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EAN : 9782226401441
544 pages
Éditeur : Albin Michel (28/02/2018)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 126 notes)
Résumé :
À : destinataires cachés
De : LesFillesDeNullePart

Chères amies,

Vous en avez marre ? Vous avez peur ?
Vous en avez marre d'avoir peur ?
Vous êtes EN COLÈRE ?
On sait ce qu'ils ont fait. Spencer Klimpt, Eric Jordan et Ennis Calhoun. On sait qu'ils ont violé Lucy. On sait qu'ils ont fait du mal à d'autres, probablement beaucoup d'entre nous. On sait qu'ils recommenceront.

Vous êtes prêtes à agir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  26 mai 2018
Par un complet hasard, j'ai commencé ( et fini) ce roman le jour où Weinstein devait comparaitre et où il est ressorti libre, moyennant une caution d'un million de dollars , défendu par l'avocat d'un certain DSK …
Ce (génial ) roman parle de ça , à l' échelle adolescente …
Et il commence de façon grandiose , digne d'un grand metteur en scène, par un balayage presque anonyme de dizaines d'adolescentes d'une toute petite ville . Leur point commun : elles vont (ou iront) toutes dans le même lycée.
Il y a celle qui vient d'arriver avec un camion de déménagement ( Grace ) dont la mère est pasteure et qui fuit une ville où les opinions "modernes" de sa génitrice ne passaient pas.
Il y a celle qui justement ,passe devant sa maison, (Rosina) qui vit très mal son homosexualité dans une famille Mexicaine , laquelle lui demande d'être corvéable à merci.
Il y celle qui a un QI exceptionnel , ( Erin) doublé d'un syndrome d'Asperger , et qui essaie d'avoir une vie la plus normale possible avec une mère , certes protectrice mais étouffante .
Et puis surtout , il y a Lucy qui est partie, qui a fuit le scandale et la disgrâce , celle qu'on a pas crue lorsqu'elle a affirmé avoir été violée à une soirée , par plusieurs garçons.
Mais il y a Grace, qui vient donc d'aménager dans la maison de Lucy et qui dans sa chambre, voit des mots gravés sur les murs, des mots qui hurlent , des mots qui ne mentent pas …
Alors Grace , aidée par Rosina et Erin , va fonder "Les Filles de nulle part" pour se révolter , pour dénoncer, pour rendre à Lucy ce qu'elle a perdu…
. Distribuer des tracts pour prévenir les petites troisièmes qu' elles ne sont que des proies pour les grands de terminales , continuer par un acte symbolique : la grève du sexe de toutes les lycéennes , dénoncer les violeurs ….
Et si la ville n'était pas prête ? Et si les adultes ne voulaient pas faire de vagues afin de sauver leurs horribles fistons ? Qu'importe : "girl power" et on y go !
Sans AUCUNE lourdeur, Amy Reed dénonce, avertit, et protège. Elle réussit de façon subtile , décontractée et distrayante, à balayer tout le spectre des relations garçons/filles. Homosexualité , travestissement et transgenre sont également évoqués. Ne croyez pas que les garçons soient tous mauvais, dans ce livre, certains sont très bien…
Heureusement ! Du sourire au larmes, on s'attache à sa galerie de portraits, et on tremble pour les principales héroïnes.
Ma préférée étant la jeune Erin atteinte du syndrome d'Asperger que la mère a mise au régime Végan, les passages la concernant sont une ode à la différence , et d'une originalité folle. ( Elle est fan de la série Star Trek et son chien s'appelle Spot.)
Mais tous les personnages sont explorés , travaillés .
