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EAN : 9782264009623
186 pages
Éditeur : 10-18 (01/02/2006)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 59 notes)
Résumé :
"Rangeons ce livre au nombre de ces ouvrages précieux dans lesquels l'homme bafoué et meurtri apprend comment on passe du ressentiment et de la colère à la lutte pour la justice." (Les Lettres françaises)

"Ferdinand Oyono s'attaque au bon vieux contraste noir et blanc avec une vigueur sympathique et un sourire intelligemment désinvolte." (Le Canard enchaîné)

"Cette verve comique soutenue par un réalisme intense... Une lumière crue et im... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
cdipmf
  30 mai 2013
C'est l'histoire de Neka, un vieux nègre, qui a donné ses terres et ses deux enfants, comme soldats aux Blancs. Il a tout perdu, aussi pour le remercier et le récompenser le Chef (le haut Commissaire) lui offre une médaille et lui promet qu'il sera traité comme un Blanc (promesse d'une grande amitié). Neka y croit mais il va très vite se rendre compte que ce n'était que des illusions. Neka va ainsi se révolter...
Anaëlle, 2A
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Dridjo
  10 novembre 2012
Le vieux nègre. Ce vieux Méka. Retraité militaire de la première guerre mondiale. Nous rions de lui, au début. Nous rions de lui et de ses congénères. Au début. Tous ces pauvres hères que l'annonce d'une récompense “médaillante” faite à Méka, met en ébullition.
Méka. Homme entre deux âges que les colons catho ont transformés en "bon" chrétien, tout acquis à la cause religieuse. le vieux ne se sent plus de joie quand l'administration coloniale lui annonce sa prochaine décoration par "le chef des blanc".
Il avait eu la grâce insigne d'être le propriétaire d'une terre qui, un beau matin, plut au bon Dieu. Ce fut un père blanc qui lui révéla sa divine destinée. Comment pouvait-on aller contre la volonté de Celui-qui-donne ? Méka qui, entre-temps, avait été recréé par le baptême, s'effaça devant l'huissier du Tout-Puissant.
Dans la première partie de ce « Vieux nègre et la médaille » de Ferdinand OYONO, nous avons le portrait caustique des habitants de Doum, ainsi que leurs voisins, dont la naïveté de nègres colonisés montant en épingle la "reconnaissance de l'ami blanc" nous tire des sourires condescendants.
Nous sourions, nous, lecteurs avachis dans nos moelleux conforts de lettrés occidental – ou assimilés –, à des année-lumières de ces réalités. Nous sourions, en imaginant cette société ancienne qui marie Kélara à Méka avec une décontraction qui révulse
"Voilà ta femme, lui avait-il dit. Tu pourras venir la chercher quand elle sera à point"
Nous sourions, imaginant Engamba, le beau-frère, ainsi que son épouse Malia, marcher nuit et jour vers Doum afin de participer à la gloire du médaillé
- Et toi, ici, intervint Mbogsi, s'il t'arrive quoi que ce soit, il te suffira de dire au commandant que tu es le beau-frère de celui qu'est venu décorer le Chef des Blancs
- ça, c'est la vérité, ponctua l'étranger. Ta famille, tes amis, les amis de tes amis seront désormais des privilégiés. Il leur suffira de dire : "je suis l'ami de l'ami du beau-frère de Méka" pour que toutes les portes leur soient ouvertes. Moi-même qui vous parle, je me sens un peu décoré...
Nous sourions, en imaginant Méka dans sa veste trop grande, taillé "à la mode de Paris" par Ela ventru et grossier, auto-proclamé maitre-couturier.
Nous sourions. Jaune. Agacement et grimace devant cette seconde partie du livre qui nous met mal à l'aise, mal dans nos baskets de noirs à la culture mondialisé, devant ces africains trainés dans la boue par la froide administration coloniale.
(Suite sur http://loumeto.com/ecrire/?exec=articles&id_article=353)
Lien : http://loumeto.com/ecrire/?e..
