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Élodie Leplat (Traducteur)
EAN : 9782749166544
400 pages
Éditeur : Le Cherche midi (18/03/2021)
3.44/5   41 notes
Résumé :
Philadelphie. Emira Tucker, une jeune diplômée afro-américaine, s'occupe de Briar, la fille d'Alix Chamberlain, une influenceuse réputée. Un soir, dans un magasin avec l'enfant, Emira se fait prendre à partie par un vigile. Une jeune Noire et une petite fille blanche, ensemble, à une heure tardive : la situation est forcément louche. La scène, humiliante, est filmée par un passant.
Pour tous - à commencer par Alix -, Emira devient alors la victime idéale. Cel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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Nowowak
  28 mars 2021
— Accusé, levez-vous.
— Qui moi ?
— Venez à la barre et jurez de dire la vérité toute la vérité.
— Je le jure.
— Monsieur Nowowak, que faisiez-vous entre la nuit du douze février et celle du 27 mars ?
— J'écrivais cette critique.
— Plusieurs témoins de moralité vous ont aperçu en train de torturer un ours en peluche.
— Objection votre honneur ! C'est faux. Je n'ai jamais eu d'ours en peluche.
— C'est bien ce que l'on vous reproche. À qui appartenait cet ursidé ?
— Je n'en sais rien. On m'a juste demandé d'écrire une critique.
— Qui ?
— Un site spécialisé dans les ressentis littéraires. C'est lui qui m'a envoyé ce livre.
— Son nom ?
— Babolia… Balebio…
— Babelio ? Vous voulez faire croire aux jurés que la célèbre Masse Critique, que dis-je la grandissime et merveilleuse et sublime Masse Critique de Babelio vous aurait envoyé un livre gratuitement, à domicile, juste pour que vous en disiez deux mots ?
— On se moque de qui ? interrompt un lecteur lambda.
— C'est une honte !
— Du calme Monsieur le Procureur.
— Qu'on l'envoie aux galères !
— Silence ou je fais évacuer la salle !
— Reprenons. Comment s'appelle ce roman ?
— « Une époque formidable »
— Vous êtes certain de son titre ?
— Oui. Je sais. Un tel cliché n'inspire pas la confiance. Je n'y suis pour rien. On m'a obligé.
— Beaucoup auraient aimé être à votre place.
— Je leur laisse. Déjà que l'exergue n'est pas terrible.
— Pouvez-vous la citer devant la Cour ?
— Si vous ne craignez pas les banalités, je veux bien.
— Allez-y.
— « Les anniversaires, on les attend. Une glace aussi, d'ailleurs. Ce que je veux dire, c'est qu'on doit la mériter. Hier, nous en avons promis une à ma fille, mais ensuite elle a été infernale. Alors j'ai dit : « Je suis désolée, mais les glaces sont pour les petites filles qui se tiennent bien. Or tu n'as pas été sage aujourd'hui. Peut-être demain ».
— Vous voulez nous faire croire qu'il s'agit du préambule ? Vous ne l'auriez pas modifié à des fins calomnieuses ? Nous connaissons vos articles de blog, ils ne font pas dans la complaisance. Ils témoignent même d'un parti pris éhonté contre tout ce qui s'apparente au feel good.
— Je déteste les premiers romans, c'est souvent bourré de clichés autobiographiques, de longueurs, de poncifs béni-oui-oui à faire hurler de rire un oignon neurasthénique et celui-ci était bien parti pour entrer dans le top 5.
— Vous l'avez tout de même lu ?
— Mon contrat m'obligeait. Je n'avais pas envie de me retrouver un beau matin au fond d'une rivière dans un sac en plastique avec une grosse pierre attachée au cou.
— Vous en pensez quoi ?
— L'écriture est très maladroite. Dès l'incipit, c'est confus. On sent un désir de guimauve courant chez ce genre d'écrivains. Les personnages sont mitraillés dans une soif ininterrompue qui égare d'emblée le lecteur.
— Des circonstances atténuantes ?
— Oui, la littérature voire la culture américaine se sont pas mon truc. Pour avouer la vérité, je n'ai même pas aimé « L'Arrache-coeur » de Salinger. C'est vous dire.
— Les jurés apprécieront.
— Moi je voulais recevoir le dernier Delphine de Vigan.
— Pouvez-vous ajouter autre chose pour votre défense ?
— Le livre est censé révéler une auteure d'exception. Je ne dois pas savoir lire.. car j'ai trouvé cette lecture banale et plate. D'ailleurs je l'ai stoppée très vite.
