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EAN : 9782081277878
415 pages
Éditeur : Flammarion (05/09/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 12 notes)
Résumé :
- L'oncle Hamid est mort ! L'oncle Hamid est mort !
Dans le hall de marbre blanc du palais d'Ortaköy éclairé de candélabres de cristal, une petite fille court : elle veut être la première à annoncer la bonne nouvelle à sa maman.
Dans sa hâte, elle manque renverser deux dames âgées, dont les coiffures - bandeaux de pierres précieuses ornés d'aigrette - témoignent de la fortune et du rang.
- Quelle insolente ! s'indigne l'une d'elles, tandis que s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
david19721976
  30 novembre 2019
Après la Première Guerre mondiale, Mustapha Kermal permet à une Turquie moderne d'émerger des ruines de l'Empire ottoman. Il était une fois penseriez-vous?...Non. Il s'agit là d'une histoire véritable, celle du dernier sultan ottoman contraint à l'exil. L'histoire commence en janvier 1918 à Istamboul. Selma sept ans apprend que son oncle l'ancien sultan Mourad V est mort, celui qui pendant vingt-huit ans vécut en captivité, espionné par les serviteurs à la solde de son frère Habdul Hamid renversé à son tour par la révolution Jeune-Turc, puis remplacé par Reshat qui n'est plus qu'un monarque constitutionnel. Et me voici emportée comme Selma dans ma lecture du malheur du bonheur, avec tout au fond ces petits tremblements d'excitations m'informant de la qualité du récit romanesque certes, ou l'histoire s'inscrit, et ceci grâce aux recherches, mais aussi à l'intuition imaginaire de Kenizé Mourad décrivant l'intérieur d'un palais les derniers jours de l'Empire Britannique, la lutte pour l'indépendance menée par Gandhi. Six cent pages lues sans aucune contrainte.
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cible95
  05 décembre 2012
Petite-fille d'un sultan déchu, Selma doit quitter la Turquie avec sa famille et s'enfuit vers le Liban. Elle abandonne alors l'opulence de son palais d'Istanbul pour découvrir Beyrouth, ville rieuse et débordante de vie.
Mon avis : best-seller international vendu à des millions d'exemplaires. L'auteur nous raconte la vie de sa mère Selma morte alors qu'elle n'avait que deux ans. le récit est bien documenté mais il m'a été impossible de m'y attacher, l'ensemble étant un peu long et je me demande si les aspects politiques (démantèlement de l'Empire Ottoman,prise du pouvoir par Ataturk...)  Intéressant/ pourquoi pas ?
à partir de 13 ans 
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   22 janvier 2017
Occupé la plupart du temps à des tournois de tir, ou absorbé dans d’interminables discussions politiques, il semble de loin préférer la compagnie masculine. Mais il suffit qu’un homme s’empresse autour de Selma plus longtemps que ne l’exigerait la simple courtoisie, pour qu’il apparaisse, et sans remarquer les regards furibonds qu’on lui lance, se mêle à la conversation. Parfois même, l’air préoccupé, il l’interrompt carrément :
- Excusez-moi, mon cher, dit-il, Selma, j’ai à vous parler. Et d’autorité il la prend par le bras et l’emmène.
La première fois qu’il l’a ainsi « enlevée », elle s’est rebiffée !
- Mais Wahid, qu’est-ce qui vous prend ? Vous agissez comme si j’étais votre propriété !
Il l’a regardée.
- Cela vous déplairait-il tellement de l’être ?
Comme elle restait sans voix, tendrement il lui a pris la main et l’a baisée au creux de la paume. Un frisson l’a parcourue, elle n’avait jamais senti de pareil. Elle a fermé les yeux et elle a pensé : « Oui, je serai tienne. »
- Selma, a-t-il ajouté très bas, il faut que vous sachiez combien vous êtes importante pour moi. Ne flirtez pas avec ces imbéciles !
Et il est parti brusquement retrouver ses amis.
- Faites attention, Selma, la prévient Amal qui s’inquiète de voir son amie de jour en jour plus distraite, Wahid n’a jamais su ce qu’il voulait. Je ne voudrais pas que vous souffriez.
Mais une femme amoureuse se croit toujours l’exception et Selma, pour la première fois amoureuse. La carapace que ces dernières années elle s’était forgée, regardant autour d’elle avec une pitié un peu dédaigneuse les ravages qu’opérait l’amour, s’est déchirée d’un coup. Elle a l’impression de se retrouver nue, et elle s’étonne d’être aussi heureuse.
De son côté, Wahid semble s’apprivoiser. Désormais, lorsqu’il la regarde, il oublie son sourire ironique ; ses yeux ne sont que tendresse. Souvent elle l’accompagne dans de longues promenades, indifférentes aux inévitables ragots. Il lui parle de son enfance, de son père qui, même mort, l’a longtemps empêché de vivre.
- Je ne souhaite à personne d’être le fils d’un héros. (…) J’ai mis longtemps à me débarrasser de son fantôme ; parfois je ne suis pas sûr d’y être tout à fait parvenu.
Dans ces moments, il semble si perdu que le cœur de Selma se serre. Elle lui prend la main, plonge ses yeux dans les siens.
- Wahid, je sais que vous accomplirez de grandes choses. L’important, c’est que vous ayez confiance en vous.
Il lui sourit reconnaissant.
- Vous êtes si différente des autres femmes, vous avez l’air fragile et vous êtes si forte…
Selma veut protester mais, il ne lui en laisse pas le temps.
- Je sais que vous êtes forte, c’est ainsi que je vous aime.
Il la veut tout d’une pièce, sans hésitations ni craintes, alors souhaiterait enfin se montrer telle qu’elle est, débarrassée de son personnage de princesse insolente, sûre d’elle. Mais chaque fois qu’elle commence à lui confier ce qui en elle est le plus tendre, le plus sincère, il se dérobe. Comme s’il avait peur. Comme s’il voulait qu’elle soit un roc sans fissure, afin de pouvoir rêver qu’un tel roc et qu’il peut lui aussi, le devenir un jour…
Alors elle se tait et l’écoute, étonnée de se sentir cette nouvelle patience de femme – force ou faiblesse ?
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david19721976david19721976   30 novembre 2019
Sans Harvey l'aurait-elle compris?...Harvey...
Dieu sait si au début elle lui en a voulu de l'obliger à être libre et de lui répondre, lorsqu'elle lui demandait conseil, que tous les buts se valent du moment que l'on vit à fond, que l'important n'est pas d'arriver mais de marcher et surtout de trébucher car cela nous oblige à nous remettre en question. Il disait que les idéaux sont des cercueils qui nous paralysent, nous empêchent de voir et d'entendre, que seuls les imbéciles et les faibles agissent pour un idéal qu'ils ont emprunté ou se sont forgés car ils n'ont pas le courage de se tenir debout sans tuteur. Et puis il parlait du bonheur qui ne vient pas de tel ou tel événement mais de notre capacité à vivre l'instant quel qu'il soit, car c'est nous seuls qui donnons aux choses leur couleur triste ou gaie.
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