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ISBN : 2369350415
Éditeur : Le Passager Clandestin (14/01/2016)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Serge Moscovici (1925-2014) est l’un des premiers théoriciens français de l’écologie. Il définit la nature comme une construction historique, l’être humain renégociant en permanence sa relation avec elle. Cela le conduit à penser une écologie de l’ensauvagement qui romprait avec les systèmes de « domestication » et de « civilisation » de l’être humain, et ouvrirait, par la pratique renouvelée de la nature, au réenchantement du monde.
Dès les années 1970, Mosc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Ogusta
  02 mars 2016
Je tiens, avant toute chose, à remercier les éditions le passager clandestin pour leur confiance et pour l'envoie de ce petit livre lors de l'opération "Mass critique" de février 2016.
Au court d'un essai relativement court, mais dense, Stéphane Lavignotte, (journaliste et pasteur, diplômé de sciences politiques) nous présente différents textes de Serge Mosvici, engagé en politique à la fin des années 70 et uniquement pour les municipales, il est un des premiers théoriciens français de l'écologie. le livre s'intéresse à sa conception des minorités actives et aux rôles qu'elles pourraient avoir dans un changement de société.
Un sujet très actuel ! Pour qui a vu ou lu, le documentaire Demain, de Cyril Dion, on est en plein dedans. Les mouvements agissant en marge de la majorité comme les fermes urbaines, les agroécologistes, les alter mondialistes, les végétariens ou végans (je parle pour moi) peuvent-ils changer le monde ? J'aimerais le croire et apparemment Serge Moscovici semble d'accord.
L'ouvrage revient d'abord sur la vie de ce dernier, ses engagements politiques, sa décision de quitter les Verts dès qu'ils se lancent dans une tentative de gouvernement, (1992 avec Jospin), ses ouvrages, son travail en ethnologie et auprès des Universitaires. Il semblerait presque que Moscovici ait choisi la minorité active comme mode d'action. Ensuite, Stéphane Lavignotte nous présente quelques extraits des textes majeurs sur les minorités subversives et sur l'écologie, subversive aussi.
Je suis étonnée de voir combien ce discours est d'actualité 40 ans plus tard. Je suis bien placée pour l'analyser, car ce parcours couvre ma vie. Née aux prémices de l'écologie, j'en expérimente aujourd'hui la nécessité. J'avoue que certaines phrases de cet homme éclairé m'ont rassurée. Il n'est pas toujours facile de faire partie d'une minorité. Savoir que la moquerie de la majorité, n'est qu'un signe d'influence, encourage et conforte. Je suis donc ravie d'avoir reçu ce récit, il tombe à pic !
Venons-en aux points négatifs. Ils sont rares, mais constituent un frein pour des gens moins concernés par le sujet ou moins lecteurs. Entre autres, le propos me paraît parfois difficile à suivre et les textes de Moscivici n'auraient pas besoin de commentaires, le langage doctoral ne pousse pas toujours à continuer. On se noie légèrement. Une chose est certaine : ça donne envie de lire le réenchantement du monde paru en 2002...
Pour finir, le format du livre est parfait, bravo aux éditions du Passager clandestin, il est beau, simple, maniable et se place bien face aux tablettes et autres qui servent désormais beaucoup pour lire les essais, notamment parce qu'ils permettent de passer d'un passage au suivant dans un ordre aléatoire en zappant quelques paragraphes à l'envie...
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jtriaud
  26 février 2016
Ce petit livre, très bien conçu, est une excellente introduction à la pensée de
Serge Moscovici, psychosociologue et un des précurseurs du mouvement écologiste.
L'auteur, Stephane Lavignotte, propose dans une première partie une synthèse
de la pensée de Serge Moscovici : il y est question de la description des
minorités actives et de leur pouvoir d influence, vue sous l'angle des précurseurs
de la décroissance, mais aussi du rapport entre société et nature.
La seconde partie de l ouvrage est consacrée à une anthologie des textes de
Serge Moscovici sur les sujets cités. Une série d'interviews vient compléter
cette anthologie.
Que l on soit ou non écologiste, la pensée des minorités actives de Moscovici
reste féconde : la substitution de valeurs est un des enjeux fondamentaux des
changement de société actuels. Au total un petit livre à mettre dans toutes les poches.
