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Critiques sur Le bal des folles (53)
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Kittiwake
  15 septembre 2019
Il était prudent, à la fin du 19ème siècle de ne pas afficher une conduite hors des sentiers battus, lorsque l'on était une jeune femme de bonne famille. La sanction menaçait toute « déviante » : direction la Salpétrière, sans autre forme de procès, sans certificat médical, sans même avoir eu un comportement constituant un danger pour soi-même ou pour autrui. D'ailleurs, il est vraisemblable que la seule volonté de l'entourage suffisait à faire enfermer toute personne jugée gênante pour ses proches. Et bien sûr, une fois prisonnière de la sinistre bâtisse, il est extrêmement compliqué de prouver sa « normalité ».

C'est l'époque où Charcot travaillait sur les manifestations de l'hystérie, qu'il mettait en évidence par l'hypnose, devant un groupe d'étudiants admiratifs.

Certes les connaissances étaient maigres concernant le fonctionnement du corps humain, mais l'expérimentation faisait fi de l'individu. Aussi la folie pouvait-elle s'exposer, et se donner en spectacle, comme c'était la coutume une fois par an à l'asile, au cours de ce Bal des folles qui donne le titre à l'ouvrage.

A travers l'histoire d'Eugénie, qui a le tort de posséder des pouvoirs de communication avec les morts, Victoria Mas nous convie au quotidien des habitués du service de psychiatrie, patientes et soignants, et c'est toute la détresse de ces femmes qui apparait entre les lignes.

Témoignage d'un temps passé, peu enclin à prendre du recul sur ses pratiques scientifiques,
le roman a le mérite de rendre hommage à ces femmes victimes de la folie de leur entourage.
Sans pathos, basée sur des documents historiques, le roman se parcourt avec agrément, tout en frémissant d'indignation sur le sort injuste de ces femmes humiliées.

Premier roman, déjà deux fois remarqué (Prix Stanislas et Talents Cultura), présent dans la sélection du prix Fémina, Victoria Mas fait une entrée remarquée dans le monde de la littérature.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Ladybirdy
  19 septembre 2019

Nous sommes fin du 19eme siècle, hôpital de la Salpêtrière, sous le commandement de Charcot, grand précepteur des maladies neurologiques. Plusieurs femmes sont enfermées dans cet hôpital qui rendrait folle n'importe quelle femme saine d'esprit. Victimes d'un traumatisme enfant, victimes de visions et de voix, pour peu qu'elles ne rentrent pas dans le contrat normalisé des leurs, elles sont envoyées à la Salpêtrière.

Le bal des folles ne figure qu'en dernière partie de ce roman et fait selon moi assez pâle figure dans ces figures de l'ombre. On suit Louise, Eugénie ou encore l'intendante infirmière qui est à mon sens, le personnage le plus utile à ce récit. de par ses premiers doutes, elle humanisera toutes ces femmes diabolisées. Charlot quant à lui au même titre que la médecine et les expériences sont très peu exploités. le roman axe davantage sa psychologie sur la folie, quand et pourquoi surgit-elle. C'est un portrait plutôt réaliste de la société médicale de l'époque assez effrayant deux siècles plus loin. Et un bon premier roman prometteur pour l'auteur.

Le bal des folles ou la salle de bal (Anna Hope), je ne sais pas vous, mais chez moi ça sentait un air de déjà vu que je craignais en ouvrant ce livre. Sans surprise, ce roman m'a replongée dans la salle de bal à nombreuses reprises. Un même lieu d'enfermement, la même époque, le contexte de la folie, des femmes incomprises, retenues souvent contre le gré. le bal des folles est d'ailleurs tellement ressemblant au roman d'Anna Hope qu'on pourrait penser au plagiât. Sauf qu'ici, le roman reste assez en superficie, l'histoire est assez brouillonne et pas aussi bien travaillée que la salle de bal selon moi (que j'avais littéralement dévoré). La plume se montre fluide et agréable mais il m'en fallait plus, déjà une touche d'originalité pour être totalement convaincue.
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La_Bibliotheque_de_Juju
  24 août 2019
Un carton d'invitation.

