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Doug Headline (Traducteur)
EAN : 9782840552901
99 pages
Éditeur : Delcourt (30/11/-1)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 174 notes)
Résumé :
Des années après avoir pris une retraite forcée, Bruce Wayne est devenu un quinquagénaire aigri et porté sur l'alcool. Mais la plongée de Gotham City dans le crime et le désespoir va le pousser à redevenir le justicier Batman. Traqué par la police et le gouvernement, le Chevalier Noir va mener sa dernière horde sauvage. (contient The Dark Knight Returns # 1-4)
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  12 février 2013
Mon bouquiniste m'adore, mais mon portefeuille me maudit !
En effet, j'ai une nouvelle fois cédé devant une occasion immanquable : le mythique The Dark Knight Returns, dans sa toute dernière édition, accompagné de son DVD/Blu-Ray, l'ensemble pas trop cher, et surtout dans un état neuf !
Le mythique Frank Miller (auteur de 300 et de Batman : Année Un, entre autres) nous livre ici une de ses premières idées sur Batman : la narration de sa dernière chevauchée fantastique, ni plus ni moins ! Plus qu'un roman graphique, c'est carrément un vrai roman que nous avons là, tant au niveau de la trame qu'au niveau du style et de l'importance de l'écrit par rapport à la partie graphique. C'est d'abord très joliment écrit, d'un niveau bien au-dessus que les phrases banales et fades de la plupart des comics de super-héros ; on ressent bien l'atmosphère de cette fin des années 1980 aux États-Unis avec un président texan et des icônes accaparées par le pouvoir. Et puis, chose à la fois forte et rare, Frank Miller nous parle de la vieillesse, avant tout, et ce qu'on peut assumer de nos jeunes années, une fois que le temps a fait son oeuvre. Malgré cet aspect immanquable, Batman / Bruce Wayne a toujours la même préoccupation : combler ses manques d'enfant. C'est bien là le fond du problème avec Batman.
Cette dernière mention doit servir de panneau avertisseur, car nous avons là une aventure particulièrement référencée, vraiment ancrée dans l'univers de Batman, dans l'univers de DC Comics en général d'ailleurs. C'est, d'ailleurs, un bien pour les fans, qui doivent se sentir dans leur monde et qui doivent apprécier de retrouver des caractéristiques importantes de comics précédents (la blessure d'Oliver Queen, le destin de Jason Todd et l'origine du pouvoir de Superman sont quelques-uns de ces nombreux exemples possibles), mais également une incroyable difficulté pour les non-initiés qui doivent ingurgiter ce récit sans trop savoir où ils mettent les pieds. Bref, il vaut sûrement mieux être au milieu j'imagine pour avoir assez de recul et apprécier l'ensemble à sa juste valeur ; j'ose espérer qu'avec ma connaissance de l'univers DC, mais ma faible lecture de comics anciens, je suis à peu près dans la moyenne.
Bien sûr, en contrepartie, comme nous sommes dans une oeuvre de Frank Miller, il faut accepter de votre surgir ça et là son idéologie personnelle, teintée de peur irrationnelle (illusions fascisantes de temps en temps et, surtout, pourquoi des mutants alors qu'on aborde une Gotham plutôt réaliste jusque là ?) et de nationalisme difficile à caractériser. Cela peut franchement déstabiliser si on lit ce long comic book sans recul ou mise à distance. de plus, les dessins sont toujours difficiles à appréhender, années 1980 oblige, mais le jeu sur les ombres (que j'aurai aimé plus prononcé, comme dans Un Long Halloween, dix ans plus tard) et quelques scènes bien tournées donnent du plaisir à lire malgré tout, je trouve.
De la matière donc pour cette réédition particulièrement réussie, c'est le moins que l'on puisse dire ! Et pour couronner le tout, des bonus (majoritairement tirés de la version Absolute originale de chez DC Comics) à n'en plus finir !
Frank Miller a au moins le mérite de prendre des risques avec cette oeuvre compliquée en elle-même et qui complique d'autant plus l'esprit déjà bien torturé de ce cher Bruce Wayne. Un chef-d'oeuvre pour certains, un roman graphique « has been » pour d'autres ; un immanquable dans tous les cas.
