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EAN : 9782253177425
96 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (09/10/2013)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 28 notes)
Résumé :
La guerre - La Grande Guerre -, et la vie qui reprend. L'inhumanité des combats, le difficile retour à la vie civile, les souvenirs obsédants. Dans ces six nouvelles qui parurent après son exil aux Etats-Unis, l'auteur de A l'ouest rien de nouveau montre à quel point le militarisme et le nationalisme sont des machines à décerveler et à tuer et livre un réquisitoire sans didactisme et sans pathos contre la bêtise et l'inutilité de toutes les guerres.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  10 avril 2015
J'ai reçu ce livre en cadeau lors d'un swap et je dois remercier encore une fois ma très chère swappée (qui se reconnaitra) pour cette découverte merveilleuse. Comme quoi, entre lecteurs/trices, les conseils sont souvent très bons car de moi même, je ne serai jamais allée vers ce recueil de nouvelles et je serai malheureusement passée a coté de quelque chose.
L'ennemi est donc un recueil de six nouvelles qui ont toutes un thème en commun : la Première Guerre Mondiale. C'est forcement un sujet qui me parle puisque je suis originaire de la Somme, ou beaucoup de soldats ont perdu la vie. Je dois dire que j'ai été touché par ces nouvelles écrites par un allemands car finalement, peut importe la nationalité, tous ces jeunes gens ont vécu les mêmes choses : les tranchées, les blessures, la mort, les combats, la peur.....
L'écriture d'Erich Maria Remarque est fine et subtile et donne au texte une intensité. L'émotion est la et l'on referme ce recueil avec énormément de tristesse. Il n'évoque les choses qu'a demi-mot mais malgré tout on réalise toutes les horreurs de cette guerre. C'est un beau travail de mémoire pour ne pas oublier cette guerre qui se déroulé il y a cent ans.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Moan
  03 janvier 2014
Erich Maria Remarque a écrit A l'Ouest rien de nouveau, L'Ennemi est un recueil de six nouvelles.
Dans la première, le lieutenant Ludwig Breyer raconte à son camarade ce qui l'avait le plus frappé pendant la guerre. Il raconte sa rencontre avec des prisonniers français et sa prise de conscience que ce sont des hommes comme lui.
La seconde raconte l'énergie d'une femme pour sortir son mari du traumatisme de la guerre: Magnifique.
Dans la troisième, Karl Broeger revient à Douaumont où il revit sa guerre quelques années plus tard.
Dans la quatrième, avec ses camarades, Johann Bartok va s'emparer du bateau sur lequel ils sont prisonniers. C'est un échec, déclaré coupable de mutinerie, il est condamné à quinze ans de travaux forcés sur une île en Asie Orientale...
Dans la cinquième, pendant une permission Gerhard demande à Annette de l'épouser. Elle le fait un peu à la légère et ne se rendra compte que bien plus tard ce que cela représentait pour Gerhard.
La dernière parle du silence qui suit la bataille.
Six belles nouvelles pour dire l'absurdité de la guerre.
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JeromeJeanJacques
  20 décembre 2019
De courtes histoires individuelles qui dénoncent l'absurdité du conflit de 14-18.
Ce sont des anecdotes qui ne s'inventent pas, elles ont été écrites avec la plume de l'authenticité.



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Taraxacum
  11 février 2017
Un très court recueil de nouvelles qui prouve une fois de plus le talent d'Erich Maria Remarque. La guerre et ce qui vient après, voilà les thèmes,et l'antimilitarisme est ici portée par une plume superbe qui marque le lecteur comme peu savent le faire. Six nouvelles, toutes les six inoubliables quelque soit le thème, mais la première, L'ennemi, qui donne son nom au recueil, est probablement celle qui m'a le plus marquée. Que vous soyez déjà des inconditionnels de cet auteur après avoir lu l'incroyable A l'ouest rien de nouveau, ou qu'il vous soit encore un inconnu, je vous recommande ce recueil. Si plus de gens à travers le monde lisaient Erich Maria Remarque, les efforts pour la paix seraient peut-être enfin dignes de ce nom!
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Sabrinaaydora
  12 mai 2016
Je n'ai lu que très peu de livres concernant la Première Guerre mondiale. Celui ci se présente sous forme de nouvelles, brèves, emplie d'humanité et de tristesse. Elles retracent avec mélancolie les conséquences de la guerre : l'originalité pour moi est de présenter sous l'oeil d'un allemand, mais en montrant bien que la jeunesse sacrifiée était la même.
En premier lieu, un lieutenant évoque sa rencontre avec des prisonniers de guerre français, et la prise de conscience qui en découle : ces hommes étaient comme lui
Dans la seconde nouvelle, on est face à la ténacité et à tout l'amour que porte une femme à ramener son mari du traumatisme vécu durant la guerre. Ainsi elle l'accompagne, longuement, dans le silence, mais toujours proche de lui sur les pas qu'il a fait jadis durant ces moments terribles.
Puis nous suivons Karl, qui au retour de la guerre dans son village quelques années plus tard, revit les événements.
Dans la cinquième nouvelle, c'est l'échec de prise de contrôle d'un bateau qui vaudra à Johann et ses compagnons d'infortune de se retrouver au goulag durant 15ans.
Gerhard aime Annette. Celle ci ne se rend vraiment compte des sentiments de celui-ci que lorsqu'il sera trop tard.
Enfin, E.M Remarque évoque le silence, lourd et pesant qui accompagne la fins d'une bataille.
