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ISBN : 2246813603
Éditeur : Grasset (21/08/2019)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Le lieu : Katiopa, un continent africain prospère et autarcique, presque entièrement unifié, comme de futurs Etats-Unis d’Afrique, où les Sinistrés de la vieille Europe sont venus trouver refuge.
L’époque : un peu plus d’un siècle après le nôtre.
Tout commence par une histoire d’amour entre Boya, qui enseigne à l’université, et Illunga, le chef de l’Etat.
Une histoire interdite, contre-nature, et qui menace de devenir une affaire d’Etat.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Verdure35
  22 juillet 2019
---Au XXII ième siècle àKatiopa , nom des nouveaux" Etats Africains "quasiment tous réunis et prospères.
---A leur tête, Ilunga, chef de guerre devenu chef d'Etat choisi par un Conseil.
---Depuis que l'Europe s'est effondrée au siècle précédent, usée par l'accueil de migrants de plus en plus nombreux jusqu'à imposer leurs moeurs et leurs cultures sans qu'aucun chef des Etats qui la composent aient eu le courage de dire ;Assez!
---Une migration a eu lieu en sens inverse, certains français je suppose( ils ont le coq en bannière) sont partis retrouver la langue et un sentiment d'appartenance au pays dus aux premiers colons., on les appelle "les Sinistrés"
---Mais dans les années 2100, c'est la troisième génération de ces "Fulasi" qui dérange le gouvernement. Ils sont de moins en moins assimilables, faut -il les expulser voire les exterminer? le problème est pressant.
---Surgit dans la vie d'Ilunga(premier mariage malheureux qu'il respecte cependant) une femme au teint cuivré, en fait, certainement un cas d'albinisme pas terminé.
C'est une femme d'une quarantaine d'années, superbe, intelligente et flamboyante, professeur qui travaille parfois avec des Sinistrés....
La partie romanesque qui commence là est addictive, la puissance d'une Afrique moderne, pardon, Katiopa, est intimement liée à la sagesse ancestrale, aux esprits, aux traditions; tout ce à quoi à renoncé l'Europe auparavant.
C'est un roman captivant, bien écrit, je n'ai pas eu recours au glossaire du fond du livre, les mots se sont ajustés au fur et à mesure.Et une fois entrée dans cette saga ambitieuse, le fleuve de mots a coulé vivement. Tous les sujets "embarrassants" pour lesquels les élites emploient des circonvolutions frisant le ridicule parfois par souci de bonne conscience sont ici abordés sans embarras, clairement, avec l'intelligence du coeur, du bon sens , avec recours aux Esprits si nécessaire.
Un livre MIROIR .
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blamblinou
  17 septembre 2019
Ce roman, qui tire légèrement sur la science-fiction, nous emmène un siècle après le nôtre, au sein du Katiopa, autrement dit, le continent africain unifié et pacifié dans sa quasi-totalité. Si le fond géopolitique a toute son importance dans ce roman, ce n'est pourtant pas cela qui est au coeur de l'intrigue, mais une histoire d'amour. Une passion qui éclot entre le chef de l'état, Ilunga, et une universitaire, Boya. Si leur histoire semble d'un naturel désarmant, elle risque vite de devenir une réelle préoccupation pour l'entourage d'Ilunga, qui entrevoit les retentissements stratégiques de cette affaire.
