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EAN : 9782809714968
282 pages
Editions Philippe Picquier (20/08/2020)
3.94/5   396 notes
Résumé :
La vie est douce à Kamakura. Amis et clients se pressent dans la petite papeterie où Hatoko exerce ses talents d'écrivain public. Tendres, drôles ou tragiques, les destins se croisent sous son pinceau. Hatoko s'est mariée et découvre, en compagnie de Mitsurô et de sa petite fille, les joies d'être mère au sein de leur famille recomposée : elle enseigne à l'enfant l'art de la calligraphie comme le faisait sa grand-mère et partage avec elle ses recettes des boulettes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (108) Voir plus Ajouter une critique
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Bookycooky
  18 septembre 2020
Me voici de retour à ma papeterie préférée Tsubaki à Kamamura ! Ma jeune écrivaine publique Hatoko s'attèle à la confection des faire-part de son propre mariage avec le papa de sa copine de six ans QP. Et quel faire-part, j'aurais bien aimé en recevoir un ! Comme toujours un raffinement extrême dans les détails, de la couleur et qualité du papier jusqu'au timbre, un petit bijou ! Pour qui n'a pas lu le premier livre aucun souci, ici commence une nouvelle histoire.
Dans ce deuxième opus on va se rapprocher un peu plus de Hatoko , Poppo pour les intimes, qui nous dévoile, l'éducation sévère de sa grand-mère, qu'elle garde très vivement dans sa mémoire alors qu'elle est devenue officiellement la belle-mère de QP. Sa période "ganguro" ( détails dans le texte) raffolant de Lady Gaga nous révèle aussi son côté déjanté, que la mamie a fortement limé par la suite 😁, mais aussi sa nostalgie de la tendresse d'une vraie famille avec mère et père.
Ce livre est vraiment une République du Bonheur, où le bonheur découle de petites activités et gestes simples du quotidien, comme faire du thé suite à la cueillette de feuilles du théier du jardin, aider un gamin malvoyant à écrire sa propre lettre des Fêtes des mères pour sa maman, cueillir de l'armoise dans la nature pour en faire un repas en compagnie de QP, déguster des yeux un curry au chinchard pané....Hatoko ne prend pour acquis aucun de ces moments et les savoure en remerciant les dieux . Magnifique non ?
Et vous aurez encore pleines d'autres surprises....juste pour vous mettre l'eau à la bouche, comment régler sa rage envers un mari infidèle, qui de plus à cause de cela a perdu son boulot et à la suite sa Vie dans un accident ? Eh bien c'est facile, vous demandez à mon écrivaine publique préférée Hatoko de vous adresser une lettre de la part du mari mauvais et inconscient où ce dernier y reconnaîtrait toutes ses erreurs. Aussi simple que ca. En plus elle vous servira une de ses boissons chaudes ou froides dont elle seule en possède le secret, et dont elle vous donnera la recette. Magnifique non ?
J'avais eu un gros coup de coeur pour la première épisode "La Papeterie Tsubaki",
presque pareil pour celle-ci. Je n'aime pas les suites, mais ici c'est loin d'être une suite, un délice, une délicatesse sucrée ( je raffole des pâtisseries japonaises !) à elle seule, à déguster en ouvrant grands les yeux et le coeur, sous peine de laisser filer un de nos meilleurs moments de notre Vie de lectrice ou lecteur !
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fanfanouche24
  25 août 2020
Après l'immense coup de coeur que fut pour moi « La Papeterie Tsabuki »…quelle ne fut ma joie d'en voir la suite (même si ce roman peut se lire aisément séparément)…Inutile de préciser que je me suis précipiter dessus [reportant légèrement une autre très grande envie : le dernier texte d'Erri de Luca, « Impossible »]
Doublement joyeuse d'avoir retrouvé Hatoko… et de plus, au détour d'une petite rue, à la fin de flâneries dans les recoins de la ville de Meudon. J'ai ainsi fait connaissance avec une nouvelle librairie sympathique et bien achalandée, « le Méandre » !... Méandre bienvenu en cet après-midi de marche au hasard !.. …
Immense plaisir de retrouver notre sympathique écrivain public, pleine d'empathie pour la plupart de ses clients… même dans les demandes les plus tordues de « courriers » comme cette « Lettre de répudiation » d'une épouse qui ne supporte plus son époux au bout de 30 ans de vie partagée…puis Zut… c'est le mari qui vient solliciter l'aide de notre « scribe »… que de vies, de moments d'existence délicats…qu'elle doit régler, formuler au mieux, comme l'excellente médiatrice qu'elle sait être…Des croisements de vies, de destins singuliers, de moments de crise ou de joie, de reconnaissance à exprimer « noir sur blanc »…, avec la difficulté de choisir les mots justes.