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GrandGousierGuerin
  14 octobre 2013
Un tout petit moins de 200 pages qui se lisent très facilement, d'une traite où on s'amuse des mésaventures de ce pauvre Meka qui subit et voit ce qu'il advient lorsqu'on se frotte aux Blancs. Mais la description de la vie indigène juste avant l'indépendance est un régal qui prête à rire et à sourire sous couvert d'une critique plutôt légère du système colonial. On palabre beaucoup, du moins entre les hommes car les femmes sont au marigot à travailler. On s'invite chez des parents dont le linéage se perd pour manger du singe ou de la vipère sans oublier ses prières à Jesous Cristous. Et on se rappelle l'époque bénie où l'homme blanc (homme fantôme) n'existait pas, où on était respecté de tous entouré d'une multitude de femmes prévenant le moindre de vos désirs, et où les catéchistes n'étaient pas là pour diriger votre vie …
Ce n'est vraiment pas un livre manifeste ni revendicateur … mais le contraste blanc-noir est amené de manière si désinvolte qu'à la fin, je ne saurai dire qui est le plus ridicule ou hilarant …
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aouatef79
  02 juillet 2019
Le Vieux nègre et la médaille" est un roman de l 'écrivain camerounais Ferdinand Oyono ( 1929-2010 ) .Ce dernier a fait des études à Paris , a étudié le droit et fait Sciences-Po .
le roman relate l 'histoire de Méka , un Africain modeste et humble .Dans une langue chaleureuse et truculente ,l 'auteur brosse son portrait et on apprend que l 'administration coloniale a décidé de le récompenser pour le service rendu à la Patrie ( la France ) .Il a tout donné à ce pays où deux de ses fils sont morts au champ de bataille pour la France et a offert une partie de ses terres à l 'église catholique ."Le Vieux Nègre et la médaille"est un livre dont on se délecte tant est fluide l 'écriture .Un peu moins de 200 pages qui se lisent facilement d 'une traite où on s 'amuse des mésaventures de Meka qui subit et voit ce qu 'il advient lors qu 'on se frotte aux Blancs .
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wellibus2
  20 mars 2016
le vieux nègre et la médaille » est ce genre de livre dont on se délecte tant est fluide l'écriture, omniprésente l'humour et éclairante la compréhension que l'on a, in finé, des vies coloniales. C'est un livre qui nous remet au coeur de l'injuste de ces années dont la banalité quotidienne, violente, se perd déjà dans le brouillard du temps. Retour ligne manuel
Une grande oeuvre, dont le propos n'a pas vieilli – ce qui participe peut-être au malaise du lecteur – et qui constitue un de ces ciment du souvenir dont les hommes ont besoin que jamais l'histoire ne se répète. Voeux pieu.
http://www.agoravox.fr
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
wellibus2wellibus2   20 mars 2016
Il réalisa qu’il était dans une situation étrange. Ni son grand-père, ni son père, ni aucun membre de son immense famille ne s’étaient trouvés placés, comme lui, dans un cercle de chaux, entre deux mondes, le sien et celui de ceux qu’on avait d’abord appelés les “fantômes” quand ils étaient arrivés au pays. Lui, il ne se trouvait ni avec les siens ni avec les autres
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doutydabodoutydabo   15 mai 2016
Qui veut etre grand il faut limité les grands
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JacquesGolouJacquesGolou   18 novembre 2015
oeuvre ayant pour axe d'étude l'expression de la peinture coloniale
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oliviersavignatoliviersavignat   06 juillet 2020
L'odeur de bois mort, de sous-bois grouillant, de terre humide, de toutes les émanations sylvestres des lendemains de grande pluie imprégnaient l'atmosphère. Ces senteurs rafraîchissantes comme une liane à eau évoquaient les chasses à courre, le porc-épic qu'on traque avec un petit feu allumé à l'ouverture de son terrier, la sagaie qu'on enfonce adroitement entre les côtes de l'antilope, le phacochère qui détale de sa bauge, le feu de brousse qu'on allume avec la palme séchée du dernier dimanche des Rameaux pour avoir une bonne récolte... toute la vie du terroir africain qui avait manqué à Meka depuis qu'on l'avait convoqué pour la médaille de l'amitié.
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oliviersavignatoliviersavignat   15 juin 2020
-- Quelle femme, quelle mère est plus malheureuse que moi! J'avais cru épouser un homme, un costaud... Mon Dieu! pourquoi ai-je épousé un derrière plein de m...! Mes enfants, mes pauvres enfants, on vous a vendus comme Judas a vendu le Seigneur... Lui au moins il l'avait fait pour des sous... L'homme qui a couché avec moi pour que je vous enfante n'a pas vendu cher ses gouttes de liquide! Vous valez tous les deux, mes pauvres petits, une médaille...
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