Il y a matière à faire une série TV, tellement ce roman est riche de vies. Un film n'y suffirait pas et aborderait les sujets de façon trop superficielle. Comme la série ne parlant que d'adolescents , "13 reasons why ? "cartonne mondialement, je crois très fort à Nous les filles de nulle part ;-)
" Scandale, soif de justice, romance, une vision positive et épanouïe de la sexualité, et un coup de poing dans les fondations sexistes de notre société : ce livre est un joyau." Kirkus Reviews
[ A la fin du roman , vous trouverez les noms, coordonnées et objectifs, de toutes les associations luttant contre les violences faites aux femmes .]
Ce roman pour ados devrait être acheté par tous les CDI et médiathèques...
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clairesalander
  04 septembre 2018
En lisant la quatrième de couverture, j'ai su que j'allais aimer ce livre. Militante féministe depuis une dizaine d'années, j'avais tout de fois un peu peur que certains clichés soient colportés mais au final, j'ai beaucoup aimé.
Les trois principales protagonistes, élèves de 16 ans au lycée, sont des "parias" ; elle ne font pas partie des filles cools et populaire. Rosina est une jolie Latina au tempérament de feu, lesbienne affichée, coincée dans une famille traditionnaliste. Grace est une fille de pasteur, boulotte, discrète et n'ayant aucune confiance en elle car complexée. Erin est autiste Asperger, d'une intelligence exceptionnelle, mais qui a du mal à comprendre certaines émotions et ne supporte pas le bruit et le monde.
Grace débarque en ville, et trouve des messages écrits sur les murs de sa chambre : "aidez-moi". Rosina l'informe que la maison dans laquelle elle a emménagée était habitée par une ancienne élève, Lucy, qui avait été violée l'an passé par trois garçons de l'établissement. Lucy avait été ostracisée, traitée de menteuse, et a fini par partir avec ses parents.
Grace est révoltée par l'immunité dont ont profité les agresseurs. Pour une fois, elle ose enfin gueuler, et aidée de Rosina et Erin, elles vont réunir les filles du lycée pour que cette culture du viol cesse. Organisées, elles vont tout chambouler pour se faire entendre, malgré les menaces de la principale et même de la police.
Certain garçons se croient tout permis, et n'hésitent pas à alcooliser des filles de 14 ans pour pouvoir les dépuceler (la "victoire" que d'etre le premier à pénétrer la fille). Tout le monde savait, mais tout le monde se taisait également. Il est temps de parler et de punir les agresseurs.
Les concepts d'injonctions patriarcales à la beauté, de culture du viol, l'homophobie, la peur de la différence (autisme) sont expliqués simplement. Me rappelant mon adolescence, je me reconnais dans beaucoup de ces filles, qui osent enfin parler entre elles, s'entre-aider au lieu d'être en compétition pour les hommes. Une belle ode à la sororité !
Bref, un livre à mettre entre les mains de tout ado à partir de 13 ans (oui, même les garçons, afin qu'ils comprennent ce que subissent les filles et n'agissent pas en agresseurs, et les soutiennent). Par contre, il n'y a aucune "animalité" ou pulsion dans le viol : c'est un acte de domination, pas de sexe (ce qui est très bien expliqué dans l'ouvrage). Les garçons/hommes ne sont pas "esclaves" de leurs pulsions, ils doivent apprendre à vivre en société et à respecter les filles/femmes.
Un livre très bien écrit, qui capte tout à fait la mentalité des ados d'aujourd'hui et explique parfaitement les mécanismes de la domination masculine.
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thedoc
  29 décembre 2018
Les Filles de Nulle part, je les ai suivies jusqu'au bout. Un vrai coup de coeur.
Grace et ses parents viennent d'emménager dans la ville de Prescott, dans l'Oregon, après que la mère de Grace, pasteur, se soit tout simplement faite virer de sa congrégation baptiste du Kentucky pour ses idées trop progressistes. Nouvelle maison, nouveau lycée. Grace, rondelette et timide, ne tarde pas à sympathiser avec les « looseuses » du lycée : Rosina, la rockeuse mexicaine qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, et Erin, une jeune autiste fan de la série « Star Trek : La nouvelle génération » qui ne survit dans ce milieu hostile que par une organisation militaire. A elles trois, les jeunes filles forment un trio pour le moins hétéroclite et marginal : une boulotte timide, une latina lesbienne et une autiste au crâne rasé, bien loin des canons stéréotypés du lycée. Qui irait se douter qu'elles sont à l'origine des Filles de Nulle part, ce groupe féministe secret qui va déclencher un véritable cataclysme dans ce lycée où les prédateurs mâles ont toujours eu l'habitude faire la loi ? Certainement pas eux.
