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ISBN : 223407035X
Éditeur : Stock (09/05/2012)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Tino a onze ans. Il vit à Buenos Aires avec sa mère, son père, sa sœur, Bruno le garde du corps et Irma la bonne paraguayenne, dans une maison bourgeoise cossue, sous surveillance vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Car sa famille n’est pas comme les autres : son père, Razzani – dont le plat préféré est la langouste au jerez –, est un des hommes les plus puissants du pays. Ce qui inquiète Maia, une amie d’école avec laquelle Tino entretient un jeu amoureux.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
traversay
  27 août 2012
De Lucia Puenzo, cinéaste, on a pu apprécier la sensibilité, la sensualité et une certaine maîtrise de l'ambigüité de l'état d'adolescence. Autant d'aspects que l'on retrouve, à un degré moindre, dans La fureur de la langouste, son dernier roman traduit en français. le livre renvoie à une époque particulière de l'histoire argentine, celle des années Menem, pendant lesquelles le pseudo miracle économique du pays profita aux plus riches, avant que la crise ne frappe la nation de plein fouet. La toile de fond du roman est réaliste, chronique d'une famille très aisée d'Argentine, à la veille du déclin, tant elle est devenue une cible, les rumeurs de corruption s'amplifiant. le héros de la fureur de la langouste, le très puissant Razzani, est dans l'ombre, il n'est décrit par Lucia Puenzo qu'à travers les yeux de son fils, Tino, 11 ans, tiraillé entre l'adoration pour son père et l'image détestable que lui renvoie l'extérieur. le roman est complexe, tissé de toutes les relations qu'entretient Tino avec les autres membres de la famille, les gardes du corps, omniprésents, sa jeune amie/ennemie Maia, etc. Ecrit en creux, avec une certaine froideur, le livre est intéressant sans pour autant passionner. Un travail d'entomologiste qui ne décolle jamais réellement.
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Lybertaire
  29 avril 2014
Tino, onze ans, voit sa vie basculer lorsqu'il découvre à la télévision, en même temps que des millions d'Argentins, que son père est un homme d'affaires proche du pouvoir qui a trempé dans de sales affaires.
[...]
La Fureur de la langouste met en scène l'effacement du grand magnat Razzani et l'éveil de Tino, qui découvre que son père n'est pas ce qu'il croyait être. Pour autant, le roman se contente de raconter les quelques mois qui suivent la fuite de Razzani, s'arrêtant tantôt sur Tino qui ne part pas sur les traces de son père ni ne formule de critique à son égard, tantôt sur les autres membres de la famille qui reprennent le cours de leur vie, sans la présence écrasante de Razzani.
On retrouve ici encore l'immobilité et l'égarement propres à l'oeuvre de Lucía Puenzo, mais sans la tension et le réalisme magique. Il n'y a rien de furieux dans l'histoire ni dans l'écriture, rien qui transcende la vision du monde de Tino et des siens.
Si on considère ce roman comme celui du passage de l'enfance à l'âge adulte, il est peu évocateur. Si on considère plutôt la condition sociale de cette famille millionnaire, il apparaît difficile de compatir à son sort. le roman est d'ailleurs focalisé sur leur point de vue et occulte quasiment celui des détracteurs. Par ailleurs, l'ambivalence entre ce qui constitue un malheur familial et ce qui est justice sociale est assez peu appuyée, dans la mesure où les actes de corruption de Razzani sont totalement passés sous silence. Ce choix rend l'ensemble incomplet et psychologiquement plus simpliste que les autres textes de Lucía Puenzo.
L'article entier sur mon blog :
http://www.bibliolingus.fr/la-fureur-de-la-langouste-lucia-puenzo-a107706878
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emmyne
  12 août 2013
La quatrième de couverture donne l'élément déclencheur du récit, la révélation de l'identité et des activités de cet homme Razzani.
Lucia Puenzo situe très certainement son récit durant l'ouverture capitaliste sauvage de l'économie du pays qui s'était emparée de l'Argentine pendant les années de présidence de Carlos Menem ( de 1989 à 1999 ) .
Ce roman relate donc la chute d'un de ces hommes qui régnait dans l'ombre sur l'économie de l'Argentine.
« … la partie visible de l'empire : la holding IPANEMA, conglomérat d'entreprises de tourisme, hôtellerie, transport, chaînes de free-shops, pharmacie, casinos, agences immobilières, usines textile et sociétés municipales. Bien que représentant seulement douze pour cent des biens de Razzani, sa valeur emblématique était infinie : elle avait dessiné l'esthétique des côtes argentines et uruguayennes. »