« Vous êtes cordialement conviés au bal costumé de la mi-carême, qui aura lieu le 18 mars 1885 à l'hôpital de la Salpêtrière. »

Tout ce que Paris compte de gens importants se réjouit à l'idée de se rendre à ce fameux bal. Ce bal des folles comme ils disent.

Une fois par an, en effet, il est possible de se mêler, le temps d'une soirée, à ces femmes enfermées dans ce fameux hôpital de la Salpêtrière. Au bal comme on va au zoo.

Les femmes qui entrent dans cette institution perdent à l'entrée leur identité, leur passé pour ne devenir qu'une pauvre folle dans ce XIXème siècle où les hommes peuvent simplement décider que leur femme, que leur fille est bonne à enfermer …

A l'intérieur, certaines veulent à tout pris sortir. Retrouver leur liberté, leur libre arbitre. D'autres y trouvent un abri, cachées de ces hommes pervers et destructeurs …

Victoria Mas nous convie au sein d'un roman entraînant à suivre ces femmes, ces filles dont la folie reste à prouver … Elle dresse le tableau d'une époque et de beaux portraits féminins. Louise. Eugénie. Et Geneviève, qui officie depuis des années au sein de l'hôpital et côtoie ces femmes abandonnées du monde. Ces folles.

J'ai passé un agréable moment de lecture. On veut connaître le destin de ces héroïnes. Pourtant, il m'a manqué peut-être un peu de folie justement, et le fameux bal tant attendu tout au long du roman semble peut-être, pour moi, finalement juste un peu trop anecdotique.

Il reste un premier roman qui se lit sans déplaisir, un oeil sur la médecine d'une époque révolue où les malades ne sont pas toujours celles que l'on croit … Et où la définition de la folie ne se trouve pas dans les dictionnaires.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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AudreyT
  01 septembre 2019
****

Elles s'appellent Louise, Thérèse ou Eugénie... Adolescente ou sexagénaire, pauvre ou bourgeoise, consentante ou forcée, ces femmes vivent ensemble, dans le dortoir et le parc de la Salpêtrière. Parce qu'on les dit hystérique, mélancolique, ou encore parce qu'elles disent croire aux Esprits, ces femmes sont privées de leur liberté et enfermées parfois pour une vie entière... Et le bal qui chaque année a lieu à la mi-Carême, n'est organisé que pour leur défilé...

Le bal des folles est un premier roman totalement réussi et abouti. Il commence à faire parler de lui, et c'est entièrement justifié pour ma part.

Victoria Mas nous offre dans ce roman une plongée dans le Paris de la fin du XIXème, avec son lot de disparité, de violence et d'autorité sur les femmes.
Au-delà des symptômes, c'est la féminité qu'on enferme, qu'on cache, qu'on violente. Ce sont des corps qu'on maltraite, qu'on expérimente et qu'on abandonne au bon vouloir des médecins.

Dans ce dortoir de la Salpêtrière, on côtoie des femmes blessées, violées, battues. Des femmes à qui on étouffe toute possibilité de s'exprimer, de mettre en mots les souffrances qui mettent leur corps à mal.
De crises en cris, ce sont les douleurs qui ne peuvent plus être contenues et qui explosent.

C'est un magnifique roman sur l'ouverture d'esprit également, sur l'entraide et le pouvoir d'une main tendue. C'est un roman sur la solidarité féminine, sur un monde à la fois sombre et lumineux, celui des aliénées...