C'est un livre coup de poing, choquant, bouleversant. Un livre qui fait tomber les tabous et éclater la vérité à travers une parole libérée et un discours sans détour sur le rapport des ados filles à leur sexualité et leur identité sexuelle. Qu'elles soient hétéro, lesbiennes, transgenres, filles faciles ou psycho-rigides, épanouies ou introverties, pom pom girls ou athlètes, elles ne rêvent que d'une chose : vivre une sexualité épanouie et être enfin respectées par les hommes qui, il est vrai, n'occupent pas la première place dans ce roman où la violence et la domination mâles sont fustigées et dénoncées.
Mais que les hommes et garçons n'aient pas peur. Il ne s'agit pas d'un livre contre eux mais contre tous ceux qui utilisent le sexe – le viol soyons clair – comme une arme de destruction et de soumission. Contre ceux qui considèrent tout simplement les femmes comme inférieures à eux et qui ne voient en elles qu'un moyen d'assouvir leur simple instinct de prédateur.
C'est une roman féministe et militant mais c'est aussi bien plus que cela. A travers les personnages terriblement attachants de Grace, Rosina, Erin et toutes les autres, chaque lectrice pourra se reconnaître à travers ses doutes, ses peurs et ses traumatismes. Pas seulement ceux liés aux hommes mais ceux qui jalonnent toute vie adolescente : l'affirmation de soi, la découverte de l'amour, les liens de l'amitié, la solidarité… l'apprentissage de la vie en somme.
La relation mère-fille notamment (les pères sont absents ou secondaires), si importante à cet âge, est mise à l'honneur à travers chacune de nos héroïnes. Le milieu social de chacune, très différent, dévoilant également beaucoup d'elles-mêmes.
L'amour enfin, le vrai, celui que chacune - et chacun – attend est présent, révélant qu'effectivement c'est avant tout la violence qui est combattue par nos trois ados et non les hommes. Des gentils garçons, il en existe ;)
Ce roman est un cri de colère, c'est aussi un cri plein d'espoir car rien n'est vain quand la parole se libère. Encore faut-il que tout le monde soit prêt à l'entendre...
Un livre au style très agréable, fluide, qui se lit d'une traite. A mettre dans les mains de toutes nos ados (à partir du lycée) et place au Girl Power !
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Gaoulette
  08 novembre 2018
On est loin du roman doudou que j'affectionne tant. Amy Reed nous offre un roman coup de poing, un roman qui fait appel à la révolte et qui donne la parole aux adolescentes.
Qu'ont en commun Grace, la nouvelle boulotte et effacée, Erin, la jeune androgyne et autiste, Rosina, la lesbienne mexicaine toujours en colère? Ces trois jeunes filles vont crier haut et fort la vérité sur leur lycée, ses manigances et surtout toutes ses oeillères sur la violence gratuite faite aux jeunes lycéennes. Amy Reed nous apporte un roman choc où il n'y aura plus de tabous entres ces filles désoeuvrées, qui ont subies des viols, de la maltraitance et qui n'ont pas le choix de sourire et faire avec leur quotidien. Ces jeunes filles qui ont perdu tous repères et qui subissent les préjugés et ne savent pas à qui en parler sans être pointer du doigt.
Amy Reed va droit au but pour dénoncer le systèmes scolaire du lycée Prescott qui ferment les yeux sur les agissements de leurs superstars footballeurs. Interdiction de critiquer ou pointer du doigt les pseudo héros, on doit les encenser.
