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EAN : 9782352948049
432 pages
Éditeur : Bragelonne (19/11/2014)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 149 notes)
Résumé :
Après les derniers événements qui ont déchiré le Haut-Royaume, le prince Alan a pris le commandement de la garde d Onyx, garante de l'autorité du souverain. Mais la reine, aussi ambitieuse qu'impitoyable, est bien décidée à gouverner à la place de son époux mourant. Menacé par la guerre civile et les luttes de pouvoir, le royaume se trouve plus divisé que jamais. Les desseins du Dragon du Destin sont obscurs, mais ils finissent toujours par s'accomplir.
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  14 juin 2019
Pierre Pevel avait conclu son tome 1 par un cliffhanger insoutenable… Il démarre donc son tome 2 par la gestion des conséquences de celui-ci, et Alan 3e fils du roi et 2e fils de le 2e reine mais surtout ami d'enfance de Lorn remplace celui-ci à la tête de la Garde d'Obsidienne mais après une tonalité résolument populares il lui donne consciemment ou inconsciemment une direction optimates. On passe en série toutes les personnages ayant survécu au tome 1, tous en deuil de l'antihéros censément mort dans les flammes...
Et coup de théâtre ! Toute la deuxième partie du roman nous raconte les mêmes événements que ceux de la première partie, mais vus et racontés par celui qu'on a enterré et qu'on a essayé de nous faire oublier. Personnellement je mort de rire, mais du coup ATTENTION TOUT CE QUI VA SUIVRE EST 100% SPOILERS
L'essentiel du roman repose sur la prétendue querelle entre la Reine Célyane et la Dame Yssandre, la première faisant tout pour que les choses dégénèrent et la deuxième faisant tout pour améliorer la situation. Mais les crevards et les crevardes obtiennent toujours ce que veulent leurs egos démesurés et dénaturés (on a tous rencontrer un ou plusieurs de ces sociopathes qui devraient soigner leur pathologie pour la plus grand bien de la société, et le Haut Royaume se lance dans une guerre impossible à gagner contre la Principauté d'Arcante, petite certes mais très bien fortifiée, très bien financée et en quête d'alliés. La Garde d'Obsidienne se retrouve avec deux chefs amis de longue date certes mais aux vues et aux ambitions différentes, et on sent qu'avec la tension montante entre les Populares de Lorn et les Opimates d'Alan une scission n'est pas à exclure (et qui dit scission de l'ordre garant de la paix public et de l'exécution de la justice dit possibilité de guerre civile). Pour ne rien gâcher chacun des deux compères doit affronter sa part de ténèbres : l'Obscure développe chez Lorn une autre personnalité violente, cruelle et sadique mais surtout invincible, tandis qu'Alan qui retrouve ses vieux démons toxicomaniaques ne se contrôle plus du tout. Au final Pierre Pevel nous refait le coup du siège de la Rochelle et malgré toutes les péripéties de cape et épée (notamment avec le chevalier servant de Dame Yssandre qui joue à Thierry la Fronde), héros et antihéros comprennent bien vite qu'ils sont tous engagés dans une sale guerre qui ne sert que les intérêts d'une clique accro au pouvoir qui s'est autoproclamée « élite » au détriment des soldats et des civils des deux pays, ressources humaines corvéables et sacrifiables à merci (toute allusion à notre Monde de Merde n'est aucunement fortuite). Car finalement tout ceci n'est destiné qu'à discréditer la réputation du prince héritier à qui on a confié la gestion du gros merdier, et à faire d'un ultime recours un autre prince qu'on aimerait placer sur le trône à sa place : ce dernier est-il complice ou dupe de tous ces complots et intrigues ?
