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Les seigneurs de guerre (Karen M... tome 1 sur 3

Cédric Perdereau (Traducteur)
EAN : 9782265086821
636 pages
Fleuve Editions (09/09/2010)
3.14/5   25 notes
Résumé :

Esclave, Fulie est née dans un monde cruel où règne la toute-puissance des hauts émissaires, conseillers religieux des seigneurs de guerre du royaume de Mijak. Lorsque le riche marchand Abajai, frappé par sa beauté, l'achète et la prend sous sa protection, Fulie sait que le dieu unique lui offre sa chance. Elle apprend à parler, découvre le monde et s'éprend éperdument de son maître. Quand elle c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Fulie n'est qu'une enfant lorsque son père accepte de la vendre à un homme frappé par sa beauté. C'est pour cette petite fille une nouvelle vie qui commence et c'est surtout le début de sa remarquable ascension sociale : de simple faire-valoir d'un riche marchand, la voilà bientôt favorite du grand seigneur de guerre de Mijak avant de devenir la femme la plus puissante du royaume. C'est l'histoire de ce destin hors du commun que nous relate K. Miller dans le premier volume des « Seigneurs de guerre » dont la lecture m'a donné un sentiment mitigé. L'intrigue est plutôt intéressante de même que l'univers élaboré par l'auteur bien que celui-ci aurait peut-être mérité d'être davantage dévoilé.