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Oliv
  26 avril 2019
Au moment de lire "The Dark Knight Returns", plus de trente ans après sa première publication, je partais très confiant. Le nom de Frank Miller était la promesse d'un grand plaisir de lecture : son "300" a été, avec "Watchmen", l'une de mes découvertes les plus marquantes en matière de BD. Précédé d'une foule de critiques élogieuses, "The Dark Knight Returns" n'a pas volé son statut d'oeuvre pionnière. En créant un Bruce Wayne quinquagénaire en lieu et place de l'habituel play-boy en pleine force de l'âge, Frank Miller a, paradoxalement, réussi l'exploit de redonner un coup de jeune au personnage, à une époque où il faisait de moins en moins recette auprès des lecteurs. Son Batman plus sombre, plus violent, plus mature, a ouvert une brèche dans laquelle s'engouffreront tant d'autres auteurs plus ou moins talentueux... Rien que pour cela il mérite la gratitude éternelle de tous les amoureux de Batman. Mais c'est à peu près le seul point positif que je trouve à "The Dark Knight Returns". Car en tant que telle, sans tenir compte de son indéniable et inestimable valeur "historique", cette BD a été pour moi une cruelle déception.
Par quoi commencer ? Le graphisme ? Malgré une poignée de jolies planches, l'esthétique globale, il faut le dire, est assez repoussante. Il y a un certain nombre de dessins qui ne m'ont pas paru seulement laids, approximatifs ou datés, mais tout bonnement indignes d'une publication professionnelle, qu'on soit en 1986 ou en 2019. Je n'en doute pas, oser formuler une telle opinion fera de moi un béotien aux attentes superficielles, un rustaud qui n'a rien compris. Mais la posture consistant à soutenir que l'aspect graphique est sans importance me laisse toujours perplexe : dans ce cas, pourquoi lire des BD... pardon, des romans graphiques, et pas des romans tout court ?
La narration ? En général j'apprécie ce genre de récits nerveux, non linéaires, qui partent un peu dans tous les sens. Par contre il faut que ce soit très clair visuellement, qu'on sache d'emblée qui est qui, qui fait quoi et ce qui se passe... À cause du point précédent, ce n'est pas du tout le cas ici. En préface, Frank Miller nous apprend que, dans les premières versions du projet, "The Dark Knight Returns" était "un mélange de choses plutôt cools", "pas vraiment une histoire à proprement parler", "un vrai merdier"... Tout au long de ma lecture, j'ai eu le sentiment gênant que le "produit fini" était du même ordre : confus, brouillon, parfois à la limite de l'illisible.
Les personnages ? Ce Bruce Wayne quinquagénaire, poussé par les événements à sortir de sa retraite pour combattre le crime une dernière fois avant de tirer sa révérence, avait tout pour me plaire. Mais là encore, le traitement de cette idée ne m'a pas convaincu. Le héros sur le retour a beau se plaindre sans cesse de l'amenuisement de ses capacités physiques, il se montre plus bourrin que jamais, résolvant tous les problèmes à coups de poings. Superman n'est ni plus ni moins intéressant que d'ordinaire, autant dire pas très passionnant. Les vieux Green Arrow et Catwoman sont anecdotiques. Pire, mon habituel chouchou, le Joker, m'a laissé indifférent, signe que je n'ai accroché à rien ou presque... Allez, peut-être à ce nouvel avatar de Robin. La présence aux côtés de Batman de la jeune Carrie semble naturelle, elle n'est pas pour Frank Miller un prétexte pour nous servir un discours revendicatif (idem pour la policière qui remplace Jim Gordon à la tête du GCPD, d'ailleurs) : le nouveau Robin est une fille, comme il aurait pu être un garçon, son sexe ne change rien à l'affaire. Voilà qui est appréciable... bien qu'il soit un peu inquiétant de voir un réac' notoire être plus avancé sur le sujet en 1986 que pas mal de prétendu·e·s progressistes actuel·le·s.