En parallèle on a un POV que je dois qualifier de remplissage avec Alissia de Laurens toujours amoureuse de Lorn, qui doit épouser un vieux barbon tout en n'étant pas insensible aux charmes de son fils beau gosse. On dirait le POV de Sansa dans le TdF et je ne vais pas mentir en déclarant que c'était plus ou moins chiant (comme le dit sa meilleure amie, elle n'est pas faite pour les intrigues amoureuses vue qu'elle se retrouve avec un polichinelle dans le tiroir à la première incartade). Lorn finit par péter un câble et noblesse oblige le fils doit défendre l'honneur de son père tout en étant jaloux de Lorn, et le traditionnel duel judiciaire des récits de chevalerie se conclut en boucherie quand l'Obscure décide de s'amuser un peu avec le commun des mortels...
Vilipendé de tous les côtés, lâché par tout le monde ou presque, condamné à nouveau par son roi et son père qui l'avait gracié, Lorn retourne à la case départ mais ne compte plus se laisser faire : il prend la poudre d'escampette et se lance dans opération « Joyeux Compagnons de Sherwood » (stratégie souvent efficace que les Chinois appelle « renaissance dans les terres mortes »), et rejoint la résistance yrgaärde dans l'espoir de récupérer tout ou partie de l'épée magique tueuse de dragon du premier souverain du Haut Royaume. Alors on nous ressort l'élu, la prophétie, et l'artefact magique destiné à contrer le retour chaos en la personne d'un Méchant Millénaire random. Mais Pierre Pevel nous passe tout cela à la moulinette, et toutes les interludes nébuleux mettant en scène les servants des dieux-dragons se mettent à faire sens : le Haut Royaume est maudit parce que pour raisons personnelles son vaillant souverain est devenu un roi-liche en voulant tricher avec le Destin ! Lorn qu'on a toujours traité comme de la merde lui et ses parents (qu'on découvre dans le droit de quota de flashback), décide de ne rien faire du tout pour corriger le tir : on va tout droit à la guerre civile !!!

Ah je ne boude pas plaisir avec ce tome 2 : "Haut Royaume" est assurément la meilleure série de Pierre Pevel, un auteur qui contrairement à d'autres dont je ne citerai pas les noms ne ménage pas ses efforts pour faire plaisir à ses lecteurs et à ses lectrices. Après ce tome 2 souffre clairement du syndrome « tome de transition », et comme Lorn passe d'avatar d'Edmond Dantès à avatar de Rocambole et on perd quand même clairement au change… Outre le POV d'Alissia qui m'a laissé de glace, et les complots et intrigues de tel ou tel hominus crevaricus ou untelle ou untelle homina crevarica pour monter quelques marches de plus vers le sommet dans la seule optique d'emmerder et/ou faire souffrir le plus de monde possible pour nourrir leurs egos de sociopathes (Syndrome GRR Martin : faire du grimdark pour du grimdark parce que c'est à la mode), force est de constater que l'auteur se perd de temps en temps en digression rallongeant la sauce. On a compris qu'on était dans un Europe uchronique avec France, Espagne, Italie, Allemagne et Scandinavie, et qu'on est peu ou prou sous le règne de Louis XIII en mode Louis XV (vous savez, celui-ci qui est mort d'une longue maladie qui a fini par lui faire fondre le visage), mais était-il vraiment nécessaire à l'avancement du récit de s'attarder sur les mouvement indépendantistes « espagnols » et « italiens » soutenues par des puissances étrangères, ou sur les rebellions de telles ou telles provinces dans tel ou tel pays ? OK ça approfondit l'univers, mais vu qu'on n'a aucune carte, aucun glossaire et aucun dramatis personae (ce qui est inadmissible soit dit en passant !), c'est quand même assez improductif... Je radote, mais je ne boude pas mon plaisir : vivement le tome 3 !
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Eric76
  25 mai 2017
Combien de vies les Dieux facétieux ont-ils données à Lorn ? Neuf comme les chats ? Comme Yssaris, ce chat roux énigmatique, qui lui aussi renaît de ses cendres ? Cet ami fidèle et inséparable qui suit Lorn dans toutes ses aventures ; qui, par sa présence feutrée, discrète, repousse les tourments qui assaillent son maître.
