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EAN : 9782264036896
400 pages
Éditeur : 10-18 (08/01/2004)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 363 notes)
Résumé :
En ce mois de janvier 1774, Nicolas Le Floch, le célèbre commissaire au Châtelet, est d'humeur sombre.
Sa maîtresse, la belle et capricieuse Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable.
Qui cherche à compromettre le protégé du roi et du lieutenant général Soutine ?
Pour prouver son innocence et démêler les écheveaux de cette affaire qui met directement en péril la sûreté de l’État, Nicolas doit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  27 mai 2020
Après un long intermède je retrouve Nicolas le Floch avec plaisir.
Ce qui m'apparaît comme une évidence à ma quatrième lecture, c'est que l'auteur nous propose à chaque fois plus qu'une simple enquête, j'ai eu la même impression que quand je retrouvais les amis du village que j'avais quitté l'été d'avant, les lieux, les relations, les habitudes, la santé des amis et leurs petits tracas, le tout dans un cadre historique parfaitement rigoureux.
N'oublions pas ces escapades culinaires obligatoires, recettes et tours de mains en prime, tellement vivants et réjouissants qu'ils titillent notre imagination en même temps qu'ils nous mettent l'eau à la bouche, oui, JF.Parot nous charme avant tout par une ambiance presque familiale.
Pour ce quatrième opus notre bon Nicolas est sur la sellette, sa belle et capricieuse maîtresse, Julie de Lastérieux, est retrouvée empoisonnée et tous les indices le désignent comme coupable...
A partir de là que d'intrigues ! le genre d'histoire à tiroirs multiples et fausses pistes en cascades, c'est complexe et ma foi brillant, n'essayez même pas de deviner le nom du coupable, c'est peine perdue ;)
D'autant que l'auteur prend son temps, et il faut donc taire certaines circonvolutions qui vous mèneraient au deuxième tiers du récit, car comme à son habitude l'auteur nous instruit des événements majeurs de cette période de l'histoire de France...
En conclusion il s'agit d'un très bon cru, l'auteur maîtrise son sujet et bonifie son univers, un très bon moment de lecture.
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Crazynath
  16 juillet 2019
Quatrième tome des aventures du commissaire Nicolas le Floch, L'affaire Nicolas le Floch est pour l'instant un de mes livres préféré de cette série écrite par Jean-François Parot.
Nous sommes en 1774, et l'histoire commence d'ailleurs sur les chapeaux de roues quand notre commissaire rentre dans son logis avec une « presque rupture » avec sa maitresse Julie de Lasterieux sur le feu.
Cependant, le lendemain l'affaire se corse terriblement car il va apprendre que la jeune femme a été assassinée.
Commence alors une sorte de course poursuite, car les preuves s'accumulent contre notre héros. Heureusement qu'il a pour lui le soutien et la confiance de son supérieure Sartine et aussi celle du roi Louis XV.
Il va cependant devoir s'éloigner de Paris histoire que l'affaire se tasse et aussi car il est mandaté par son monarque pour une mission à accomplir en Angleterre. Il y aura d'ailleurs le privilège de rencontrer le très ambigu chevalier d'Eon.
Le retour de Nicolas va cependant être en demi-teinte car il va réaliser que des tueurs sont toujours à sa trousse et que des preuves pour l'innocenter ne sont toujours pas apparues.
Il va aussi être confronté à un élément terrible mais bien réel : la mort de Louis XV. En effet, ce dernier a contacté la petite vérole (ou la variole si vous préférez) et son agonie va être terrible et surtout affreusement longue. Même si nous ne sommes pas encore à la période de la découverte du vaccin contre la variole alors que certaines méthodes nommées « variolisations « existent déjà.
Apres son décès, c'est le jeune Louis XVI qui va devenir le nouveau Roi de France. le monde de Nicolas est en train de subir un tournant important, même si le jeune monarque l'assure de toute sa sympathie.
