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EAN : 9782894288702
Éditeur : Éditions Hurtubise (05/04/2006)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 59 notes)
Résumé :
Nous voici à l’été 1960. On asphalte une partie du boulevard Lacordaire, où se sont établis Maurice et Jeanne Dionne, avec leurs neuf enfants. Derrière les murs de leur petite maison, la routine régie par l’inévitable succession des saisons et des années scolaires sera comme toujours ponctuée de petits bonheurs et de grands malheurs, caractérisés par les crises mémorables de Maurice. Sous l’égide de ce père toujours aussi colérique et imprévisible, Lise, Paul, Franc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
michelangelo
  02 novembre 2020
Michel David est un romancier chroniqueur de la vie québécoise de la seconde moitié du vingtième siècle. En France, on le classerait écrivain du terroir, avec tout cela comporte de dédain (car en France, on s'inscrit facilement dans un élitisme littéraire de bon aloi).
J'ai lu avec beaucoup de plaisir les trois premiers tomes de cette poussière du temps et par commodité, je vais vous relater l'ensemble dans une seule critique, puisqu'en fait, ces trois opus racontent une même histoire. Seule la chronologie des évènements permet de découper cet énorme pavé en trois parties distinctes.
Le narrateur a un projet ambitieux. Il veut décrire dans le détail la vie d'une modeste famille de Montréal. Jeanne, fille de paysans québécois rencontre Maurice par hasard. Après un flirt au cours duquel Maurice fait tout pour se montrer aimable et enjôleur, le couple se marrie et s'installe dans un très modeste appartement en zone populaire de Montréal. Très vite, Maurice laisse tomber le masque et se montre tel qu'il est, violent, égoïste et autoritaire. Malgré tout, c'est un travailleur acharné et, gros avantage il n'est pas buveur et ne traîne pas la rue après sa journée de labeur. Autrement dit, on n'aura pas une histoire du type Germinal à la sauce canadienne !
Les jours et les années, faites d'évènements simples de la vie courante de l'époque, coulent au fil des pages. Michel David met un soin particulier à transcrire au plus près l'ambiance de l'époque, le vocabulaire, les modes. Très vite on suit ce fil chronologique avec le plaisir qu'on peut avoir à suivre un feuilleton télévisé dans lequel les personnages deviennent rapidement nos amis de chaque soir…
Jeanne n'est pas ni une potiche ni une féministe. Fidèle à la morale de l'époque, elle veut réussir son mariage et fera tout pour mettre Maurice au pas sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Faute de contraception, les enfants arrivent rapidement et atteindront le nombre de neuf, rendant le couple incapable de sortir de la misère dans laquelle il semble condamné. Pour Maurice, tout est de la faute de Jeanne qui ne fait pas assez attention. le patriarcat fait rage ! le premier tome, Rue de la Glacière pose les fondements de la série.
Pourtant, à force de courage, les époux vont se hisser très lentement vers un avenir plus clément. C'est cette lente, très lente ascension sociale que nous suivons dans cette trilogie.
Dans le second volet, Rue Notre-Dame, la famille déménage pour une maison plus grande mais assez insalubre. les enfants grandissent et commencent à s'émanciper. Paul, l'aîné de la fratrie, souhaite ardemment s'extraire de ce milieu social qui lui fait honte. le téléviseur fait son entrée chez la famille Dionne. Maurice est toujours aussi coléreux et près de ses sous. Dès le plus jeune âge, les enfants sont mis à contribution et enchainent les petits boulots en plus de l'école. le lever est toujours matinal, même en hiver. Pourtant, la chance leur sourit cette fois. Maurice est choisi pour devenir concierge d'un collège !
Le couple va déménager une fois de plus. Cette fois, ils achètent à crédit une maison neuve. Ce ne fut pas sans les atermoiements de Maurice qui croit voire son argent filer entre ses doigts avares….
Ainsi commence le troisième volet de la saga intitulé Sur le Boulevard. Nous abordons les années soixante. La famille a trouvé son rythme de croisière et s'installe dans un certain confort à défaut de trouver l'opulence. le titre indique d'ailleurs clairement ce progrès social, puisque les Dionne accèdent au Boulevard et quittent les quartiers pauvres. Les enfants grandissent et soulèvent des problèmes liés immanquablement à cette croissance. Jeanne manipule avec aisance ce mari autoritaire dont on découvre petit à petit les bons côtés.
Le style de Michel David est simple, la narration coule avec aisance et les bons mots typiques fleurent bon le Canada oublié. On note évidemment certaines longueurs vite oubliées. le descriptif historique et sociologique prend le pas sur la banalité des faits rapportés.
Rien d'exceptionnel ne ponctue ce roman autre que les évènements de la vie ordinaire. le lecteur ne peut qu'éprouver un grand plaisir à s'immerger dans le flot d'une époque révolue et pourtant pas si lointaine. Après un temps de résistance assez court, je me suis laissé entraîner par l'auteur dans ce monde imaginaire mais bien réel qui laisse transparaître une émotion profonde qui n'est autre que celle de la vie, tout simplement.
Michelangelo 2/11/2020

