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EAN : 9782370471178
268 pages
Éditeur : Editions Lajouanie (05/07/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Été 2003. La canicule fait rage dans Paris vidée de ses habitants. Des températures supérieures à 40 °C sont atteintes. La surmortalité explose chez les personnes âgées et les individus les plus faibles. Plus de 15 000 décès seront attribués à cette vague de chaleur. Le commandant Delestrant est chargé d’accueillir la fraîchement diplômée Victoire Beaumont. Il emmène donc la jeune lieutenant à l’institut médico-légal de Paris, où les légistes sont littéralement débo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
KiriHara
  02 octobre 2019
Jean-François Pasques fait partie de la longue liste des policiers s'étant reconvertis en auteurs de romans policiers.
« Mortelle canicule » est son 6e roman, si je ne me trompe.
Été 2003, c'est la canicule, les vieux tombent comme des mouches, et pas qu'eux, et les morgues sont débordées.
C'est dans cette chaleureuse époque que le commandant Delestrant est chargé d'accueillir une jeune fliquette et de la confronter avec le réalisme du métier. Pour ce faire, quoi de mieux qu'un passage à la morgue pour se confronter immédiatement à la mort... et pour profiter de la fraîcheur des lieux.
Mais le commandant Delestrant a du flair... à ce point qu'à l'approche d'un sac mortuaire contenant le cadavre d'une jeune femme, il sent une odeur d'amande amère significative du cyanure.
Dès lors, la mort naturelle due à la chaleur est à exclure, le policier va donc devoir découvrir s'il s'agit d'un suicide ou d'un assassinat...
Mais, comment le médecin légiste, pourtant professionnel de renom, a-t-il pu passer à côté des signes significatifs d'un tel empoisonnement ?...
Le lecteur est donc embarqué dans la moiteur d'un été torride à la découverte des circonstances de la mort d'une jeune effeuilleuse ainsi qu'à celles de la disparition du médecin légiste qui a été chargé d'examiner le corps...
Jean-François Pasques est un ancien (ou toujours en activité, je ne sais pas) policier et autant dire que c'est l'atout principal de ce roman.
Effectivement, comme bien souvent quand un policier devient écrivain, celui-ci n'hésite pas à immerger le lecteur dans un monde qu'il connaît bien ce qui renforce le réalisme de son récit.
C'est une nouvelle fois le cas avec ce roman puisque l'auteur insiste souvent sur des détails de procédures délaissés par les auteurs usuels, ce qui donne l'impression au lecteur d'être vraiment confronté à une réelle enquête.
Mais ce « réalisme » inhérent aux auteurs issus de la profession de policier, juge... n'est jamais suffisant pour faire d'un roman un bon roman, encore faut-il mettre en place une bonne intrigue, proposer de bons personnages, avoir un sens de la narration et, au minima, un style sans grandes failles.
Et c'est là que le bât blesse !
Effectivement, même si « Mortelle canicule » se lit plutôt agréablement et c'est déjà pas mal, il peine malheureusement à se hisser au rang des bons, voire des très bons romans policiers du fait de certains manques et de partis pris laissant dubitatif.
Les personnages ! Si l'auteur parvient sans soucis à les rendre crédibles, il peine, par contre, à les rendre attachants du fait du manque d'épaisseur qu'il leur accorde. Si on peut remercier l'auteur de ne pas s'appesantir sur les méfaits de la profession sur la vie de famille de ses personnages, on lui reprochera, par contre, de ne pas les fixer dans un cadre intime permettant au lecteur, non pas de s'identifier, mais, au moins, de les cerner un peu mieux.
L'intrigue ! Une intrigue assez faible, dont on devine rapidement le coupable et qui n'est pas un réel moteur pour l'intérêt du lecteur. Certes, l'auteur n'a probablement pas voulu baser son roman sur une intrigue trop échevelée, lui préférant un certain réalisme, mais un peu plus de complexité aurait été préférable.