Une enquête où l'on a de la peine à soupçonner la vérité tellement les pistes et les indices sont peu nombreux, dans parler des motivations réelles du coupable.
Un très bon cru…

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belette2911
  09 mai 2013
Ouh, il l'a mauvaise, le Nicolas ! Colère noire, même. Jalousie ? Oui, un peu. On lui pardonne, voir sa maîtresse minauder auprès d'une espèce d'éphèbe alors qu'elle l'avait sois disant invité pour un dîner en tête à tête... ça la fou mal. Il claque la porte.
Pour les ignorants du fond de la classe, je parle de Nicolas le Floch, commissaire au Châtelet (Paris - nous sommes en 1774) et pas du lutin dont la femme chante à voix basse !
Ah, mon Nico, tu n'aurais pas dû retourner chez cette pouffiasse en pensant que tu allais te réconcilier... Tu l'as bien vu, elle faisait la fête bien que tu sois parti. Et cette bouteille de vin, cet excellent Tokay, tu aurais mieux fait de l'oublier au lieu d'aller le récupérer dans la cuisine.
Gênant lorsque, à votre réveil, on vous annonce que votre maîtresse est plus raide que la Justice et plus morte que morte. Empoisonnée, la bougresse.
Qui c'est qui est soupçonné ?? Nicolas ! Toutes les preuves convergent (un mot que j'adore) vers lui. Toutes ? Oui, toutes. Un peu louche, non ?
Nicolas sur la sellette, c'était inattendu. Sartine qui l'envoie au vert, encore plus, bien qu'il le soutienne et croit en son innocence. Quant à l'inspecteur Bourdeau, il fait en sorte de grimer Nicolas pour qu'il enquête lui-même sur son affaire.
Je m'attendais à une plus forte cabale contre Nicolas, mais elle ne prend pas beaucoup de pages sur les 393 que compte le livre.
L'enquête avance et puis, bardaf, plus haut, on leur met des bâtons dans les roues pour qu'ils arrêtent d'enquêter. le pouvoir était aussi corrompu que celui de maintenant, pas d'Internet pour propager les rumeurs, mais malgré tout, la populace gronde de plus en plus contre son roi, le numéro XV.
Là-dessus, l'enquête est mise en veilleuse et le roman prend une autre tournure, Nicolas le Floch se transformant en James Bond - l'Aston Martin et les gadgets en moins - et le voilà parti jouer l'espion à Londres, chevalier d'Eon et tentatives de meurtres comprises dans le prix.
A ce moment là, je ne comprenais pas très bien où l'auteur voulait en venir... La fin vous l'expliquera.
Les personnages sont fidèles, ils évoluent et on voit que les liens qui les unissent sont plus fort que lors de la première enquête. 14 ans ont passé et le Floch a prouvé sa valeur en tant que commissaire incorruptible.
Sartine, le lieutenant général m'étonnera toujours. Derrière ses manières bourrues, on sent bien qu'il a de l'estime pour son commissaire. Il lui fera comprendre par petites touches, sans pour autant ôter sa carapace. Je l'aime bien, lui.
Le Paris de l'époque est bien rendu, le langage utilisé est d'époque, subjonctif imparfait usité (dont celui du verbe "recevoir"), tournures de phrase dont nous n'avons pas l'habitude, descriptions de recettes de cuisine, des bons mots, la vie de parisiens - avec ses petites misères - nous est décrite et on a même le droit de rentrer dans le Versailles de cette fin du XVIIIème siècle...
Tout cela vous fait voyager dans le temps plus vrai que nature.
Par contre, un passage que j'ai moins aimé, c'est la lente et looongue agonie de Louis XV, tué par la petite vérole. J'ai zappé quelques lignes et je ne lui ai pas tenu la main (risque de contagion !).
Bon, je veux bien que je suis dans un "polar historique" et que de ce fait, je sais que je vais manger de l'Histoire, mais faudrait pas oublier le côté "polar" ! Je n'ai rien contre le reste, mais l'auteur aurait pu faire agoniser le roi en moins de pages.