Merci aux 68 premières fois, avec qui j'ouvre cette sélection de septembre par un roman puissant, touchant et révoltant...
Lien : https://lire-et-vous.fr/2019..
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alexb27
  27 août 2019
Un roman émouvant qui dénonce avec efficacité la condition de la femme au 19ème siècle. Comme le dit sa grand-mère, Eugénie n'a qu'un seul défaut, elle est libre... son père va lui faire chèrement payer cette émancipation en la plaçant sans son consentement en hôpital psychiatrique, à la Pitié Salpêtrière. Dans cet environnement de femmes, elle va croiser des épileptiques, des hystériques, des suicidaires, des victimes d'abus, des femmes pour la plupart dont l'état ne relève pas de la psychiatrie, placées ici au bon vouloir des hommes. Toutes sont suivies par le célèbre Charcot aux méthodes dont tout Paris bruisse, méthodes qui ressemblent plus à un spectacle qu'à un traitement. Comment Eugénie peut-elle espérer s'enfuir dans de telles conditions ? Un roman bien écrit et bien construit, aux personnages de femmes finement esquissées. Un premier roman à découvrir.
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Verdure35
  12 septembre 2019
Nous sommes dans les années 1880, Charcot règne sur la Salpêtrière , et ses cours pratiques amènent du monde dans les amphis où il présente des jeunes femmes atteintes d'hystérie.
C'est à cette période qu'une jeune fille de bonne famille est amenée là par son père qui la laisse pour toujours et elle sera rayée de la famille.
Sa "folie": elle sent la présence de personnes décédées et qui lui parlent. Elle s'en était seulement confiée à sa grand mère, et c'est celle qui va la trahir.Et pourtant c'est grâce à la "présence "de son grand père qu'elle avait retrouvé un bijou perdu depuis une trentaine d'années.
A la Salpêtrière elle découvre l'univers de toutes ces pauvres filles, fait l'objet grâce à ses visions de la curiosité bienveillante de l'infirmière en chef...
Ce roman replonge le lecteur dans les balbutiements de la médecine moderne, c'est très intéressant parce que le quotidien de ces femmes est on ne peut plus normal, quelques dérapages parfois recadrés en douceur.
Quant au bal, il s'agissait une fois par an , et c'était un plaisir pour elles(dixit l'auteur) de se préparer pour cette soirée à laquelle participait le Tout-Paris qui venait frissonner ou attendre de vaines crises d'hystérie.
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Dupuisalex
  15 septembre 2019
Le bal des folles

Roman écrit par une femme, mettant en avant des femmes. Victoria Mass nous ébloui avec son roman 100 pour 100 féministe. Mettant en avant les conditions des femmes dans les hôpitaux psychiatriques, plus précisément la Salpêtriere.

XIX siècle, la médecine neurologique est en plein essor. La salpêtriere est un lieu où Babinsky, Charcot, la Tourette s'essayent à des expériences sur hystérie Sous hypnose. Bien que ce roman ne fait que frôlé leurs travaux, il nous raconte l'histoire de leurs patientes. Thérèse, Eugénie, Louise,… C'est femmes qui ont été enfermé car on leur reprochait, leur débauche, leur viol, leur liberté.
C'est l'histoire également de Geneviève, Celle qui dirige l'hôpital et ses infirmières d'une main de fer. Cette femme qui croisera le chemin D'une aliénée, plus ou moins particulière, ce qui changera sa vie.

Victoria Mass nous plonge au coeur du XIXe siècle, durant un événement attendu par tout les bourgeois parisiens . le bal de la mi-Carême. Un bal où les aliénées sont mises en scène telles des actrices. Où chaque crise de démence est attendu avec impatience.
Chaque personnage du roman a son histoire et est utile pour l'image qui doit refléter à nos yeux. Les femmes libres et modernes sont craintes .
Histoire prenante nous ouvrant une porte habituellement fermée. Profitez en et entrez dans la danse. Vous ne serez pas déçu.