Le scénario ? Entre une génération spontanée de "mutants" assez ridicule et l'énième menace nucléaire pesant sur l'Amérique, je regrette de n'y avoir pas non plus trouvé mon compte. J'aurais pu aimer le traitement des médias, très pertinent sur le fond : en entrecoupant son scénario d'innombrables interventions télévisuelles, souvent outrancières et hors de propos, Frank Miller illustre bien le parasitage permanent des médias dans nos existences (une vingtaine d'années avant BFM et les réseaux sociaux !) Mais trop c'est trop, l'insistance, la répétition, sont lassantes et ne font que rendre la lecture pénible. Le bombardement d'informations est d'ailleurs l'une des caractéristiques essentielles de "The Dark Knight Returns". C'est sans doute la raison pour laquelle je n'ai, entre autres, pas bien saisi les causes qui mènent à l'affrontement final entre Superman et Batman, par conséquent le point d'orgue du récit est tombé à plat. Pour le coup une relecture serait nécessaire. Encore faudrait-il en avoir envie.
Je suis très chagriné d'être passé à côté de cette BD, et si mon modeste avis de lecteur déçu n'enlèvera évidemment rien à son statut d'oeuvre emblématique et adulée, ça va un peu mieux en l'exprimant. Alors que je me faisais une joie de poursuivre ma découverte des grands classiques de Batman qui manquent encore à ma culture comics, maintenant j'appréhende de lire des chefs-d'oeuvre reconnus comme "The Killing Joke" ou "Arkham Asylum"...
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Presence
  17 avril 2019
Cela fait 10 ans que Bruce Wayne a raccroché la cape de Batman pour mener uniquement une vie civile. Il a même renoncé à son voeu d'abstinence pour goûter les plaisirs gustatifs de l'alcool. Mais cet été là, la convergence de plusieurs circonstances le fait revenir sur sa décision : il ne peut plus rester les bras ballants devant une société du "moi d'abord" dont les dirigeants élus guident la ville de Gotham et les États Unis sur la base de sondages de popularité. À 50 ans passés, Batman reprend du service et cette fois chaque intervention est définitive. C'est ce que vont apprendre à leurs dépends Harvey Dent, le Mutant Leader, le Joker et même Superman.
Lorsque ce comics parait en 1986, c'est une révolution. Aujourd'hui encore, il reste une des 10 meilleures histoires de Batman et un récit qui prend aux tripes de la première à la dernière page. Frank Miller ne se contente pas d'une projection dans l'avenir du personnage pour mettre un point final à son histoire avec Joker. Il fait le constat d'une ville meurtrière où chaque individu est une victime potentielle qui viendra grossir les statistiques de la criminalité (dans une ambiance paranoïaque qui rappelle les passages les plus désespérés des romans de Patricia Cornwell). Il utilise l'hégémonie de la société du spectacle pour tourner en ridicule l'utilisation des plus bas instincts de l'homme pour faire de l'audience. Dans ce contexte, la résurgence de Batman s'apparente à un retour à des valeurs traditionnelles à l'opposé des paillettes et du mercantilisme outrancier d'un capitalisme impitoyable.
Les illustrations sont également viscérales et très travaillées. de prime abord, le lecteur peut être rebuté par des dessins peu plaisants à l'oeil, voire laids dans certaines cases (l'apparence du Mutant Leader par exemple). Mais rapidement, il apparaît que Miller a mis au service de l'histoire toute l'expérience qu'il a acquise sur Daredevil et Ronin. Ce tome comprend quelques pleines pages superbes (par exemple Batman tenant le corps d'un général qui vient de se suicider avec le drapeau américain comme linceul) et beaucoup de pages comprenant de 10 à 16 cases. Là encore la forme est indissociable du fond. Les pleines pages donnent à fond dans une iconographie de superhéros déconnectée de tout réalisme : Miller s'en sert pour mettre en image la légende, le coté plus grand que nature du Batman. Les pages divisées en une multitude de cases servent à donner un rythme rapide, une sensation d'instantanéité consubstantielle de la télé en insérant des fragments de dialogues de talk-show.
L'utilisation des ces talk-shows est magistrale. le lecteur assiste en direct à la récupération des actions de Batman par l'industrie de la télévision. Non seulement ce dispositif narratif permet au lecteur de mesurer l'impact du Batman dans la société américaine, mais aussi les différentes valeurs morales qui vont se cristalliser face à cette légende urbaine. Encore une fois, Frank Miller ne vise pas le réalisme ; il se conforme aux codes des récits de superhéros qui exigent une suspension consentie de l'incrédulité (suspension of disbelief) pour croire à ces gugusses costumés. le fan de superhéros retrouvera tous les points de passage obligés du genre : échange de coups de poings, démonstration de superpouvoirs, résistance hors du commun du héros (Miller y va vraiment fort sur cet aspect là), etc. Il retrouvera également tout l'univers de Batman dans des versions plus ou moins déformées : la Batcave, Alfred Pennyworth (avec un humour toujours aussi sarcastique), Robin (Carrie Kelly), James Gordon, Selina Kyle, Green Arrow, etc.