J'ai eu un réel coup de coeur pour ce roman, un pavé dense mais dont on peut tirer tellement de choses. C'était seulement ma deuxième expérience de lecture en littérature de la francophonie, africaine même pour être plus précise. Lors de mes études, j'avais lu Les soleils des indépendances, d'Ahmadou Kourouma, un roman dont la langue très imagée déstabilise dès les premières pages. Ici, la prose offerte par Leonora Miano est plus proche de ce que nous connaissons dans notre littérature très occidentale. du moins, en apparence, puisqu'en fait, résonne derrière le texte tout un réseau de références bien loin de notre culture occidentale. Quelques termes africains sont présents dans le livre et reviennent souvent. Au début, je vérifiais la signification de chacun de ces termes sur Internet, mais j'ai vite arrêté : la méconnaissance de ces mots n'entrave en rien la compréhension, et cela permet même de se laisser davantage porter par les mots. le monde spirituel occupe une place importante dans ce roman, ce qui est également un des traits de cette littérature africaine. Si une bonne partie de cela nous échappe, on sent que cela apporte du relief à l'intrigue, ouvrant réellement sur une autre dimension, qui permet aux personnages de mieux se développer, de gagner en consistance. On voit bien, d'ailleurs, que ceux qui ont accès à la dimension spirituelle ont plus de facilité à s'élever au-delà du monde bassement politique.
Et cependant, la politique est un des éléments centraux de cette oeuvre d'anticipation. Au fil du roman, on comprend à demi-mot comment s'est formé ce Katiopa unifié, ce qui préexistait, et les challenges qu'il doit donc affronter, en tant que pays à la construction récente. Il me manque certainement tout un tas de références culturelles et géopolitiques, mais on sent bien que ce schéma politique imaginé par Leonora Miano n'est pas dû au hasard, et a un fort ancrage dans l'histoire africaine récente. Tout ce référentiel en toile de fond apporte une réelle stimulation intellectuelle, et cela m'a captivée.
Surtout, ce qui fait de ce roman une oeuvre maîtresse à mes yeux, c'est le traitement de l'amour. Plus même que cela, c'est une réelle passion dévorante qui s'empare de Boya et d'Ilunga, et pourtant une passion maîtrisée, qui prend tout le temps nécessaire pour s'exprimer. Et avec cette patience qu'ils lui accordent, il gagne réellement en puissance. Cet amour passionnel, irrépressible, qui les habite nous emplit d'une certaine grâce, qui nous habite tout le temps de la lecture. Un point capital à souligner, également, c'est le traitement du désir et du plaisir féminin, qui prend le dessus sur celui de l'homme, dans cette histoire d'amour, et dans ce roman. En effet, Boya a une belle connaissance d'elle-même et de ce que son corps apprécie, mais elle va pourtant en découvrir davantage et se laisser encore plus aller au plaisir entre les bras d'Ilunga, pour qui la jouissance de sa compagne passe avant sa propre envie. C'est la première fois que je lis un roman où le désir féminin est si bien exploré, caressé, et cela fait un bien fou à lire, en tant que lectrice et en tant que femme. On se laisse aisément transporter sous les effluves de ces transports amoureux où rien n'est tabou, tout n'est finalement qu'une question d'écoute de soi-même et de l'autre. Ce texte rentrera d'ailleurs, je le pense, dans mon panthéon des scènes d'amour littéraires (et rejoint donc Boussole de Mathias Enard, dont j'avais parlé par ici).
Enfin, je dois vous parler de la fin du roman, chose que je fais rarement. Mais rassurez-vous, je ne rentre pas dans les détails de l'intrigue ! En arrivant à la dernière page, j'ai été réellement surprise de cette fin qui, disons-le, laisse les choses très ouvertes. Au début, cela m'a franchement déstabilisée, j'étais déçue. Et puis, j'ai senti que c'est une de ces fins qui demande du temps de réflexion pour être mieux appréhendée. Effectivement, avec un peu plus de recul, j'en comprends maintenant le sens. Dans la suite logique de tout le reste du roman, finalement, ce final a montré les différentes directions possibles, et à nous, lecteurs, de nous élever, de tenter d'atteindre une autre dimension de lecture, afin d'entrevoir les choses sous un oeil plus avisé. Si c'est déstabilisant, je trouve en fait cela parfaitement cohérent avec l'esprit de ce roman qui demande un minimum de lâcher prise pour mieux en apprécier tous ses aspects.
