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EAN : 9782845634190
300 pages
XO Editions (30/04/2009)
3.84/5   3794 notes
Résumé :
Gabrielle a deux hommes dans sa vie.
L'un est son père, l'autre est son premier amour. L'un est un grand flic, l'autre est un célèbre voleur. Ils ont disparu depuis longtemps, laissant un vide immense dans son cœur. Le même jour, à la même heure, ils surgissent pour bouleverser sa vie. Ils se connaissent, ils se détestent, ils se sont lancé un défi mortel. Gabrielle refuse de choisir entre les deux, elle voudrait les préserver, les rapprocher, les aimer ensem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (239) Voir plus Ajouter une critique
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sur 3794 notes
Pour la catégorie "Lire un livre dont le titre est une question", seulement deux livres de ma pal correspondaient, et deux livres du même auteur. J'ai donc fait un "plouf-plouf", et c'est "Que serais-je sans toi ?" qui a gagné. C'est le septième roman de Guillaume Musso, le sixième que je lis. On y reconnaît bien la patte de l'auteur : même procédé dans la narration, bon nombre de références culturelles (musicales essentiellement ici), bon nombre de citations de personnalités diverses, un peu de suspense, un peu d'amour, un peu de surnaturel aussi.

Martin Beaumont, capitaine de l'OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels), traque depuis un moment déjà Archibald McLean, voleur d'oeuvres d'art extrêmement doué et imprenable. Quand Martin comprend qu'Archibald compte voler "La clé du Paradis", diamant qui a une aura mystérieuse, c'est jusqu'à San Francisco qu'il le suit, là où il a perdu Gabrielle, l'amour de sa vie, treize ans plus tôt. Son enquête et sa filature le mèneront directement vers elle...

Comme dit plus haut, ce roman est bien signé Guillaume Musso, on y reconnaît ses habitudes de travail. Mélange de thriller et de romance, l'intrigue est par conséquent divisée en deux : le duel auquel se livrent Martin et Archibald D un côté, la relation amoureuse entre Martin et Gabrielle de l'autre. Ces deux aspects de l'histoire sont extrêmement liés et finissent par se confondre au fil de la lecture. Et c'est plutôt bien ficelé et bien amené. le mystère est relativement bien entretenu, sachant titiller notre curiosité tout du long.

Là où ça pêche un peu, c'est parfois le manque de crédibilité. Et je ne parle pas de la dernière partie, à la dimension quelque peu paranormale, qui est plutôt bien construite. Non je parle davantage du manque de crédibilité dans certains évènements, anodins la plupart du temps (bien que pas toujours) ou dans les relations entre certains personnages. Certains faits et réactions m'ont laissée dubitative, car peu logiques, peu en adéquation avec les circonstances, ou encore trop faciles.

En revanche, les personnages sont assez bien creusés, bien campés également. L'auteur s'attarde même sur des personnages qui jouent au final un rôle mineur (comme le Dr Claire Giuliani). On prend plaisir à faire connaissance avec Martin et Archibald, à connaître leur passé, à comprendre leurs parcours et les hommes qu'ils sont devenus. Gabrielle est également un personnage intéressant, bien que l'essentiel ne nous soit révélé qu'assez tard, pour maintenir une petite part de mystère jusqu'à la fin.

Les chapitres sont courts et alternent les points de vue des différents protagonistes. Chaque chapitre est découpé, en fonction des lieux où se déroulent les événements et des personnages concernés. L'histoire dans son ensemble est attrayante. le dénouement est quelque peu prévisible, mais nous réserve quand même quelques surprises. La plume de l'auteur est toujours aussi plaisante, bien qu'un peu hachée par moments.

Globalement, j'ai passé un bon moment. Pas transcendant, pas le meilleur que j'ai lu jusqu'à maintenant, mais agréable et bien écrit.

Un thriller romantique sans prise de tête.
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Que serais-je sans toi ?

Elle a pris de ses petites mains la boite à crayons, qu'elle a étalés sur le parquet chêne de l'appartement, puis elle s'est tournée vers ma grosse voix toute douce qui lui demandais de tout bien ramasser avant que je ne me fâche bien colère, alors de son sourire de petite coquinette, elle n'a rien fait du tout, du coup je me suis levé dans un excès d'éducation punitive près à lui faire quelques bisous parce que elle est trop mimi d'amour quand elle fait des conneries, mais c'était sans compter sur ce petit personnage en plastique qui se planta gentiment dans le talon de mon putain de pied gauche m'invitant à gueuler ma douleur dans tout l'appartement…

- Bobo papa, bobo papa
- Ah putain de bordel de merde, tu fais chier...