Ces nouvelles sont tout en poésie, et douceur triste. Les événements sont évoqués à demi mot, ce qui donne davantage de force à ce récit.

Lien : http://lecturedaydora.blogsp..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MoanMoan   02 janvier 2014
Pour la première fois, Annette entrevoyait la réalité de la guerre; pour la première fois, elle entendait ce que Gerhard avait voulu lui dire la veille de son départ; pour la première fois, elle comprenait ce qu'il désirait d'elle- un havre de paix, une flambée d'amour au milieu de tant de haine; une étincelle d'humanité au milieu de la destruction; de la chaleur, de la confiance, un appui; la terre, une patrie, une passerelle pour revenir.
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CirseCirse   23 décembre 2013
C'est le silence. l'horrible silence de Verdun. Le silence qui suit la bataille. Un silence sans pareil au monde ; car jusque -là, dans toutes les luttes, la nature avait fini par reprendre le dessus ; la vie renaissait de la destruction, les villes se reconstruisaient, les bois reverdissaient, et au bout de quelques mois, de nouveaux épis ondulaient dans les champs. Mais dans la dernière et la plus atroce des guerres, la destruction l'a emporté pour la première fois. Ici se dressaient des villages rasés à jamais ; des villages dont il ne reste plus une seule pierre. Le sol y est toujours si plein de mort menaçante, d'explosifs vivants, d'obus, de mines et de gaz toxiques, qu'à chaque coup de pioche ou de bêche, le danger guette. Ici s'élevaient des arbres qui n'ont jamais repoussé, parce que non seulement leurs cimes et leurs troncs mais aussi leurs racines les plus profondes ont été arrachés, broyés, et réduits en miettes. (...) Ce silence n'a pas son pareil au monde : c'est un prodigieux cri pétrifié.
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CalibanCaliban   24 novembre 2016
Nous avançons toujours .Deux heures auparavant, il aurait peut-être été incapable de trouver son chemin; à présent, il reconnait les moindres replis du terrain;il est possédé par le passé . Nous suivons le sentier-- deux hommes en costumes bien coupés, avec chapeaux et cannes--, nous suivons le sentier sur lequel il a rampé avec sa section, lors de cette nuit terrible où les fusées-parachutes éclairaient l'apocalypse comme de gigantesques lampes à arc, où le sol se déchainait comme une mer autour de Thiaumont et de Douaumont, sous les fontaines d'explosions-- nous reprenons le sentier; le calme infini du soir nous entoure, mais aux oreilles du sergent Broeger la bataille rugit, il empoigne sa canne comme une grenade, il emmène ses hommes à travers les trous d'obus, à l'assaut de la ville .
La ville n'est plus là,elle a disparu, entièrement rasée; jamais reconstruite parce que le sol est toujours miné,plein à craquer d'explosifs, trop dangereux pour être exploité .
Karl s'adosse au monument qui signale l'emplacement de Fleury, le village de la terreur, dont les ruines ont été conquises et perdues six fois dans la nuit .
"Il est resté près de moi tout le temps .Et quand il a fallu se retirer, il n'était plus là . Ensuite ..." Ensuite, lorsque la position fut reprise, on ne trouva qu'un morceau de corps impossible à identifier . le jeune homme fut donc simplement porté "disparu", et sa mère espère encore qu'un beau matin, il entrera dans son salon tendu de panne rouge , et que son fils devenu grand et fort, s'assiéra à côté d'elle sur le canapé .
"Il n'y a pas de raison qu'il soit mort" observe Karl en me regardant d'un air sombre. "Tu crois qu'il serait devenu musicien ? c'était ce qu'il voulait, à l'époque ."
Je n'en sais rien et nous partons. le crépuscule a tourné au bleu nuit . Karl s'arrête une fois encore et,avec un grand geste de la main " tu vois, je n'arrive pas à comprendre; ici, il n'était plus possible de penser .C'était l'Enfer, le véritable Enfer, un chaudron diabolique, sans issue, et quand on y était plongé, on cessait d'être un homme...et à présent nous nous y promenons, et ce n'est plus qu'une petite vallée dans la nuit, une petite colline inoffensive..."
La silhouette blanche du mausolée se détache dans la pénombre.Les cars de tourisme s'apprêtent à partir .Vrombissant, ils s'en vont en files capitonnées .
["retour à Douaumont"]
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TaraxacumTaraxacum   10 février 2017
Le choc fut brutal; puis je ris de ma naïveté. J'étais choqué que ce soient des hommes comme nous. Mais le fait est - Dieu sait pourquoi - que je n'y avais jamais pensé auparavant. Les Français? C'étaient des ennemis à abattre, parce qu'ils voulaient détruire l'Allemagne. Mais ce soir d'août, je découvris le sinistre secret de la magie des armes. Les armes transfigurent les hommes. Et ces garçons inoffensifs,ces ouvriers, manœuvres, commerçants, collégiens, si tranquilles et si résignés, une arme pouvait les transformer en ennemis sur-le-champ.
À l'origine, ce n'étaient pas des ennemis; pas avant qu'on ne les arme. Cela me donna à réfléchir, tout en sachant que ma logique n'était peut-être pas des plus orthodoxes. Mais l'idée me vint que la guerre nous avait été imposée par les armes. Il y en avait tant de par le monde qu'elles finissaient par dominer les hommes et les dresser les uns contre les autres...
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SachenkaSachenka   08 octobre 2016
Cette terre contient des millions de francs en métal ; et aussi les larmes, le sang et le martyre de millions d'hommes.
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