C'est donc un très beau moment de lecture que m'a offert ce roman de la francophonie. En se plongeant dans cette littérature africaine, on a l'impression de pénétrer un nouveau continent littéraire sur la pointe des pieds, sans avoir forcément toutes les clés nécessaires, mais avide d'exploration. Un gros coup de coeur donc que ce roman, porté par la plume de Leonora Miano, aussi poétique, délicate et sensuelle que sa voix (entendue dans une interview récente que je vous recommande).
Lien : https://chroniqueetudiantele..
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Maghily
  07 septembre 2019
Rouge impératrice est d'abord une histoire d'amour entre deux quarantenaires dont les chemins ne pouvaient faire autrement que de se croiser. Dans cette histoire, il est question d'âmes soeurs et de puissances spirituelles qui dépassent notre seule présence terrestre.
Boya et Ilunga vont devoir apprendre à s'apprivoiser dans cette vie, à faire des concessions pour que leurs vies professionnelles, amoureuses et personnelles puissent se concilier au mieux.
A travers Boya, Léonora Miano nous propose une héroïne qui sait exprimer ses envies et ses besoins, notamment sur les plans sexuels et sentimentaux. Avant de rencontrer Ilunga, c'était une femme libre, ayant choisi de vivre seule et qui n'hésitait pas à choisir ses amants lorsqu'elle avait envie ou besoin d'évacuer certaines tensions. C'est également une femme intelligente, impliquée dans la vie sociale et politique de son pays, qui ne craint pas de se battre pour faire valoir ce qui lui semble juste.
La spiritualité a aussi une grande place dans la vie de nos personnages, que ce soit à travers la voix des ancêtres ou des forces sacrées du féminin.
Mais Rouge impératrice n'est pas qu'une romance. C'est également un roman futuriste dans lequel l'autrice développe un nouveau modèle de société. Elle offre au continent africain la vision d'un futur dans lequel il aura repris ses droits tant sur ses richesses terrestres que sur l'avenir de ses citoyens.
La question du racisme est d'ailleurs abordée d'une manière très intéressante. Parmi la population du Katiopa se trouve un groupe de marginaux, appelés Les Sinistrés. Ce sont des blancs, venus d'Europe [et plus précisément de France, si je lis bien entre les lignes], qui ont fui leur pays car celui-ci était, à leurs yeux, envahi par la vermine. Ils ont alors, paradoxalement, cherché à rejoindre l'Afrique où certains États étaient encore prêts à les accueillir avec le respect dû à leur rang. Cependant, les changements politiques ont fait qu'ils ont été dépouillés des terres et des biens qu'ils avaient eux-mêmes spoliés aux autochtones. Ne voulant pas mélanger leurs précieux gènes et culture à ceux des Katiopiens, ils se trouvent isolés et démunis. On voit alors apparaître une inversion du discours raciste par rapport à ce que nous sommes habitués à entendre aujourd'hui, dans nos pays : ce sont ces Sinistrés qui sont considérés comme des êtres inférieurs, qui n'ont pas su évoluer et que la population tend à rapprocher à des parasites. Elle ne s'est pour l'instant pas pour autant abaissé à les exploiter, comme ils avaient pu le faire en leur temps. La question de savoir comment gérer “le problème Sinistrés” occupe une grande place dans le roman. C'est susceptible d'amener les lecteurs et lectrices à réfléchir sur leurs propres considérations face à ce qu'ils estiment leur être étranger. Cela m'a pas mal remuée et je pense que c'est un roman qui peut ouvrir au débat.
L'autrice place également la question du respect de l'environnement au coeur de son récit, notamment, dans la manière dont la société s'organise [suppression des transports individuels, pour ne citer qu'un exemple].
Enfin, ce qui peut dérouter mais fait toute la beauté et la force de ce roman, c'est le fait que Léonora Miano intègre énormément de vocabulaire provenant de la langue camerounaise. C'était déjà le cas dans La Saison de l'ombre mais c'est encore plus présent dans Rouge impératrice et cela nous aide vraiment à nous immerger dans le futur qu'elle nous propose.
