AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782849905500
Éditeur : Editions des Equateurs (26/04/2018)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 211 notes)
Résumé :
"Au long de l'Iliade et de l'Odyssée chatoient la lumière, l'adhésion au monde, la tendresse pour les bêtes, les forêts - en un mot, la douceur de la vie. N'entendez-vous pas la musique des ressacs en ouvrant ces deux livres ? Certes, le choc des armes la recouvre parfois. Mais elle revient toujours, cette chanson d'amour adressée à notre part de vie sur la terre. Homère est le musicien. Nous vivons dans l'écho de sa symphonie."

Homère continue de nou... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
oran
  13 mai 2018
Quel merveilleux petit livre ! plein de poésie, de charme, de finesse, d'humour ...
Avant de quitter le rivage, de larguer les amarres et de voyager en compagnie d'Homère et de Sylvain Tesson qui tient la barre, il faut ronger notre impatience en lisant son avant-propos.
Nous découvrons, ravis ce que ce voyage dans le temps nous réserve ! Voguer, rêver, nous instruire, côtoyer les dieux, partager leurs agapes, perdre volontairement le temps, le retrouver, nous ressourcer en nous plongeant dans les eaux bleues mais tumultueuses de la Méditerranée, en étant, quelques fois happés dans les tourbillons de l'histoire, de la vie… Un voyage chimérique mais si réel, si actuel, une expérience spirituelle …
Une lecture festive qui m'a permis de revisiter avec grand plaisir ces narrations épiques, magiques, mythiques que j'étudiais au lycée, de celles qui m'ont fait aimer avec passion l'Histoire.

Commenter  J’apprécie          8816
ninosairosse
  02 mai 2019
♫Nos vies sont une guerre
où il ne tient qu'à nous
De nous soucier de nos sorts,
de trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas,
et de toute cette eau qui dort,
Qui pollue nos chemins,
soit disant pavés d'or.
Mais quand reverrai-je,
de mon petit village,
fumer la cheminée
et en quelle saison,
mais quand
reverrai-je ?♫
Ulysse- Ridan - 2007
Cette chanson reprend le célèbre poème Heureux qui comme Ulysse de Joachim du Bellay, extrait du recueil Les Regrets de 1558.

Il y a de la musique dans les haut- parleurs
tu me fais planer,
Je prends l'avion dans deux heures
"Iliade" la rumba dans l'air, pépère
Je t'ai suivi dans tes galères avec mes mers
Vas y Francky c'est bon
"Oh dis say" bon bonbonbon
Iliade , Odyssée époque début secondaire
J'pouvais pas dire "j'adore", plutôt Es père
des pensées d'Arcs, va dors ...
Stop ou ANCKOR
Face à Homère
derrière t'as la terre
l'Eternel ou l'effet Mer
"Poème de la force" selon Simone Weil
Sylvain, Tesson père !
Homere que la ville est belle
sans ces putains de camions
de gazoil et de goudrons...
Je ne puis rien vous dire
DIVIN, Objectivation d'une Présence
Devant tant de beautés j'en suis réduit au silence
Grand yeux de chouette, ceux de ton Athéna
Puis-je avouer un amour pour tes dieux
quand devant l'Homère t'as ?
En somme, vivre reviendrait à aller, en chantant, vers un sort promis.
p 180
L'adjectif est un nimbe autour de l'être
Il désigne l'Aura du héros
Dieu que c'est beau
Décidé, je t'emmène sur mon ile déserte.