Combien de vies les Dieux cruels ont-ils accordées à Lorn ? En aura-t-il suffisamment pour pouvoir reconquérir Alissia qui commence une autre vie décidée par d'autres ; pour faire la paix avec lui-même, avec cet autre Lorn, cet hôte qui hante ses nuits, imprévisible, cruel, au coeur froid comme la pierre ; pour lui permettre de revenir de l'Enfer et se venger de ceux qui ont voulu l'anéantir ; pour voir certains de ses amis le quitter sur la pointe des pieds, et d'autres mourir dans ses bras ; pour ramener, des terres lointaines et sombres à Oriale l'orgueilleuse, la munificente, l'épée brisée des Rois ; pour ajouter un nouveau chapitre aux chroniques du Livre du Destin ; pour voir le Haut-Royaume s'effondrer comme un château de cartes ?
Les Dieux sont intransigeants quand il s'agit d'accomplir la prophétie. En levant la tête, on peut la lire à travers les scintillements de la nébuleuse. Lorn en est une pièce centrale. Il peut encore chausser ses lunettes aux verres sombres, ranger sa grande épée skande dans son fourreau, et parcourir le vaste monde ; de vies, avant que la prophétie ne s'accomplisse, il pourra en abuser tant et plus.
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boudicca
  11 janvier 2015
Le Haut-Royaume a rarement été aussi mal en point. Incertitude quant à qui succédera au roi à la santé et la popularité déclinantes, multiplication des rivalités entre les différents duchés, complots fomentés par des courtisans ambitieux et sans scrupules : rien ne va plus, et voilà que l'on apprend que le seul homme capable de changer la donne, le capitaine des célèbres Gardes d'Onyx, n'est malheureusement plus de ce monde. Ce second tome s'inscrit dans la droite lignée du premier, aussi si vous avez déjà été séduits par les aventures de Lorn Askarian, nul doute que vous tomberez à nouveau sous le charme de la plume de Pierre Pevel qui nous en dévoile ici un peu plus sur l'univers qu'il a bâti. On a donc affaire à un monde qui s'étoffe et qui gagne en densité à mesure que nous sont dévoilés de nouveaux territoires : la belle et fière cité d'Arcante, la région d'Ansgarn, très attachée aux traditions chevaleresques... On peut regretter à ce propos l'absence de carte, d'autant plus que les personnages sont amenés à voyager souvent et que de nombreuses intrigues se déroulent sur différents fronts.
En même temps que l'histoire du Haut-Royaume on découvre également bien sûr celle de la Garde d'Onyx, unité d'élite constituant le premier soutien du pouvoir royal et dont le lecteur a assisté à la progressive renaissance dans le premier tome. Si on en est pas encore à des hauts faits dignes de rester dans la légende, les prémices sont néanmoins bel et bien là. le roman fait beaucoup penser de ce point de vue à l'une des précédentes trilogies de l'auteur, « Les lames du cardinal », elle-même fortement inspiré des « Trois mousquetaires » d'Alexandre Dumas. La plume de l'auteur sait d'ailleurs se faire toujours aussi inspirée lorsqu'il est question de mettre en scène des instants épiques soulignant le courage et la camaraderie unissant les différents membres de ce corps d'élite auquel on en vient à s'attacher. Les nombreux rebondissements liés à la nature même de cette Garde d'Onyx et à son commandement figurent d'ailleurs parmi les plus intéressants du roman.
Pour ce qui est du reste, l'intrigue suit son cours et, si l'auteur a parfois un peu trop tendance à s'éparpiller, c'est malgré tout avec plaisir et sans ennui aucun que l'on découvre le sort qui attend le Haut-Royaume. Davantage que dans le premier tome, on retrouve certains clichés propres au genre « fantasy » (une prophétie, un ancien artefact retrouvé, un roi et un royaume déclinants à la merci de toute une horde de comploteurs...) mais Pevel se fait assez malin pour éviter les gros écueils et ne commet pas l'erreur de tomber dans une lutte manichéenne des plus basiques. le personnage de Lorn en est d'ailleurs la preuve. Pas de répit pour le premier chevalier du royaume que l'on découvre ici encore plus sombre et torturé que dans le premier volume. Il faut dire que les épreuves qui lui sont imposées, tant à l'échelle du royaume que sur un plan plus personnel, sont particulièrement éprouvantes et c'est avec tristesse que le lecteur assiste à la lutte désespérée de ce leader charismatique qui ne parvient pas à échapper à son destin.