Le principal défaut du roman tient selon moi à son protagoniste. Si on se laisse au début séduire par cette petite fille farouche et indomptable, il est en revanche beaucoup plus difficile d'adhérer à la Fulie devenue femme, à la fois froide, manipulatrice et complètement fanatique. Bien que la trame de fond soit intéressante j'ai donc failli décroché à plusieurs reprises devant le manque d'humanité dérangeant du personnage qui en devient parfois presque effrayant. Seuls Varka et Zandakar semblent être dotés d'une conscience et parviennent parfois à susciter la sympathie. Un sentiment partagé donc, à espérer que l'auteur rectifie le tir dans les tomes à venir.
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Lorsque son histoire commence, elle n'est qu'une enfant dont le père la vend aux marchands d'esclaves, étant une bouche supplémentaire à nourrir. Elle reçoit d'ailleurs son nom de la part de ses maîtres, n'étant alors qu'un "mioche sans nom" : Fulie. Fulie évolue rapidement, apprend à lire, écrire, danser et découvre le monde de Mijak, un monde dominé par les Seigneurs de guerre et leurs émissaires dévoué au dieu unique qui réclame souvent des sacrifices sanglants et des pénitences douloureux impliquant des scorpions. Mais lorsque elle s'aperçoit qu'elle est destinée à être vendue au plus offrant, elle s'enfuit, ne voulant plus subir la servitude. Guidé par son dieu dont elle se voit l'élue, elle évolue et de la simple fillette esclave devient l'Impératrice de Mijak. Mais dans sa marche du pouvoir, elle fera couler le sang...
Un roman de fantasy très original, un peu déconcertant à certains moments mais qui ne m'a pas laissé indifférent. J'ai adoré mais j'en suis ressortie... ébranlée.
Dès la première page, on est plongée dans un univers très sombre et cruel, avec la description de la vie misérable dans la hutte familiale. Les hommes ont tout pouvoir, les femmes sont vues comme des objets à produire des fils, la loi du plus fort domine, on peut devenir esclave à tout moment, les guerres sont fréquentes avec leurs champs de cadavres et les paysages sont arides, désertiques avec leurs animaux dangereux comme le scorpion ultra présent dans la société. Tout cet univers est régie par la religion, par la croyance en un dieu obscur dont on consacre des totems et sacrifices, une divinité supérieure qui n'hésite pas à punir directement les pêcheurs et qui juge implacablement. Il faut suivre sa loi où mourir dans d'atroces souffrances. Donc pas un monde de bisounours ! Pour autant, c'est très original, car totalement à l'opposé des cadres européens qu'on a généralement, les royaumes de Mijak sont inspiré par l'Orient et l'Afrique à travers les noms, les lieux, le fonctionnement du pouvoir et les personnages. Fulie elle seule peut faire penser à la sultane Hurrem (une esclave ukrainienne qui parvint à devenir la sultane de tout l'Empire Ottomant ! ) où à la reine angolaise Anna Zingha.
En parlant de personnages, parlons de l'héroïne principale : Fulie. C'est un des protagonistes les plus singulières et les plus surprenantes que j'ai vu dans un roman de fantasy, une protagoniste qui s'endurcit et emploie la cruauté pour atteindre son but, devenant au passage la méchante ! Si au début, on ne peut que s'attacher envers cette fillette farouche et déterminée à s'améliorer, se tirer de sa condition sordide pour devenir une femme libre, à partir de la seconde partie, on est choqué et dérangé sur la femme froide, brutale, sans pitié envers ses ennemis comme ses proches et surtout d'un fanatisme exacerbé, tout ce qu'elle fait, agit et réfléchit c'est grâce et pour le dieu qui l'a sauvée. Ainsi ceux qui ne sont pas pour elle sont tout de suite des pêcheurs à châtier ! Bref une femme antipathique, malveillante qu'on déteste et dont on est horrifiée par les agissements. Pour dire à quel point elle "déraille" (excusez-moi de l'usage du mot). Même moi à plusieurs moments j'ai failli décrocher devant ses agissements. Mais je reconnais que Karen Miller twiste le protagoniste lambda en la transformant en méchante suprême.
En parlant de ça, le récit en fait sort des sentiers battus : en dehors de cette chronique d'une vie extraordinaire où une femme issue d'une humble origine réussit à se placer au sommet du pouvoir, c'est surtout l'avènement d'une antagoniste en puissance, avec un empire sanglant ne craignant de mater violemment les résistances et ça, c'est brillant de retracer la naissance d'un territoire du Mal ainsi que l'élaboration par ses dirigeants, alors que dans les fantasy classiques le territoire dit et son méchant sont souvent simples, pas approfondis du tout et servent de décor. Cela change des histoires de héros devant sauver le monde par exemple.
Les autres personnages sont tous aussi corrompus que Fulie, que ce soit les seigneurs tous belliqueux et ivres de pouvoir, les marchands d'esclaves répugnants et ignobles... les seuls qui ont assez d'humanité voire de douceur sont Vortka , l'ami d'enfance de Fulie qui se demande constamment si le dieu est un dieu juste où encore Zandakar qui doute et ose s'assumer... même le détestable Nangarak est touchant par moments, étant la voix de la raison face au fanatisme de Fulie et.
A travers le destin de Fulie, est abordé la foi en général, son influence sur la société et surtout sur ses dérives, le fanatisme où on tue pour un dieu (sujet fortement actuel malheureusement...), la manipulation de la religion, l'abus de pouvoir, la progression de la tyrannie et du totalitarisme et l'inégalité des hommes et des femmes, des thèmes très durs mais qui n'ont pas vieilli. Karen Miler ne juge pas sur la religion mise en place, nous laissant choisir notre point de vue.
L'écriture est percutante, elle accroche le lecteur avec un ton fluide, même si les phrases sont parfois brutes, voire crue, c'est un style travaillé, souvent descriptif.
En revanche, le roman aurait pu obtenir cinq étoiles mais il y a quelques défauts : comme je l'ai déjà dit, la personnalité de Fulie peut fuir certains lecteurs et certains moments sont assez exagérés (Pour masquer les parties dévoilant l'intrigue : . Où encore certains passages assez choquants, qui peuvent heurter certaines personnes sensibles. La fin s'achève un peu trop rapidement aussi, de manière abrupte.
Pour finir, comme il a été souligné dans certains critiques, la fréquente présence de la religion et du dieu peut hérisser certains, il est vrai qu'en plus d'être fatiguant c'est surtout abusif. En bref un livre de fantasy déroutant, sur une héroïne qui finit en méchante, à lire si vous cherchez une histoire de fantasy atypique. Vu qu'il s'agit d'un trilogie, je vais sans tarder me procurer les suites.
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Premier roman d'une trilogie, l'Impératrice de Mijak est plaisant à lire et son approche Fantasy/Religion est intéressante.
Mijak est bien détaillé, l'auteur nous donne une bonne base historique et sociale de son monde.
Puis il y a le personnage de Fulie. D'abord une petite fille attachante, pour qui nous avons de la compassion compte tenu de son histoire. Ensuite plus on avance, plus nous devenons sceptiques, incrédules pour finir par être horrifiés par ce qu'elle est devenue. Ce roman nous montre où le fanatisme religieux et une bonne dose de folie, peuvent mener une personne puis tout un peuple, dans un grand tumulte de guerres, de conquêtes et de massacres.
8/10
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Je viens de jeter un coup d'oeil aux autres critiques et je pense que l'appréciation du roman dépend surtout de l'attachement ou non à Fulie. de mon côté, je l'ai adorée ! Certes elle est sanguinaire, cruelle et froide mais elle fait tout ce qu'elle croit être la volonté du dieu. Et c'est cela qui rend le personnage attachant, le fait qu'elle est complètement dépendante des plans du dieu. Il en va de même pour Vortka qui, même s'il agit de manière différente, n'agit que pour servir le dieu. Sa douceur compense la froideur de Fulie, ce qui n'est pas un luxe... C'est tout ce rapport à leur fanatisme qui les a rendu attachants à mes yeux car la Fulie enfant qui répétait à tout va qu'elle était précieuse m'énervait plus qu'autre chose.

