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Christophe Bernard (Traducteur)
EAN : 9782344059838
264 pages
Glénat Livres (10/01/2024)
3.5/5   5 notes
Résumé :
En 1969, près d’un minuscule port de Terre-Neuve, un rorqual commun se retrouve prisonnier d’un étang salin. Loin de venir en aide à l’animal piégé, pêcheurs et employés de l’usine locale réagissent alors comme l’auraient fait leurs lointains ancêtres armés de harpons, à cette différence près qu’eux sont équipés de carabines de chasse : ils convergent vers Aldridges Pond pour se mesurer au gigantesque cétacé.

Mais un homme, un écrivain doublé d’un éco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Malmené, tourmenté, écrasé, piétiné, saccagé, mon p'tit coeur de lecteur.

Lire au bord des larmes rend tout flou, et j'aurais préféré que cela le soit complètement.

Cétacé, bordel.

Quand est-ce que l'humain va arrêter cette infamie qu'est l'extermination d'une autre espèce que la sienne ? C'est quoi la finalité de cette hégémonie gerbante dans un monde moderne ou on peut tout avoir ?

Je peux comprendre qu'on tue l'animal à certaines fins. Quand tu vis sur un glaçon maousse où c'est compliqué de faire pousser de l'ananas ou du poireau et qu'en légumes t'as le choix entre viande d'ours polaire ou de phoque, dans ce cas là j'entends que si c'est ça ou le trépas qu'on puisse prélever sur l'écosystème ce qu'il faut pour subsister, car c'est cette bonne vieille loi de la chaîne alimentaire.

Il est tout à fait acceptable de tolérer également de faire perpétuer des traditions culturelles séculaires, car quand cela fait partie intrinsèque d'une culture ça s'inscrit souvent dans une démarche mesurée et respectueuse.

Mais pour le reste, c'est NON.

Non au prélèvement prétendument scientifique, les cétacés sont mystérieux sous bien des aspects, mais pour la plupart des espèces sont en nombre suffisamment préoccupant pour qu'on leur lâche la grappe et leur accorde un sanctuaire qui leur permette de circuler librement pour pouvoir simplement prospérer.

A l'aire pétrole dans laquelle on vit, plus besoin de graisse de baleine pour allumer les lampes dans nos foyers, et ce même matériau fossile remplace avec une efficacité déconcertante les fanons des baleines précédemment utilisés pour la confection de nos parapluies. Nous fabriquons aujourd'hui des huiles de synthèses qui peuvent rivaliser avec le spermaceti, substance endogène aux propriété lubrifiantes et résistantes à la chaleur remarquables.

Alors pourquoi on continue de shooter méthodiquement ces êtres si inoffensifs et majestueux ?

Bon bon bon, cette critique n'était pas censée être un plaidoyer pour une cause animal mais j'ressors suffisamment bousculé et amer de cette lecture qu'il m'est difficile de l'attaquer autrement.

Un peu naïf, la dernière masse critique m'a proposé ce bouquin sur ces êtres que j'aime tant, qui pour les rares fois ou j'ai pu naviguer à leur côté, m'ont laissé un souvenir impérissable qui marque une vie de marin. Alors ça plus le nom de l'éditeur : Glénat, qui a régalé mon enfance de chefs d'oeuvre de l'imaginaire sous forme de manga, ca sentait bon, puis cette baleine en couverture. Hypnotisé. Si bien que j'en ai loupé l'essence même du titre, happé que j'étais à l'idée de pouvoir revivre une portion de ce que mes souvenirs ravivaient.

Piètre lecteur que je fais.

Farley Mowat, écrivain environnementaliste engagé, prolifique à souhait, décrit ici un court pan de vie lorsqu'il habitait une bourgade reculée de la région de Terre-Neuve.

