun style livresque réellement définissable, je le classerai en dystopie tout simplement et puisque la dystopie est de la science fiction ça me va aussi.
A découvrir vraiment !!!

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Missbouquin
  18 décembre 2012
Moralopolis c'est le nouveau nom de la capitale française. Une ville qui est le symbole du bouleversement total qu'a connu la France en ce milieu du XXIe siècle. Car c'est un pays où tous les rapports de force sont inversés et où les femmes ont pris le pouvoir ! Mairesses, députées et présidente contrôlent tout.
Mais surtout, ce sont les rapports sociaux qui ont été radicalement changés : la femme est considérée comme une victime des désirs masculins. Ceux-ci ont toujours tort car ils sont soupçonnés en permanence d'être contrôlés par leurs hormones. Au moindre flirt non désiré par la femme, au moindre geste pouvant être qualifié harcèlement, c'est la prison, le stage de redressement voire la castration chimique.
Deux points sont développés ici :
1) Il s'agit de contrôler les pulsions dangereuses des hommes.
2) Ce contrôle est vu comme une vengeance pour les siècles de domination masculine : « leur existence est niée, leur souffrance jugée de moindre importance »
Tout selon sur fonds d'eugénisme puisqu'il est possible (comme dans Gattaca) de dresser des profils génétiques des bébés avant leur naissance. A la moindre trace de gènes dangereux, le médecin pousse insidieusement à l'avortement, appuyant sur la responsabilité du couple de produire un individu censément capable de nuire à la société. Sans parler que ledit couple, s'il prend cette responsabilité, ne recevra aucune aide de l'État pour l'élever : « un eugénisme non pas étatique puisque la loi ne l'impose pas, mais démocratique : on fait appel au bon sens et à la solidarité nationale. »
Dans ces gènes, le plus horrible est celui du gêne du viol (laissez-moi rire). Bien sûr ils prennent en compte que ce gêne ne peut jamais être activé mais le fait qu'il existe fait peur et conduit à l'enfermement du porteur. Or, en 2050, la vie de Franck Doutandre (tous les noms sont ironiques) bascule. Élevé par des parents traditionalistes qui n'ont pas voulu dresser son profil génétique, il vit heureux avec la femme qui l'aime et qu'il aime. Jusqu'au jour où, pour montrer leur confiance mutuelle, ils font des tests pour établir leur profil. Et Franck est porteur du gène du viol. Dans cette société hyper surveillée, extrêmement frileuse, c'est pratiquement un arrêt de mort sociale. Abandonné, embarqué en cure, Franck va petit à petit basculer et décider de devenir ce que la société attend de lui … le cauchemar commence …
Ce roman est extrêmement dérangeant, comme vous pouvez l'imaginer. Cette dystopie va au fond des choses en étudiant une des pistes que pourrait emprunter notre société pour qui le viol est la pire chose qui puisse arriver à une femme. Une société où les féministes ne peuvent être dénigrées car ce serait la preuve de la domination masculine. Finalement, j'ai pris conscience que notre société portait les germes de cette dystopie. Évidemment cela ne veut pas dire qu'elle évoluera ainsi – j'espère pas ! mais qu'il faut faire attention car à force de revendiquer des droits, tout peut s'inverser : « c'est assez hallucinant qu'après avoir renversé une dictature, on ne parvienne pas à faire mieux qu'en instaurer une autre, tout aussi étouffante et irrespectueuse que la précédente, mais dont les victimes et les bourreaux ont échangé leurs places. »
J'ai apprécié la façon dont une femme ait pu faire créer et faire évoluer un homme dans une société comme celle-ci. Des deux côtés, la rébellion sociale gronde – les femmes en ont assez que les hommes soient doux et attentionnés, leur demande leur consentement sur tout – , les hommes ne supportent plus cet asservissement; et au centre, le personnage de Franck est neutre : il observe puis décide de prendre la société à contre-courant … Cette finesse d'analyse m'a épaté, je l'avoue, ainsi que la complexité des sentiments de chacun, dès qu'il est un peu intelligent pour réfléchir par lui-même … Car la guerre ne doit pas se mener sur le terrain du genre, qui mènerait à un nouvel inversement des valeurs, mais « sur le terrain des idées, et mobiliser des individus de toutes conditions sociales et de tous genres ! l'ennemi c'est la bêtise, et elle n'a pas de sexe ! »
Cette dystopie sociale a donc le grand mérite de proposer une société cohérente et plausible. Une société effrayante par ailleurs. Elle aurait pu être meilleure avec un style plus soutenu, même si la narration est faite comme le journal de Franck et ce qui du coup admet des écarts de langage. J'ai été choquée par certaines descriptions, mais finalement l'auteur ne va pas trop loin, préférant évoquer que décrire directement. Mais j'ai refermé ce livre avec un malaise grandissant, quoique un peu apaisée par la fin rocambolesque et plus « normal ».