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malaurie
  22 mars 2016
Serge Moscovici, un des fondateurs de la psychologie sociale, est aussi un des théoriciens de l'écologie politique. Compagnon de route de René Dumont et Brice Lalonde, Serge Moscovici a notamment réfléchi sur les rapports entre l'homme et la nature. Cette dernière étant considérée comme une construction historique, l'être humain est dans une relation constamment discutée et négociée avec elle. D'où la promotion d'un ensauvagement du monde en rupture avec sa domestication et l'idée même de civilisation. Serge Moscovici s'est aussi intéressé, en lien avec ses recherches en psychologie sociale, à l'influence des minorités actives et expérimentales. Il a analysé les mouvements écologistes à l'aune de ses théories, comprenant l'échec de la politisation de ces mouvements au contraire de leur emprise grandissante dans la société.
Le livre se partage en deux parties à peu près égales. Une présentation de Serge Moscovici par Stéphane Lavignotte suivie d'un choix de textes illustrant les deux thèmes dominants de ses recherches et travaux : l'ensauvagement du monde et les rapports de l'être humain à la Nature et la dynamique des minorités actives dans le corps social. L'ouvrage est court, dense et bien construit. Textes et analyses se complètent et offrent un regard critique sur l'homme et ses travaux. Une magnifique proposition pour découvrir un penseur et ses idées.
Lien : http://legenepietlargousier...
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
malauriemalaurie   22 mars 2016
Quand on s’interroge sur le grand et le petit, que voulons nous ? La massification, c'est-à-dire la concentration de tout le monde dans des énormes villes ? Quand on parle de la pollution, à Paris, mais surtout à Mexico avec ses 20 millions d’habitants, le problème fondamental, c’est celui de la massification. Poser le problème de l’agriculture et de quel type d’agriculture. Des inégalités. Mais prenons un autre problème, celui du temps. Le problème du temps, les cycles, c’est important dans le rapport à la nature, c’est quand même aussi le bien-être physique des gens qui est en question. Je pense que nous sommes peut-être parmi les premiers à avoir proposé la semaine des 32 heures. Mais quand on pose la question de la semaine de 32 heures, est-ce que c’est un problème quantitatif ou d’organisation de la vie ? De même, on sait aussi que grâce à l’hygiène, aux découvertes de la science, on arrive à un rallongement de la vie. Les gens se demandent si on aura de l’argent pour payer les retraites mais il faudrait se demander ce que sera la vie pour quelqu’un qui vit en bonne santé jusqu’à 80-90 ans. Que vont faire les gens arrivés à un certain âge ? Vont-ils tous devenir téléspectateurs ? De même, il faut poser la question de la famille. Celle de la ville. Et pas seulement comme question une question d’architecture, il faut penser le problème urbain en soi. Je pense que les écologistes doivent penser à tout ça en introduisant quelque chose auquel les gens ne pensent pas : le problème du rythme et du temps. Les gens pensent uniquement dans l’«espace ». Il y a énormément de problème sociaux qui ne sont pas que quantitatifs…
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jtriaudjtriaud   26 février 2016
Toute minorité qui provoque une innovation authentique doit se lancer et continuer pendant un certain temps sans qu il en résulte pour elle aucun avantage sur le plan du pouvoir, du statut, des ressources ou de la compétence
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jtriaudjtriaud   26 février 2016
Nous ne disons pas aux gens : " à bas ceci ou cela " , mais nous proposons
une valeur concrète à substituer à une autre valeur
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Video de Serge Moscovici (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Moscovici
Peut-on encore rêver dans un monde prisonnier du réel ? .Serge Moscovici,Nikos Kalampalikis,Bruno AmbroiseCC-BY-NC-ND 2.0Quel rôle notre société peut-elle encore donner à l?imaginaire ? Quelle vision les différents groupes élaborent-ils tout en agissant sur elle ? Dans un monde toujours plus complexe traversé de conflits, de luttes idéologiques, nous créons des métaphores, des images, des symboles et des mots qui forment des représentations sociales. Celles-ci permettent de questionner les tensions entre individu et société, psychologie et culture, identité et altérité, croyance et connaissance. Chercheurs et artistes ont un rôle fondamental à jouer dans l?expression de ces relations sociales.
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