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Céline Schwaller (Traducteur)Gökmen Yilmaz (Traducteur)
EAN : 9782742765591
363 pages
Actes Sud (30/01/2007)
3.33/5   12 notes
Résumé :

"J'étais confronté à deux meurtres : Bisou d'abord, une de mes filles à la belle poitrine siliconée, puis la vieille voisine d'au-dessus de chez elle. Et ces meurtres impliquaient leur lot de suspects : un réseau de maîtres chanteurs, Sureyya Eronat, chef du parti ultraconservateur dont le seul nom fait frémir, des journalistes qui jouaient l'autocensure et un grand nombre de célébrités aux mœurs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
democratz
  21 juin 2018
Appréciant les romans d'Orhan Pamuk (prix Nobel de littérature), ma curiosité m'a poussé à découvrir d'autres auteurs turcs et l'un des noms qui revenait souvent lors de mes recherches est Mehmet Murat Somer.
Auteur de 4 romans policiers, sa principale particularité est de raconter des histoires qui se déroulent dans les milieux gays turcs qu'il semble bien connaitre. C'est la première fois que je lis un polar qui met en scène quasiment que des personnages gays. Je dois dire qu'au début cela déstabilise légèrement car l'auteur féminise à la limite de la caricature ses personnages masculins mais passé ce choix d'écriture, il est intéressant de découvrir les lieux emblématiques des homos d'Istanbul.
Loin de la Mosquée bleue et de la Basilique Sainte-Sophie, l'auteur nous emmène dans les quartiers prisés par la jeunesse stambouliote où la nuit se confond avec le jour. Drogue, sexe, violence… Tous les ingrédients sont réunis en préambule pour servir une histoire policière à suspense.
Cependant, même si la personnage principale (une travestie, patronne d'un club la nuit et informaticien le jour) est attachante et assez marrante, l'histoire manque de piquant et capte que très peu l'intérêt du lecteur.
L'intrigue est simple : une travestie très entreprenante, qui se fait appeler « Bisou », est retrouvée morte, très probablement assassinée par un ou plusieurs clients.
Le mobile de ce crime semble facile : des documents compromettants se baladent dans la nature et pourraient être exploités à mauvais escient.
L'enquête : la police n'est pas sur le coup et c'est donc la « patronne » de Bisou qui va prendre les choses en mains sans se rendre compte que sa vie est déjà menacée. Elle comprendra très rapidement qu'il n'est pas pratique de courir après des assassins en talons hauts et robe moulante. Malgré ses convictions elle patauge. Très peu d'intuition, une étrange capacité à se jeter dans la gueule du loup sans assurer ses arrières, une faiblesse d'esprit qui fait d'elle un élément manipulable à souhait bref une carrure qui ne colle pas avec les vêtements peu sexy d'enquêtrice.
Bizarrement ce décalage entre la personnalité de l'héroïne et le rôle que lui attribue l'auteur, est une force pour cette histoire et sans la rendre crédible à 100%, la rend grandement plausible étant donné le contexte du meurtre.
Même si la plume de l'auteur est agréable et qu'il préfère user des dialogues courts entre les personnages plutôt que de longues descriptions de narration, le constat est sans appel : très peu de rythme et un manque de suspense d'un chapitre à l'autre.
Ce n'est clairement pas le genre de livre qu'on a du mal à lâcher à la fin d'un chapitre et c'est bien le problème ! Moins de 300 pages pour découvrir qui a tué Bisou mais aucun artifice de la part de l'auteur pour pousser le lecteur à dévorer son roman.
Vous l'aurez compris, une grande déception pour cette découverte.
L'originalité seule ne fait pas le succès d'une histoire. Reste à voir si les autres romans de Mehmet Murat Somer sont plus percutants.
A voir oui… mais pas pour cette année !
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Chiwi
  04 janvier 2013
Le narrateur et héros, informaticien le jour et fille ressemblant à Audrey Hepburn la nuit, se retrouve confronté à une série de meurtres dont celui de Bisou, une fille qui bosse dans la boite qu'il tient. Bisou avant de mourir lui avait confié qu'elle détenait des documents compromettants pour certaines personnalités.
 
Quand on commence le livre il est un peu dur de savoir quelle est la vraie « nature » du narrateur, c'est peut être mon besoin de mettre les gens dans des cases pour savoir avec qui je vais faire la route. J'y ai retrouvé les réflexions que les homos peuvent avoir à l'égard des hétéros : ils ne sont pas soignés, peu attirants, médiocres. Je regrette que lorsque l'affaire devienne plus difficile le héros/ héroïne se dégonfle et préfère laisser tomber l'enquête, alors qu'il / elle était prêt(e) à tout faire pour venger la mort de Bisou.
Le roman est remarquable car il est écrit dans un pays bien que laïc mais avec une composante musulmane importante et où l'homosexualité est encore mal vue (je ne dis pas que chez nous c'est mieux).
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Apoapo
  05 février 2016
Assez moyen, ce polar stambouliote de la dernière génération... L'intérêt consiste dans le personnage du narrateur (jamais nommé), un travesti athlétique et cultivé, mélomane à ses heures (Bach) et cinéphile (James Bond 007) avec un penchant mimétique pour Audrey Hepburn, informaticien accompli de jour et patron de boîte la nuit, victime de la chasse croisée de la mafia et d'un politicien ambigu plus que fin limier à l'occasion du meurtre d'une de ses "soeurs". le style est passablement vivace sans jamais se détourner du parlé, entre monologue intérieur et dialogues en argot (y compris le "lubunya" des homosexuels turcs).