Cette fois, pour m'imprégner au maximum du décor, j'ai été chercher les noms propres de lieux inconnus : sont apparues , en surimpression, les images des temples, jardins, lieux , décrits… le plaisir de la lecture en est enrichi, "colorisé"… Comme ce somptueux « Myôhon-ji »…décrit ci -dessous
« A l'époque, j'enviais les arbres dont le feuillage poussait en toute liberté. Là-bas, je pouvais respirer un air neuf, jusqu'au plus profond de mes poumons.
Dans l'enceinte du temple il y avait plein de chats errants à qui j'allais me confier. Les arbres aussi prêtaient l'oreille à mes monologues. (...)
Au bout d'un moment, la brise chassait les scories qui m'encombraient le coeur et je reprenais le chemin de la maison d'un pas plus léger.
pour moi, le Myôhon-ji, c'était un lieu unique où j'avais rendez-vous avec moi-même. (p. 108)”
En sus du quotidien d'écrivain public qu'est celui de notre narratrice… on la retrouve jeune mariée, et chargé d'âme, puisque son époux avait déjà une petite fille de six ans… Notre jeune mariée s'adapte à sa nouvelle vie, prend très au sérieux son nouveau rôle de « maman », cette toute nouvelle existence lui faisant revivre son enfance, avec une grand-mère aimée, mais parfois très dure… nous l'accompagnons dans son quotidien au sein de sa boutique- papeterie et bureau d'écrivain public, tout en assistant à ses questionnements sur sa nouvelle vie, sa recherche d'un art de vivre et de gâter cette petite fille, sachant que chaque instant sont des trésors immédiats à vivre le plus intensément possible…
Comme ce moment unique de partage, de complicité entre l'enfant et l'adulte, lorsque notre écrivain public donne la première leçon de calligraphie à "sa" petite fille, très réactive et demandeuse, en la matière !!
Un roman bienveillant , joyeux, qui est comme un joli cadeau pour débuter cette nouvelle rentrée avec entrain et nouvelles bonnes résolutions… Je ne peux m'empêcher de remarquer que la phrase que je vais citer ci-dessous, je ne l'aurais peut-être pas relevée auparavant, avant cette fragilisation généralisée de notre quotidien, avec nos proches et dans nos occupations … c'est dire combien (on) , (je) ressens cet « ici et maintenant »… dans les gestes et rituels les plus simples du quotidien :
« Mais un plat n'a pas le même goût selon qu'on le mange tout seul, en silence, ou avec des êtres chers, en bavardant gaiement. Bien manger à table avec ceux qu'on aime: rien ne surpasse un tel moment de bonheur et de luxe. (p. 16) .
Un roman-lumière en cette rentrée, qui fait un bien fou… Les pages de ce roman nous offrent en cadeau des illustrations et calligraphies de ces lettres intimes, imaginées, formulées par notre brillante et chaleureuse écrivain public,qui accueille chaque client avec thé, petits gâteaux… Art de vivre et art d'accueillir ! de quoi tous rêver à ce genre de lieu, hors du temps et du seul tiroir-caisse !!
Très belle rentrée à tous et toutes !
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Wyoming
  02 octobre 2021
Cuisine et surtout calligraphie sont les deux activités principales de Hatoko qui, après la papeterie Tsubaki, a rencontré l'amour en épousant un jeune veuf et en s'attachant également à la fillette de celui-ci.
