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ISBN : 2889441024
Éditeur : Slatkine et Cie (31/10/2018)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 10 notes)
Résumé :
« Je n’étais pas du matin mais, dans la rue, j’ai pris l’habitude de me lever aux aurores. Ça m’évite de croiser les gamins qui partent à l’école. Je ne veux pas qu’ils me voient. Je ne veux pas me voir dans leurs yeux. »

Après trois hivers passés dans la rue, Christian Page, 46 ans, raconte le quotidien d’un SDF. En écrivant le roman de sa vie, il décrit la langueur des jours et le temps qui s’accélère, le regard des autres, les trucs, les clans, la ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  15 novembre 2018
Ce que j'ai ressenti:
***Quitter une vie…
Christian Page a perdu son quotidien confortable, sa petite famille, et se retrouve à la rue… Comme ça, un peu par hasard, un peu par inaction, anéanti par le tour du destin venu le foudroyer… Avec Belleville au coeur, il nous confie ses journées grises…Il est difficile de quitter cette histoire de vie, de rester insensible à la galère d'un homme, de s'apercevoir qu'un tel dérapage peut survenir à tout moment…SDF, vivre dans les rues de Paris, survivre chaque heure de chaque jour, il nous sensibilise sur les indifférences et les stigmatisations de la société.
« Dans la rue, on n'a pas droit à l'erreur, on tombe pour un rien. »
***Quitter la liberté…
« Ma liberté, je vous la laisse…« …Jour après jour, il lutte pour sa vie, tout en tenant à rester un homme digne, avec le peu de moyens qui lui reste, un sac à dos comme compagnon de route. Il se raconte, parle des quotidiens difficiles et des réalités de cette vie de cauchemar, avec quelques fois, des jours chanceux et d'autres, désastreux. La rue, c'est de l'entraide autant qu'un danger permanent…Des gestes simples comme se laver ou dormir, devient une épopée journalière et rythme ses vies de misères…
« Cette nuit-là, il a erré comme un fantôme jusqu'à l'épuisement. »
***Laisser une fleur…
La lecture a toujours été la bouée de sauvetage de Christian Page, alors déposer des mots d'espoir dans ce témoignage était comme, une fleur qui pousserai au milieu du béton…Parce qu'il en reste encore, de ces personnes qui vivent sur les pavés, des inconnus qui se perdent dans les rues, des corps que l'on retrouvent, sans vie, au détour d'une intersection…Ce Belleville au coeur est un joli cri du coeur, pour que tous les autres ne soient plus invisibles…J'ai été très touchée par cette lecture.
« La justice ne vous protège pas, nous, les misérables. Elle nous attaque, elle nous traque, elle nous enterre. »

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
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Elodieuniverse
  23 novembre 2018
Vivre dans la rue...
Christian Page, comme dans un journal, nous retrace son parcours avec beaucoup de sincérité, d'humanité sans jamais tomber dans le pathos. du jour au lendemain, n'être plus rien, presque plus un humain. Un livre qui démontre la pauvreté, la précarité, l'insécurité, de réels problèmes de société. Il y a ceux qui n'osent pas, ceux qui font semblant de ne pas voir et ceux qui aident. (Les bons samaritains comme il les appelle). N'est-elle pas la population la plus transparente au monde? Authentique et touchant!
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Aurelivres57
  12 novembre 2018
Christian Page était sommelier dans un restaurant des quartiers chics parisiens. Tout bascule lorsqu'il rentre du travail un soir d'avril 2015 et découvre que sa femme est partie avec leur fils. C'est alors que commence une longue descente aux enfers qui se terminera par une saisie d'huissiers, il ne lui restera plus rien...Pour seule maison, son sac à dos.
Christian va alors connaître ce monde de la rue où les règles et les codes sont bien spécifiques. Un monde dans lequel on vieillit 2 fois plus vite, où certains tombent dans la folie, la maladie, l'alcoolisme, la drogue, où la violence est reine. Un monde constitué de prostituées, de migrants, de punks, de « clochards »….ces catégories qui ne se mélangent pas, comme pour mieux se protéger. Un microcosme dans lequel se fréquentent des hommes de toutes origines, de tous milieux sociaux. Chacun a son histoire. Ses raisons d'avoir atterri sur le trottoir. Personne ne se juge, le passé est le passé, le présent c'est la galère.
Son quartier c'est Belleville. Et plus précisément la place Sainte-Marthe, son QG, à proximité de la Mission protestante qui lui permet quelques heures par jour de pouvoir manger au chaud et d'avoir la bienveillance de bénévoles, ces « Samaritains », ces « Saints ». Ses camarades de rue sont Nassim, un ancien professeur de français tombé dans l'alcoolisme, et « Monsieur le Maire », un vieux Guinéen portugais.
Son quotidien est le même : survivre. Car dans la rue tout devient plus compliqué : trouver un endroit où dormir sans se faire dépouiller, agresser, un endroit abrité des intempéries et où il pourra installer ses cartons et son couchage à même le sol, quand il n'y a pas de picots ou de galets... La galère de la toilette : 2 heures de files d'attente pour espérer se doucher avec ses chaussettes à cause du risque de tétanos. Manger restera finalement l'un des points les moins périlleux car comme il le dit : « Dans la rue, à Paris, la nourriture n'est jamais un problème, on peut faire dix repas par jour, si on veut. […] Celui qui écrit qu'il a faim sur son petit carton est un menteur. Ou le type le moins démerdard de la planète. C'est triste à dire mais c'est la vérité. ». Et ce sac…cet énorme sac…sa maison…ce fardeau qui l'empêche de bouger et de se déplacer comme il le voudrait.