C'est donc un roman totalement inclassable, le genre de texte qui n'aura jamais un succès commercial, publié de plus par une maison d'édition peu connue, Tabou; mais qui pourtant mériterait d'être lu, et d'engager des discussions …
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odin062
  12 octobre 2013
Une nouvelle édition de Masse critique associée à une lecture très agréable, je remercie par avance Babelio et les éditeurs Tabou pour ce livre qui m'a procuré beaucoup de plaisir ! le spitch de « Moralopolis » annonce une dystopie en pleine France se déroulant dans à peine 30 ans. Moralopolis est le nom de la nouvelle capitale de cette France féministe à l'extrême où la science a le dernier mot. Ainsi pas d'extrême droite au pouvoir, pas de mirador autour de nos frontières, pas de dominance économique. Non juste des sujets tel que le féminisme et l'eugénisme. Un choix de l'auteur qui visiblement est très attachée à ces sujets.
Du fait du choix des sujets abordés, je dois dire qu'on ne s'y projette pas. Qui imagine réellement que la menace actuelle est du côté des féministes extrémistes ? Qui pense vraiment que dans 30 ans, les hommes seront pris pour de la vulgaire marchandise et que la femme régnera sur le monde ? D'ailleurs les noms de personnages sont tout aussi décalés: par exemple la journaliste s'appelle Clara Niouze, l'envoyé spécial Daniel Reportaire et l'accusé Jean-Yves Kouppable. On se balade dans un monde où l'exagération est omniprésente mais n'en laisse pas moins de côté la force des propos de l'auteur au contraire. On comprend que Mme Marx est une féministe anti féminisme, une femme qui ne veut pas l'égalité des sexes étant donné que cela devrait être totalement naturel.
A côté du « féminisme », l'auteur dénonce l'avancée inquiétante de la science et surtout de la génétique. Ici on est davantage dans un problème d'actualité. Séquençage d'ADN, identification de gêne du violeur, sélection des parents visant à un programme d'eugénisme… Tout cela n'est pas bien loin, on parle bien dans certains pays de sélectionner les donneurs pour obtenir un enfant sur mesure. Ça en vient même effrayant quand on observe l'évolution du personnage après avoir découvert qu'il était porteur du gène du violeur.
Et c'est là aussi la force de ce roman, son personnage principal est à la fois cruel et attachant. Sans trop dévoiler l'histoire, un homme qui n'a rien à se reprocher, qui nous ressemble, qui se révolte contre un système injuste va être changé en monstre par la société. Un beau message qui se conclura sur une très jolie fin.
Au final, c'est vraiment un très bon bouquin que je conseille à tout fan de dystopie. C'est une belle façon de traiter des sujets tels que ceux portés par l'auteur dans ce roman.
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Eze3kiel
  01 novembre 2013
Franck Doutandre vit heureux, dans cette France de l'an 2050, avec Amandine. Lorsqu'elle parle enfin de mariage, tous deux décident de faire leur portrait génétique. Franck ne l'a pas fait, comme beaucoup d'autres, dès sa naissance, ses parents ne cautionnant pas vraiment cela. Mais les résultats ne sont pas ceux qu'il escomptait : il découvre qu'il est porteur du gène du viol. Amandine refuse de continuer sa route avec un violeur potentiel et le quitte. Mais tout va aller de mal en pis pour Franck. Au boulot, il tente maladroitement de flirter avec une collègue qui l'accuse de harcèlement. C'est ainsi qu'il se retrouve en stage de redressement moral et c'est là qu'il décide de se laisser guider par son soi-disant gène du violeur.
Tout va s'enchaîner jusqu'au final bouleversant et inattendu.
J'avoue avoir eu du mal à adhérer à ce roman au début ; les noms des personnages, dignes de Mickey Parade (Elsa Mindacié, Adèle Pouhain-Tendu, Annabelle Garre-Dechiourme...) m'ont laissé perplexe... puis je m'y suis habituée et me suis laissée entraîner dans ce roman dystopique.
Le gouvernement gynocratique mis en place souhaite éradiquer toute trace de patriarcat. Les lois visent toutes à protéger les femmes, parfois au détriment d'hommes innocents. Les femmes au pouvoir font payer les siècles d'oppressions, d'injustices, de douleurs qu'elles ont subies lorsque les hommes gouvernaient. Leur lutte est légitime mais, à la tête de l'État, elles font exactement la même choses qu'eux, voire pire. L'injustice règne à nouveau mais maintenant ce sont les hommes qui en font les frais.
