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EAN : 9782070377053
339 pages
Éditeur : Gallimard (20/02/1986)
Résumé :
Les premiers " congés payés " de 1936 campent et dansent le tango sous les fenêtres d'un manoir breton.
D'abord inquiets pour leur luzerne et leurs idées reçues, les châtelains sympathisent avec les intrus. La jeune victoire va jusqu'à se donner à l'un d'eux. Mais il ne suffit pas de choquer son milieu pour en changer.
Une autre réalité dérange le manoir : l'afflux d'étrangers fuyant l'Allemagne nazie. Avec le mystérieux Alexis, Victoire découvre l'am... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ladesiderienne
  14 novembre 2012
Ce livre, déjà lu en 1985 (c'est-à-dire hier) ne m'avait laissé aucun souvenir particulier. Attirée par le titre qui fleurait bon les vacances (dehors, j'apercevais un épais brouillard automnal) et les différents résumés, je me suis plongée dans une relecture.
Dommage, seule la première partie du livre a répondu à mes attentes. C'est avec beaucoup d'humour que l'on assiste à la rencontre des premiers "congés payés" venu camper dans le pré d'un manoir breton avec les propriétaires bourgeois de ce dernier. Chacun bien sûr arrive avec ses idées reçues et c'est grâce, ou plutôt à cause d'un drame, que la méfiance va peu à peu faire place à la sympathie et que des liens amicaux ou amoureux vont se créer.
La jeune Victoire va en profiter pour essayer de se libérer de l'emprise de sa famille en s'offrant à Gabin, un des campeurs et à Alexis, un ami de son oncle qui se présente comme un prince russe et qui se révélera être, comble de mésalliance, un juif allemand. Comme il est dit, suffit-il de choquer son milieu pour en changer ?
Oui, mais voilà, en plus, les vacances sont finies et c'est le retour à Paris. Victoire retrouve Gabin mais celui-ci part s'engager dans la guerre d'Espagne. Avec Alexis, elle va vivre une belle histoire d'amour qui sera perturbée par la montée du nazisme. Autant vous dire que le côté "déjeuner sur l'herbe" du départ, ni même la lutte des classes de la deuxième partie du livre, ne sont plus au programme. C'est la fin d'une époque.... et la fin d'un livre qui m' a déçue (moi, j'aimais bien Raymond, le titi parisien!)
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Nanne
  19 mai 2008
Lors du Front Populaire, cette peur de l'Autre s'est exacerbée. Aussi, le général Saint-Aubert - châtelain de la Landriais, près de Dinard - avait-il vu d'un oeil noir et plutôt inquiet l'installation sauvage des congés payés sur son pré carré de luzerne, prénommé le pré Noiraude.
En attendant, les congés payés transforment le pré Noiraude en fête populaire permanente, pour la plus grande joie D Hubert, le neveu scout du général qui voit là enfin une occasion de s'amuser un peu. le phono éraillé égrène les rengaines à la mode et on danse des tangos endiablés sur l'air du Plus beau de tous les tangos du monde de Tino Rossi. Parmi ceux qui sont en vacances pour la première fois de leur vie de labeur, on rencontre Jésus, habitant la banlieue ouest de Paris, flanqué de ses deux chiens, Thorez et Cachin, en souvenir des luttes ouvrières. Il y a Polo, vrai militant rouge et sergent dans l'armée de l'air, qui rêve d'une nouvelle révolution russe comme en 1917. Enfin, il y a Gabin, ainsi surnommé en raison de sa ressemblance avec l'acteur en vogeur en 1936. Gabin, communiste en souvenir de son père. Tout ce petit monde intrigue les châtelains Saint-Aubert, qui les imaginent comme des êtres lubriques et remplis de vices odieux.
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gill
  21 avril 2012
Les premiers "congés payés" arrivent en vacances sous les fenêtres d'un manoir breton.
D'abord inquiets les châtelains fraternisent ensuite avec les intrus.
Mais une autre réalité apparait : l'afflux d'étrangers qui fuient l'Allemagne nazie. La jeune Victoire découvre alors dans l'instant l'amour avec Alexis...
Cependant une violence sournoise fait reculer le droit, la guerre approche.
Ce livre est un chef d'oeuvre de sensibilité et d'écriture, il a inspiré à Yves Robert un film de télévision diffusé en 1986 et a valu à son auteur la consécration.
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nelly76
  15 novembre 2016
Les premiers congés payés de l'été 36 campent et dansent le tango sous les fenêtres d'un manoir breton.
Un livre témoignage au travers une histoire d'amour: témoignage de l'époque avec ses rivalités:deux mondes s' entrechoquent: -le monde ouvrier et le patronat et à côté, l'insouciance d'une jeunesse dorée qui choque son milieu bourgeois en côtoyant les ouvriers. Une insouciance exacerbée par la montée du nazisme et l'approche de la guerre 39/45; Une atmosphère très bien décrite, en même temps un livre riche d'enseignements pour ma génération.
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Nanne
  19 octobre 2009
En lisant "L'été 36" je souhaitais retrouver l'ambiance festive et la joie des premiers congés payés accordés aux français appartenant à la classe ouvrière. On sait, depuis toujours, que la classe dite populaire et la classe soi-disant dirigeante s'opposaient sur presque tout, plus par leur méconnaissance les uns des autres, que par leurs idées politiques.