Attention, ce Batman n'est pas pour les enfants. À son âge, chaque coup doit compter et il ne fait pas dans la demi-mesure : il est violent, cruel, sadique, déterminé, obsédé même par sa soif de justice et de vengeance. Là encore, à l'aide de visuels savamment pensés, Frank Miller donne une nouvelle interprétation de la chauve-souris comme animal totémique sans tomber dans le ridicule.
L'encrage de Klaus Janson est parfaitement à l'unisson des dessins de Miller. le lecteur ne perçoit aucun hiatus entre l'illustration et son rendu encré. La fusion entre les 2 est parfaite. Et ces illustrations bénéficient de la mise en couleur de Lynn Varley qui elle aussi fait preuve d'une inventivité et d'une sensibilité adulte. Elle opte pour une palette moins agressive que les comics habituels tout en distillant quelques touches de couleurs vives qui n'en ressortent que plus.
J'ai déjà lu une bonne dizaine de fois cette histoire et je ne m'en lasse pas. À chaque fois la force du récit me prend aux tripes et m'emmène dans cette vision noire de la vie urbaine, dans cette force de la nature qu'est Bruce Wayne, dans cette critique d'une société dédiée à la poursuite du divertissement, dans ce grand défouloir ou le bon triomphe des méchants, dans cette cruauté qui imprègne chaque relation humaine (même si je ne suis pas forcément d'accord avec les prises de position de l'auteur). Frank Miller a donné une suite à cette histoire dans The dark knight strikes again.
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Louis_LUCAS
  09 juin 2016
« Dark Knight » est une mini-série publiée aux Etats-Unis en 1986 qui compte quatre tomes et que l'on doit à l'immense Frank Miller, auteur quelques années plus tard du célèbre « Sin city ». Dans le coeur des fans de Batman, « Dark Knight » est une oeuvre incontournable non seulement car elle propose une vision très sombre du justicier de Gotham City mais également car elle a influencé plusieurs adaptations cinématographiques notamment celles de Christopher Nolan ou plus proche de nous le « Batman Vs Superman » de Zack Snyder.
Le Bruce Wayne que nous propose « Dark Knight » est un businessman vieillissant, « retiré des affaires » mais toujours rongé par la mort de ses parents. Si à 55 ans le milliardaire a rangé son costume de justicier dans le placard de la batcave, les rues de Gotham City ne sont pas sûres pour autant. La violence y est galopante et les forces de police semblent incapables d'endiguer le phénomène. le Commissaire Gordon approche lentement de la retraite et s'interroge sur son existence, sur le bilan qu'il va laisser derrière lui. Un nouveau gang, celui des mutants, dirigé de main de maître par un leader charismatique, fait notamment beaucoup parler de lui.
Face à l'insécurité qui mine leur quotidien, la population de Gotham City préfère faire l'autruche, obnubilée par une télévision omniprésente, voyeuriste jusqu'à l'extrême, capable de diffuser la vidéo de l'assassinat du Maire ou de laisser toute latitude à des pseudos experts prêts à réhabiliter publiquement des être dangereux que Batman avait mis hors d'état de nuire, en somme une société inquiétante malheureusement pas si éloignée de la nôtre.
Face à cet immobilisme, à cette persistance de ceux qui oeuvrent pour le Mal, Batman décide de reprendre la lutte, un choix qui s'inscrit dans une suite d'événements et un climat délétère qui ne va faire que s'empirer au fil de l'intrigue. Non seulement Gotham est à feu et sang mais les Etats-Unis sont en conflit ouvert avec les Soviétiques – le comics a été publié en 1986 et la Guerre Froide n'est pas encore terminée - au sujet d'un pays appelé Corto Maltese (sic), l'occasion d'une crise des missiles de Cuba bis dont l'issue sera toutefois bien différente de celle de l'ère Kennedy.