Un second tome qui tient toutes ses promesses et lève un peu plus le voile sur la richesse de l'univers créé par Pierre Pevel. Comme toujours avec l'auteur, le roman se termine par différents coups de théâtre qui ne vous donneront qu'une envie : vous jeter dès que possible sur la suite. J'attends donc, moi aussi, avec impatience la suite des aventures de Lorn et des Gardes d'Onyx.
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LeScribouillard
  17 mai 2019
Le cavalier hésitait à franchir la porte de la taverne de PNJ. Il s'agissait d'un des bas-fonds les plus sales et les plus ignobles d'Ariole. Les tueries y allaient en nombre croissant depuis que s'y étaient réfugiés les derniers survivants de la Garde d'Ynox. L'air était vicié et l'alcool venait encore l'empuantir, au bon plaisir des prostitués, mercenaires ou ivrognes, quand ils n'étaient pas les trois à la fois. Assis à une table, un homme d'âge mûr, les cheveux noirs, dont les muscles proéminents n'avaient d'égale que son fier organe que la pudeur cachait d'une feuille de vigne, fumait une pipe à l'abri des recoins obscurs.
« Pourquoi t'es là ? finit-il par grogner après l'avoir dévisagé sans ciller.
– Vous êtes le scribe Ouyar, n'est-ce pas ?
– Pourquoi tu me cherches, petit ?
– Bah comprenez… J'ai pas vu d'article là-dessus dans le Temple du Culte Maudit, ni dans la Tanière du Dragon-Ours, alors…
– Tu veux connaître la suite de Haut-Royaume, c'est ça ? »
Le paladin hésita un instant avant de répondre :
« Oui. »
Tous les regards se tournèrent vers lui. Plusieurs hommes dégainèrent leur poignard. D'autres avaient déjà la main à la garde.
« Dispersez-vous, les gars, dit l'homme en sortant un glaive de derrière son oreille. Vous voudriez pas qu'il vous arrive quelque chose de fâcheux, pas vrai ? »
La foule quitta les lieux en grommelant, jetant des regards en chiens de faïence aux deux hommes, signe de mauvaise augure. Pendant qu'il les regardait se disperser, l'homme tendit sa pipe à l'étranger.
« C'est du kesh ?
– Non, de la chicha. Par contre, fais pas nimp avec, je dois la rendre à un type avec des pieds tous poilus…
– Et… en ce qui concerne le tome 2 ?
– L'Héritier ? (Le scribe se redressa brusquement, montrant soudain la puissance de son torse viril.) Es-tu prêt à endurer la suite des tourments de ses personnages ?
– Oui, je le suis.
– À subir les machinations politiques qu'ils ourdissent dans l'ombre, à tenter de démêler des intrigues coriaces quitte à en perdre la raison ?
– Oui, je le suis.
– À esquiver les torrents de spoils et les arcs prévisibles qui se dresseront sur ton chemin ?
– Oui, je le suis.