Vous l'aurez compris, j'ai été véritablement conquise par ma lecture. Celle-ci fut dense : le roman ne se laisse pas dévorer mais demande que l'on prenne le temps de l'assimiler. Je pense d'ailleurs m'en procurer une version au format papier pour le relire et m'arrêter plus attentivement sur certains passages qui demandaient réflexion.
Si vous aimez les romans qui font réfléchir, écrits dans une langue travaillée et poétique, vous ne pourrez qu'adorer Rouge impératrice !
Lien : https://www.maghily.be/2019/..
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Melopee
  09 septembre 2019
Nous sommes au XXIIème siècle. L'Afrique est devenue une nation unifiée et prospère appelée Katiopa. L'exode s'est inversé et les populations européennes ont fui leur continent, devenu invivable, pour ce nouvel eldorado qui se trouve maintenant au sud. Les nouveaux arrivants sont appelés les Sinistrés.
Boya est enseignante auprès des Fulasi - les descendants des migrants français - et Ilunga est un chef de l'Etat respecté. Entre eux, l'alchimie est immédiate. Et ce n'est pas Seshamani, la femme d'Ilunga qui sera un obstacle à leur liaison. Quand l'amour s'immisce au coeur même des débats politiques, rien n'est plus pareil. Ragots et complots s'enchaînent dans l'intrigue et pimentent encore plus la marche en avant inéluctable, à moins que la décroissance s'amorce...
Ce beau pavé est un entremêlement fascinant de passions amoureuses, d'intrigues politiques et de géopolitique fantasmée. Cela fait, de loin, penser au Trône de fer : c'est diablement ambitieux et magistralement exécuté. Il y a un aspect un peu feuilleton qui est loin d'être déplaisant, bien au contraire. Léonora Miano a développé tout un lexique et a fait jaillir des luttes intestines dans un grand territoire désormais objet de toutes les convoitises. Entre les membres du gouvernement qui n'aspirent qu'au repli et ce couple tiraillé en son essence, les inimitiés sont tenaces.
La plume est incisive et les rebondissements multiples. En somme, cette nouvelle lecture de la rentrée littéraire tient toutes ses promesses.
Ce roman fait parmi de la première sélection du prix Goncourt. Et je dois reconnaître que je comprends tout à fait cette place, s'il y reste ! Je lui souhaite un bon bonhomme de chemin parmi toutes les sélections littéraires.
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aimylitHK
  05 septembre 2019

Nous sommes en 2124, le Katiopa unifié regroupe 9 régions d'Afrique, à priori donc une très grande partie du continent. C'est un État qui s'est formé en agrégeant les anciennes nations coloniales.
Cet État est fermé au reste du monde avec très peu d'ouverture au niveau des frontières, et aucun échange commercial, il s'autosuffit.
C'est un pays moderne tout en étant respectueux de sa terre, avec une conscience écologique développée.
Le mokenzi (président) du Katiopa se nomme Ilunga, il a été choisi par ses pairs ; il est marié à Seshamani avec qui il a un fils.
Au début de l'histoire Ilunga rencontre Boya, une jeune femme "rouge" qui tout de suite exerce un pouvoir d'attraction très fort sur lui, sans qu'elle ne le sache.
Boya vit dans le quartier de "Vieux Pays", elle est universitaire, se bat pour la cause des femmes et fait des recherches sur les fulasi, cette petite communauté en marge de la société katiopienne.
A savoir que les fulasi sont des français qui ont émigré en Afrique après que le Pongo (l'Europe) n'ai pas réussi à assimiler la vague migratoire venant d'Afrique.
Voilà pour planter un peu le décor.
Beaucoup de choses vont se jouer à partir du moment où Ilunga va rencontrer Boya car non seulement ils vont vivre une magnifique histoire d'amour mais elle va influer sur la vie politique du pays, sur des enjeux importants concernant notamment ce groupe communautaire que sont les fulasis, et bien entendu ce n'est pas au goût de tout le monde.