Les personnages, malgré leurs noms un peu trop évoquateurs, sont dépeints avec psychologie. On découvre leurs différentes facettes ; les méchants ont aussi de bons côtés, et les gentils ne le sont pas toujours autant qu'on le croit (j'ai particulièrement apprécié le personnage de Annabelle Garre-Dechiourme, officier-instructeur lors du stage de redressement moral, présentée comme une femme rustre, sans coeur, détestant les hommes et au fil de l'histoire, on découvre une femme pouvant faire preuve d'une grande tendresse et d'une loyauté à toutes épreuves, jouant le rôle que la société lui a assigné comme à de nombreuses femmes).
Ce roman dénonce le féminisme extrême et défend un modèle que l'on est encore loin d'atteindre. Un modèle où l'on ne jugerait plus de la qualité d'une personne d'après son genre, où hommes et femmes cohabiteraient en bonne intelligence, utilisant les capacités, les aptitudes, les talents de chacun, sans tenir compte du fameux chromosome X ou Y, pour faire une société meilleure !
Il est vrai qu'au début de ce roman, j'ai été un peu agacée par la représentation d'un gouvernement féminin aussi despotique ; pour moi, il était très difficile d'imaginer que des femmes, ayant souffert si longtemps d'oppression, puissent être pire que les hommes : mon féminisme était touché, mis à mal par ce livre. Puis, au fil des pages, j'ai compris que ce que dénonçait l'auteur n'était pas tant ce féminisme que le fait de vivre, de baser toute chose sur le genre... et non pas sur la personne. Elle a tout à fait raison de penser qu'une société meilleure ne peut exister que si l'on tient compte de chaque individu dans son entièreté et pas seulement sur le fait que ce soit un homme ou une femme. Elle dénonce également l'abus que l'on peut faire de la génétique, de la loi, de la justice...
En fin de compte, il s'agit non seulement d'un roman dystopique mais aussi d'un roman révolutionnaire qui prône l'égalité entre tous sans distinction de sexe, de couleur, d'âge... qui dénonce la dictature, l'injustice et tellement d'autres choses.
Un roman que je n'aurai peut-être pas conseillé à la lecture des seules premières pages mais qui, après en avoir lu les derniers mots, ne nous laisse pas indifférent et nous pousse à nous poser de nombreuses questions sur notre société et surtout sur celle que l'on souhaite voir naître...
Lien : http://somanybooks.eklablog...
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eireannyvon
  03 septembre 2014
No sex in the City.
Le futur ne s'annonce pas rose, mais pour le sexe non plus. Et cela est original.
Dans très peu de livres parlant de l'avenir de notre univers, cela s'annonçait sous des auspices heureux. Autant vous dire tout de suite celui-ci ne déroge pas à la règle !
Un monde où la femme n'est plus l'avenir de l'homme, ni de l'humanité, mais son ennemi. Nous sommes en 2050 dans notre ex-douce France, Paris est devenu Moralopolis. Les féministes radicales du mouvement des "Chiennes bafouées" sont au pouvoir. Elsa Mindacier gouverne le pays et comme son nom l'indique la répression visant les hommes est très dure. Les humains de sexe masculin sont des citoyens de seconde zone !
Frank Doutandre est une exception, il n'est pas "formaté" et a été élevé à l'ancienne par ses parents, sa mère n'a pas passé la kyrielle de tests que la loi impose dorénavant. Tout semble aller pour le mieux pour lui dans un monde où les lois sont de plus en plus restrictives, pour ne pas dire contraignantes pour les hommes. À tous les échelons de la hiérarchie les femmes sont omniprésentes. La science remplace la religion, la majorité des naissances passe par un utérus artificiel, le congé parental est obligatoire pour le père, lequel dans tous les cas de figures perdra son procès contre son épouse ou même ex-épouse.
Frank est amoureux, Amandine aussi, le mariage est envisagé....sauf que la visite médicale prénuptiale détecte chez Franck la présence du gène du viol dans ses analyses. Adieu Amandine, mariage et tout espoir de vie "normale".
Puis plus tard, Cynthia repoussera ses timides avances bien innocentes et sera incitée par une de ses amies féministes acharnées à porter plainte.
Franck est condamné au centre de détention préventive, section des délinquants sexuels !
Il découvre l'horreur, joue le jeu de la soumission, trompe son monde et parfois lui-même. Mais comme souvent une punition injuste pousse à passer à l'acte par vengeance. Franck deviendra un violeur récidiviste recherché par la police...