Le corps fatigué, les idéaux en berne, seul un mélange de tristesse et de rage continue de faire avancer Batman dont les décisions, les actes ne sont plus en phase avec la société sécuritaire et ultra surveillée qu'est devenue Gotham. Si son action a toujours divisé, elle est aujourd'hui incomprise et va faire de lui un ennemi public à abattre, une mauvaise interprétation de son action qui se transformera en une chasse à l'homme orchestrée par la remplaçante de Gordon.
Combat singulier contre le chef des mutants, un side-kick d'à peine treize ans, un affrontement violent contre les forces de l'ordre, des mutants aux méthodes violentes qui se réclament de lui et pour finir un duel à mort contre l'homme d'acier, diligenté par le Président des États-Unis lui-même, qui voit en Batman une menace à écarter au plus vite, autant d'événements marquants traités avec le style inimitable de Frank Miller qui s'approprie complètement l'univers de l'homme chauve-souris tout en lui offrant une renaissance digne de ce nom. Les figures marquantes de l'univers de Gotham croiseront le chemin du héros. Vieillissants mais non moins charismatiques, les ennemis d'autrefois – Joker, Harvey Dent – sont de la partie tout comme les alliés d'hier, Green Arrow et bien entendu le dévoué Alfred.
Si on fait de fi de quelques longueurs, quelques digressions, reste une oeuvre forte, politique, esthétiquement intemporelle et surtout profondément pessimiste à l'image du dénouement final, faux happy-end qui invite le lecteur à méditer sur les raisons pour lesquelles le Mal renaît invariablement de ses cendres. Bizarrement, après avoir refermé la bande-dessinée, cette phrase d'Edmond Burke en phase avec les événements de « Dark Knight" m'est revenue: « La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien », quelques mots que Miller aurait très bien pu mettre dans la bouche de Bruce Wayne.
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Darkcook
  30 mai 2013
Un chef d'oeuvre de pamphlet politique... La meilleure BD Batman avec Long Halloween. On peut renier les travaux récents de Miller et ses opinions politiques radicales si l'on est pas d'accord, mais pas son talent : dans The Dark Knight Returns, il y a à boire et à manger pour tout le monde, les fascisants comme les anarchistes, dans un monde extrêmement sombre et violent, en proie à des fléaux que nous connaissons aujourd'hui. Mais outre son Batman bourrin, réac nettoyeur jouissif, sa Robin, son Joker, son Superman toutou de l'état en bon enfant de l'Amérique, son Green Arrow gauchot mutilé, ses punks... ce qui m'a transcendé avec TDKR, c'est la représentation des médias. Incontestablement. Déjà, à la fin des années 80, Miller les voyait tels qu'ils sont devenus aujourd'hui : sensationnalistes sans scrupules, au détriment de l'information, modelant l'opinion publique à coups de pseudo-débats étriqués, d'une superficialité absolue, bref, les abysses de la stupidité destinés à abrutir les masses et les conserver dans un état de torpeur docile et naïf. N'est-ce pas, journal de M6 qui parle des smartphones et des expressions qui font le buzz avec un grand sourire hypocrite, taisant les conflits guerriers de toute façon banalisés, ou des décisions politiques très graves telles que le projet de privatisation des légumes par l'union européenne? C'est vrai que sans ton smartphone, tu es has-been et tu es fichu, en quelques années, on a su rendre vital des gadgets absolument inutiles dont on rend dépendants, assistés...
The Dark Knight Returns est la meilleure oeuvre anti-médias de masse que j'ai jamais vue, encore aujourd'hui... Et l'adaptation animée a su lui rendre hommage. J'ajoute que le dessin de Miller, un peu comme celui de Sale ou de Cooke, contribue totalement à l'ambiance et ne nuit en aucun cas à l'oeuvre.
Miller est l'équivalent de Dantec en bande dessinée. Même si on est en désaccord politiquement et idéologiquement, on ne peut s'empêcher de trouver ça génial.