+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          735
Archie
  16 août 2018
Entre deux romans, un bref arrêt sur Homère. Cet été, l'auteur mythique de l'Iliade et l'Odyssée est à l'honneur dans deux ouvrages. J'ai lu Un été avec Homère de Sylvain Tesson, puis Une odyssée de Daniel Mendelsohn. J'en publie mes critiques en même temps.
Après Montaigne, Proust et d'autres, Un été avec Homère s'inscrit dans une série annuelle d'émissions de radio, publiées ensuite en librairie. le livre est la transcription d'émissions préparées et présentées pendant l'été 2017 par Sylvain Tesson. Pour relire et commenter l'Iliade et l'Odyssée, cet homme de défis, arpenteur de la planète, chantre impénitent de la nature et intellectuel inclassable, s'était cloîtré pendant plusieurs semaines dans une minuscule île grecque, afin, explique-t-il, de capter les couleurs, la musique et les vibrations de l'univers d'Homère – un nom qui recouvre lui-même un mystère.
L'Iliade et l'Odyssée s'intègrent parfaitement dans l'ordinaire de l'amateur de romans que je suis. L'histoire de la guerre de Troie, tout comme celle du retour d'Ulysse en ses terres, constituent de longues sagas littéraires on ne peut plus romanesques. Une difficulté, toutefois : ces oeuvres se présentent sous la forme de poèmes totalisant à elles deux, près de trente mille vers ! En lire l'intégralité, même en français, reste inaccessible au lecteur moyen, même si des traductions en vers reproduisent fidèlement la poésie de l'original, même si je me suis délecté des nombreux vers insérés par Tesson pour émailler son propos. Je lui sais surtout infiniment gré de m'avoir rappelé clairement les péripéties de l'Iliade et de l'Odyssée
Je ne m'y étais plus vraiment intéressé depuis la classe de 6ème, mais j'avais gardé en mémoire les tenants et aboutissants de la guerre de Troie. J'avoue toutefois avoir oublié que l'Iliade ne portait que sur un court épisode de ce long et sanglant conflit ; un épisode consacré essentiellement à Achille, depuis la bouderie où il s'était enfermé, offensé par Agamemnon, jusqu'aux funérailles d'Hector, après le combat suprême dont il était sorti vainqueur... Ah, Achille !... Son brio, ses combats, ses victoires avaient ébloui mes dix ans, comme ceux de mes fils l'ont été par les exploits de Musclor et autres héros d'animation super-vitaminés de la télé du dimanche matin... J'avais moins accroché avec l'Odyssée. J'étais un trop grand garçon pour croire aux enchanteresses, aux monstres et aux déguisements. J'étais un trop petit garçon pour être émoustillé par les aventures féminines du héros. J'avais même été choqué par une illustration où Ulysse apparaissait nu devant Nausicaa. En fait, la seule partie de l'Odyssée qui m'avait plu était la scène finale de la révélation et de la vengeance.
Sylvain Tesson m'a fait découvrir l'Iliade et l'Odyssée dans toute leur profondeur, un monde manipulé par des dieux trop humains pour être respectables, un monde qui évolue entre réalisme et merveilleux. J'ai compris que le brio d'Achille n'est que folie meurtrière incontrôlée et suicidaire, alors que le problème d'Ulysse, cet homme tout en ruse et en maîtrise de soi, est qu'au fond de lui, il a bien du mal à choisir entre le frisson de l'aventure et la douceur du foyer familial…
Achille et Ulysse, deux hommes d'aujourd'hui, donc ! Et l'on en arrive à la thèse dont Tesson martèle l'argumentation. L'oeuvre d'Homère serait prémonitoire de notre actualité. L'homme contemporain serait habité de la même violence et de la même médiocrité que son ancêtre grec. Son aspiration à la tranquillité n'aurait d'égal que sa soif inextinguible de conquêtes, à commencer par la guerre qu'il mène contre la planète au nom d'un progrès illusoire. Des idées éminemment respectables à défaut d'être nouvelles. Mais l'obstination du discours m'a donné l'impression de tourner en rond dans la seconde partie du livre, un peu comme un Ulysse qui voguerait éternellement d'île en île, sans jamais parvenir à son port de destination.
La preuve, une fois de plus, que les thèses développées trop longuement et de façon trop insistante dans le souci fébrile d'emporter une conviction, finissent par donner une impression comminatoire lassante. Pour une argumentation persuasive, quelques pages suffisent souvent.