— Vous n'auriez pas dû ajouter ce détail, les jurés apprécieront.
— Je suis désolé.
— Bien, nous allons nous retirer pour délibérer.

Lien : https://pasplushautquelebord..
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JIEMDE
  20 mars 2021
Chaque époque a les héros qu'elle mérite…
Ceux que proposent Kiley Reid – traduite par Élodie Leplat – dans Une époque formidable sont à l'image des temps actuels : superficiels, faussement engagés et surtout paumés. À Philadelphie de nos jours, l'auteure va les plonger dans un vaudeville qui aurait pu être comique, s'il n'était pas finalement pathétique et révélateur d'une certaine vacuité de la société américaine actuelle, comme de la nôtre sous bien des aspects.
À ma gauche, voici donc Alix (qui ne veut se faire appeler qu'Alex, c'est tellement plus chic…), la trentaine, influenceuse, opportuniste, et ses enfants Briar et Catherine obtenus avec son mari Peter. À ma droite, voici Kelley, la trentaine également, autrefois petit-ami de lycée d'Alix (pardon, d'Alex) avant que le flirt tourne mal, mâle blanc fasciné et attiré par la cause noire. Et au milieu, nous avons Emira, jeune black de vingt-cinq ans, baby-sitter d'Alix et petite amie de Kelley. le trio est constitué. L'histoire peu démarrer.
Il suffira d'un incident ; d'un soir ; d'un supermarché où Emira se trouve avec Briar ; d'un vigile zélé et étonné de voir une jeune black avec une enfant blanche à cette heure et dans ce lieu ; bref d'un acte de racisme ordinaire si banalisé aujourd'hui. Sauf qu'il a été filmé. Et que pour des raisons différentes, Alix comme Kelley veulent le médiatiser. Mais pas Emira, la victime.
Dans un style léger, décalé et un brin branchouille (qui ne m'a pas franchement emballé), Une époque formidable parcourt très habilement des thèmes bien plus sérieux : le surinvestissement de certains blancs face à la cause noire, qui masque une fascination déplacée et se veut déculpabilisante ; la difficulté de la jeunesse afro-américaine à se trouver une juste place ; mais aussi la société médiatisée et numérisée du paraître, qui conduit certains à se perdre et à ne plus s'accepter pour ce qu'ils sont.
Une lecture légère au premier degré, mais plus intéressante après décantation.
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bookpass
  05 avril 2021
Roman très agréable à lire.
Emira, afro américaine, 25 ans, vit de boulots à mi-temps de transcriptrice et de baby sitting. Mais cette situation n'est pas satisfaisante. Emira cherche encore sa vocation et sait qu'il est grand temps de trouver un boulot plus rémunérateur et plus intéressant.
Ses amies Zara, Josefa et Shaunie s'en sortent plutôt mieux qu'Emira qui développe un sentiment de culpabilité.
Elle garde donc plusieurs fois par semaine Briar la petite fille des Chamberlain avec qui elle s'entend à merveille.
Trouver un autre job impliquerait de ne plus s'occuper de Briar et cette perspective déprime Emira.
Un soir où elle est appelée par Alix Chamberlain à la rescousse pour s'occuper de Briar alors que ce n'était pas prévu au planning, Emira emmène au super marché du quartier la petite pour faire un tour et se retrouve pris à parti par le vigile qui la soupçonne d'avoir enlevé l'enfant.
La scène est filmée par un client et Emira a tout juste le temps d'appeler le père de Briar avant que la situation ne dégénère.
Alix Chamberlain se sentant responsable de cet incident va tenter de développer une relation plus amicale que "professionnelle" avec Emira pour se redonner bonne conscience.
Jalousie, possession, hypocrisie vont gangréner les liens entre Alix et Emira.
Surtout qu'en Alix va comprendre qu'Emira a un petit ami et que la famille Chamberlain n'est donc pas le centre de ses préoccupations.
Emira, naïve et dépourvue d'arrière pensée, ne décode absolument pas le comportement d'Alix. Même si elle se pose quelques fois des questions sur la soudaine attention d'Alix à son égard, elle n'imagine pas que ses intentions puissent être intéressées voire mauvaises.
Kiley Reid nous livre une représentation d'un racisme ordinaire qui tente de se cacher derrière des bons sentiments.
Confier ses enfants à une nourrice noire prouve t-il réellement que vous n'êtes pas racistes ? L'attention et l'empathie affichée peuvent-ils excuser ce sentiment de supériorité à peine masqué ?