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critiques presse (2)
Sceneario   08 octobre 2012
Cette œuvre révolutionne l'univers du comics et du Batman, en lui donnant un ton plus sombre, plus adulte, ce qui va relancer l’intérêt pour ce héros. Le scénario de Frank Miller est vraiment surprenant et passionnant.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan   24 août 2012
Ce troisième volet, qui se veut une conclusion de la trilogie est presque une redite des deux premiers films.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   05 février 2013
La star du porno Hot Gates vient de signer un contrat de douze millions de dollars avec Landmark Films pour interpréter Blanche-Neige à l’écran. « Je fais ça pour les gosses », a déclaré Gates…

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Dionysos89Dionysos89   04 février 2013
Alfred : Monsieur Bruce ? Vous avez déclenché l’alarme. Votre somnambulisme commence à poser problème, du moins pour ceux qui, comme moi, préfèrent dormir dans leurs lits.

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AdrasteAdraste   23 mars 2013
Ça n'a pas été facile à synthétiser... ça a demander des années... et une fortune... par chance, j'avais les deux... Tu commence à comprendre, Clark... c'est la fin... pour tous les deux... Nous aurions pu changer le monde...et là, REGARDE-NOUS... Je suis devenu... un ENJEU POLITIQUE... et toi... tu es... une CARICATURE... je veux que tu te SOUVIENNE, Clark... pour toutes les années à VENIR... dans tes moments les plus INTIMES... Je veux que tu te SOUVIENNES... de ma MAIN... sur ta GORGE... je veux que tu te SOUVIENNE... du seul homme qui t'ait BATTU...
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Dionysos89Dionysos89   09 février 2013
Selon le père Don, Led Zeppelin adresse une prière subliminale à Satan dans « Stairway to Heaven ». Ils l’ont bien cachée en l’enregistrant à l’envers.

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GregorGregor   10 octobre 2011
- Ironie du sort, aujourd'hui marque également le dixième anniversaire de la dernière apparition publique de Batman, décédé ou en retraite, on ignore ce qu'il est devenu. Nos téléspectateurs les moins âgés ne se souviennent probablement pas de Batman. Un sondage récent indique que la plupart des lycéens le prennent pour une légende. Mais il a bel et bien existé. Aujourd'hui encore, la controverse concernant la légitimité de sa guerre contre le crime se poursuit. Pour ma part, j'espère qu'il se porte bien et qu'il célèbre cet anniversaire avec des amis, autour d'un verre.
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Videos de Frank Miller (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frank Miller
Dans les sorties importantes de cette fin d'année chez DC Comics, on a pu assister à la sortie de petits événements symboliques revenant sur l'héritage de légendes du passé (et, en particulier, des chefs d'oeuvres de la décennie 1980). Parmi ceux-là, on notera Doomsday Clock #12 - haha - et The Dark Knight Returns : The Golden Child de Frank Miller et Rafael Grampa, énième ajout au volume original de l'homme au chapeau transporté, cette fois, dans le présent.
Devant l'enjeu symbolique du passage de témoin à une nouvelle génération, Frank Miller aura, comme à son habitude, livré un joyeux bordel narratif en forme d'analyse pamphlétaire sur le présent. Un commentaire hautement politique emprunt d'une charge contre Donald Trump et l'état actuel des choses aux Etats-Unis, au point de se faire engueuler, bien malgré lui, par les influenceurs pro-dictature du régime chinois. Un énième pataquès éditorial pour cet auteur qui aura toujours, par sa grande gueule, ses convictions hasardeuses ou son envie de mettre du vrai et de l'engagé dans son Batman, déchaîné le mépris, l'admiration ou la récupération politique de ses contemporains. Furieuse grande gueule contre les idéaux présidentiels dans les années '80, le vieux fou aura tracé une trajectoire plutôt passionnante avec sa saga des Dark Knight Returns depuis une trentaine d'années, éternel reflet du présent vu par les yeux d'un homme passé de l'anarchie à l'autoritarisme, puis de l'islamophobie à la révolte générationnelle et anti-républicains. On se propose de vous en causer pendant le repos hivernal des fêtes de fin d'année, histoire de meubler un aller-retour depuis le manoir des grand-parents dans l'arrière-pays breton - en attendant de causer d'une autre suite à un chef d'oeuvre de l'époque, à base de sourires jaunes et, là-encore, de prises à parti politiques pas forcément déconnantes. Bonnne écoute à toutes et à tous, et bonne année !
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