– Alors, prends cet ouvrage, lui dit-il en lui tendant un vieux grimoire à la couverture moisie. Mais encore une fois, tu ne sais pas à quoi tu t'exposes… »
Critique no spoil
Bah oui, parce que figurez-vous que Haut-Royaume 2, c'est un sacré mélange d'excellentes idées et d'autres beaucoup moins bonnes. D'où adrénaline, d'où frustration. Et je vais encore faire dans les détails, mais pas mal de trucs collent pas terrible. J'en ai pas parlé pour le tome 1, mais je vois ici des cohortes de Jean-Kévin défiler pour dire : « Ah, mais ça se peut pas, y'a des canons dans un univers médiéval, c'est pas réaliste ». Sauf que pas forcément, étant donné que le monde semble autant inspiré de la Renaissance et que tous les mondes alternatifs n'ont pas forcément une évolution technologique synchronisée. Là où le bât blesse, c'est quand Pierre Pevel fait apparaître du tabac et des cigares. D'où est-ce qu'ils viennent ? Y'a-t-il d'autres continents que l'Imélor ? Cela provient-il de colonies ? On t'en parle que dalle, pas un nom ni rien chez un auteur qui aime pourtant pas mal les paragraphes d'exposition. Dans la même lignée, les mariages arrangés y vont aussi à trois pattes parce que dans cet univers ils ont lieu à vingt-cinq ans, soit avec dix ans de retard. le Moyen-Âge a beau être l'époque des troubadours et des licornes forniquant des hippogriffes, faut pas oublier qu'on mourait bien plus vite et que les chevaliers étaient des gros beaufs machos qui dès qu'ils voyaient une donzelle ayant passé la vingtaine se disaient : « Ah ben elle est périmée celle-là. »
Cela dit, mis à part ça c'est vraiment bien traité, autant sur le plan psychologique que politique. L'auteur nous balance pas des caisses de mouchoirs et de jeune héroïne rebelle qui fuit ces noces qu'elle n'a pas voulues en chevauchant son étalon cheveux au vent. Ses personnages féminins restent pourtant crédibles, autant ceux qui préparent ce genres de coups que ceux qui se les ramassent, et on se prend à essayer de deviner pourquoi la jeune Alissia va recevoir tel époux et pas un autre. Pas très féministe, me direz-vous. Oui, mais on a dans ce même chapitre qui nous dévoile cette situation exclusivement des femmes, toutes fortes mais chacune avec leurs failles plutôt que l'increvable cliché des guerrières badass monodimensionnelles. Très franchement, bravo pour ce coup-là.
Et puis il y a la trame principale. Après les problèmes de l'Yrgaärd, voilà-t'y pas que la cité d'Arcante se rebelle contre la reine alors que le Haut-Roi semble définitivement sorti du game. Ça sent le siège… Et difficile de savoir dans quel camp se ranger. Les canons jouaient déjà un rôle important dans les combats du tome 1 ; dans une scène pivot, la poudre est omniprésente tant dans l'action que dans la stratégie, c'est simple, à elle seule, cette partie peut être considérée comme de la gunpowder fantasy. Les intrigues secondaires s'emboîtent bien mieux que dans le tome 1 : au lieu d'en faire une en entier puis de passer à la suivante tout en délaissant la primaire, elles s'entremêlent entre elles sans perdre de vue celle-ci. Certaines scènes sont brillantes pour leur intensité et leur chute comme celle de l'invocation d'Asnarys.
Bref, au final, à peu près tout semble baigner dans l'huile. Sauf que…
Critique avec spoil
Vous savez quoi ? C'est pas que le bouquin est mauvais, c'est qu'on l'a mal relu. Ce qui explique les répétitions, les phases qui n'ont aucun sens (« Désolée d'arriver seulement », dixit la page 516), et qu'avec tous les jeux de flash-backs, on se retrouve avec plusieurs fois le même passage, parfois pour nous expliquer un détail qu'on avait pas vu, parfois de manière totalement gratuite. J'en sais rien, moi ! Voir deux fois Estévéris dire « Aha, regarde comme je suis subtil » exactement de la même manière, allez pas me dire que c'est fait exprès de la part de l'auteur, ou bien alors il a voulu montrer qu'il était le plus intelligent en voulant mélanger toutes les époques de son histoire… sauf que Pierre Pevel est trop malin pour ça et que ça ne sert strictement à rien.