Concours de circonstances exceptionnelles, un rorqual commun, 2eme animal le plus massif de la planète avec ses 20mètres de long, se retrouve par inadvertance piégé dans un lac d'eau salée dans un obscur bled canadien. Engoncé dans un aquarium de l'angoisse bien trop petit pour lui, l'animal va en voir de toutes les couleurs, mais surtout du noir.

Un peu gêné au départ par une attaque un peu brutale du récit un peu égoïste, je m'dis bon le récit a 60 piges faut rajouter le grain d'sel. Puis viennent ces citations délicates des gens du cru ou l'argot local est frise la surabondance « icitte ». Bon soit, mais y'avait quand même cette petite voix. Environnementaliste, révoltée, engagée, pugnace, documentée, érudite. Et ce fut passionnant.

Le récit cruel,est entrecoupé de passages fort bien documentés sur l'histoire des cétacés, le peu de chose qu'on sait de leur mode de vie, et l'effarante somme de connaissance que l'on a sur ce qui a mené à leur déclin à cause de l'homme. Hyper intéressant mais difficile à accepter et à digérer.

Un plaidoyer un brin vieillot sur la forme mais avec un fond extrêmement bien bossé.

Content de l'avoir lu, mais soulagé d'entre être arrivé à bout. C'est fou comme ça peut remuer un livre.

À l'attention de l'éditeur s'il échoue ici, une petite coquille s'est glissée dans la numérotation de l'exemplaire qui m'a été envoyé : il comporte deux chapitres 5.

Merci Glénat, pour ce cadeau, mais surtout d'avoir publié ce texte engagé, j'espère que beaucoup le liront.

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Il s'agit d'un récit publié par les éditions Glénat dans la collection "hommes & océans" que j'ai pu lire dans le cadre de l'opération Masse Critique, merci.

Si l'on veut faire simple, disons que ce récit vante la beauté des cétacés (et plus largement de la Nature), et critique la stupide inconscience de l'homme moderne industrieux.

Dans un premier gros tiers du livre, Farley Mowat traite deux sujets :
- d'une part le petit coin de vie de Terre-Neuve où il réside avec sa femme Claire, ses habitants, leurs caractères et leurs mode de vie, notamment face au modernisme (le livre se situe dans le milieu des années 1960), sur un mode « c'était mieux avant »,
- et d'autre part une large présentation des baleines, leur histoire, leurs caractéristiques et de l'évolution au cours du temps des méthodes de pêche (pour ne pas dire de massacre…) développées par certains de nous autres (comme on pourrait dire au Canada).
C'est globalement intéressant et agréable à lire, pourvu qu'on soit friand de ces sujets.

Vient ensuite (et enfin) l'histoire étonnante de cette grande baleine (un rorqual commun d'une vingtaine de mètres) piégée dans un « étang », en fait un bassin alimenté en eau de mer par deux passages peu profonds, sauf à certaines périodes de tempête et de forte marée. L'auteur relate avec force détails les circonstances de cette mésaventure et la réaction des terre-neuviens locaux dont la première idée est de canarder le malheureux animal avec toutes les munitions dont ils disposent pour ensuite le harceler avec leurs hors-bords. Grâce aux efforts de Farley et Claire, l'animal parvient à obtenir un peu de répit sans pouvoir pour autant s'extirper de ce piège infernal qui finira par lui être fatal.

C'est une histoire dont on ressort peiné, mais aussi quelque peu remonté à cause de cette bêtise humaine qui a vraiment trop tendance à se manifester dès que l'occasion se présente, et l'auteur sait très bien nous amener dans ces dispositions d'esprit, lui qui se fera quasiment rejeter par la communauté locale à la suite de cet épisode. L'auteur en profite aussi pour tirer un (nouveau) signal d'alarme quant au sort des cétacés sur la planète qui continue d'être mis en péril par l'appétit industriel et commercial de certaines nations.