Moi qui n'avais pas spécialement aimé le seul autre roman lu de cet auteur (Crépuscule du tourment), je suis là sans voix, car j'ai tout aimé malgré un démarrage un peu compliqué.
Ce livre est d'une force, d'une puissance incroyable, il y a tellement, tellement de choses que l'on pourrait en parler pendant des heures. Je vais tenter d'être le plus concise possible.
On retrouve beaucoup de thèmes déjà présents dans "Crépuscule du tourment" mais traité avec moins de colère (c'est mon ressenti).
Il y a toute une réflexion sur le colonialisme et ses conséquences sur l'Afrique, et ce qui a amené à la création de ce nouvel État ; mais aussi sur la gestion de l'Europe, et donc des anciens colonisateurs, des vagues migratoires venues d'Afrique. Une analyse (de notre monde actuel) de notre société qui amène à la chute de l'Europe et au développement du continent Africain.
Il est question d'identité, d'ancêtres, d'âmes, de culture, tout ceci teinté de magie noire et de sciences occultes.
On trouve aussi une grande part de féminisme dans ce roman, avec des femmes qui se prennent en charge, qui sont autonomes, maitresses de leur corps et de leurs désirs, il y a beaucoup de sensualité, de beauté.
C'est un gros roman, un pavé comme on dit, mais il ne faut pas avoir peur, car c'est un livre qui vous emmène dans un autre monde, un futur possible ; c'est une histoire magnifique, pleine de sensibilité, d'une très grande intelligence.
J'ai aimé, j'ai adoré, je garde près de moi Ilunga et Boya ce couple intense, solide, infaillible, un couple modèle d'écoute et de respect.
Bref je ne peux que vous recommander cette lecture, et pour finir de vous convaincre écouter Léonora Miano parler de son livre, c'est encore elle qui le fait le mieux 😊
https://www.youtube.com/watch?time_continue=258&v=-FjyK9hDXf4
Lien : https://enviedepartagerlesli..
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critiques presse (3)
LeMonde   10 septembre 2019
L’écrivaine franco-camerounaise signe son roman le plus ambitieux, tant par son ampleur que par la force de ses idées. Les malaises de notre époque y sont scrutés depuis l’Afrique, où se dessinent d’autres possibles. De nouvelles manières de faire de la politique et de penser l’économie, l’éducation ou l’identité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   10 septembre 2019
Léonora Miano pourrait bien être la romancière la plus épanouie de la rentrée. [...] Avec « Rouge impératrice », elle signe une ambitieuse fresque d’anticipation, servie par une langue nourrie de vocables africains.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   23 août 2019
Katopia, Etat utopique africain, est-il menacé par les immigrés français ? Le nouveau roman de l’écrivaine franco-camerounaise est un puissant remède aux crispations identitaires.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Verdure35Verdure35   18 juillet 2019
Comprendre en profondeur la tradition, c’était aussi savoir l’interpréter au mieux.L’ancien se plaisait à rappeler que les racines connaissaient une dégénérescence toute naturelle.Il leur fallait faire place à d’autres afin que la plante subsiste et se perpétue.
Commenter  J’apprécie          100
croquemiettecroquemiette   23 août 2019
La journée avait été longue, et la nuit promettait d'être courte. Le Conseil tenait une de ses assemblées nocturnes au cours desquelles les affaire du Continent étaient abordées sur le plan de l'éthique traditionnelle. Cette terminologie avait été choisie pour éviter le recours au terme de spiritualité qui s'appliquait aujourd'hui à tout et son contraire. Il arrivait, comme en ce moment, que les membres ne siègent pas sous leur apparence diurne, révélant leur vrai visage. En tant que mokonzi [chef d'état de Katiopa], Ilunga prenait part à certaines de ces réunions, mais il ne faisait pas partie de l'ennéade des Conseillers. Il se trouait là, cette nuit, en compagnie d'humains faisant corps, pour l'occasion, avec la dimension de leur être se rapportant à une force de la nature. p. 114.
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