Enfin bon, à côté de ça, la psychologie du héros se voit de plus en plus riche et bien écrite. le passage « tout est perdu » m'a vraiment scotché. Au final, le livre va s'améliorant dans son dernier quart et la sauce finit par prendre. On sait que certains éléments vont arriver, mais comment et de quelle manière ? Alors c'est prévisible, c'est parfois un peu facile, mais du coup ça n'en reste pas moins passionnant. Côté cliffhanger, on est encore servis mais avec bien plus de subtilité, plus un twist en bonus dans la toute dernière page.
Un mot sur l'édition papier
De toute évidence, mes fournisseurs m'ont envoyé la version low cost : le logo de la couverture est remplacé par le titre dans une police bien moche (ou du moins qui aurait convenu à un ouvrage de SF), la page 296 a des lignes anormalement espacées et les pages 301 à 319 ont le bas couvert de pâtés d'imprimerie. Bragelonne a pas intérêt à me faire le même coup pour un de ses livres de 400 pages à 28 balles sous prétexte qu'ils sont grands formats…
Bref : achetez-le en liseuse ou ne le commandez pas à une librairie. Si vous tenez à l'avoir en chair et en os, vérifiez bien qu'il s'agit de l'édition normale et pas d'un ersatz.
Conclusion
Haut-Royaume 2 s'avère légèrement en-dessous de son précédesseur ; non pas qu'il soit mauvais pour autant, la psychologie de la plupart des personnages étant toujours aussi bonne et les intrigues politiques maîtrisées. Mais à force de vouloir ramifier avec toutes sortes d'évènements pour en mettre plein la vue au lecteur, Pierre Pevel s'emmêle les pinceaux et confère finalement beaucoup moins d'impact à son histoire, quand ce n'est pas carrément déballé de la manière la plus grossière qui soit. le dernier tiers est nettement meilleur et évidemment, ça se termine sur un cliffhanger, mais il me faudra un plus gros hameçon si vous voulez que je lise le tome 3 avant d'ici un an ou deux. Enfin bon, essayez quand même, c'est pour votre culture…
Lien : https://cestpourmaculture.wo..
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Davalian
  22 août 2015
Comparer la saga Haut-Royaume, dont voici le deuxième tome, au Trône de Fer est trop fort. Néanmoins, Pierre Pevel, nous offre avec L'hériter de très agréables moments et une lecture passionnante. L'intrigue est loin d'être exempte de tout défaut, cela dit. Qui plus est, pour l'apprécier, il faudra aimer les intrigues sombres, faites de désespoir, de noirceur, de malheur ambiant.
La première partie nous permet de retrouver Alan le Bien-aimé dont le côté sombre ne va cesser de gagner en intensité. Ces chapitres-là apportent de la nouveauté, nous amènent à nous interroger sur le destin de Lorn. le suspense est bien vite percé, ne laissant que le plaisir de suivre le prince malgré quelques longueurs. Celui-ci est assurément le grand gagnant de L'héritier.
Cette impression générale de lenteur sera d'ailleurs un véritable fil rouge assez pesant. Les nombreuses surprises, les retournements de situation tout aussi nombreux permettront de réveiller un lecteur, qui s'assoupira avant de se réveiller à nouveau avant d'entamer une nuit blanche sur les dernières parties. Il y aurait eu de quoi meubler tout un roman au lieu de quoi les événements sont sacrifiés. le destin du Chevalier à l'épée est quelque peu... convenu et donne déjà l'impression d'une redite, déjà !
Les personnages principaux sont toujours aussi attachants... tout simplement parce qu'ils composent tous avec une part d'ombre ! Par contre, les personnages secondaires sont classiques et connaissent une évolution qui l'est tout autant.
Le final de l'ouvrage est franchement bien composé, explosif et donnant envie de lire la suite. Les adeptes de Pevel seront comblés ! Pour les autres, mieux vaut peut-être tenter les Lames du Cardinal avant de se lancer dans cette saga qui doit encore gagner en maturité. le tome 3 devant profiter des nombreux jalons posés ici...