Evidemment non !
Je trouve la pseudo bonne conscience de ce milieu aisé très bien relatée, les attitudes sont subtiles et nuancées.
Les situations décrites sont malheureusement encore tout à fait actuelles.
J'aurai toutefois aimé que la personnalité d'Emira soit un peu plus tranchée et affirmée.
Je remercie Babelio et l'opération Masse Critique pour cette découverte. Un très beau 1er roman !
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FabtheFab
  03 avril 2021
Emira Tucker est une jeune femme noire de vingt-cinq ans, elle vit à Philadelphie où elle étudie à l'université avec ses amies Zara, Josefa et Shaunie. Afin de subvenir à ses besoins, Emira cumule deux emplois, transcriptrice dans un parti écologiste et nounou chez Alix et Peter Chamberlain qui ont deux filles Briar Louise et Catherine May. Les Chamberlain sont blancs, riches, en bonne santé et n'ont aucun souci matériel ; Peter a souhaité quitter New-York où ils ont longtemps vécu, aussi, a-t-il sauté sur l'occasion quand un poste de présentateur à la télévision lui a été proposé à Philadelphie ; sa femme, Alix, influenceuse renommée, l'a suivi mais a des difficultés à trouver un nouveau rythme de vie dans cette nouvelle ville. Un soir, alors que Alix lui a demandé exceptionnellement d'aller promener Briar afin d'éviter à l'enfant de voir la police intervenir chez eux suite à un incident provoqué par des délinquants, Emira est prise à parti par le garde de sécurité d'un supermarché car une passante soupçonne cette jeune femme noire d'avoir enlevé cette petite enfant blanche. La scène est filmée par un homme, Kelley Copeland. Cette vidéo va devenir un enjeu majeur pour les différents protagonistes : Kelley Copeland a été le premier amant de Alix, de son nom de jeune fille Murphy, lorsqu'ils étaient au lycée William Massey en 2001. Les amies d'Alix, Jodi, Rachel et Tamra vont savoir ajouter de l'huile sur le feu…
Kiley Reid publie ici son premier roman, Such a Fun Age, sorti aux Etats-Unis au début de l'année 2020 ; elle a bénéficié de bonnes ventes et d'une couverture critique élogieuse. le roman va être adapté au cinéma annonce son éditeur. Kiley Reid s'est beaucoup inspirée de son propre parcours dans ce roman.
Kiley Reid propose une comédie de moeurs particulièrement acide et elle décrit avec une plume acérée tous les travers de la société américaine. A travers le portrait de trois héros et de leur entourage, elle aborde certes les thèmes du racisme et du féminisme mais surtout de la société capitaliste américaine et de l'hypocrisie des valeurs morales de la société protestante. L'héroïne est intéressante en ce sens que Kiley Reid ne choisit pas un modèle de réussite typiquement américain ; bien au contraire, Emira Tucker est une jeune femme noire qui a étudié à l'université jusqu'à sa licence mais elle a vingt-cinq ans et elle n'a toujours pas de plan de carrière et n'a aucune ambition ni pour sa vie professionnelle ni pour sa vie personnelle alors que toutes ses amies réussissent. Elle apparaît donc à la fois comme traître à la cause des femmes et traître à la cause de l'émancipation raciale aux Etats-Unis d'Amérique d'autant qu'elle se contente et elle aime son travail de baby-sitter - une profession qui donne pourtant l'image d'une tâche dévolue aux femmes cantonnées dans la sphère privée. Cependant, le portrait le plus décapant est celui de son employeuse : Alix Chamberlain est une jeune femme blanche, elle a grandi dans une famille riche habituée à la ségrégation ; elle a longtemps vécu à New-York où elle a monté sa propre entreprise d'influenceuse dans le domaine de l'accompagnement professionnel et personnel ; elle a une bonne conscience démocrate et pense avoir un mode de vie vertueux et bienveillant à l'égard des autres ; elle est même engagée dans la campagne présidentielle de Hillary Clinton. Cependant, elle a accepté de suivre son mari à Philadelphie et elle bovaryse… Kiley Reid décrit avec une grande acuité toutes les petites faiblesses, toutes les petites médiocrités et les petites trahisons de cette jeune femme blanche… Ce roman est d'autant plus cruel qu'il est bien ancré dans le quotidien de la vie aux Etats-Unis d'Amérique avec des réalités sociales que nous ne connaissons pas sur le continent Européen, notamment l'absence de services publics, de couverture de santé organisée par l'Etat, de structures d'accueil de la petite enfance. Kiley Reid montre davantage les discriminations induites par le capitalisme avec cet abîme entre une jeune femme blanche et riche et une jeune femme noire et modeste que les discriminations raciales et les discriminations liées au genre. La seule issue possible semble la réussite sociale et cette réussite sociale est seulement liée à la capacité de s'enrichir : quelle est la place dans cette société de celles et ceux qui ont d'autres aspirations ?