On retrouve le ton très positif des autres livres de Ito Ogawa, avec moins de surprise sans doute. Elle donne toujours de belles leçons de vie à tous ceux qui sont dans la difficulté, voire le malheur, le deuil. Elle est capable de réconforter un couple qui a perdu un enfant âgé de huit jours en trouvant les mots appropriés pour accompagner leur douleur.
L'humour est toujours présent, un humour japonais, délicat, pas toujours accessible aux occidentaux. Il est fin, sans moquerie, adapté aux situations vécues par les différents protagonistes.
Et puis la nature tient encore une place de choix dans l'écriture de Ito Ogawa qui s'émerveille devant les différentes saisons, particulièrement l'automne aux couleurs qui exaltent l'âme de l'écrivaine.
On a même quelques recettes de cuisine comme celle du thé nouveau et c'est donc toujours un plaisir de suivre Hatoko, même si celui-ci peut s'émousser quelque peu, usure sans doute normale car on reste dans les mêmes thématiques d'un livre à l'autre.
C'est un bon petit livre, plein de bons sentiments, qui offre un moment de détente joyeuse en compagnie de Hatoko, avec toujours un petit plus pour ceux qui lisent le japonais, la rédaction des lettres étant reproduite dans la langue du pays du soleil levant.
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sabine59
  21 septembre 2020
Comme je suis heureuse de te retrouver, Hatoko!
Permets-moi de t'écrire cette missive. Un petit clin d'oeil au métier d'écrivain public, que tu continues d'exercer. Les requêtes de tes clients sont cette fois encore, singulières, souvent émouvantes. Et tes lettres toujours délicates, inspirées.
Je tiens d'abord à te féliciter: tu viens de te marier avec Mitsurô, et tu découvres petit à petit la joie de former une famille, avec sa fillette de six ans, Haru, si attachante. L'angoisse aussi de ne pas savoir t'y prendre avec un enfant.
Toi si solitaire jusque là, te voilà accueillie chaleureusement par ta belle-famille, et tes amis t'entourent également. Tu apprends l'art de la calligraphie à Haru.Tu ouvres ton coeur, tu sais, un peu comme les bourgeons de pétasites, tu t'épanouis, tu fleuris. Et tu comprends mieux l'intransigeance de l'Aînée, qui voulait en fait te protéger et t'aider à savoir affronter la vie.
Tu m'as encore régalée de tes saveurs de mets japonais raffinés, des senteurs de l'olivier, du thé fraîchement cueilli, des mandarines.
Et surtout, Hatoko, tu m'as transmis tes émotions, ton émerveillement quotidien devant les petites choses qui font vibrer nos coeurs, ces toutes petites choses pourtant indispensables et nimbées de beauté , comme un prunier en fleur ou un chant d'oiseau au printemps.
Tu brilles, tu irradies.
Tu fais étinceler ma vie de lectrice aussi.
Merci.
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sandrine57
  23 février 2022
C'est en toute discrétion que Poppo s'est unie à Mitsurô, un beau jour de printemps, celui-là même où QP fait son entrée à l'école primaire. Là voilà donc épouse et mère, heureuse mais remplie de questions et d'incertitudes. Les jeunes mariés n'ont prévenu personne mais Poppo envoie à tous leurs amis un faire-part confectionné avec soin et amour, comme elle seule en est capable. Sa nouvelle vie se partage donc entre son travail d'écrivain public à la papeterie Tsubaki et son apprentissage de la vie de famille.
Quel beau cadeau nous offre Ito Ogawa avec cette suite de la papeterie Tsubaki ! On y retrouve la jolie ville de Kamakura, la douce Poppo, ses amis, ses voisins, ses clients et bien sûr son époux tout neuf et la petite QP. Pour la jeune fille, élevée sévèrement par l'Ainée, c'est une vraie découverte que cette vie de famille qui s'ouvre à elle. Elle prend à coeur son rôle de mère, soucieuse d'éduquer QP dans le partage, l'amour, la bienveillance et la joie. Car Poppo est quelqu'un d'exceptionnel qui enchante le quotidien par petites touches, toujours émerveillée des petits bonheurs de la vie qu'elle partage avec les siens. Un goûter préparé à quatre mains avec la petite fille, une promenade au temple entre amis, un repas en famille sous la chaleur du kotatsu, la première prière au temple de l'année, la contemplation d'un prunier en fleurs sont autant de moments simples dont elle jouit profondément, consciente de la chance que lui a offert la vie.