Une phrase prononcée par un homme résume à elle seule le contexte :
- " Pour l'heure, il lui paraît nécessaire que les hommes paient pour les siècles d'oppression qu'ils ont fait subir aux femmes. Et que c'est seulement une fois qu'elles estimeront avoir obtenu réparation de leur préjudice qu'elles pourront revenir à des sentiments plus nobles à l'égard du sexe opposé."
Le héros masculin est Franck Doutandre, un serial-violeur, et pourtant c'est lui le personnage le plus sympathique du livre. C'est un bon garçon qui aurait pu être heureux si l'omniprésente science ne l'avait condamné au nom d'une vague possibilité qu'il devienne un violeur. Il est plus une victime qu'un coupable.
Pour les femmes (prière de laisser la notion de faible au vestiaire), c'est du lourd! D'abord les noms (qui sont autant de trouvailles qui mettent un peu d'humour dans ce livre).
Les politiques : Éléanor Rosse-Svelte, Adèle Pouhain-Tendu, Anaîs Poigne-Deferre.
Les femmes de la vie ordinaire : Cinthya Fiairealure, Julie Arpy, Fabienne Jolicoeur.
Les hommes : Jean Bouteantrin, Charly Mc Abbé, le docteur Dix-Séques.
La policière, Annabelle Garre-Dechiourme, honnie par Frank durant sa détention se révélera une femme aimante, mais fera son devoir jusqu'au bout malgré ce que cela lui coûtera.
L'auteur de ce livre est contrairement à ce que l'on pourrait croire une charmante jeune personne pleine d'humour, très loin des matrones ou autres gardes chiourmes qui hantent ce monde apocalyptique. Qui malheureusement n'est pas impossible car on trouve quelques signes avant coureurs, aux États-Unis par exemple.
C'est le genre de roman qui ne laisse pas indifférent, car il pose le problème de la juste égalité des sexes, combiné avec la liberté individuelle. Tout n'est pas bleu chez les hommes, tout n'est pas rose chez les femmes. Aucun sexe ne doit dominer l'autre et aucun individu ne devrait (voeu pieu) chercher à asservir l'autre.
La frontière est ténue et, comme dans cet ouvrage, toute loi devrait servir au bonheur de l'humanité et non pas à celui d'une seule partie de celle-ci.
Lien : http://eireann561.canalblog...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
odin062odin062   07 octobre 2013
Aveuglés par la haine, ils croient que la guerre doit se mener sur le terrain du genre. [...] L'ennemi c'est la bêtise et elle n'a pas de sexe! [...] Qu'on cesse donc de penser au masculin ou au féminin! Ce qu'on a dans la culotte ne devrait pas être synonyme de devoirs spécifiques, ni de droits préférentiels! [...] Vivre ensemble bordel! Vivre ensemble dans une fraternité humaine fondée sur le respect de l'altérité et où le rôle de chacun n'est pas prédéterminé en fonction de son sexe!"
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odin062odin062   12 octobre 2013
- En clair, il vaut mieux croire une menteuse et envoyer à la mort un innocent que de jeter le doute sur la parole de véritables victimes et de laisser des coupables en liberté?
- Tout à fait! C'est exactement cela! Et il est évident que nous avons tout à y gagner! Les petits dommages collatéraux de cette politique sont toujours regrettables, j'en conviens, mai la paix sociale et la sécurité des femmes sont à ce prix.
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CatherineMarxCatherineMarx   04 novembre 2013
Finalement, il ne me manque que ce qui m’obsède : l’amour d’une femme et son corollaire, le sexe... Pas en tant que simple soulagement physiologique, plutôt comme une étreinte à la chaleur partagée, faite de complicité et de plaisir mutuellement offert. Aussi terrible que cela paraisse – puisqu’il est exigé de nous qu’on sache gérer nos frustrations – j’en ai fait une sorte de manne essentielle dont l’absence m’est chaque jour un peu plus difficile à supporter. Et plus je veux me convaincre de la futilité de cette quête, plus elle me tourmente, plus j’essaie d’y échapper, plus elle me colle au corps, plus je tente de l’envisager comme une option non nécessaire à mon bonheur, plus je me désespère à la trouver indispensable. J’en crève. Je suis foutu.
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MissbouquinMissbouquin   18 décembre 2012
« c’est assez hallucinant qu’après avoir renversé une dictature, on ne parvienne pas à faire mieux qu’en instaurer une autre, tout aussi étouffante et irrespectueuse que la précédente, mais dont les victimes et les bourreaux ont échangé leurs places. »
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MissbouquinMissbouquin   18 décembre 2012
« sur le terrain des idées, et mobiliser des individus de toutes conditions sociales et de tous genres ! l’ennemi c’est la bêtise, et elle n’a pas de sexe ! »
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