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ISBN : 2856167713
Éditeur : Presses de la Renaissance (07/11/2002)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :


Qu'elle nous touche personnellement ou au travers de proches, sous la forme d'une crise aiguë ou d'un mal-être larvé, la dépression fait partie de notre quotidien. Rompant avec les discours fatalistes, le Dr Dominique Megglé porte un regard inédit sur ce qui constitue une véritable épidémie.

Il montre les limites des différentes théories biologiques et psychologiques, souvent trop déterministes, et développe une approche humaniste du ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
valsing
  28 décembre 2017
J'ai aimé le 'franc parler' du Dr Dominique Megglé sur un sujet sérieux que représente LA DEPRESSION. Il n'aggrave pas la situation, bien au contraire.
Tour à tour rassurant, alarmiste, il désacralise cette maladie et nous informe qu'elle n'est pas incurable même si la récidive est fréquente. Un bon thérapeute est, sans prétention, comme Dr Megglé, un médecin humain qui sait écouter son patient et prendre son cas comme un nouveau cas unique en son genre. Il sait accompagner son patient vers la guérison et l'amener à porter un nouveau regard sur ce mal qui le ronge.
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Bruno_Cm
  16 septembre 2014
TOUS LES ETUDIANTS EN PSYCHO, PSYCHIATRIE, ET TOUS CEUX QUI SERONT CONFRONTES A LA DEPRESSION LISE CE PARFAIT LIVRE SUR CE SUJET HUMAIN, FONDAMENTALEMENT HUMAIN.
Sortir de bêtes étiquetages, tout pour le patient, être humain en rade mais dont le potentiel existe et qu'il faut ranimer, qu'il faut permettre qu'il (se) ranime.
Pas de magie, du pragmatisme, pas vide de sens, que du contraire, rempli de sens, au plus haut niveau du terme et au plus basique aussi.
Dominique Megglé est un type super, il exprime quasi tout ce que je pense au fil de mon expérience et de ma vie de thérapeute. J'aime ce type, j'aime ce livre.
Quasi rien à redire, ni à dire de plus. Enfin, si, peut-être encore ne pas oublier qu'un être humain est multiple et qu'il peut fonctionner en parallèle sur différents niveaux, avec différents moods, dissocié(es).
Mais vraiment, c'est un livre quasi parfait, lisible, passionnant, plein d'esprit et d'humour, et des cas simples et clairs.
5 étoiles pour ce livre psychothérapeutique qui peut (vous) être un essentiel, pour peu que vous vous le procuriez.
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   10 septembre 2014
... les yeux sont sur le visage, pas sur l'occiput. Ils sont faits pour regarder en avant, pas en arrière, parce que dans la vie, on doit avancer, pas reculer. Si je regarde en arrière, tout devient plus compliqué. Je ne peux pas marcher en avant en regardant en arrière. Si j'ai cette prétention, immanquablement je me casserai la figure. Une fois par terre, je me dirai que j'ai passé ma vie à me casser la figure. Je me rappellerai toutes mes chutes et j'en oublierai sûrement. Forcément, à force de regarder en arrière pour aller en avant, il n'est pas étonnant que je sois souvent tombé. Mais c'est désespérant. Une rumination interminable se met en place. Un philosophe existentialiste dont j'ai oublié le nom dit que "quand on vit sa vie, on ne la raconte pas et quand on ne la vit pas on la raconte". Certains déprimés passent le temps de la consultation à la raconter. Ils racontent toujours le même refrain mortifère, celui de l'histoire de leurs chutes. Ils n'écoutent plus. Ils ne sont plus disponibles à l'échange. Quand ils commencent à s'ouvrir, la partie est gagnée, la guérison est en marche. Ils se remettent à vivre.
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Bruno_CmBruno_Cm   13 septembre 2014
Je connais des praticiens qui interdisent à leurs patients de prendre des vacances pendant la thérapie. Eux-mêmes ne se posent pas la question quand ils les quittent pour prendre leurs congés. Pourquoi ce qui est valable pour l'un ne le serait pas pour l'autre ? Au nom de quelle autorité ? Pour ma part, je suis ravi quand une personne que je soigne pour dépression a raté son rendez-vous parce qu'elle est allée à la plage. Je trouve normal qu'une autre le rate parce qu'elle n'a pas trouvé quelqu'un pour garder son bébé ou pour aller chercher ses enfants à l'école. Là est la vraie vie et c'est à mieux la vivre que j'aide mes consultants. Le bonheur n'est pas d'aller voir un psychiatre.
C'est d'abord dans la vie que nous changeons. La thérapie n'est qu'une expérience de changement parmi bien d'autres.
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Bruno_CmBruno_Cm   11 septembre 2014
Je me considère comme un spécialiste du placebo et je travaille essentiellement avec lui. Dans 15% des cas seulement, j'utilise une technique spécifique de l'une ou l'autre école. Le placebo est le plus fiable des traitements. Savez-vous qu'environ 40% de l'effet de tout médicament, aspirine, antidépresseur, antirhumatismal, anticancéreux ou autre, est lié à l'effet placebo, c'est-à-dire aux mêmes facteurs non spécifiques que ceux qui assurent le succès d'une psychothérapie ? Du nom du médicament - comme les laboratoires pharmaceutiques le savent quand ils en lancent un nouveau - jusqu'à la manière de le donner - ce qui est souvent négligé -, tout doit être étudié pour réussir le traitement. Je tâche de m'améliorer tous les jours dans le maniement du placebo et c'est un gros travail. Il est indispensable pour tout praticien d'apprendre à s'en servir à fond, de passer des années à s'y entraîner et d'en devenir un expert.
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Bruno_CmBruno_Cm   10 septembre 2014
En réalité, que cela plaise ou non, même si l'on est parti à vingt mille kilomètres d'elle pour la fuir, on ne se déprend jamais de la famille. Je vois des thérapies de jeunes gens déprimés qui se fixent pour but de "couper le cordon ombilical". L'objectif est irréaliste. On ne coupe jamais le cordon ombilical. Je n'ai jamais coupé le cordon, bien que ma mère soit morte. Nous autres, humains, sommes des êtres relationnels, c'est-à-dire radicalement dépendants. Privez un homme de vie relationnelle, vous le tuez ou le rendez fou. C'est comme si vous prétendiez qu'un arbre peut vivre sans racines, sous n'importe quel ciel et sur n'importe quel sol. Pour qu'il pousse et se développe, il existe des conditions auxquelles il ne peut échapper.
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Bruno_CmBruno_Cm   16 septembre 2014
[Nos dirigeants politiques] ne sont pas de la race des Victor Hugo, Churchill et de Gaulle, quoi que, par ailleurs, on puisse penser de ces derniers. En psychiatrie, nous ne nous y trompons pas. Bien des malades se sont pris pour Napoléon ou de Gaulle, mais aucun, à ma connaissance, pour l'un quelconque de nos dirigeants des trente dernières années. Le dirigeant moderne n'est pas "délirable" parce qu'il est sans grandeur, incapable de nous faire rêver à l'avenir. Pour sortir de la dépression, nous avons besoin d'hommes politiques débarrassés de conseillers en communication, qui oeuvrent au fond et pour le futur, et non pour leur image de l'instant.
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Vidéo de Dominique Megglé
Interview du Dr Dominique Megglé sur l'hypnose profonde. Vidéo de moins de 5 minutes.
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