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Gérard Lecas (Traducteur)
ISBN : 2743603097
Éditeur : Payot et Rivages (01/02/1998)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :

" Je ne sais pas skier, je ne joue pas au tennis, je nage couci-couça, mais j'ai le sens de la formule. " Il s'appelle lazare Santandrea, il s'est rasé la moustache et a célébré son non-anniversaire pour conjurer le sort : il vient d'avoir trente ans et commence à perdre ses illusions. Il perd aussi de vue certaines personnes qui ont croisé sa route, dont une certaine Nicky, la fille la plus laide du monde, qui a myst... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pecosa
  06 avril 2019
Le sens de la formule entre dans mon tiercé des romans noirs les plus inclassables , avec Cosmix Banditos et Midnight Examiner. J'ai hélas pris le train en marche, puisqu'il s'agit du troisième volet des aventures milanaises de Lazzaro Santandrea, après Lazzaro, vieni fuoriIl et Le Vice de l'agneau.
Santandrea est une sorte d'alter ego de l'auteur italien Andrea G. Pinketts, de son nom Andrea Giovanni Pinchetti , décédé à la fin de l'année dernière. Comme l'auteur, le oisif milanais a travaillé comme journaliste, détective privé, et habite chez sa mère.
Le sens de la formule est une sorte de manifeste littéraire dans lequel le héros qui vient à son grand regret d'avoir trente ans, part à la recherche de Nicky, « la femme la plus laide du monde ».
Roman ironique sur un homme qui refuse de vieillir et qui parcourt les rues de Milan dans les années 80, récit d'une étrange quête, Le sens de la formule est aussi un roman sur les illusions perdues et l'amitié (mention spéciale aux amis lunaires, Pogo, Bidoche…) L'humour est mâtiné de dilettantisme. Le lecteur dérouté a envie de poursuivre ses aventures (La madone assassine, L'absence de l'absinthe, Turquoise fugace) et d'en savoir davantage sur la personnalité de son auteur dont le parcours personnel intrigue. Les romanciers inclassables sont souvent les plus intéressants.
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andiston
  19 mai 2013
J ai adoré cet univers étrange.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   05 avril 2019
Je ne sais pas skier, je ne joue pas au tennis, je nage couci-couça mais j'ai le "sens de la formule". Le sens de la formule est Privilège, car le moindre mensonge de celui qui le possède est, sinon pris au pied de la lettre, du moins apprécié. Dans l'hypothèse où l'on se décide à émettre une vérité vraie, celle qui sent mauvais parce qu'aucun euphémisme n'est venu la décrasser, la sale vérité qu'on ne peut retoucher ni embellir par la chirurgie esthétique des souvenirs, la vérité poilue, la vérité en rut, cette vérité aura dans la bouche de celui qui manie le sens de la formule l'aspect un peu pute mais aussi toute l'envergure d'une belle mystification.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juin 2017
Chaque jour, on découvre quelque chose. Il s’agit souvent de révélations désagréables, comme une trahison ou même une simple réalité. D’autres découvertes se révèlent utiles, tels le téléphone ou la pénicilline. Parfois, rarement, on découvre des coupables. Mais les trahisons, la pénicilline et les coupables, une fois mis en évidence, accèdent au rang de certitudes. La belle trouvaille ! Il existe d’autres types de découvertes. Non divulguées. Il y a ceux qui s’aperçoivent qu’ils possèdent le sens de la formule, ceux qui détectent la conscience du séant et enfin il y a ceux qui découvrent la « Blessure d’automne ». La différence entre ces trois dernières « découvertes » et les précédentes réside dans le fait qu’avec les trahisons, la pénicilline, les coupables, il est impossible de plaisanter. Une trouvaille comme le sens de la formule, la conscience du séant ou bien la « Blessure d’automne » se doit d’être prise à la légère. Pour ne pas en mourir.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juin 2017
Je faisais mon possible pour résoudre le problème des immigrés, en achetant au moins une douzaine de briquets Bic par jour. Je les achetais un par un, à des vendeurs différents. Il faut que l’argent tourne. Ils se rassemblaient en petits groupes, vers l’heure du repas, autour des bancs dans les jardins publics. Pas beaucoup de verdure mais beaucoup de noir. Tandis que les gens ordinaires, mes ennemis jurés, s’asseyaient à table, ou mangeaient un sandwich au bar à côté du bureau, les Africains consommaient en plein air le rite du repas, en cherchant à oublier le froid qui arrivait avec l’hiver. Ils étaient assistés par des bouteilles de bière grand modèle, acquises dans des supermarchés où on ne les accueillait qu’avec méfiance. Ils me plaisaient peut-être à cause de cette passion commune pour la bière.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juin 2017
L’oisiveté m’avait pourtant apporté un don : la conscience du séant. Jusqu’alors, depuis vingt-neuf années d’aventures, j’avais vécu dans l’inconscience du séant. Pour moi, le postérieur était toujours celui des autres, une protubérance qui venait souligner (ô combien) des silhouettes féminines. Je n’avais jamais pris en considération mon propre postérieur. La phase en pied de mon existence s’était écoulée au milieu des tempêtes, de l’autodestruction et de l’inconscience du séant. Chaque fois que je m’asseyais, j’ignorais la partie de moi-même, vulgairement les fesses, qui s’appuyait sur quelque chose.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juin 2017
Le sens de la formule est Privilège, car le moindre mensonge de celui qui le possède est, sinon pris au pied de la lettre, du moins apprécié. Dans l’hypothèse où l’on se décide à émettre une vérité vraie, celle qui sent mauvais parce que aucun euphémisme n’est venu la décrasser, la sale vérité qu’on ne peut retoucher ni embellir par la chirurgie esthétique des souvenirs, la vérité poilue, la vérité en rut, cette vérité aura dans la bouche de celui qui manie le sens de la formule l’aspect un peu pute mais aussi toute l’envergure d’une belle mystification.
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