Direction la salle de bain pour désinfecter ma blessure et me coller un pansement… retour sur le canapé, ça me lance, ça brule, je serre les dents, et voilà qu'elle recommence à balancer sa boite à crayons…

« Oulalala, allez hop au lit sans câlins, t'es pas une gentille petite fille, tant pis… »

Alors je ne suis pas un adepte de la claque dans la gueule ou de la fessée, par contre je punis, au coin ou au lit et quand elle commence à bouder, j'adore sa tronche de boudeuse, toute vexée… bien sur au bout de deux minutes je craque et je m'en vais lui expliquer la vie entre deux gros bisous.

Du coup aujourd'hui je boite, impossible de poser mon talon par terre, ça me colle des fourmis dans le pied et c'est la merde…

Mais revenons-en au sujet : Que serais-je sans toi ?

Voilà une question qu'il faudrait tous se poser à un moment ou un autre, souvent on se construit un à deux, ensemble bite dans la bouche et c'est le début d'une grande histoire qui commence, ou main dans la main pour les plus romantiques d'entre vous, bouquets de Mauboussin sauvage, petits mots tout doux, verre de vin rouge et main dans la culotte… c'est l'amour qui pointe le bout de son ivresse, on se laisse bercer par la passion, sans trop se poser de questions existentielles sur :

« qui fait la vaisselle ce soir ? »

On s'apprivoise, on apprends à se connaitre, on grandit, et puis le temps murit dans l'oubli de cette vie pleine de rebondissements, mais un jour ou l'autre tu te poseras cette question persuadé d'en connaitre la réponse :

Rien queue dalle, je ne serais plus que le reflet d'un gâchis qui se joue à deux…

Alors tu flippes ta race de finir comme ton père, redevenu un enfant par la force de l'alcool à volonté dans la joie de cet amour propre qui t'a abandonné la volonté de relever ta bite pour conquérir à nouveau cette confiance en toi désertée depuis trop longtemps…

Du coup, faut se bouger le cul pour retrouver cette infime envie bandante de continuer à faire de ta vie un truc cool, redonner un peu de sens à ce qui n'en a plus, redécouvrir les joies solitaires, commencer à mater les petits culs qui se dressent devant cette mou boudeuse qui t'empêche de regarder ses jolies yeux pleins d'envie, tu n'oses plus, tu ne sais plus comment sourire , comment être intéressant, comment rebondir sur cette paire de seins qui te fantasme l'entre jambe… mais déjà t'y penses, alors tu débouches la bouteille de coca sans alcool.

et ce soir c'est toi qui fais la vaisselle…

A plus les copains
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Cette fois-ci, ce n'est pas à ma petite soeur que je dois cette lecture (elle qui se fait généralement une cure durant l'été lorsqu'elle vient en vacances dans notre belle Provence) mais à mon père qui a eu le courage de faire ce que je ne ferai jamais (du moins pas avant un très long moment) : faire du tri dans sa bibliothèque et mettre des livres de côté pour en faire don à la médiathèque dans laquelle je travaille ou alors (si jugés en trop mauvais état par mes soins), les jeter directement.

C'est donc avant de le cataloguer et de le mettre en rayon que je profite de cette lecture (que je n'hésiterai pas à recommander à mes lecteurs, tout comme je vais le faire avec vous dans cette critique d'ailleurs) afin de me faire moi aussi ma petite cure de Guillaume Musso (ce qui est toujours appréciable lorsqu'on ne veut pas trop se prendre la tête et surtout s'évader un peu, avec généralement un happy-end à la fin).

L'on dit que l'on n'oublie jamais son premier grand amour et c'est souvent vrai. Gabrielle et Martin se sont croisés, connus et aimés passionnément lorsqu'ils avaient vingt ans. Seulement, voilà, lui habite en France et elle aux Etats-Unis mais là n'est pas le problème car lorsqu'il lui avait fixé rendez-vous quelque temps plus tard, elle n'était jamais venue. Pourquoi ? Cela fait plus de quinze ans que Martin se pose cette question sans jamais en avoir la réponse. Aussi, se plonge-t-il à corps perdu dans son boulot de flic et là, il a un gros poisson à traquer : le plus célèbre voleur d'oeuvres d'art de tous les temps : Archibald. En effet, Martin a préféré se réorienter vers un service moins violent au sein de la police et consacre toute son énergie pour les musées et autres centres d'art (ce qui nous a cruellement manqué d'ailleurs durant cette longue période de confinement). et voilà près de trois ans qu'il traque Archibald sans jamais arriver à le coincer.

Archibald, ou le Arsène Lupin de l'art puisque ce dernier ne revend jamais es oeuvres qu'il dérobe est un personnage bien mystérieux. Quelles sont ses véritables intentions et pourquoi agit-il ainsi ? Martin est bien décidé à lever le mystère mais en s'attaquant à pareille tâche, il ne s'imagine pas qu'il va être lui-même confronté à ses propres démons et surtout, qu'il va devoir, résoudre ce qui l'a réellement empêché d'avancer dans la vie (sentimentalement et émotionnellement parlant) : à savoir un amour né lorsqu'il avait vingt ans et qui ne s'st jamais éteint.