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ValerieLacaille
  18 septembre 2019
Les critiques concernant ce premier roman de Victoria Mas sont, jusqu'à présent, unanimes : il s'agit d'une réussite. Je ne peux aller que dans ce sens tant j'en ai trouvé la lecture plaisante.
Le sujet, déjà, est très attrayant : l'auteure nous emmène en 1885 dans le service de psychiatrie dirigé par le célèbre docteur Charcot. Les femmes qui y sont internées ne sont pas forcément malades, et encore moins folles. Elles ont souvent commis des impairs dans une société dirigée par des hommes sans scrupules où elles n'ont pas le droit d'avoir un mot plus haut que l'autre ou même d'avoir leurs propres envies d'émancipation : « Un dépotoir pour toutes celles nuisant à l'ordre public. Un asile pour toutes celles dont la sensibilité ne répondait pas aux attentes. Une prison pour toutes celles coupables d'avoir une opinion. »

Nous allons donc suivre ici plus précisément Eugénie, une fille de bonne famille qui se retrouve internée par son père car il s'avère qu'elle est capable de communiquer avec les morts. La Salpêtrière, c'est l'occasion de faire disparaître la jeune fille et cela, sans entacher le nom de la famille. Son arrivée dans le service de Geneviève, l'infirmière en chef, va bouleverser profondément cette dernière et lui permettre d'ouvrir les yeux sur les conditions de la femme de l'époque : « Libres ou enfermées, en fin de compte, les femmes n'étaient en sécurité nulle part. »

Victoria Mas a fait le bon choix au niveau du sujet et elle a su le mettre en valeur par une écriture exigeante et fluide à la fois (même si le mot « mur » est répété à l'excès – j'aime croire que c'est dans le but d'atteindre mon subconscient de femme « libre »). le fait qu'elle soit la fille de la chanteuse Jeanne Mas a probablement aidé à lui fournir une couverture médiatique conséquente, mais il faut dire que pour une fois, le succès d'une auteure, certes « fille de », est amplement mérité
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SylvieBelgrandReims
  03 juin 2019
"Ma petite Eugénie. Ta plus grande qualité sera ton plus grand défaut : tu es libre"

Troisième lecture dans le cadre du comité de lecture en vue de la rentrée littéraire de septembre, et ma foi, encore une bonne surprise.
La sortie du roman est prévue pour le 21 août 2019.

Victoria Mas nous ramène à une époque pas si lointaine où les pères, maris et frères avaient tous les droits sur les femmes. Une époque où une femme libre, handicapée, victime d'un viol, une femme adultère, ou refusant l'adultère de son époux, étaient déclarées hystériques et enfermées à l'hôpital de la Salpetrière pour devenir des sujets d'études de messieurs les médecins.

Et c'est ce qu'il va arriver à Eugénie, l'héroïne du bal des folles. La suite, je vous encourage vivement à la découvrir dès la publication du roman, parce que c'est très bien écrit, c'est souvent touchant... et parce que, à mon avis, on n'est pas à l'abri de revenir à ce genre de pratiques un jour.
Ce genre de livre entretient la vigilance. Merci Victoria Mas.

#lecture #livres #chroniques #VictoriaMas #AlbinMichel #Debout #ContinuonsLeCombat

( 2019 juin lecture 02)
Lien : https://www.facebook.com/667..
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Melieetleslivres
  03 septembre 2019

Un coup de coeur pour ce premier roman de Victoria Mas (au passage, c'est la fille de Jeanne Mas, chanteuse de la fin des années 80). Des premiers romans lus depuis le 21 Août, il se dégage de celui-ci une simplicité et une force peu communes.

"Le Bal des folles", au départ, fait écho en moi à "La salle de bal" d'Anna Hope, lu très récemment. Mais le contexte est tout-à fait différent. le titre fait référence au très couru Bal des Folles, où Charcot invitait le monde des medecins, journalistes, étudiants, personnalités politique ainsi que le Tout-Paris pour assister à un bal costumé. Pour la mi-carême, les femmes jugées folles de l'hôpital y dansent ou y font des crises devant le public assis sur des banquettes, quasiment au spectacle. Il existait aussi un Bal des Épileptiques... ce dans les années 1880 à 1900 environ.

