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ISBN : 2264009624
Éditeur : 10-18 (01/02/2006)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Dans une langue chaleureuse et piquante, Ferdinand Oyono brosse le portrait de Meka, un "vieux nègre" que l'administration a décidé de récompenser pour son dévouement pour la France. Les truculentes aventures de cet homme, humble, mais non dépourvu de malice, sont un régal pour les sens et une subtile critique de la domination coloniale. Une pépite de la littérature africaine, réquisitoire et dénonciatrice

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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
cdipmf
  30 mai 2013
C'est l'histoire de Neka, un vieux nègre, qui a donné ses terres et ses deux enfants, comme soldats aux Blancs. Il a tout perdu, aussi pour le remercier et le récompenser le Chef (le haut Commissaire) lui offre une médaille et lui promet qu'il sera traité comme un Blanc (promesse d'une grande amitié). Neka y croit mais il va très vite se rendre compte que ce n'était que des illusions. Neka va ainsi se révolter...
Anaëlle, 2A
Commenter  J’apprécie          1982
Dridjo
  10 novembre 2012
Le vieux nègre. Ce vieux Méka. Retraité militaire de la première guerre mondiale. Nous rions de lui, au début. Nous rions de lui et de ses congénères. Au début. Tous ces pauvres hères que l'annonce d'une récompense “médaillante” faite à Méka, met en ébullition.
Méka. Homme entre deux âges que les colons catho ont transformés en "bon" chrétien, tout acquis à la cause religieuse. le vieux ne se sent plus de joie quand l'administration coloniale lui annonce sa prochaine décoration par "le chef des blanc".
Il avait eu la grâce insigne d'être le propriétaire d'une terre qui, un beau matin, plut au bon Dieu. Ce fut un père blanc qui lui révéla sa divine destinée. Comment pouvait-on aller contre la volonté de Celui-qui-donne ? Méka qui, entre-temps, avait été recréé par le baptême, s'effaça devant l'huissier du Tout-Puissant.
Dans la première partie de ce « Vieux nègre et la médaille » de Ferdinand OYONO, nous avons le portrait caustique des habitants de Doum, ainsi que leurs voisins, dont la naïveté de nègres colonisés montant en épingle la "reconnaissance de l'ami blanc" nous tire des sourires condescendants.
Nous sourions, nous, lecteurs avachis dans nos moelleux conforts de lettrés occidental – ou assimilés –, à des année-lumières de ces réalités. Nous sourions, en imaginant cette société ancienne qui marie Kélara à Méka avec une décontraction qui révulse
"Voilà ta femme, lui avait-il dit. Tu pourras venir la chercher quand elle sera à point"
Nous sourions, imaginant Engamba, le beau-frère, ainsi que son épouse Malia, marcher nuit et jour vers Doum afin de participer à la gloire du médaillé
- Et toi, ici, intervint Mbogsi, s'il t'arrive quoi que ce soit, il te suffira de dire au commandant que tu es le beau-frère de celui qu'est venu décorer le Chef des Blancs
- ça, c'est la vérité, ponctua l'étranger. Ta famille, tes amis, les amis de tes amis seront désormais des privilégiés. Il leur suffira de dire : "je suis l'ami de l'ami du beau-frère de Méka" pour que toutes les portes leur soient ouvertes. Moi-même qui vous parle, je me sens un peu décoré...
Nous sourions, en imaginant Méka dans sa veste trop grande, taillé "à la mode de Paris" par Ela ventru et grossier, auto-proclamé maitre-couturier.
Nous sourions. Jaune. Agacement et grimace devant cette seconde partie du livre qui nous met mal à l'aise, mal dans nos baskets de noirs à la culture mondialisé, devant ces africains trainés dans la boue par la froide administration coloniale.
(Suite sur http://loumeto.com/ecrire/?exec=articles&id_article=353)
Lien : http://loumeto.com/ecrire/?e..
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Commenter  J’apprécie          990
GrandGousierGuerin
  14 octobre 2013
Un tout petit moins de 200 pages qui se lisent très facilement, d'une traite où on s'amuse des mésaventures de ce pauvre Meka qui subit et voit ce qu'il advient lorsqu'on se frotte aux Blancs. Mais la description de la vie indigène juste avant l'indépendance est un régal qui prête à rire et à sourire sous couvert d'une critique plutôt légère du système colonial. On palabre beaucoup, du moins entre les hommes car les femmes sont au marigot à travailler. On s'invite chez des parents dont le linéage se perd pour manger du singe ou de la vipère sans oublier ses prières à Jesous Cristous. Et on se rappelle l'époque bénie où l'homme blanc (homme fantôme) n'existait pas, où on était respecté de tous entouré d'une multitude de femmes prévenant le moindre de vos désirs, et où les catéchistes n'étaient pas là pour diriger votre vie …
Ce n'est vraiment pas un livre manifeste ni revendicateur … mais le contraste blanc-noir est amené de manière si désinvolte qu'à la fin, je ne saurai dire qui est le plus ridicule ou hilarant …
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Commenter  J’apprécie          620
wellibus2
  20 mars 2016
le vieux nègre et la médaille » est ce genre de livre dont on se délecte tant est fluide l'écriture, omniprésente l'humour et éclairante la compréhension que l'on a, in finé, des vies coloniales. C'est un livre qui nous remet au coeur de l'injuste de ces années dont la banalité quotidienne, violente, se perd déjà dans le brouillard du temps. Retour ligne manuel
Une grande oeuvre, dont le propos n'a pas vieilli – ce qui participe peut-être au malaise du lecteur – et qui constitue un de ces ciment du souvenir dont les hommes ont besoin que jamais l'histoire ne se répète. Voeux pieu.
http://www.agoravox.fr
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Cam225
  19 octobre 2014
ceci est une oeuvre a lire absolument
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LauraLiLauraLi   15 février 2019
Ces Blancs étaient de drôles de gens. Ils ne savaient même pas mentir et ils voulaient que les indigènes les croient. Bien sûr qu'ils avaient construit des routes, des hôpitaux, des villes... Mais personne parmi les indigènes n'avait de voiture. Et puis de ces hôpitaux on sortait souvent les pieds devant. Quant aux maisons, c'était pour eux-mêmes. L'amitié ne pouvait-elle se fonder que sur le vin d'honneur? Et même en buvant ce vin, les Blancs choquaient leurs verres entre eux... Où était donc cette amitié?
+ Lire la suite
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WeulyWeuly   15 février 2019
Le roman est une œuvre par la qu'elle on s'évade
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LauraLiLauraLi   08 février 2019
Mais quelle drôle d'idée avait eu le Chef des Blancs de Doum de le placer dans un cercle de chaux. [...]
Meka n'en pouvait plus. Il faisait tellement chaud qu'il leva les yeux pour s'assurer que le soleil était encore bien au ciel et non sur son dos. Qu'attendait-on pour lui donner la médaille? Comment pouvait-on laisser un homme de son âge debout pendant une heure?
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wellibus2wellibus2   20 mars 2016
Il réalisa qu’il était dans une situation étrange. Ni son grand-père, ni son père, ni aucun membre de son immense famille ne s’étaient trouvés placés, comme lui, dans un cercle de chaux, entre deux mondes, le sien et celui de ceux qu’on avait d’abord appelés les “fantômes” quand ils étaient arrivés au pays. Lui, il ne se trouvait ni avec les siens ni avec les autres
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doutydabodoutydabo   15 mai 2016
Qui veut etre grand il faut limité les grands
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