Dans ce livre écrit avec l'aide d'Eloi Audoin-Rouzeau, il y raconte son quotidien par des anecdotes. Comme le jour où il a été réveillé au petit matin par les jets d'eau des agents municipaux de la mairie de Paris, trempant toutes ses affaires personnelles. Un fait qui arrivera jusqu'aux oreilles de la Maire, grâce à Twitter. Car Christian est ultra connecté, il possède un téléphone portable qui lui permet de suivre l'actualité et de raconter sa vie de « Clodo le plus populaire de Belleville ».
Une anecdote m'a particulièrement bouleversée, celle d'un soir d'hiver, en plein « Plan grand froid » : Christian s'apprêtait à dormir dehors faute de place en accueil d'urgence. Mais un voisin, voyant sa détresse, lui a payé une chambre d'hôtel. Cette générosité lui a alors permis de survivre cette nuit-là.
L'histoire de Christian Page, c'est l'envers du décor à Paris. C'est la description de ce monde pourtant si visible mais que chacun tente d'ignorer. Cette misère qui se trouve sous nos yeux. Un journal de rue, véritable hymne à la solidarité. Des faits durs mais toujours racontés avec humour, comme pour éviter toute pitié, dédramatiser et alléger ses propos.
J'ai refermé ce livre émue, mais surtout honteuse de me plaindre de broutilles lorsqu'on sait ce que vivent ces hommes et ces femmes dans la rue. On relativise alors et on se sent tellement impuissant face à toutes ces vies qui tombent chaque jour de plus en plus dans la déchéance. Jusqu'à mourir pour certains à même le sol, dans le plus triste anonymat…
Ce livre c'est un véritable coup de poing, un témoignage fort et bouleversant qui met en lumière ces hommes invisibles et pourtant si nombreux.
Lien : https://aurelivres57.wordpre..
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MadameTapioca
  02 décembre 2018
Après une lecture comme ça, il n'y a pas grand chose à dire. Un témoignage qui te remue les tripes et le coeur. Bien au chaud et le cul sur le canapé, tu prends en pleine face cette réalité que tu t'efforces parfois de ne pas voir.
Pourtant pour raconter 3 ans passés dans la rue, Christian Page ne fait pas dans le larmoyant et le sensationnel. Pas de misérabilisme. Avec dignité, simplicité, humour, il partage ce qu'il a vécu. Il nous raconte ce que c'est que de vivre dehors en 2018 au coeur de Paris.
Il n'y a pas de « critique » à rédiger sur ce livre. Lisez-le c'est tout.
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ConfidencesLitteraires
  14 novembre 2018
Christian était sommelier dans un restaurant parisien huppé. Un jour, sa femme le quitte, sans crier gare, avec leur fils. Christian est sonné, c'est la descente aux enfers, il ne sait plus rien. Un an plus tard, il est à la rue.
Ça commence comme ça : tout simplement. C'est avec cette même simplicité que Christian nous raconte en 150 pages le quotidien d'un SDF dans Paris. Les combines, les dangers, les routines. le regard des autres. le besoin essentiel d'être propre. Les gens qui aident : une chambre d'hôtel payée par jour de grand froid, les colis envoyés. Les gens qui appellent la police en signalant un « colis suspect » alors qu'il s'est trouvé un coin à l'abri du vent à côté d'un immeuble dont un habitant est apparemment dérangé par sa présence.
Ce n'est pas un roman. C'est le morceau déchiré d'une vie, une vie qui a duré 3 ans pour Christian.
On ne peut pas détourner les yeux devant cette réalité. Elle fait mal car elle est à deux pas de chez nous ; on la croise tous les jours en essayant de ne pas y penser. Mais elle existe, et ce genre de témoignage pour nous le rappeler est essentiel.
J'ai terminé ma lecture sonnée, hier soir. Il est de ces romans qui marquent et qui doivent faire parler d'eux.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   10 novembre 2018
Contre le découragement, la tristesse, le rire fut une arme d'une redoutable efficacité. Un cri pour la vie.
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StelphiqueStelphique   13 novembre 2018
Dans la rue, on n'a pas droit à l'erreur, on tombe pour un rien.
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HelbaHelba   04 décembre 2018
Quand je vais acheter mes bières, je marque toujours un arrêt devant les bouteilles de vin de l'étalage du haut, une déformation professionnelle. Je passe devant le Petit-Chablis, vin sec et vulgaire. Si j'avais les moyens, je commencerais par ce Pouilly-Fuissé qui me fait les yeux doux, puis je confinerais avec ce gentil Sancerre pour le déjeuner .... Et le soir, je me terminerais au Cheval Blanc dans un beau verre de cristal
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Lexx54000Lexx54000   09 novembre 2018
17 avril 2015 - 6 août 2018, il faudra que je compte le nombre de jours.
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Video de Christian Page (II) (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Page (II)
Après des années de galère, le SDF Christian Page trouve un logement
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