Dans ce roman, on fait la connaissance de Louise, qui est "sujet" au cours que donne le Pr Charcot, qui est persuadé que l'hypnose peut soigner les "hystériques". Louise est une adolescente arrivée à l'hôpital à 15 après avoir été violée par son oncle, elle faisait ensuite "des crises", a dit sa tante, qui a appelé les gendarmes pour l'envoyer à la Pitié-Salpétrière. Louise est fière de participer à ce processus qui va faire avancer la Science, et elle a confiance en le docteur Charcot. Qui reçoit dans son amphithéâtre tous les Parisiens qui veulent voir ce phénomène, voir des folles. Louise est accompagnée par une femme, infirmière en chef, qui la rassure. Parce qu'elle est en chemise de nuit, et les regards lubriques des internes, des journalistes, ça fait peur. Même de l'autre côté du panneau de bois, Madame Genevieve, stricte dans sa tenue blanche et sa coiffe, veille au bien-être des patientes pendant le cours, mais de loin.

Geneviève est la fille d'un médecin de campagne, qui accompagnait très souvent son père dans ses visites, et qui lisait tous les livres de médecine de son père. La science, c'est simple, c'est clair, Geneviève croit en la science, pas en Dieu. Montée à Paris, elle est infirmière pour aliénés à la Pitié Salpétrière, depuis plus de vingt ans. Elle considère son travail sérieusement, pour la science. C'est elle qui reçoit les femmes en admission, et les proches. Elle est irréprochable, dans ce secteur de cent lits d'aliénées, ces folles pourraient tirer profit de la moindre faiblesse de l'infirmière. Elle connait ses patientes. Elles ont entre 13 et 65 ans, de tous milieux, elles sont hystériques, ou enfermées car prostituées ayant fait du tapage, des femmes jetées là par leur mari si soupçon d'adultère, ou au contraire parce qu'elles sont gênantes. Des femmes dites "Mélancoliques", des boiteuses, des paralysées, des femmes qui ont des tics, des filles qui ont été amenées par leur père parce qu'elles aimaient "en dehors" de leur milieu, des femmes qui ont essayé de se suicider. Geneviève les connait toutes.

Et arrive Eugénie, fille de grands bourgeois, internée car elle ose, lors des repas en famille, parfois parler à son frère Théophile, qui tous les soirs sort dans les salons ou les clubs où l'on discute politique, parfois arts et littérature. Il n'y a que des hommes et Eugénie se demande pourquoi, enfin elle le sait, toute femme qui essaierait de sortir du rang, c'est à dire ne pas vouloir se marier, ou avoir envie d'être libre, ou faire des études, elle le sait, ces femmes-là se retrouvent à la Pitié. Seulement Eugénie espère l'aide de son frère pour prendre un peu d'indépendance.

Ce roman, à travers ces trois femmes, lève le voile sur la condition des femmes au dix-neuvième siècle. Et parle de cet hôpital, la Pitié-Salpétrière. Depuis ses origines, de prison pour indigents, à un hôpital pour femmes, où désormais les progrès de la médecine sont très suivis, car souvent spectaculaires, où on fait des expériences en public sur des femmes. On voit aussi ce à quoi les femmes sont asservies : au bon vouloir des hommes. Des "aliénées" qui souvent ne le sont pas, qui passeront leur vie dans ce dortoir et ce réfectoire attenant, et parfois aux "cours" de Charcot. Des destins touchants, des femmes de tous les milieux.. et l'attente du bal Costumé où elles essaieront de croiser le regard d'hommes, qui pourraient les aimer et les sortir de là..

C'est un livre puissant, touchant, clair malgré ce qu'il raconte, fluide, et extrêmement attachant. Bravo. Et je le recommande !

Le bal des folles - Victoria Mas, Albin Michel, 250 pages, 22 septembre 2019, 18,90€








Lien : https://melieetleslivres.wor..
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