Une bonne bouffée d'oxygène avec des passages fantastiques propres à l'écriture de Guillaume Musso, très bien écrit, léger et agréable à lire. Une lecture que je vous recommande vivement !
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Premier livre de Musso que je lis.
Pas certain qu'il y en aura un second. Si on me dit que ce sont des livres pour ados, alors je comprends mieux.

Par contre, une chose excellente : les citations en début de chapitre. Celles des autres s'entend. C'est ce qu'il y a de meilleur.

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« le dimanche, on lit au lit »

Ce qu'il y a de génial, lorsque l'on s'apprête à lire «du Guillaume Musso », c'est cette certitude qu'aucune déception n'est possible. En lisant un livre d'un auteur jamais lu encore, d'un auteur conseillé par autrui, ou tout simplement un premier ouvrage, le doute est permis : vais-je aimer, être charmée, conquise, ou... m'emmerder ferme. Mais lire un Musso, c'est comme une rencontre avec un très vieil ami : on sait qu'on va passer un bon moment, que c'est inévitable... et que c'est tant mieux.

Et quand je sais que je vais bientôt lire le nouveau Musso, je suis comme le Petit Prince et le Renard dans une séance d'apprivoisement : je me prépare le coeur. Je me réjouis comme pas deux. C'est comme un rendez-vous immuable, d'année en année... un rendez-vous qui, je l'espère, va durer.

Trêve de théorie de lectrice, ça parle de quoi, ce nouveau chef-d'oeuvre, me direz-vous...

Et bien ça parle, ô hasard de la vie, de l'édition, ou voulu par Dieu (j'ai des envies de croire en Dieu, pour le moment, je l'avoue), d'un sujet qui colle, par certains aspects, à ma propre vie. D'abord, c'est une histoire d'amour. Bien sûr. On veut de l'amour. Mais ce n'est pas que cela. Bien sûr aussi. Avec Guillaume Musso, il y a toujours cette part de fantastique, de rêve et de quête de l'absolu qui fait la force de l'ouvrage et surtout qui scotche dans le canapé (ou dans le lit, ou dans le transat au soleil...), jusque qu'à ce que la toute dernière page soit avalée... et les larmes ravalées.

Bon, je m'égare encore dans mes théories.

L'histoire. Gabrielle vit seule, mais elle a deux hommes dans sa vie. Son premier amour. Et son père. Ils l'aiment. Sans toutefois faire partie de sa vie. Mais, eux, se haïssent. A tel point qu'ils pourraient mettre plusieurs vies en danger...

Je n'en dirai pas plus, car en dire plus, c'est trahir l'histoire. Juste que la dernière partie du livre m'a totalement bouleversée. Tout le livre est bouleversant, mais la dernière partie, rhaaaaaaa. Et cette dernière partie, je veux y croire, tellement tellement. Ce livre, il rassemble tant de choses : un thriller, plusieurs histoires d'amour, des conflits, des réconciliations, de l'émotion, du suspense, du surnaturel parfois... tout ça en 300 pages environ. Alors chapeau Monsieur Musso.

Et comme chaque année, je n'aurai qu'une chose à dire : à l'an prochain !
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Citations et extraits (310) Voir plus Ajouter une citation
Martin ne croyait pas en grand-chose, mais il croyait aux vertus médicamenteuses de l'art, à la culture comme moyen de restaurer l'image de soi, au pouvoir résilient de la création.
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Silence religieux, aucun craquement, aucune présence: le musée était étrangement calme. Archibald pénétra dans les salles d'exposition avec le même recueillement que dans une église. [...] Archibald se laissa gagner par l'ambiance. Il avait toujours pensé que la nuit, les musées reprenaient leur souffle, dans le silence et la pénombre, loin des exclamations de la foule et des flashes des touristes. A trop vouloir surexposer la beauté des oeuvres, ne finissait-on pas par dénaturer leur intégrité et, à terme, par les détruire? En un an, une toile pouvait aujourd'hui être soumise à autant de lumière qu'autrefois en cinquante ans! Ainsi exhibés, les tableaux perdaient peu à peu leur éclat, se vidant de leur sève et de leur vie.
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Les trois hommes avaient une mine déconfite et aucun n'osait tenir tête à la ministre. Pour arriver à leur poste, ils étaient tous passés par l'école du cirage de pompes et avaient appris à encaisser les insultes sans broncher.
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-Quand une femme te dit « non », ça veut souvent dire « oui, mais j’ai peur ».
-Mouais, continuez.
- Quand elle te dit « peut-être », ça veut souvent dire « non ».
- Et quand elle dit « oui »?
-Quand elle dit « oui », ça veut dire « oui, peut-être ».
-Et pour dire « oui » tout court?
-«Oui » tout court, ça n’existe pas en langage féminin.
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Je sais maintenant que ce qui fait d’un homme un imbécile, c’est son inaptitude à suivre même les bons conseils qu’il se donne à lui-même.

Wiliam Faulkner.
(P93)
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