Ah ben tiens, l'enquête principale redémarra grâce à la mort du Roi. Surtout à cause du changement de pouvoir, parce que le roi avait le Floch a la bonne.
Enfin, ça bouge un peu, du côté de nos policiers, ça complote, ça tend des pièges, ça fait des filatures et "fiat lux" !
Quand Nicolas explique tout, on comprend mieux...
Le livre est agréable, historiquement bien foutu, mais il souffre d'un essoufflement au moment du voyage de Nicolas à Londres et lors de la mort du roi.
Comme je vous le disais, au début de ma lecture, je pensais que Nicolas serait mis plus à mal par les accusations d'empoisonnement.
Heureusement que non, parce quand on apprend, durant notre lecture, ce que l'on faisait aux suspects et à quel genre de simulacre de procès ils avaient droit, on en frémit ! On intruisait uniquement à charge...
3 étoiles, 1 de perdue à cause des passages plus lent. Oui, je chicane, mais j'ai hâte de retrouver mon commissaire et sa nouvelle assistante féline, sans parler de son... Je sens que je ne vais pas m'embêter !

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Marcellina
  05 juillet 2020
Encore une belle réussite, je ne m'en lasse pas !
Des personnages toujours aussi attendrissants, un humour bien présent et qui touche au noir parfois, que du plaisir, une enquête bien particulière menée par notre charmant Nicolas qui est pourtant le principal suspect, pour un temps du moins, et toujours ce style que j'adore, truffé d'expressions oubliées que l'on ne rencontre que dans les vieux livres d'antan. Une plume tellement colorée du coup qu'elle parfume le récit d'une touche unique et que ce soit pour décrire un cadavre ou pour présenter une recette de terroir le ton y est toujours juste et délectable.
Et puis, dans ce tome, on entre dans une page d'Histoire bien particulière avec le récit presque heure par heure de l'agonie du roi Louis XV. L'auteur super bien documenté profite des témoignages de proches qui ont vécu au plus près ce terrible instant pour nous en fait un compte rendu qui s'intègre parfaitement dans son roman et où le commissaire le Floch a bien sûr un rôle à jouer.
Bien sûr, pour terminer sur une note goûteuse, une petite recette de derrière les fagots pour se mettre en appétit, des oeufs à la Tartuffe :-p
« Je coupe du petit larde en tranches minces et je le cuis à petit feu avec un peu d'eau dans une casserole. le jus donné est jeté, emportant le trop de sel et le peu de rance. J'en chemise un plat de terre commune et j'ajoute un demi-setier de jus de vin, une bonne bouteille de rouge que j'évapore à gros bouillons. Je casse sur le tout une dizaine d'oeufs bien mirés et, pour l'assaisonnement, sel, gros poivre et muscade râpée. Il faut cuire le tout à petit feu et passer enfin la pelle rouge par-dessus pour gratiner un peu, en prenant bien garde de ne point faire durcir les jaunes qui se doivent manger mollets. »
Avouez, ça donne envie :-p
Les temps changent, le Roi est mort, vive le Roi ; une autre cour se met en place, avec ses courtisans, ses favoris ; les jalousies d'antan resurgissent et voilà un coup de vent qui balaye les fidèles et bouleversent même le domaine du lieutenant général de police ; Monsieur de Sartine est nommé ministre de la Marine et un certain Lenoir le remplace et alors, tout change…
Une belle fin qui ne peut que m'inciter à me plonger dans le volume suivant car je veux savoir ce qu'il va advenir de tous ces personnages qui sont devenus comme des amis chers que l'on veut continuer à suivre :-p
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Tatooa
  11 septembre 2019
Encore une bonne et saine lecture avec Nicolas le Floch.
Vous le savez déjà, j'adore le style de l'auteur, sa façon de décrire, les mots utilisés (souvent besoin de traduction, d'ailleurs, mdr, dommage que les notes soient en fin de bouquins et non en bas de pages).
