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ISBN : 2253175641
Éditeur : Le Livre de Poche (09/10/2013)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Début de la seconde guerre mondiale. Les ennemis du Troisième Reich doivent fuire l’Europe au plus vite mais la plupart des chemins sont déjà fermés. L’action du roman se déroule pendant une nuit à Lisbonne, la dernière porte vers le monde libre. Dans le port, un homme regarde impuissant un bateau qui doit partir le lendemain pour l’Amérique. Il ne le prendra pas. Soudain, un homme l’aborde et lui propose ses billets pour cette traversée à condition que le premier a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  30 décembre 2017
Un homme traine dans Lisbonne, dans le port. Cet Allemand cherche argent et visas pour embarquer sur le dernier paquebot qui pourrait l'entrainer, lui et sa petite amie, vers le monde libre dès le lendemain. C'est que nous sommes en 1942, les Nazis ont envahi la France et contrôlent l'essentiel de l'Europe. On pourrait s'attendre à un roman noir, qui raconte les péripéties de cet homme prêt à tout (ou presque) pour essayer de se faufiler illégalement sur le bateau, quelques rixes dans un bar ou un casino, voire dans une ruelle sombre, mais non ! Désespéré, il se laisse aborder par un inconnu qui lui offre tout ce dont il a besoin mais à une condition : qu'il passe la nuit avec lui, qu'il écoute son histoire. La chance tournerait-elle enfin? C'est La nuit de Lisbonne.
Le récit de Josef Schwarz, ou du moins de l'homme qui utilise cette identité, occupe le reste du roman. Il s'agit d'un autre Allemand, comme lui, qui a dû fuir la persécution, les Nazis, puis la guerre. Un exilé politique, quoi. C'est admirablement bien écrit, comme tout roman d'Erich Maria Remarque. Ceci dit, quand un lecteur est rendu à son énième histoire traitant de ce sujet, l'impact se fait moins sentir et l'enthousiasme n'est plus autant au rendez-vous. C'est malheureux parce, quelque part au milieu du roman, je commençais à m'ennuyer un peu. Ce qui m'a raccroché un peu et qui constitue peut-être l'originalité de cette oeuvre, c'est qu'elle repose également sur une grande histoire d'amour. En effet, tous les sacrifices que Schwarz s'impose, c'est aussi en grande partie pour Hélène. Quel contraste avec la dureté des conflits et l'atmosphère glauque du récit ! Les deux amoureux réussiront-ils à s'enfuir ? le fait que Schwarz offre sa chance au narrateur laisse présager le pire…
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moravia
  26 avril 2013
Pour l'un de ses derniers romans, Erich Maria Remarque me semble plus apaisé dans son écriture, et même s'il y raconte la fuite d'anti nazis allemands qui tentent de prendre un bateau salvateur pour les Etats Unis, à aucun moment nous sommes angoissé à l'idée que les fugitifs puissent être arrêtés tant sa technique narrative est apaisante.
A Lisbonne, notre narrateur rencontre un soir sur les quais un homme qui lui propose de lui donner ses billets qui permettent de partir vers la liberté.
Une seule condition : Accepter d'écouter le récit de l'histoire de cet homme qui lui aussi à fuit l'Allemagne.
De bars en bars, toute la nuit, l'homme fera une longue confession où Remarque met tout son talent d'écrivain pour nous entraîner au coeur du récit, et nous donne à voir l'Allemagne nazi implacable envers ses opposants, la France de la grande pagaille où règne l'absurdité.
Erich Maria Remarque fait appel à sa propre expérience d'exilé pour construire ce roman testament dans lequel, comme un ultime signe de la main, il met en scène sa ville natale : Osnabrück.
Un grand écrivain humaniste que je vous invite à fréquenter sans tarder !
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araucaria
  10 mai 2015
Très bon roman, qui se déroule en huis clos à Lisbonne. Livre sans trop d'action, le narrateur se raconte et évoque ses errances de réfugiés, exilé politique et son amour pour sa femme. Un livre bien écrit mais plutôt sombre car il évoque le nazisme, la guerre, la torture, mais aussi la maladie et la mort... Mon premier roman de Remarque, je vais poursuivre ma découverte de cet auteur.
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rulhe
  11 avril 2018
1942 un opposant au régime allemand traine sur le port de Lisbonne. il n,a ni
visas ni argent. il recarde la silhouette du paquebot qui
pourrait l,emmener en Amérique lui est sa compagne. il va s, éloigné quand un inconnu l, aborde.
et lui propose un étrange
marché. il lui donnera deux
passeports munis de visas
américains pour le départ du lendemain. en échange il ne le laissera pas seul cette nuit. et il écoutera le récit de sa longue passion d, apatride et d,amoureux.
et a travers son histoire on va connaître l, histoire des camps de rétentions français, où on parquet les réfugiés espagnols, mais aussi les juifs avant leur départ pour l, Allemagne.
un livre bouleversant.👍
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Levant
  01 janvier 2016
De tous temps, en tous lieux, les conflits ont provoqué leur lot d'exil. Erich Maria Remarque en fait le thème central de "La nuit de Lisbonne". Un ouvrage ô combien prenant, dans lequel le lecteur saisi d'angoisse suit les péripéties d'un couple jeté sur les routes de l'exode par le régime de l'Allemagne nazie.