Une belle lecture, très instructive, qui m'a donné un fort sentiment d'impuissance face à ce type d'enjeux que j'essaie volontiers de compenser auprès de ma faune locale…
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Au XVIIe siècle les huit espèces de baleines comptaient jusqu'à 4 millions et demi d'individus …
En 1930, elles n'en comptaient plus qu'un million et demi …
En 2004, on estimait qu'il n'y avait plus que trois cent cinquante mille survivants.
Tout est résumé dans ces quelques chiffres !
Voilà résumée, la conclusion que Farley Mowat a rédigé en 2005.
Son livre relate des événements ayant eu lieu en 1960 au coeur d'une petite communauté de pêcheurs isolée sur la côte ouest de Terre-Neuve dans un « port secondaire » comme ils disent.
J'y ai découvert la vie rude de ces hommes ayant le choix entre le travail aléatoire sur la mer ou le travail salarié dans l'usine de traitement des produits de la pêche.
C'est passionnant d'analyser les relations humaines dans des conditions climatiques si difficiles et des relations sociales réduites à leur plus simple expression.
L'autre aspect qui est évoqué est notre relation avec le monde des grands mammifères marins encore présent dans ces territoires isolés.
C'est passionnant de constater ce qu'il représente pour nous, ce qu'il évoque dans notre imaginaire et la difficulté d'étudier leur comportement.
Merci à Babelio et aux éditions Glénat de m'avoir fait découvrir un peu mieux ce bout du monde qui me fascine depuis fort longtemps !
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec
09 janvier 2023
Mowat nous fait partager son admiration pour les cétacés, toutes espèces confondues.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Ces gens là ont plus la moindre maudatite idée de ce qu’ils sont … ils savent juste c’qu’ils veulent !
Commenter  J’apprécie          20

Video de Farley Mowat (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Farley Mowat
Farley Mowat était un environnementaliste canadien de renom et un écrivain prolifique. Il a vendu 25 millions d'exemplaires, et l'ensemble de son oeuvre a été traduite en 52 langues. Mort à la baleine compte parmi ses plus grands succès et, pour la 1ère fois, il est adapté en langue française ! C'est Paul Watson qui signe la préface de ce formidable récit mêlant littérature et écologie.
Il a accepté de répondre à nos questions pour nous parler de son lien avec Farley Mowat, de Mort à la baleine, ou de leurs convictions communes.
_______________
À la fin des années 1960, près d'un minuscule port de pêche accroché à la côte isolée du sud-ouest de Terre-Neuve, une énorme baleine, un rorqual commun, se retrouve captive d'un étang salin coupé de la mer par le jeu des marées. Pêcheurs et employés de l'usine locale de transformation du poisson réagissent alors comme l'auraient fait leurs lointains ancêtres armés de harpons, à cette différence près qu'eux sont équipés de carabines : ils convergent vers Aldridges Pond pour se mesurer au géant encerclé. Mais un homme, un écrivain doublé d'un écologiste avant la lettre, installé sur ce même bout de côte, va prendre la défense du majestueux cétacé. Pendant que des centaines de balles d'acier s'enfoncent dans le lard de l'animal, il remue ciel et terre pour lui venir en aide, au risque de s'aliéner une population locale ancrée dans ses atavismes et ses traditions. Au début, les tirs des chasseurs ne font que chatouiller l'animal. Mais confiné à sa prison d'eau salée, le voici exposé à la cruauté et aux calculs des humains. C'est le sort de ce Gulliver des temps modernes que raconte Farley Mowat dans Mort à la baleine. À travers ce récit palpitant d'un épisode vécu, il relate aussi la guerre insensée livrée par l'humanité aux mammifères marins, sous le couvert d'une exploitation industrielle absurdement destinée à convertir des êtres vivants intelligents en produits de parfumerie et en pâtée pour chien. La chasse commerciale a cessé, mais dans nos mers qui se réchauffent, sillonnées de cargos et de bateaux de touristes et truffées d'engins de pêche, les baleines ne sont pas tirées d'affaire.
Mort à la baleine, disponible en librairie : https://www.glenat.com/hommes-et-oceans/mort-la-baleine-9782344059838
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