Oui, Ito Ogawa nous a fait un beau cadeau avec cette République du bonheur. C'est plein de beauté et de bonté, de lumière, de chaleur. C'est une ode à l'amour, à la famille, au partage. C'est l'idée que nous sommes les artisans de notre propre bonheur, qu'il faut savoir apprécier les petits plaisirs, s'accommoder des petites contrariétés et continuer à vivre malgré les pertes et les deuils. Une belle philosophie de la vie.
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Citations et extraits (135) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   18 septembre 2020
...on dit que si on se coupe les ongles après les avoir trempés dans l’eau des sept herbes sauvages, on passera toute l’année en bonne santé. 
— C’est vrai ? 
— Oui.
Pour tout avouer, l’an passé, je ne l’ai pas fait car cela me semblait inutile. Et je n’ai pas tardé à attraper un rhume. Je sais bien qu’il n’y a pas de lien direct. C’est une superstition, rien de plus. Mais se plier à cette tradition permet, par la force de l’esprit, de se convaincre qu’on ne s’enrhumera pas, et peut-être qu’alors le corps bloque les microbes.
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BookycookyBookycooky   16 septembre 2020
Pendant que les haricots azuki cuisaient dans une marmite en terre, j’ai blanchi l’armoise sur l’autre feu. L’eau se teintait d’un vert profond à vue d’œil. Un parfum frais enflait, comme un concentré de printemps. J’avais l’impression d’être en forêt.
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fanfanouche24fanfanouche24   24 août 2020
A l'époque, j'enviais les arbres dont le feuillage poussait en toute liberté. Là-bas, je pouvais respirer un air neuf, jusqu'au plus profond de mes poumons.
Dans l'enceinte du temple il y avait plein de chats errants à qui j'allais me confier. Les arbres aussi prêtaient l'oreille à mes monologues. (...)
Au bout d'un moment, la brise chassait les scories qui m'encombraient le coeur et je reprenais le chemin de la maison d'un pas plus léger.
pour moi, Le Myôhon-ji, c'était un lieu unique où j'avais rendez-vous avec moi-même. (p. 108)
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NievaNieva   27 août 2020
Il a extrait de son sac une espèce d’appareil, en a essuyé la poussière avec sa manche de kimono et l’a posé sur mon bureau : c’était une machine à écrire. 
— Mais, qu’est-ce que… ? C’est une Olivetti, n’est-ce pas ? 
— Tu en sais, des choses.
— Et une Lettera 22, en plus ! 
Je n’aurais jamais imaginé voir surgir de son sac en papier une telle trouvaille. Olivetti est le plus grand fabricant italien d’articles de bureau, une maison ancienne appréciée des connaisseurs. La machine à écrire Lettera 22 a été son produit phare. 
— Elle est vraiment belle, tout en courbes, ai-je dit dans un soupir en effleurant les touches du doigt. 
C’était la première fois que j’en voyais une en vrai. L’ancêtre de la machine à traitement de texte, puis de l’ordinateur. 
— Elle te plaît ? 
J’ai vivement hoché la tête en réponse à la question du Baron, qui m’a lancé d’une voix bourrue : 
— Prends-la.
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Erik35Erik35   04 novembre 2020
Après l'avoir raccompagné, je suis restée sur le pas de la porte, rêveuse.
Un papillon dansait dans les flaques de soleil. Il virevoltait de-ci de-là, comme fou de joie de pouvoir voler. Loin de se douter qu'il était observé, il évoluait, oublieux de tout, et il était beau.
Il exprimait de tout son être le bonheur d'être en vie.
Le papillon, Takahiko et QP étaient pareils. Ils vivaient, de toutes leurs forces.
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