Un homme en fuite en son empire raconté par son fils, Valentino à l'enfance sur-privilégiée, sur-protégée. Ce contexte politique et économique, toute la nouvelle violence de cette nouvelle société argentine reste une toile de fond non explicitée, la toile dans laquelle se prennent les personnages, la toile qui nous prend. Ce roman, c'est une histoire familiale, une histoire mafieuse, une histoire de corruption et de relations père-fils et celle d'un exil. Presque un huis-clos – la famille, la gouvernante paraguayenne Irma, « sa maison est mobile, sa maison c'est Irma « , le garde du corps Bruno qui l'attendait déjà à la porte de la maternité – tout se déroule dans le « cercle » dont Razzani est le centre, ce clan, le réseau que ne peut quitter Tino. Dont il ne peut se libérer, dont « il devine qu'il lui faudra encore des années avant de commencer à comprendre les vraies raisons qui les auront tous rassemblés ici. «
Et pourtant, rien de mièvre ni d'allusif. Au contraire, malgré l'isolement, le regard de l'enfant est incisif bien qu' « il maîtrise difficilement l'angoisse de voir son père transformé en ombre « , la narration dure et froide, d'une précision presque chirurgicale. Une écriture « blanche » sur ce noir sans compromis avec le réel et les émotions sur laquelle les incompréhensions de Tino, dont l'âme s'aiguise, plaquent une froideur d'acier, les éclats de l'acier, quelque chose de tranchant. Par le regard, rien de si étonnant de la part d'une auteur qui est également réalisatrice de longs métrages. Un récit en travelling sur un temps resserré, sept chapitres pour sept coups.
Lien : http://www.lire-et-merveille..
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Lalivrophile
  29 mai 2012
À travers cette famille et ceux qui gravitent autour, c'est la société argentine que dépeint Lucia Puenzo. Certaines choses paraissent un peu caricaturales (les maîtresses de Razzani, l'apparition de la drogue, de l'alcool...), mais au fond, c'est terriblement réaliste.
Il est intéressant de lire ce genre d'histoires du point de vue de la famille. En général, on voit la personne poursuivie par sa «hiérarchie», devant ce conformer à ce que veut le code. Ici, ce n'est pas le principal, même si cela influe, bien sûr, sur la vie de la famille. Famille dont on n'enviera certainement pas la richesse puisqu'elle va de paire avec une peur constante.
Les événements semblent s'abattre sur Tino qui, dans la tempête, ne peut plus rester enfant. Il connaît une espèce d'initiation à la vie en accéléré: ce qui arrive à son père déclenche d'autres «expériences», tel un jeu de domino, qui font de lui une pâle copie d'adulte, car cela se fera de manière désespérée, et aussi parce que l'enfant n'aura pas la maturité nécessaire.
Quant à sa mère, elle n'assume pas vraiment son rôle, trop assommée par la déprime.
C'est les «domestiques» dévoués qui semblent maintenir la famille: Bruno, le garde du corps de Tino, et Irma. Toujours fermes, mais aussi prêts à apaiser, à guérir.
Cette famille dont le destin semble tout tracé à cause de ce que fait Razzani, est aussi gouvernée par la violence. Chacun en fait preuve à un moment ou à un autre. Cela aussi semble être une fatalité. Ils résolvent tout par la violence, et s'y réfugient quand ils ne savent pas quoi faire. Ils y sont confrontés tous les jours. En effet, l'auteur explique, par exemple, que Sonia se fait régulièrement voler sa voiture, mais surtout que quand on veut intimider et effrayer quelqu'un, fût-il influent, on y arrive. Il y a toujours un prédateur, ce qui fait qu'on comprend les réflexes des personnages de ce roman. Malgré tout, la scène finale est une note d'espoir. C'est plutôt une parenthèse, car il est impossible que le cercle infernal libère nos héros, mais l'auteur nous rappelle que les parenthèses de ce genre existent aussi.
[...]
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Lien : http://www.lalivrophile.net/..
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claraetlesmots
  04 juin 2012
A Buenos Aire, Tino âgé de onze ne ne se déplace jamais sans Tino Bruno, le garde du corps de son père. Pour tous les autres membres de la famille Razzani, il est en de même. Son père est un homme d'affaires très riche et très puissant en Argentine mais il est trempé dans de sales affaires. Condamné par la justice, il fait bientôt la une des journaux.
On est très loin des quartiers pauvres de Buenos Aire et de la misère, Razznni est un homme parti de rien mais qui a réussi. A la tête de plusieurs sociétés, il est accusé de détournement et de blanchiment d'argent. Pour Razzani, seule sa famille compte : sa femme et ses trois enfants dont Tino. Très vite, la vie menée par la famille bascule. Razzani s'est enfui pour se cacher de la police dans l'une de des ombreuses propriétés, sa femme et ses enfants restent cloîtrés dans leur belle maison des quartiers chics car les journalistes guettent tous leurs faits et gestes.
la suite sur :
http://fibromaman.blogspot.fr/2012/06/lucia-puenzo-la-fureur-de-la-langouste.html
Lien : http://fibromaman.blogspot.f..
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critiques presse (1)
Liberation   25 juin 2012
Le livre est écrit au présent, il a l’efficacité visuelle d’un scénario : les images, souvent puissantes, précèdent les consciences et leur servent de cadres.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
poppy64poppy64   07 mai 2013
A Cuba, les jours de vent, on capte toutes les chaînes de Miami. Il commençait à souffler fort et c'était bientôt l'heure de Beverlly Hills.

