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EAN : 9791022600262
31 pages
Éditeur : Editions Métailié (17/10/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Dans ces récits solidement construits, l'inquiétante étrangeté de chaque détail, l'horreur toute simple ? donc absolue ? et le réalisme alimentent un fantastique aussi spectaculaire qu'ambigu ; fantastique parfois drôle, plausible et cependant opaque comme peuvent l'être la monstruosité de l'enfance, la force tonnante d'un fleuve en crue, l'inclémence de la forêt vierge et des midis tropicaux ou le délire de l'homme, délire de l'amour ou folie de mort.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Nastasia-B
  06 avril 2016
Que ça fait du bien, croyez-moi. Que ça fait du bien au corps, à l'âme, à l'air ambiant de lire quelque chose comme cela. On nous abreuve d'attentats, de guerres, de misères, de perspectives économiques et sociales moroses et… pan ! Horacio Quiroga vous touche en plein coeur avec une sublime histoire d'amour.
J'ai retrouvé dans cette nouvelle quelque chose du passage somptueux d'Anna Karénine, lorsque Levine et Kitty se confessent leur amour, ce qui n'est pas peu dire. Oui, il y avait quelque chose de ça, une délicatesse, une pudeur, une timidité à s'avouer ce que nos coeurs savent déjà mais ce que nos bouches rechignent à dire en premier, ligotées par la peur du refus de l'autre.
J'ai déjà dit ailleurs que selon moi, Horacio Quiroga est un grand esthète, un brillant styliste. Il montre aussi ici qu'il sait admirablement titiller nos nerfs, nous faire trembler d'impatience face à un amour improbable et artificiel.
Maria Elvira Funès est une charmante jeune femme de dix-neuf ans, fille d'une des familles les plus en vue de la ville, l'aristocratie locale. Carlos Duran, lui, est un ingénieur appartenant à la frange supérieure de la classe moyenne mais pas au gratin.
Aussi, quelle ne fut pas sa stupeur lorsqu'il reçut une lettre émanant de la famille Funès l'invitant d'urgence pour le soir même. Intrigué et surpris, il est, de plus, fortement convié par un médecin important, ami de la famille Funès à s'y rendre sans faute. On lui apprend que la belle Maria Elvira souffre depuis une semaine d'une forme étrange de méningite et que, chaque soir, elle entre dans un délire total.
Durant ses délires, elle appelle chaque fois l'ingénieur, alors qu'ils ne se sont pas croisés en tout et pour tout plus de deux ou trois fois dans leur vie, et pendant une minute au plus. Sans compter qu'un ingénieur peu argenté comme Duran serait un parti peu recommandable voire quelque peu honteux pour Maria Elvira Funès. C'est d'ailleurs ce que le jeune ingénieur comprend dès lors qu'il pénètre chez les Funès.
Cependant, dès qu'il est en contact de la jeune femme en plein délire, celle-ci s'apaise et le regarde avec des yeux débordants d'amour. Bien évidemment, lorsqu'elle recouvre son état " normal ", Maria Elvira ne reconnaît pas Carlos Duran. D'ailleurs, lui n'éprouve rien de particulier pour elle et commence à se sentir agacé de servir de garde malade et de remède pour une famille qui le méprise absolument, n'eût été le délire.
Les jours passent et… peut-être n'est-il plus aussi insensible aux charmes de la belle Maria Elvira… mais à quoi bon rêver puisqu'il n'existe à ses yeux que lorsqu'elle délire…
Je vous laisse le soin de découvrir la suite de cette nouvelle un peu plus longue que la taille moyenne des autres productions de son auteur. En tout cas, une lecture très agréable pour moi et que je recommande bien volontiers, mais ce n'est que mon avis, ou même son ombre, en tout cas, pas grand-chose.
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Sallyrose
  21 janvier 2018

Nouvelle extraite du recueil Contes d'amour, de folie et de mort.
Le narrateur est convoqué dans l'une des plus grandes familles de la région. L'une des jeunes filles a une forte fièvre et l'appelle à son chevet car dans son délire elle éprouve pour lui une folle passion amoureuse.
Le narrateur n'est pas à son aise mais se soumet à la requête et à plusieurs reprises.
La malade est guérie et ne lui accord alors plus d'attention. Mais le malheureux homme est tombé éperdument amoureux.
Nouvelle rigolote, au style désuet mais charmant. Il est fort probable que je lise les autres nouvelles du recueil.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   08 avril 2016
Maria Elvira peut ne pas se souvenir de ce qu'elle a éprouvé pendant ses jours de fièvre, je l'admets. Elle n'en est pas moins parfaitement au courant de ce qui s'est passé, car on le lui a rapporté.
Il est dès lors impossible que je sois pour elle dépourvu de tout intérêt. De charme — Dieu me pardonne — qu'elle pense ce qu'elle veut. Mais d'intérêt, l'homme dont on a rêvé vingt nuits de suite, ça non ! C'est pourquoi son indifférence parfaite à mon égard n'est pas rationnelle. Quels avantages quelle vague chance de bonheur gagnerais-je en vérifiant cela ? Rien, que je sache. Maria Elvira se prémunit de la sorte contre mes éventuelles aspirations ; et rien de plus.
Ce en quoi elle a tort. Qu'elle me plaise désespérément, c'est entendu. Mais de là à ce que j'exige, moi, qu'elle honore une créance signée sur le bordereau d'une méningite, que diable ! ça non.
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Nastasia-BNastasia-B   05 avril 2016
C'est une obsession, continua Ayestarain, une simple obsession à 41°. La malade a le regard constamment rivé sur la porte. […] Comme tout homme, j'ai bien une vague idée de ce que sont deux yeux qui aiment quand on s'approche doucement d'eux. Mais la lumière de ces yeux, la félicité dans laquelle ils sombraient à mon approche, cet éclair de bonheur éperdu — jusqu'au strabisme — quand je m'inclinai sur eux, jamais aucun amour normal à 37° ne me les donnera plus à voir.
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Video de Horacio Quiroga (2) Voir plusAjouter une vidéo

Horacio Quiroga : Le désert
Olivier BARROT depuis la rivière Pando en Uruguay présente le livre d'Horacio QUIROGA, figure majeure de la littératuresud Américaine : "Le désert". Maître de l'étrange, il met en scène un père qui élève seul ses deux enfants, Un jour, piqué apr un insecte, cette petite blessure va avoir des conséquences fatales.
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