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livreclem
  03 mars 2021
Un roman surprenant et une lecture coup de coeur (ça faisait longtemps). Emira, vingt cinq ans, est baby-sitter pour une famille cossue. Afro-américaine, elle est soupçonnée d'avoir kidnappée la fille dont elle a la charge.
Elle n'entamera pas des poursuites, pourtant cet évènement va changer ses relations. le passé de sa patronne va ressurgir et Emira sera le trophée au milieu d'une bataille de sentiment et ressentiment.
J'ai beaucoup aimé la structure du roman, le rythme, il n'y a pas de longueur. Là où d'autre aurait mis 100 pages de plus pour le fameux diner de confrontation, ici la scène arrive rapidement, l'après également. le lecteur suit les réflexions de la jeune fille et des protagonistes qui entrent en scène. le racisme est un sujet central mais est traité de façon subtil et nous amène à nous positionner. La relation d'Emira avec Briar, la petite fille qu'elle garde, est également touchante.
Bref, je recommande vivement et suivrais le futur de l'auteure avec grand intérêt.
#UneEpoqueFormidable #NetGalleyFrance
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critiques presse (2)
LeMonde   10 mai 2021
Dans son premier roman, Kiley Reid piège de « parfaits citoyens » dans leur époque, en capturant l’impossibilité d’une relation affranchie des questions de classe et de race
Lire la critique sur le site : LeMonde
Elle   24 mars 2021
Ce qui frappe le plus avec ce livre, best-seller dès sa sortie aux États-Unis, c'est son intelligence.
Lire la critique sur le site : Elle
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
JIEMDEJIEMDE   20 mars 2021
Après s’être ruinée dans l’achat d’une rame de beau papier et les soirées qu’elle avait passées à écrire des lettres de motivation, elle était agacée, plutôt que ravie, de constater qu’une vidéo virale semblait faire d’elle quelqu’un de plus qualifié que des lettres de recommandation et une licence.
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YokayYokay   03 avril 2021
Tu n'es pas meilleur que les autres quand tu suspends toi-même ton manteau et que tu vas vider ton assiette à la poubelle. J'ai été ces filles qui servaient ce soir. Je suis ces filles qui servaient ce soir, putain, et tu ne facilites pas les choses en leur donnant moins de travail. C'est comme finir son assiette en pensant que ça empêchera quelqu'un de mourir de faim. Tu n'aides personne à part toi.
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rkhettaouirkhettaoui   31 mars 2021
Le récit de vie d’une jeune fille à marier de notre époque, connue pour coucher avec quatre de ses prétendants. Un vendredi, elle avait disposé autour d’elle son ordinateur portable, son planning d’écriture et des pages de son projet de livre, pour finalement regarder trois épisodes de House Hunters International dans le coin d’un restaurant avec toit-terrasse. Catherine ne s’agitait que lorsqu’elle avait faim, auquel cas Alix la soulevait, lui disait « Coucou, ma chérie », puis la glissait sous un châle d’allaitement reçu gratuitement. Ses fantasmes de se servir de la vitesse de frappe d’Emira étaient vite devenus risibles : pour qu’ils puissent se matérialiser, encore fallait-il qu’elle ait des choses à écrire.
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YokayYokay   05 avril 2021
Aussitôt rentrée de New York, Alix mit Catherine à la sieste, colla Briar devant l'iPad et baisa rapidement son mari dans la salle de bains du deuxième étage.
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rkhettaouirkhettaoui   31 mars 2021
Elle était forte, elle était rauque, elle était en flux continu. Quand Briar dormait, c’était comme si on avait enfin éteint une alarme incendie, et la tête d’Alix palpitait au rythme de souvenirs de paix et de tranquillité. Ses copines lui assuraient que leurs bambins avaient fait la même chose, qu’ils étaient juste excités d’être capables de communiquer. Malgré tout, cela paraissait extrême. En permanence, Briar interrogeait, chantait, bavardait, fredonnait, expliquait qu’elle aimait les hot dogs, qu’un jour elle avait vu une tortue, qu’elle voulait faire un check, qu’elle n’était pas fatiguée du tout.
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