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EAN : 9782253035541
Éditeur : Le Livre de Poche (31/08/1992)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 13 notes)
Résumé :
La plus belle histoire, le plus beau poème dé l'humanité, est la vie d'Alexandre le Grand. Il a eu tout pour lui : il était grec, il était un adonis, il était l'élève d'Aristote et l'amant d'Ephestion, il a épousé une fille du roi des Perses qu'il avait vaincu, il a conquis le monde et il est mort au sommet de sa gloire. Bien qu'il fût le représentant de la Grèce devant ceux qu'elle appelait les barbares, il comprit que l'avenir de la civilisation était de se fondre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
finitysend
  29 juillet 2014
Roger Peyrefitte distille un parfum de souffre .
Mais son arome sulfureux est aujourd'hui aussi faible que celui des champs Phlégréens qui distillent pour leur part de faibles fumerolles à peine perceptibles et à peine visibles , malgré la fabuleuse puissance de leur réserve d'énergie .
Alexandre le grand est un personnage historique incontournable et son épopée a forcément et à juste titre inspirée la littérature et le cinéma .
J'ai mis pas mal de temps à lire cette fresque romancée de la vie du grand conquérant . Non pas à cause de l'arôme de souffre qui nimbait l'oeuvre de Roger Peyrefitte , mais parce que je snobais le roman historique en bloc . C'est la découverte de M. Yourcenar qui m'a modérément réconcilié avec ce genre littéraire , que j'aborde toujours avec des pincettes et avec une pince à linge sur le nez , je dois l'avouer .
Sur l'auteur je dirais que je n'oublie pas qu'il était ouvertement antisémite , cependant j'ai toujours trouvé intéressante sa problématique .
Je vois en lui un diplomate , qui a reçu une éducation catholique stricte . Un auteur homosexuel brillant qui possède un style agréable qui pétille de vie et de profondeur .
Peyrefitte a souffert intensément de son identité sexuelle , dans la société rejetante qu'était la douce France de l'époque . Ce contexte était une violence larvée et constante , de chaque instant , tendue contre son être intime . Gageons que cela ne l'a pas aidé à se pacifier et à faire la paix avec ses démons intérieurs . On ne l'excusera pas , on ne le dédouanera pas , mais pourra tout de même tenter de le comprendre .
Ses textes sombrent dans l'oublis , et je trouve cela curieux car si beaucoup sont dépassés comme textes d'actualités , un certain nombre n'ont que le torts d'avoir l'auteur pour auteur , et je trouve cela inadmissible . Et certains sont même d'une brulante actualité , à mon misérable et humble avis .
Par ailleurs si aujourd'hui un auteur à la dimension littéraire accomplie venait nous narrer l'aventure amoureuse de deux ados hétérosexuels , j'entends d'ici les gazouillis de la critique littéraire ...
Mais Peyrefitte lui venait lui nous parler des aventures amoureuses de deux garçons ( je ne parle pas de son « Alexandre « ) , et là , force est de constater , que cela ne gazouille plus du tout , et que même on l'enterre . C'est la deuxième chose inadmissible .
En amphithéâtre , en Sorbonne à un cours de licence portant sur le contexte politique macédonien avant l'avènement d'Alexandre , j'entends l'enseignant énoncer allusivement que Philipe roi de Macédoine se fait assassiner , dans le cadre d'une histoire sordide . Apres approfondissement je découvre que ce qui est sordide c'est le jugement de valeur que porte ce professeur sur la bisexualité licite dans l'univers mental De Grèce classique et hellénistique . Philippe de Macédoine est en effet assassiné par un de ses amants ....
Je jour-là , j'ai appris tout simplement ce qu'était la censure morale et j'ai tout simplement découvert que la recherche historique devait lutter contre ses propres démons : les jugements de valeur et les préjugés . J'ai alors repris les textes que je connaissais et je les ai redécouvert et j'ai découvert aussi plus intimement la posture mentale intime de la Grèce classique . Cela incluait la bisexualité massive de la plus grande partie du monde grec à cette époque , comme la misogynie viscérale de cette civilisation ( qui ne dérange pas grand monde par contre , soulignons-le ) . Et puis j'ai finis aussi par réussir à approcher des bribes d'autres textes qui dorment encore dans des cimetières numériques .
C'est à cet enseignant aux belles oeillères ( pour plagier Homère ) que je dois finalement la lecture de cette fresque de la vie d'Alexandre par Roger Peyrefitte et je l'en remercie . Je ne suis pas certains qu'il aimait ce texte dont pourtant la lecture ne lui aurait pas fait de mal , mais il l'a peut-être lu sous la couverture avec une lampe électrique .... .
Ce « roman d'Alexandre « de Peyrefitte est un roman envoutant , interminable , infiniment accessible et c'est un des meilleurs roman historique que j'ai jamais lu . La langue est châtiée . La vie est omniprésente dans ce texte aux dialogues accomplis . le narrateur affiche un ton empreint de grandeur et de précision qui est intégralement dépourvu de pathos pathétique et qui n' est pas empreint d'une démarche de racolage .
Au contraire de la mesure et de l'élan . le lecteur est en marche sur les pas d'Alexandre à l'ombre des oliviers , dans les palais dépaysant , dans les déserts brulants , avec des soldats , dans des bibliothèques et il assiste à la tumultueuse naissance d'un monde nouveau ...
Ce texte est superbement évocateur . Il n'est pas pornographique et c'est donc de la fondation du monde hellénistique , dont il nous entretient avec un verbe qui ne ferait pas honte à la prose française du dix-huitième siècle dont l'auteur était l'admirateur fervent et l'adaptateur motivé en français contemporain .
Il y a peu de vaisseaux de ligne capable de nous faire rêver l'aventure d'Alexandre et qui soit susceptible d'être de cette qualité et de ce confort ..
Et il est censuré , par le monde de l'édition alors que c'est un beau voilier toutes voiles au vent , lancé sur les embruns du temps ..
Alors la France pays des droits de l'homme ? oui certes probablement , mais cela dépend lesquels finalement et finalement ni plus ni moins qu'ailleurs finalement . Sur cette question « je suis comme une truie qui doute « pas vous ? ....
En tout cas elle ne l'est pas pour Roger Peyrefitte .
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johnny2770
  22 décembre 2014
Cette première partie est passionnante et on a du mal à posé le livre. On suit alexandre dans son périple à travers la Grèce. Comme d'habitude l'auteur connais parfaitement son sujet , beaucoup de ligne sur la mythologie grec et l'art. Et une apologie de la pérédastie moeur très rependu dans la Grèce antique.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Julian_MorrowJulian_Morrow   12 avril 2017
Elle disait que le propre des Bacchantes était de s'enivrer par le rythme, par l'enthousiasme, par un délire sacré, et de ne s'enivrer jamais par le vin.
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Video de Roger Peyrefitte (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roger Peyrefitte
Quand la télé était complaisante avec les pédophiles | Franceinfo INA
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Politiciens, économistes, juristes, enseignants (844)
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