C'est le premier roman d'Amy Reed que je lis et ce fut un choc émotionnel. On passe par tout un panel de sentiment, la colère, la révolte, la frustration de ne pas pouvoir faire un coup d'éclat, la tristesse, être sans défense face à un combat perdu d'avance par les filles de nulle part. Amy Reed a t'elle voulu dénoncer un fait existant et le décrire dans son roman choc.
Ce roman jeunesse ne laissera personne indemne. En tout cas, moi j'en suis ressortie en larmes. Amy Reed ne laisse personne de côté, elle fait parler toutes ses filles : Grace, Erin, Rosina sans oublier Cheyenne et Lucy. Elle n'oublie pas de s'intéresser au "Nous" pour explorer les sentiments contradictoires de certaines adolescentes. Je pense à Amber qui a généré un sentiment de pitié et de se dire qu'il était trop tard pour elle.
Amy Reed donne aussi de l'espoir à ces jeunes filles qui essayent encore de comprendre leur sexualité et leur rapport avec les sexe masculin. Elle offre de l'espoir en montrant que dans une meute, il peut exister une oreille compatissante, un prince gentil, une âme charitable, il faut juste ouvrir les yeux et tendre la main.
J'en ressors de ma lecture avec tous ces messages forts. Je tiens à préciser que le personnage d'Erin m'a beaucoup touchée et émue. Cela m'a permise de comprendre un peu mieux le syndrome d'Asperger.
Chapeau l'artiste! Merci pour ce coup de coeur.
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Jeannepe
  26 février 2019
Erin et Rosina ont l'habitude d'être deux à la table des filles bizarres. Faut dire que la première est atteinte du syndrome d'Asperger et que la seconde est pauvre, latina, lesbienne et toujours en colère. de quoi en faire des esseulées de première catégorie. Mais un jour, arrive Grace. Elle est boulote, discrète, gentille, et manque de confiance en elle. Quand elle parle, c'est rarement plus haut qu'un chuchotement. Sa famille arrive tout droit du Kentucky : suite à une chute sur la tête, sa mère, directrice des activités des femmes et oratrice invitée à la méga-église du Premier baptiste grand rédempteur, est devenue beaucoup trop progressiste au goût des bonnes âmes de la paroisse. Ainsi donc, s'est-elle fait expulser. Ses parents comptent bien que l'Oregon saura accueillir une parole ouverte.
Bref, Grace se voit obligée de quitter les filles qu'elle connaît depuis qu'elle est petite et son rôle de subalterne de l'amitié pour gagner une nouvelle ville, un nouveau lycée et une nouvelle chambre dans une nouvelle maison. Dans cette dernière, elle trouve un appel à l'aide gravé par son ancienne occupante. C'est ainsi qu'après avoir très naturellement atterri à la table des looseuses, elle questionne : qu'est-il arrive à Lucy ? Or il lui est arrivé la même chose qu'à bien d'autres filles : elle a été violée en toute impunité. Au fil des discussions, elles réalisent qu'il leur est impossible de laisser agir les « vrais mecs de Prescott » et décident d'agir.
Les Filles de Nulle Part se rencontrent, discutent, tâtonnent, s'organisent et se serrent les coude. Ensemble, elles réfléchissent à des moyens d'action. Pour commencer, une parole qui se délie dans la sécurité de réunions privées et des questions qui osent se poser, sur la sexualité et le plaisir notamment. Mais aussi la volonté de faire reconnaître les viols pour ce qu'ils sont, de créer une solidarité et une prise de conscience collective, pour tenter d'enrayer le phénomène.