Devenu pacifiste convaincu au lendemain de la première guerre mondiale, Erich Maria Remarque se fera connaître par son formidable "A l'est rien de nouveau". Il lui vaudra le bannissement en son pays d'origine. Ses oeuvres sont très auto biographiques. Si elles ne sont pas fidèles à sa propre histoire, elles s'en inspirent fortement, sont en tout cas fidèles à ses convictions et suscitées par ses émotions.
L'histoire de ce couple est émouvante. La séparation, la peur ont fait d'eux deux des étrangers qui se méfient l'un de l'autre, alors même qu'ils se retrouvent. le récit d'Erich Maria Remarque est une formidable analyse psychologique. Il décortique tous les stades par lesquels devront passer ces deux personnages dans la reconquête de leur confiance mutuelle. Elle a été mise à mal dans le climat de suspicion permanent instauré par le régime de la terreur. L'influence d'une ambiance délétère sur le tempérament des êtres est formidablement bien explorée. L'imaginaire est dépassé, l'avenir n'existe plus pour ce couple qui vit dans l'instant, l'ambiance est irréelle, immatérielle. Autant d'obstacle à la reconstruction d'un amour qui pourtant préside à toute décision au cours de leur périple de fugitifs.
Mais la quête de liberté, la tentative pour retrouver une vie insouciante sera mise à mal par une autre menace. On comprend très vite quelle sera l'issue de cette échappée mouvementée. On ne comprend toutefois qu'en épilogue la raison de la confidence sur le quai de la liberté. le souvenir, pour conserver son acuité, a besoin d'être confié à des oreilles étrangères aux passions qui l'ont fait naître.
On apprécie le mécanisme de cette fuite en avant, soutenu par une écriture efficace et agréable. On perçoit bien le sentiment de solitude dans le tumulte, la méfiance de l'animal aux abois. On aime partager l'angoisse. Comme les héros de récit, on refuse l'inéluctable, on espère toujours une issue favorable et on ménage l'espoir par des précautions superstitieuses, tout au long du périple, jusqu'au quai de Lisbonne. Jusqu'à la porte de la liberté.
Excellent ouvrage qui, au-delà d'une grande aventure, reste une belle histoire d'amour.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   27 avril 2015
La journée s'annonçait splendide. Le soleil n'était pas levé encore, mais déjà les senteurs marines se faisaient plus intenses. Des chats rôdaient, et quelques fenêtres exhalaient le parfum du café, mêlé à l'odeur de la nuit et du sommeil. Toutes les lumières étaient éteintes. Un chariot invisible passa avec fracas, à quelques rues de là. Les barques de pêcheurs fleurissaient comme des nénuphars jaunes et rouges sur les eaux mouvantes du Tage. Au loin, dans sa pâleur silencieuse, reposait le bateau, l'Arche du dernier espoir. Nous nous en rapprochions, en descendant pas à pas.
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SachenkaSachenka   04 janvier 2018
Chose curieuse que la supériorité physique. Elle est ce qu'il y a au monde de plus primitif. Elle n'a rie de commun avec la virilité ne avec le courage. Un révolver aux mains d'un infirme la réduit à néant. C'est une affaire de muscles et de poids. Malgré cela, il est humiliant de se heurter à cette force brutale. Chacun sait que le courage est ailleurs, et que le paquet de chair qui vous provoque s'effondrerait lamentablement au l'instant de l'épreuve. Malgré cela, nous cherchons des explications boiteuses, des excuses superflues, et nous nous sentons misérables à l'instant où nous refusons des coups qui feraient de nous des infirmes. N'est-ce pas ainsi?
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araucariaaraucaria   24 avril 2015
A ma droite, dans l'ombre, se dressait l'hôtel de ville. Un reflet de lune éclairait uniquement les visages de pierre des statues. Sur l'escalier, au-dessous d'eux, avait été lue en 1648 la proclamation annonçant la fin de la guerre de Trente Ans. En 1933, c'était l'avènement du "Reich millénaire" qui avait été proclamé. Vivrais-je assez longtemps pour entendre annoncer sa chute? L'espoir était minime.
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araucariaaraucaria   21 avril 2015
J'atteignis le Rhin, qui, à cet endroit, est près de sa source, et peu large encore. Je me dévêtis, fis un baluchon de mes vêtements, pour pouvoir les tenir au-dessus de ma tête. Ce fut une curieuse sensation, que celle de l'eau sur mon corps nu. L'eau était froide, noire, étrangère; on aurait dit un plongeon dans le fleuve Léthé, où l'on boit l'oubli. Ma nudité aussi devenait symbolique.
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araucariaaraucaria   25 avril 2015
Lisbonne, de jour, a quelque chose de naïvement théâtral, qui ensorcelle et qui captive; la nuit, avec ses terrasses, elle ressemble à un décor de féerie. C'est une cité de rêve dans sa robe d'apparat, qui, semblable à une jolie femme, descend posément, parée de mille diamants, vers son amant nocturne.
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Video de Erich Maria Remarque (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Erich Maria Remarque
Trailer du film Three comrades tiré du roman D'Erich Maria Remarque et torné en 1938 par Franck Borzage Avec Margaret Sullivan, Robert Young, Robert Taylor et Franchot Tone. Adaptation de F Scott Fitzgerald.
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