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critiques presse (1)
Elbakin.net   17 décembre 2014
Malheureusement, c’est un roman qui nous laisse après lecture quelque peu perplexe. En effet, rares sont les suites qui arrivent à la fois à faire mieux que le tome qui les a précédées tout en faisant ressortir ses faiblesses par ricochet. C’est pourtant bien le cas ici, de mon point de vue.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   15 mai 2017
Un voile de tristesse ternit son regard.
Deux mois s'étaient écoulés depuis que sa mère était venue la chercher dans la villa Livia. Elle allait mieux. Elle dormait et, même si elle n'en avait pas toujours le goût, elle mangeait. Il lui arrivait de rire et d'oublier. Quant à la blessure de son amour assassiné, elle la faisait encore souffrir mais au moins ne saignait-elle plus. Résignée à vivre, elle avait compris qu'il lui resterait à l'âme comme une cicatrice, comme une callosité sensible qui, chaque fois que la mémoire l'effleurerait, lui provoquerait un frisson secret et réveillerait des souvenirs heureux, malheureux, doux-amers, insupportables et délicieux.
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Eric76Eric76   12 mai 2017
- En politique, mieux vaut ne pas trop s'inquiéter des raisons qui motivent chacun. Seul le résultat compte, non ? Qu'importe si tel est guidé par l'intérêt et tel autre par l'ambition, s'ils parviennent à s'entendre ? Plutôt que de sonder le cœur des hommes, mieux vaut mesurer ce qui ressortira de leurs actes et ne pas trop faire la fine bouche. En politique, je doute que quoi que ce soit ait déjà été fait pour le bien commun par bonté d'âme.
+ Lire la suite
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   21 juillet 2017
- La destinée de chacun est semblable à un cours d'eau. Certains sont des ruisseaux paisibles. D'autres sont des rivières. Quelques-uns sont des fleuves puissants qui attirent à eux les cours d'autres destinées.
- Et la mienne, quelle est-elle ? Ruisseau, rivière ou fleuve ?
- Votre destinée est un torrent furieux. Luttez contre lui et vous vous épuiserez, ballotté et meurtri, jusqu'à périr en voulant gagner la rive. Mais si vous vous laissez emporter...
- Dans un torrent furieux ? Cela n'épargne ni les rochers, ni les tourbillons.
- Non, mais cela vous permet de les voir et de les éviter, ou de les rencontrer en y étant préparé. Et cela permet aussi que les débris que le courant emporté et ballotte comme vous vous vous heurtent avec moins de force. Peut-être même pourrez-vous vous y accrocher. Peut-être même trouverez-vous ici ou là une île où vous reposer un peu avant de replonger.
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boudiccaboudicca   31 décembre 2014
En politique, mieux vaut ne pas trop s'inquiéter des raisons qui motivent chacun. Qu'importe si tel est guidé par l'intérêt et tel autre par l'ambition. Plutôt que de sonder le cœur des hommes, mieux vaut mesurer ce qui ressortira de leurs actes et ne pas trop faire la fine bouche. En politique, je doute que quoi que ce soit ait déjà été fait pour le bien commun par bonté d'âme.
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boudiccaboudicca   30 décembre 2014
Il comprit qu'il assistait à la véritable naissance de la Garde d'Onyx. Ses hommes et lui avaient combattu et souffert sous une même bannière, et pouvaient désormais rendre hommage à leurs morts. Les loyautés des vrais soldats ne se forgent pas dans le sang qu'ils font couler mais dans celui qu'ils versent ensemble. 
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Vidéo de Pierre Pevel
Pierre Pevel, l'auteur de la série de romans le Paris des Merveilles, nous présente "Les Artilleuses", la première bande dessinée prolongeant son riche univers fantastique. Rendez-vous le 4 mars en librairie pour découvrir "Le Vol de la sigillaire", le premier tome de la série, scénarisé par Pierre Pevel et dessiné par Étienne Willem : bit.ly/LesArtilleuses-BD
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