Narration ! Même si je reproche souvent aux auteurs d'user d'artifices de narrations pour faussement rythmer leurs récits, ici, on peut dire que J.F. Pasques fait plutôt l'inverse et, quand il alterne les narrations, c'est pour développer une intrigue dont l'intérêt me laisse dubitatif.
Parti pris ! Plusieurs partis pris me laissent songeur dans ce roman.
L'intrigue autour de la disparition du légiste, par exemple ! À la fin du livre, je n'ai toujours pas compris là où voulait en venir l'auteur.
L'appesantissement à propos de la chaleur due à la canicule et ses effets mortels ! Certes, c'est le point de départ de l'intrigue, mais l'auteur insiste et insiste tant durant son roman qu'à la fin sur cette canicule et ses conséquences ! Pourquoi ? Pourquoi en faire autant ? Pourquoi en faire, surtout, trop ? Surtout 16 ans plus tard ? Peut-être a-t-il été touché personnellement par ce drame ? Je ne sais pas.
Autre point sur lequel l'auteur insiste lourdement sans que cela soit justifié ou justifiable : la mort de Marie Trintignant des mains de Bertrand Cantat. L'auteur aborde le sujet plusieurs fois au point que l'on s'interroge sur l'intérêt d'insister sur le sujet alors qu'il n'a aucune relation avec l'intrigue. Là aussi, a-t-il été touché de près par ce drame ?
Enfin, on abordera le style de l'auteur, un style un peu passe-partout, qui manque de rondeurs, de point d'accroche. Certes, ce style un peu plat peut-être voulu par l'auteur pour demeurer dans un certain « réalisme », mais il ne fait, à mon sens, que desservir l'ensemble.
Petit point que je voulais aborder également, l'intrigue, le roman, le récit, lui-même est desservi par la réflexion d'un personnage qui dit, en substance, un truc du genre « Si on écrivait les choses que l'on voit dans notre métier, personne n'y croirait tant la réalité peut surpasser la fiction... ». Dommage, j'aurais aimé, moi, que cette réalité décrite par l'auteur, dépasse la fiction et me surprenne, mais l'intrigue, malheureusement, ne flirte pas avec les sommets.
Alors, bien sûr, j'ai le clavier dur avec ce roman, mais c'est surtout parce que je pense que l'auteur pouvait faire mieux, bien mieux alors que là, il en fait déjà pas mal.
Au final, un roman qui souffre de certains partis pris, de personnages manquant d'épaisseur, d'une intrigue faible et d'un style passe-partout, mais qui a pour lui un atout primordial, celui d'un certain « réalisme » immergeant.
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RomansNoirsEtPlus
  12 juillet 2019
Pour certains , comme moi , 2003 restera dans notre mémoire comme cet été caniculaire , où , alors que les hôpitaux et les pompiers étaient débordés ne sachant plus faire face à ces morts - notamment de personnes âgées - par milliers , succombant à ces chaleurs extrêmes , le ministre de la santé de l'époque , tout bronzé, se pavanait avec son polo Lacoste , tentant misérablement d'occulter et de minimiser les faits .
Pour le commandant Delestran cet été 2003 a été synonyme d'une affaire incroyable …
Alors qu'il parcourt avec la nouvelle recrue de son groupe , la lieutenant Victoire Beaumont , les couloirs de l'Institut Médico Légal parisien , il décèle sur un des cadavres qui attend son tour dans les locaux rafraichis , une odeur d'amande amère …l'odeur typique du cyanure .
Va alors commencer pour son équipe de la 1ère DPJ , une enquête au long cours , minutieuse où l'expérience et la connaissance des rouages de l'institution policière va permettre de découvrir de premiers indices ..Qui en voulait suffisamment à cette belle jeune fille pour l'empoisonner ? Une femme jalouse ? le médecin légiste - un certain Morland- qui l'a examiné et qui a disparu de la circulation depuis ? Son épouse ? Un tiers inconnu ?