Le voyage temporel est toujours impressionnant, avec cet auteur !
Dans ce tome-ci, les arts (tous) mais plus particulièrement le culinaire, comme toujours, sont à l'honneur. Comme nous avons en personnage important Balbastre, organiste de Notre-Dame et maître de musique (un personnage tout à fait réel, comme les autres "grands" cités par Parot), nous avons également le côté musical des arts dans ce tome-ci.
Immense culture pour un excellent auteur.
Après, côté "complot anti-Nicolas", même si j'ai adoré et ai été très accrochée par l'histoire, je l'ai trouvé quand même un peu léger. Certes il nous est décrit que la justice quelque peu expéditive de l'époque pouvait, sur les mêmes bases, envoyer rapidement un innocent à la pendaison (non non, la guillotine, c'est plus tard, lol !), mais Nicolas, j'ai trouvé, s'en tire un peu trop facilement.
Mais bon, on savait bien qu'il ne serait pas pendu, alors qu'importe, c'est savoureux, donc on savoure...
Le morceau de bravoure du livre, c'est la maladie de Louis XV, la petite vérole, autrement dit, la variole. Absolument affreuse, sa fin. On en vient à le plaindre de tout son coeur avec Nicolas, mais c'est qu'on deviendrait presque royaliste, ma parole ! Mdrrrrr !
Non, je plaisante... En tous les cas, Parot sait aussi prendre aux tripes, de temps en temps, et provoquer de jolies émotions. Surtout, en fait, avec les personnages secondaires, l'entourage de Nicolas, fort sympathique.
Bref, c'est une excellente série de policiers historiques, à tous les niveaux.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
MarcellinaMarcellina   05 juillet 2020
Le valet annonça un vin précieux venu du Portugal, appelé 'porto', communément servi pour conclure les repas et, cela, exclusivement pour les hommes. La liqueur, comme décantée, miroitait des reflets amarante ou ambrés au gré du scintillement des chandelles. Humer ce nectar se révéla un plaisir rare, le boire fut un enchantement ; sa douceur veloutée s'épanouissait en force et chaleur et irriguait toute la poitrine. Des noix et des carrés de fromage sec relevaient ce breuvage somptueux.
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missmolko1missmolko1   02 mars 2011
Casimir et Julia, les deux serviteurs des Iles, servaient des sirops, du chocolat, accompagnés de macarons, et un breuvage délicieux,que Nicolas appréciait en d'autres occasions plus intimes, mélange savant de sirop de sucre et de rhum blanc auquel la servante ajoutait des zestes de bergamote et quelques gouttes d'une potion mystérieuse dont elle refusait toujours de divulguer le secret dans un grand rire éclatant.
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FortunaFortuna   13 juin 2014
Les années apportaient d'inévitables désillusions. Les leçons s'accumulaient sans qu'on en tire les conséquences. Le dévouement et la loyauté s'apparentaient-ils, en ce temps de dissipation et de dévoiement, à de la naïveté ? En dépit de tout, il ne pouvait s'en convaincre. Il y avait plus d'honneur à s'en tenir à ses propres règles qu'à s'abandonner aux travers du siècle. Ce fut sur cette réflexion qu'il fit son entrée à l'hôtel de Gramont.
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WictorianeWictoriane   27 septembre 2008
Je me perdais dans les étoiles du plafond alors que la gloire m'environnait. Vous avez raison de persifler. Je suis impardonnable, Monsieur le maréchal, et mériterais un coup de bâton fleurdelisé.
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TatooaTatooa   10 septembre 2019
- L'ambassadeur, précisa Sartine, est en délicatesse avec Sa Majesté pour sa maladresse et le traitement insensé qu'il a réservé à des affaires de son emploi, lesquelles nécessitaient plus de doigté et de finesse. Vous ne serez pas troublé par le niveau de ses talents ; son enflure est en proportion de sa vacuité.
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