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EAN : 978B0014PW526
Le Livre de Poche (01/10/1961)
4.57/5   29 notes
Résumé :
Quatrième de couverture :
Arthur Rimbaud est né en 1854 à Charleville, où il fait ses études. Sensible et imaginatif, il compense ce que l'atmosphère familiale a de rigide et d'étouffant par le rêve, la lecture et la poésie : Vers de collège (qui paraîtront au Mercure de France en 1937, en même temps que Ébauches). Son désir d'évasion se traduit par une fugue à Paris alors qu'il n'a pas encore dix-sept ans. Sa fougue poétique charme Verlaine avec qui il se lie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
"Esclaves, ne maudissons pas la vie."
Il faut reprendre encore une fois les chemins de la Rimbaldie même si depuis le temps, assassin, le soleil nous a tanné le cuir à coup de trique quand les foules en liesse et les splendides villes se font toujours attendre. On a tous connu notre saison en enfer mais Arthur Rimbaud est le seul à l'avoir vécue dans sa chair et par son verbe incarné. Alors que les vieux imprimés n'ont plus la cote et finissent de se racornir dans des boîtes à livres posées au bord des routes, les poésies complètes en livre de poche d'Arthur Rimbaud, préfacées par le pieux Claudel, pulsaient sourdement entre des nanars et des rossignols. Quelle belle occasion de reprendre les chemins de la bohème : "La grande route par tous les temps" ! Relire Rimbaud, dans l'ordre, les poèmes, la Saison et les Illuminations, laisse apparaître les invariants d'une poésie fulgurante, travaillée au corps et au vers. le jeune homme maîtrise la langue et la plie à sa guise. S'il fait voler le vers en éclats, le poète radical dynamite aussi le fond, cherchant l'invective incisive et la métaphore qui claque. Rimbaud glisse souvent une salissure dans ses poèmes pour choquer, retenir l'attention, clamer sa perpétuelle insatisfaction et déclamer ses sourdes blessures. "Une saison en enfer" est l'opuscule inoubliable, le lecteur marqué à vie au fer rouge de la poésie rimbaldienne. Les formules incandescentes et incantatoires sont implacables. Après ce "combat spirituel" viennent les Illuminations et des gerbes éblouissantes au-dessus des abîmes. Rimbaud, croqué par Verlaine, en couverture, est un portrait en pied émouvant et vibrant. Quand on connaît l'aventure éditoriale des oeuvres d'Arthur Rimbaud, on ne peut que louer la chance et le pauvre Lélian qui nous permettent de détenir pour rien un des sommets de la poésie française.
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Un choix de poèmes d'Arthur Rimbaud destiné aux jeunes lecteurs.
C'est parfait pour une première approche.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Ma Bohème

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

Arthur Rimbaud, Cahier de Douai (1870)
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C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Le dormeur du val (1870)
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Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, Mars 1870.
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Vidéo de Arthur Rimbaud
Arthur RIMBAUD – Les curiosités du cimetière de Charleville (DOCUMENTAIRE, 2006) Un documentaire intitulé "Praline" réalisé par Jean-Hugues Berrou en 2006.
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