Pas à pas , ne laissant rien au hasard , l'enquête va tisser sa toile de preuves accablantes , de témoignages précieux afin que la vérité jaillisse et que le coupable puisse être démasqué .

Jean -François Pasques nous plonge dans cette enquête « de l'intérieur » en nous dévoilant , à travers cette histoire passionnante , les mécanismes policiers mis en mouvement . Aucune érudition exagérée ni vocabulaire inutile , le lecteur suit , tel un spectateur privilégié , les soubresauts des investigations menées tambour battant par cette équipe de professionnels , avec à sa tête un commandant doté d'un flair et d'une intuition hors pair . L'auteur nous offre un choc des mots allié à un choc thermique permanent entre les locaux réfrigérés de l'IML et l'extérieur où règne des températures tropicales ..Il nous démontre que pour être un grand flic il faut être aussi fin psychologue , pour découvrir la noirceur de l'âme humaine qui se cache derrière la surface .
Un très bon polar , rythmé , et la découverte d'un auteur à suivre indéniablement pour l'avenir .
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nathf
  30 août 2019
Paris 2003 - La canicule frappe la capitale et tue de nombreuses personnes.
Le commandant Delestran, accompagné de sa nouvelle recrue Victoire Beaumont, veut la mettre directement dans le bain en lui faisant visiter l' IML.
En parcourant les tiroirs, il décèle une fragrance d'amande amère.....celle du cyanure.
Avec une écriture directe et sans chichis, Jean-François Pasques nous entraîne dans les coulisses d'une enquête policière en y détaillant les rouages et les procédures.
Roman écrit par un policier, il est évidemment crédible et ne nécessite pas un rythme à vitesse grand V ni de tirs à tout berzingue mais décrit le quotidien d'enquêteurs qui se doivent d'être minutieux.
L'auteur nous remémore cet été caniculaire et meurtrier qui a fait de nombreuses victimes à tel point que la morgue était bondée.
Pas facile de garder l'esprit clair sous cette vague de chaleur qui indispose tout le monde.....pourtant il faudra que le duo de flics garde leur lucidité pour résoudre cette affaire nébuleuse.
Encore un roman policier mais pas que....qui se démarque par son réalisme.
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Jen62
  29 avril 2020
C'est un roman policier qui nous parle de la canicule de l'été 2003 et d'une affaire étrange qui va mettre le commandant Destrant et son équipe à rute épreuve.Car avec cette chaleur ,ils vont devoirs travailler d'arrache-pied. Ce que j'ai aimée dans ce roman, c est qu'on plonge dans l'histoire vite car l'enquête nous divertit sur différents domaines et on se doute en aucun cas de ce qu'il va se passer au fil des pages. Donc j'ai juste un mot,si vous adorez les livres policiers avec du suspense jusqu'à la fin foncé vous serez pas déçu.
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Liligb
  20 février 2020
Un style un peu froid et impersonnel mais une intrigue policière bien ficelée.
Je lirai volontiers d'autres livres de cet auteur découvert par hasard à ma bibliothèque municipale.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   22 septembre 2019
Une semaine déjà cette fournaise ! Le temps s’étirait au goutte-à-goutte rendant chaque journée plus insupportable que celle de la veille. Dès les premières heures, la ville était écrasée de soleil. On suffoquait. Les organismes étaient mis à rude épreuve.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   02 juillet 2019
On a tous été marqués par Maigret ,forcément. On est tous un peu nostalgique de ce qu’on n’a pas connu.
Voyez vous , il me semble retrouver,ici,ce qu’on a perdu.
Ça va peut-être vous paraître odieux ce que je vais dire mais, quelque part, cette histoire me fait du bien.De nos jours , on vit dans l’urgence, dans la complexification, toujours plus rapide d’un monde qui nous échappe. Les nouvelles technologies nous éloignent des hommes.
+ Lire la suite
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   01 juillet 2019
La réalité , une fois de plus , dépassait la fiction . Elle avait mis en lumière ce qui se cache parfois sous le masque de la vertu , la monstruosité d’un homme.
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