N'empêche que les larges extraits traduits des poèmes d'origine sont magnifiques – je l'ai déjà dit, mais ça ne fait rien ! – et que l'écriture lyrique et flamboyante de Sylvain Tesson est la marque d'un talent poétique accompli.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          514
mcd30
  27 juillet 2019
Lire L'Iliade et l'Odyssée en classe fut une énorme claque et le début d'une passion pour la mythologie, la Grèce, les îles, la mer, les dieux et les héros. Homère m'apporta un texte magnifique, une histoire dont on ne se lasse pas et là, commenté par Sylvain Tesson avec son humour et ses pensées pertinentes, ce ne pouvait être qu'un énorme coup de coeur.
Lire l'ILiade, assister au combats, j'avais oublié à quel point Homère ne lésinait pas sur les coups, les blessures, les têtes coupées qui roulent par terre , certains auteurs de nos jours n'ont rien à lui envier, cette violence dont nous nous plaignons parfois est déjà là.
Puis se balader d'île en île, avec L'Odyssée et suivre les aventures d' Ulysse et réaliser que les monstres qu'il affronte sont à l'image de nos peurs.
Finalement, rien de nouveau sous le soleil et deux mille cinq cents ans plus tôt,les héros se prennent pour des dieux et refusent d'être oubliés, la course à la célébrité existait déjà. Les dieux trop humains se laissaient aller à leur passion, à leurs amours et à leurs désamours. Et les hommes doivent faire avec. Il faut choisir entre renoncer à sa petite vie tranquille, ne plus s'appartenir et être l'esclave de l'histoire pour avoir droit à la postérité;
Le sens et le but de la vie se posait déjà .
Homère nous offre une réflexion sur la guerre, le pouvoir, la mort (peur de l'oubli) plus un conte initiatique avec Ulysse, ce héros dont tout le monde parle mais qui n'a qu'une idée rentrer chez lui quelles que soient les épreuves qui l'attendent.
En fait, Un été avec Homère commenté par Sylvain tesson c'est transposer notre mode de vie, notre vision du monde pour comprendre Homère et découvrir son génie et son intemporalité : on se battait pour l'honneur, nous nous battons pour l'argent. Moins de transcendance plus de matérialisme. Rien de nouveau, juste certaines idées qui sont passées de mode. de ce livre que je relirai certainement, j'ai beaucoup aimé aussi cette phrase parmi tant d'autres :
La paix paraît un trésor étrange. Celui que nous négligeons quand nous en disposons et que nous regretterons une fois perdu. Phrase qui de nos jours avec la canicule pourrait être remplacée par : la Terre, un trésor étrange que nous négligeons quand nous en disposons et que nous regretterons une fois perdue.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          456
Jean-Daniel
  25 septembre 2018
En juillet et août 2017, France Inter a diffusé chaque semaine une chronique sur Homère, rédigée et enregistrée par l'aventurier et écrivain Philippe Tesson. Ces huit émissions viennent d'être réunies dans un recueil, intitulé "Un été avec Homère", qui permet au lecteur de plonger avec bonheur dans l'Iliade et l'Odyssée.
Organisé en courts chapitres, ce livre peut s'adresser à ceux qui souhaitent découvrir Homère mais surtout il invite à relire Homère et à accompagner Ulysse au cours de ses aventures pour retrouver son royaume. On connaît tous l'Iliade et l'Odyssée, écrits il y a 2 800 ans, qui font partie des premiers poèmes de l'humanité qui nous ont été transmis : Hélène, le cheval de Troie, Calypso, le chant des sirènes, Pénélope et sa tapisserie, le retour d'Ulysse à Ithaque… Sylvain Tesson voyage entre le monde mythologique et le monde actuel en faisant des rapprochements entre les évènements imaginés par Homère et ceux réels de notre temps.
Quelques années auront suffi « pour qu'une meute d'idéologues en charge de réformer l'école saigne les études antiques », s'insurge Sylvain Tesson. Les langues mortes seraient devenues élitistes et par ricochet source d'injustice… Heureusement, Sylvain Tesson a le grand talent de rendre accessibles à tous des textes mythiques, en mettant en évidence tout ce qui fait écho avec notre époque.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          461