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LesLecturesDuCrepuscule
  05 avril 2020
Après leur déménagement, on retrouve la famille Dionne dans leur nouvelle maison, si leur confort semble s'être amélioré, la fragilité de la petite famille reste tout de même tenace et les petits soucis et tracas du quotidien ne sont jamais bien loin. Heureusement ce tome apporte avec lui son lot de bonnes nouvelles.
Cette saga continue de me plaire comme chacun des livres de Michel David. L'auteur arrive à nous captiver en nous relatant le quotidien bien commun d'une famille Québécoise dans les années 60. La sincérité et la justesse de son récit accroche le lecteur de la première à la dernière page.
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Annabelle31
  01 février 2017
Avec ce troisième volet de la série "La poussière du Temps" nous continuons de suivre Jeanne et Maurice Dionne, les héros de la série, et leur famille nombreuse. Nous les découvrons durant les années soixante, désormais propriétaires d'une maison, et même s'ils ne sont pas très riches, on sent que la famille est un peu plus à l'aise grâce toujours au courage de Maurice qui cumule les emploi pour gagner chaque cenne, et bien sûr grâce à Jeanne qui effectue des travaux de couture pour agrémenter le quotidien, car on peut le dire, si Maurice est travailleur, c'est bien là sa seule qualité. Pingre, radin et odieux avec sa famille, le nombre des années n'a rien arrangé à son caractère. Les enfants grandissent, Lise travaille maintenant comme vendeuse et fréquente Yvon un jeune homme qu'elle a rencontré au travail, et Paul, l'aîné des garçons continue les études en vue de devenir prêtre, ce qui déplait toujours autant à Maurice qui ne voit en son fils qu'un oisif, qu'une bouche à nourrir à fond perdu.
J'avoue que je me suis un peu plus ennuyé avec ce troisième volet, j'y ai trouvé quelques longueurs, ce qui n'enlève rien cependant au fait que j'aime suivre la famille Dionne, et que j'ai hâte de découvrir le quatrième et dernier tome afin de connaître le dénouement de cette histoire.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Annabelle31Annabelle31   30 janvier 2017
Ce soir-là, une nouvelle vie commençait pour lui. La petite chambre aux murs nus lambrissées de vieilles planches devint rapidement un nid confortable où il pouvait lire à satiété sans se préoccuper de l'électricité dépensée. Étendu sur son lit, il n'entendait que le bruit lointain de la circulation filtré par l'épais feuillage de l'érable qui déployait ses branches devant sa fenêtre. Il se sentait maître chez lui. Plus personne ne pouvait lui dicter sa conduite. Dorénavant, il n'aurait plus à courir pour ne pas rater un autobus. De plus, il allait jouir de trois repas chauds et copieux chaque jour.
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MarigoldMarigold   27 avril 2015
- On vend cette maudite cabane-là et on retourne dans le bas de la ville! déclara Maurice, au comble de l'énervement. J'en ai assez de me crever juste pour toujours payer!

- OK. Vends-la la maudite maison! s'insurgea pour la première fois sa femme en lui parlant sur le même ton. Qu'on arrête d'en parler! En attendant, quand t'auras fini ta petite crise, on va sortir les chandelles et éteindre le chauffage et les lumières. On va s'éclairer et se chauffer avec ça. Lorsqu'on sera bien gelés, on aura juste à aller s'installer dans le beau char neuf qui est dans ton beau garage neuf.

Sous le coup de la surprise, Maurice faillit en échapper sa bouteille de boisson gazeuse. p.471
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Annabelle31Annabelle31   01 février 2017
Tout au long de la messe, Paul ne cessa de songer au curé Courchesne qu'il avait évité avec le plus grand soin depuis que ce dernier avait manifesté à sa mère le désir de le rencontrer le printemps précédent. Il n'avait aucune envie de participer à la pastorale de la paroisse... Mais aurait-il encore le choix très longtemps ? L'Oeuvre des vocations dont les bourses 'étude le maintenaient au collège depuis le début de son cours classique allait-elle accepter son manque d'implication dans son milieu ? Le curé avait-il la possibilité de lui nuire ? Il s'agissait là de questions importantes qui vinrent occuper l'esprit inquiet de l'adolescent durant toute la messe.
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Annabelle31Annabelle31   29 janvier 2017
Pour cette mère de famille nombreuse, le départ tant espéré avait tout de même été assez douloureux. Pour le bien de ses enfants, elle avait tourné le dos à un monde qu'elle avait appris à aimer et à apprécier. L'appartement était peut-être insalubre, mais certains voisins étaient si chaleureux qu'elle les avait très vite regrettés.
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Annabelle31Annabelle31   31 janvier 2017
Jeanne aurait voulu protester à l'idée de gaspiIler autant d'argent pour une futilité pareille. Un voyage ! Ils allaient dépenser une fortune en motel ! L'école allait reprendre dans deux jours et alors, il faudrait le supplier à genoux pour qu'il consente à payer les fournitures scolaires des enfants. Comme tous les ans, il allait calculer le moindre cent et se plaindre à n'en plus finir. Pour les vêtements et les chaussures, il valait mieux ne pas y penser ! Mais à quoi servirait de s'opposer à son idée extravagante ? Il s'emporterait et il ferait demi-tour après s'être enfermé dans une bouderie qui durerait des jours.
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