Le dieu n'épargne personne, même parmi ses serviteurs les plus dévoués, et comme tout peut arriver, le récit est plein de surprises. La fin étant vraiment la plus grande source de stupéfaction !

J'ai dévoré le roman, totalement captivée par l'histoire des personnages mais aussi par celle du royaume de Mijak qui semble évoluer selon les plans du dieu, des plans qu'il est difficile de cerner. Seule la partie finale, celle où Zandakar est le personnage principal m'a moins marquée : étonnamment c'est parce qu'il est bien plus humain que Fulie qu'il m'a moins plu... Contrairement à Vortka ou Raklion qui ont des côtés tendres mais qui restent fermes et décidés, Zandakar m'a paru très mou.

Je suis curieuse de voir ce que sera la suite.
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Autant, j'ai commencé ce livre, vivement intéressée par l'histoire de cette petite fille, autant j'ai fini parce que je n'aime pas laisser un livre en cours de lecture.
C'est une histoire linéaire sans intrigue, juste une longue ligne droite dans un paysage morne et plan, retraçant la vie d'une femme sans humanité, cruelle, fanatique, L'histoire est creuse et sans jamais parvenir à surprendre. On sort de ce livre mal à l'aise et on n'a qu'une envie : plonger dans une vraie histoire passionnante. pas la suite de cette série en tout cas car ce premier tome ne me donne pas envie de lire le reste des aventures.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Les scorpions crissaient dans la fosse. Ils sifflaient, queue dressée, tandis que Nagarak se glissait parmi eux. Leur masse se referma par dessus sa tête, il nageait dans les scorpions, se noyait dans les scorpions. Il était devenu scorpion, inhalé par le dieu.
Le temps se suspendit. Piqué et piqué, il cria d'agonie. Son sang se changea en venin. Son coeur pompait de la douleur pure. Dans son esprit, la voix du dieu tonna.
"Un seul seigneur de guerre pour Mijak. Un seul haut émissaire pour le guider".
Voilà sa réponse et son désir. Raklion avait bien entendu le dieu. L'époque des sept provinces était révolue. Un Mijak uni par un seigneur de guerre. Un seul émissaire pour le guider.
Le dieu l'avait confirmé, il vivrait.
Sur un cri de triomphe, Nagarak se redressa.
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Elle avait si mal à la gorge, fatiguée de ses cris et de ses grognements. Il était menu, chaud, il ruait de ses petites jambes, de ses petits bras, le sang coagulait et lui tachait la peau. Elle s'en moquait, elle tenait son fils.
Zandakar ouvrit les yeux et vit le visage de sa mère. Elle lui rendit son regard... et fut aussitôt folle d'amour pour lui.
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Toujours ces bourdonnements de mouche. Yagji avait plus de mots que le ciel ne comptait d'étoiles, et aucun n'était joli. Fulie ne l'écouta pas. Abajai avait payé pour lui donner une amulette, afin que le dieu veille sur elle. Il tenait à elle. Elle tenait à lui aussi. Une nouvelle sensation étrange se dépliait avec timidité comme une graine dans la terre sèche. Il était la seule créature vivante à qui elle ait jamais tenu. Elle était à lui, à jamais.
Quoiqu'en dise Yagji.
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Il ramena les genoux contre la poitrine.
-J'ai gardé ton secret. Ne peux-tu pas me donner un peu de ton temps ?
Il avait gardé son secret, cela signifiait-il qu'il la possédait ?
-Pourquoi ?
-Je suis libéré de mes devoirs au sanctuaire jusqu'au Zénith. J'avais envie de venir m'asseoir avec un amie.
-Amie ? (Elle s'affaire avec l'aiguille pour lui cacher son visage.) L'amitié n'est qu'un mot, un souffle d'air, il ne pèse rien et signifie moins encore.
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Vidéo de Karen Miller
Thomas Boral était l'homme de main de Franck Miller, un individu véreux en cavale suite à de nombreuses malversations. Il est aussi le témoin capital à son procès qui doit avoir lieu prochainement. Ayant fait main basse sur l'argent amassé par Miller, Boral est devenu un repenti pour sauver sa peau et échapper à une vengeance inéluctable. En attendant le procès, il est protégé par les autorités, mis à l'abri, reclus, au pied de la montagne Noire. Mais pour combien de temps ? Dans cette région on dit que le vent rend fou et que les gouffres attirent et ne rendent jamais les imprudents tombés dans leurs entrailles. Et plus dangereuses que le tueur lancé à ses trousses, il y a là des rancoeurs accumulées… D'ailleurs on dit aussi de Delphine qu'elle est si belle que les hommes pourraient tuer pour elle…
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