critiques presse (5)
NonFiction   14 septembre 2018
L’essentiel d’Homère est qu’il est le fondateur de la littérature, descriptive ici par son rapport au paysage. L’auteur traverse le texte au rythme du voyage d’Ulysse. Il y trouve des clés pour notre modernité et toute l’aventure humaine.
Lire la critique sur le site : NonFiction
NonFiction   27 août 2018
Un été avec Homère n’a rien d’un fade résumé du texte homérique. D’abord, Sylvain Tesson nous offre une lecture choisie de L’Iliade et de L’Odyssée, qu’il relit à travers le prisme d’oppositions structurantes, mais jamais réductrices, révélatrices, au contraire, du chatoiement des rapports humains .
Lire la critique sur le site : NonFiction
LeMonde   29 juin 2018
L’écrivain et voyageur français signe « Un été avec Homère » et revient sur la fascination universelle qu’exerce l’auteur antique.

Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   04 juin 2018
Assurément plus nietzschéen que hégélien, l'écrivain donnerait toutes les sciences humaines pour une page d'Arendt : il fait le choix de Homère contre Zuckerberg, sans perdre l'espoir que le premier l'emporte, dans un retour de balancier. Il y travaille avec génie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   25 avril 2018
Avec « Un été avec Homère », Sylvain Tesson plonge dans « L'Iliade » et « L'Odysée » et nous donne très envie d'aller voir chez les Grecs.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (174) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   28 juillet 2018
Il faut séjourner sur un caillou pour comprendre l'inspiration d'un artiste aveugle, vieux nourrisson allaité de lumière, d'écume, de vent. Le génie des lieux nourrit les hommes. Je crois à la perfusion de la géographie dans nos âmes. "Nous sommes les enfants de notre paysage.", disait Lawrence Durrell.
(...) La lumiére du ciel, le vent dans les arbres, les îles dans la brume, les ombres sur la mer, les tempêtes : je perçus les échos de l'héraldique antique. Chaque espace possède son écusson. En Grèce, il est frappé de vent, traversé de lumière, caparaçonné d'affleurement. Ulysse avait reçu ces mêmes signaux à bord. de son bateau de peine. Les soldats de Priam et d'Agammemnon les avaient perçus sur la plaine de Troie. Vivre dans la géographie, c'est franchir la distance entre la chair du lecteur et l'abstraction du texte. p 29-30
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
oranoran   13 mai 2018
Je crois à la perfusion de la géographie dans nos âmes (...)
Après ce séjour dans mon poste de garde, j'approchai la substance physique de l'Odyssée et de l'Iliade (...)
La lumière du ciel, le vent dans les arbres, les îles dans la brune, les ombres sur la mer, les tempêtes : je perçus les échos de l'héraldique antique. Chaque espace possède son écusson. En Grèce, il est frappé de vent, traversé de lumière, caparaçonné d'affleurements. Ulysse avait reçu ces mêmes signaux à bord de son bateau de peine. Les soldats de Priam et d'Agamemnon les avaient perçus sur la plaine de Troie. Vivre dans la géographie, c'est franchir la distance entre la chair du lecteur et l'abstraction du texte.
(Avant -propos)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
mcd30mcd30   22 juin 2019
Remettons la vaisselle à demain ! Éteignons les écrans ! Laissons pleurer les nourrissons, et ouvrons sans tarder l'Iliade et l'Odyssée pour en lire des passages à haute voix, devant la mer, la fenêtre d'une chambre, au sommet d'une montagne. Laissons monter en nous les chants inhumainement sublimes. Ils nous aideront dans le brouillard de notre temps. Car d'horribles siècles s'avancent.
(p. 18)
Commenter  J’apprécie          320
mcd30mcd30   09 juillet 2019
Les dieux ont pris d'autres visages, les peuples se sont mieux armés, les hommes se sont multipliés, la Terre a rétréci.
Mais tous, nous portons dans nos cœurs une Ithaque intérieure que nous rêvons parfois de reconquérir, parfois de regagner, souvent de préserver.
Et tous, nous sommes menacés par de nouveaux assauts sur les plaines de Troie. Troie peut avoir tous les noms possibles, les dieux sont toujours en embuscade, préparant de nouveaux assauts. Cela ne veut pas dire que les hommes sont maudits et destinés à se battre. Cela signifie que l'histoire n'est pas finie. (p. 118)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
mcd30mcd30   06 juillet 2019
Le nom de l'arc est la vie, écrivait Héraclite, et son œuvre : la mort. L'arc est un symbole philosophique pour l'homme antique et pour certains d'entre nous encore. C'est l'instrument d'Apollon le guerrier. Le poète Orphée, lui, se sert d'une lyre comme d'un arc pacifié... L'arc et la lyre :quand l'un a servi à restaurer l'ordre, l'autre peut commencer à vibrer pour les chants. Chez Héraclite, l'arc symbolise la coexistence des contraires. Chez Ulysse, il illustre le désir de tendre vers le but, de n'en jamais dévier et d'avoir vécu depuis vingt ans dans l'énergie de la tension. (p. 109)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Videos de Sylvain Tesson (90) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Tesson
Payot - Marque Page - Sylvain Tesson - La panthère des neiges
autres livres classés : grèceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Sylvain Tesson

Quelle formation a suivi Sylvain Tesson ?

histoire
géographie
russe
urbanisme

10 questions
155 lecteurs ont répondu
Thème : Sylvain TessonCréer un quiz sur ce livre
.. ..