Mais l'intrigue me paraît faible et parfois prévisible, le déroulement lent et pas construit; pas assez de complexité pour le genre, et surtout il me manque cette atmosphère de l'arrière-scène sulfureuse de Beyoglu, pourtant tellement nécessaire comme cadre de ce type de situations, un milieu ambigu, transgressif et morbide qui pourtant est un topos littéraire depuis plus d'un siècle (on pourrait remonter bien plus loin) dans la littérature aussi bien turque que levantine qu'occidentale de voyage à Istanbul. (En plus, ce milieu existe bel et bien, il suffit de sortir le soir et de le décrire, nom de nom!!!)
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C-Liner
  20 octobre 2014
La collection "actes noirs" - rendue célèbre par "millenium" - est spécialisé dans l'édition de policiers et polars étrangers. Avec "on a tué bisou" on entre de plain-pied dans le milieu méconnu et caché des travestis turcs. L'intrigue n'est pas forcément prenante, mais la lecture de ce roman est très divertissante. On prend plaisir à suivre ce héros (héroïne ?) extrêmement cultivé, amateur de musique classique qui est toutefois capable de déployer une force de lion quand la situation le requiert, dans l'univers nocturne et débridé des clubs de travestis d'Istanbul; point de départ de complots et de meurtres.
L'auteur, tout en réussissant à dénoncer l'hypocrisie de la culture turque face à la vie et la prostitution de ces hommes/femmes, évite l'écueil du glauque. Tout est traité assez légèrement et on sourit beaucoup des situations souvent cocasses que vivent ces "soeurs d'infortune"
En somme, un roman qui ne vous prendra pas les tripes par son suspens mais qui vous fera passer un bon moment. Idéal pour l'été par exemple.
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Taraxacum
  22 avril 2012
Polar surtout sympa pour la galeries de personnages, assez déjantée, pour la découverte très intéressante d'une partie de la société turque très mal connue depuis l'Europe et pour une lecture détente. Force est d'admettre ceci dit que l'enquête ne casse pas trois pattes à un canard. On se laisse prendre quand même mais quelques maladresses de style tirent ds grimaces. Cela reste un moment de lecture sympathique, ceci dit
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
RaffaelloRaffaello   20 mai 2021
J’allumai la télévision, pour tomber sur un jeu du style Qui veut gagner des millions ?, et passai dans la salle de bains en écoutant les questions. Comme toutes les émissions de ce genre, celle-là aussi s’adressait aux ignares. Mais connaître la plupart des réponses me fait quand même toujours plaisir. Au club, les filles n’arrêtent pas de me le dire :
— Pourquoi t’y vas pas, toi aussi ? Ce serait super. Belle comme t’es, tu ferais des ravages.
Je me défile en répondant :
— Parce que tu crois qu’ils me laisseraient y aller comme ça ?
Avant la fin de la première série de questions, j’avais fini de me raser ; restait le maquillage. Quand je suis de bonne humeur, ça peut prendre du temps. Sinon, c’est réglé en deux minutes. Compte tenu du beau temps, la boîte ne serait pas remplie avant tard dans la soirée. J’avais donc du temps devant moi.
Avec un bon maquillage, mon look n’aurait rien à envier aux stars de la période la plus glamour d’Hollywood. Mon modèle préféré reste quand même toujours Audrey Hepburn et sa beauté androgyne.
Et voilà, ce soir encore j’étais devenu une bombe ! Je m’envoyai un énorme baiser dans le miroir. J’enfilai une robe pailletée, à moitié transparente et au motif léopard, et descendis à la station prendre un taxi. Hüseyin arriva. Ce garçon est aussi de ceux qui s’adressent à moi dans la journée en m’appelant respectueusement abi 1 et qui finissent par me draguer la nuit. Il sourit encore comme un obsédé en me voyant sortir de l’immeuble. Dès que je fus installé dans son véhicule, il éteignit les lumières ; il connaît mes habitudes.
— Au club ?
Comme si je pouvais aller ailleurs à cette heure de la journée.
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
Il démarra. Au lieu de prêter attention à la route, il se rinçait l’œil en me matant. Puis, l’écran du rétroviseur ne lui suffisant plus, il commença à se retourner pour me lorgner par-dessus l’épaule d’un air désinvolte. Si au moins il m’intéressait un petit peu j’aurais pu essayer mais Hüseyin n’était pas mon type du tout. Il a un visage trop poupin alors que je suis attiré par les hommes qui dégagent plus de virilité.
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
Il y a des gens qui savent que ces documents sont en ma possession.
La plupart des filles ont la langue bien pendue. Elles sont capables de tout raconter à tout le monde. Particulièrement, s’il y a dans l’histoire un homme important avec lequel elles sont sorties, elles peuvent tout déballer pour frimer. Comment c’était, comment ça s’est passé…
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
J’allumai la télévision, pour tomber sur un jeu du style Qui veut gagner des millions ?, et passai dans la salle de bains en écoutant les questions. Comme toutes les émissions de ce genre, celle-là aussi s’adressait aux ignares. Mais connaître la plupart des réponses me fait quand même toujours plaisir.
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rkhettaouirkhettaoui   09 octobre 2016
Quand les filles racontent leurs aventures, elles gonflent toujours les faits. Ici aussi tout n’était probablement pas véridique. Comme tout le monde, nous avons aussi de temps à autre recours au mensonge.
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