Lors du Front Populaire, cette peur de l'autre va exacerber. Ainsi, le général Saint-Aubert - châtelain de la Landriais, près de Dinard - avait-il vu d'un oeil noir et plutôt inquiet l'installation sauvage des congés payés sur son pré carré de luzerne, prénommé le pré Noiraude. En attendant, les congés payés transforment le pré Noiraude en fête populaire permanente, pour la plus grande joie D Hubert, le neveu scout du général qui voit là enfin une occasion de s'amuser un peu.
Lien : http://dunlivrelautredenanne..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   14 novembre 2016
Raymond n'y comprenait rien, sauf que les mots《 grèves》et 《brigades》, à cause de Gabin, d'emblée, il était pour.
L'important, c'était qu son tri soit au rendez-vous.L'engin n'avait pas bougé, le nez collé au bec de gaz . Raymond se découvrit de l'affection pour ce compagnon fidèle, et une brusque fatigue.L'horloge de l'opéra marquait deux heures.Il avait la flemme de pédaler jusqu'à Montparnasse. Personne ne guettait son retour à la boutique de jouets.S' il dormait là? Il serait sur place le lendemain pour reprendre le travail. Il ouvrit le tri se lova à l'intérieur. Avant de rabattre le couvercle, il observa les quatre coins de la place déserte, sous une pluie fine . décidément, les《grèves》, les 《 brigades》, c'était ce qu'il avait vu de plus chouette, dans la vie; de plus maousse. Ce qu'il ferait plus tard?
-Je serai.... racaille marxiste, prononça - t-il tout bas.
En retombant et en plongeant le coffre dans une nuit pas si terrible, avec ses odeurs d'encre et de fourrage le couvercle fit un bruit gai de grelot.
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gillgill   23 avril 2012
Le monde n'en a rien su, mais une centaine de témoins ont vu, un matin de l'été 36, ce signe des temps : le droit de propriété et le Dieu de l'Occident bafoués par des campeurs, sur un air de tango !
Cela se passait le 20 juillet, à la Landriais, près de Dinard. La procession annuelle du saint sacrement descendait la pelouse des Saint-Aubert, dont le parc domine la Rance. Le cortège abordait le pré Noiraude, du nom d'une vache primée aux comices, quand le curé doyen perdit l'équilibre. L'ostensoir qu'il serrait contre sa chape dorée tangua dans le soleil et glissa à terre. Un "Oh !" de stupeur interrompit le cantique "Catholiques et français, toujours". Souliers vernis et sabots cessèrent de racler le gravier, ratissé de frais. On se regarda dans l'attente d'un geste qui dénouât l'angoisse de tous...
(extrait du chapitre I)
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nelly76nelly76   14 novembre 2016
En signant son courrier, Boulet-Montreuil entreprit une tirade comme il les aimait.La situation politique et sociale était 《préoccupante》, depuis le printemps 1936: la C.G.T. avait enregistré quatre millions d'adhésions--- il inistait: 《 quatre millions, deux fois deux, la population entière de Paris !
---; la fédération des métaux était la plus 《 rouge》 , la seule à lancer des grèves《 purement politiques》 ; le communiste Thorez menaçait d rompre si Blum restait évasif sur l'Espagne; la veille à Stains, Duclos avait demandé que La Rocque et Doriot rejoignent Maurras à la prison de la santé pour 《 reconstitution de ligues dissoutes》 , et qu'on《 fasse payer les riche》; dans les arsenaux, on chantait l'internationale, on levait le poing, à la barbe des ministres et des amiraux; à Clichy, les accus Fulmen étaient occupés《 sans raison claire》 par une minorité de Nord-Africains--《 parfaitement : des sidis! 》----; des tracts circulaient, aux pompes B-M, qui comptaient parmi les 《 deux cents familles》 ......Mais Henri gardait son sang froid. L'adversité l'excitait:
--J'aime les cocos.Ils comprennent la force.Ils ont la discipline des armées en guerre.Un jour, ils deviendront réformistes et gestionnaires.Ce sont les seuls sérieux!
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ladesiderienneladesiderienne   13 novembre 2012
Alain préparait l’École navale avec Bernard Saint-Aubert, derrière les murailles du collège Sainte -Geneviève, à Versailles. Des dizaines de jésuites chauffaient à blanc la résolution des élèves de servir ensemble Dieu et le drapeau. Réveils avant le jour, toilette à l'eau froide, travail forcené, discipline de noviciat : tout était fait pour former de purs esprits, des caractères entiers, des êtres poncés, rodés à tous les sacrifices, prêts à grossir joyeusement les listes dorées des monuments "aux élèves morts pour la France". Quoi de plus beau, que de donner sa vie pour son pays !
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nelly76nelly76   13 novembre 2016
Le monde n'en a rien su, mais une centaine de témoins ont vu, un matin de l'été 36, ce signe des temps: le droit de propriété et le dieu de l'occident bafoués par des campeurs, sur un air de tango !
Cela se passait le 20 juillet, à La Landriais, près de Dinard. La procession annuelle du saint sacrement descendait la pelouse des Saint-Aubert, dont le parc domine la Rance.le cortège abordait le pré Noiraude, du nom d'une vache primée aux comices, quand le curé doyen perdit l'équilibre. L'ostensoir qu'il serrait contre sa chape dorée tangua dans le soleil et glissa à terre.Un "oh"! de stupeur interrompit le cantique "Catholiques et français, toujours", Souliers vernis et sabots cessèrent de racler le gravier, ratissé de frais.On se regarda dans l'attente d'un geste qui dénouât l'angoisse de tous.Des signes allaient - Ils envahir le ciel? Que prévoyait l'église en pareil cas? Et d'abord, comment faire taire le scandale qui avait ébranlé la chrétienté: ce phono invisible, nasillant dans l'herbe haute?
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