Ton père ne m'a pas crue, et il m'a accompagnée tout le chemin jusqu'à la Habana Vieja. Quand on est arrivés, mes frères étaient sur le toit en train de régler l'antenne. Ton père a dit à Bruno de grimper.

Ce qui est apparu en premier à la télé, c'est la décapotable rouge de Dylan. Et ensuite, les escarpins de Kelly posés sur le pare-brise. Ton père m'a dit que j'aurais tout cela ; la voiture et les chaussures.
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poppy64poppy64   08 mai 2013
La tribu d'où vient mon arrière-grand-père disait que lorsque quelqu'un meurt, il doit être libéré par ses descendants et offert à l'univers. Ceux qui ne libèrent pas leurs morts sont paralysés. Ils n'ont plus envie de vivre et se retrouvent comme ta mère, sans énergie, sans goût à rien...
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poppy64poppy64   07 mai 2013
Les langoustes leur de leur migration dans les eaux profondes se mettent à la queue leu leu et s'enchaînent entre elles, les antennes de l'une protégeant l'abdomen de celle qui la précède. Ainsi cachées, elles avancent, loin de la fureur des ouragans. Elles se nourrissent de tout ce qu'elles trouvent dans les fonds marins.... Et s'il n'y a rien, elles se transforment en cannibales. Prédatrices capables de faire n'importe quoi.
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poppy64poppy64   07 mai 2013
Dino le garde du corps avait subi un interrogatoire de cinq heures, au cours duquel une enquête avait été menée sur ses antécédents policiers et pénaux.

Il avait passé tous les examens psychologiques nécessairres :
le test de Barsit pour mesurersa rapadité et son habileté intellectuelles,

le test de Bender pour établir une étude psychométrique et un diagnostic de sa personnalité.

Avant d'ariver à leur service, il avait été entraîné pendant douze mois à détecter le profil criminologique de tout individu.
de tout individu.
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poppy64poppy64   07 mai 2013
C'est comme avec les chiens, lui dit son père pendant le dîner. S'ils baissent pas les yeux, il faut s'en méfier.
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Videos de Lucía Puenzo (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lucía Puenzo
Bande annonce du fil Le médecin de famille, adaptation du roman Wakolda de Lucía Puenzo
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