Les propositions des filles pour agir sont multiples. Bien loin du mode d'emploi qui résolverait tout de deux ou trois coups de baguette magique, le roman d'Amy Reed regorge d'idées, de frustration, de colère et d'espoir, malgré les murs dans lesquels toutes ne cessent de se cogner. le premier d'entre eux est celui créé par les gardiens du vernis de la communauté : le coach, la proviseure et le chef de la police notamment. L'absence d'adultes qui pourraient être des ressources est frappante.
Les Filles de Nulle Part est une lecture qui fait du bien, qui remue et fait réfléchir. L'autrice a su éviter les écueils et écrit avec une bienveillance réconfortante. La question du consentement, qui ne passe pas nécessairement par un simple « oui », est questionnée avec celle du désir et de l'amour. Des livres comme ça, je voudrais en lire encore et encore, et les faire découvrir. Ils ne peuvent que faire du bien : aux filles et à la société.
Lien : https://auxlivresdemesruches..
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
JeannepeJeannepe   26 février 2019
Chères amies,
Comme il semble que ce ne soit pas toujours bien compris, disons les choses très clairement.
Profiter de quelqu’un qui a bu, c’est malsain et cruel.
C’EST DU VIOL.
Faire boire une fille pour coucher avec elle, ce n’est pas « la détendre un peu ». Ce n’est pas une technique de séduction.
C’est du VIOL.
Coucher avec quelqu’un qui n’est pas en mesure de consentir ne fait pas d’un mec un veinard, ça fait de lui un VIOLEUR.
Compris ?
Sans qu’on sache pourquoi, tout le monde s’est résigné à ce que ce soit ainsi. À penser que les mecs sont comme ça. Que c’est juste une situation que les filles doivent gérer. Mais nous ne voulons plus l’accepter. Nous ne laisserons plus les hommes décider de ce qu’ils font de notre corps.
Si cela vous est arrivé, ce n’est pas votre faute. Nous sommes là pour vous. Nous sommes là pour nous toutes.
Ensemble, nous sommes bien plus fortes que ces insanités que nous avons supportées beaucoup trop longtemps. Ensemble, nous pouvons changer les choses.
Rejoignez-nous !
La prochaine réunion aura lieu le jeudi 29 septembre, à 16 heures, dans l’entrepôt de l’ancienne cimenterie d’Elm Road.
Nous, les Filles de Nulle Part
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iris29iris29   28 mai 2018
A trois kilomètres à l'ouest, une fille cherche sur Internet comment perdre dix kilos. (…)
*
De l'autre côté de l'autoroute, une fille couche avec son copain pour la seconde fois de sa vie. Cette fois, ça ne fait pas mal. Cette fois, elle remue les hanches. Cette fois, elle commence à comprendre pourquoi on en fait toute une histoire.
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iris29iris29   25 mai 2018
Le silence ne veut pas dire oui. Un non peut-être pensé et ressenti sans jamais être prononcé. Il peut être hurlé en silence à l'intérieur. Il peut se trouver dans la pierre muette d'un poing serré, les ongles s'enfonçant dans la paume. les lèvres scellées. Les yeux fermés. Son corps à lui ne faisant que prendre, sans jamais demander, n'ayant jamais appris à interroger le silence.
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iris29iris29   26 mai 2018
Ça va ça va tout va bien. Même si le lit tourne même si je n'arrive pas à garder les yeux ouverts même si je ne suis même pas sûre qu'il connaisse mon prénom même si même si même si son corps est trop lourd sur le mien et si je n'arrive pas à bouger je n'arrive pas à respirer je ne peux plus respirer je ne veux pas je ne veux plus je veux le repousser mais mes poignets sont immobilisés et je n'ai plus ma culotte et c'est trop tard c'est trop tard c'est trop tard pour dire non.
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iris29iris29   28 mai 2018
Ce qu'il y a , c'est que les gens ne veulent pas entendre une chose qui va leur rendre la vie encore plus difficile, même si c'est la vérité. les gens détestent devoir changer de point de vue. Alors au lieu d'admettre que le monde est moche, ils chient sur le messager qui vient le leur dire.
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