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ISBN : 2290337110
Éditeur : J'ai Lu (30/11/2003)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.27/5 (sur 184 notes)
Résumé :
" A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu... " Ça sonne comme une comptine et c'est magique. Une fugue... Éclair de beauté et de malice que ce voleur de feu lance au ciel de la poésie ! Ivre de sensations, Rimbaud est comme ce bateau qui connaît l'éblouissement de " nuits sans fond " mais aussi la désillusion " d'aubes navrantes ". Voyant, il crée un monde où la Grande Ourse est une auberge, où les poteaux télégraphiques sont une lyre aux chants de fer... Révolté, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
LydiaB
06 mai 2017
Lorsqu'on pense à Rimbaud, on pense à cet adolescent suggéré dans « On n'est pas sérieux quand on a 17 ans » ou au poète sérieux du « Dormeur du val ». La poésie n'est pas vraiment le genre que je préfère mais je dois bien avouer que celle de Rimbaud me touche particulièrement par sa diversité, sa finesse, sa violence parfois. Je retrouve ces trois caractéristiques dans ce long poème, « le Bateau ivre », qui est d'une pure beauté. Son originalité, dans un premier temps, réside dans cette image du bateau, représentation métaphorique du poète. On sent toute la rébellion du jeune Rimbaud qui n'en fait qu'à sa tête jusqu'à faire naufrage… naufrage bienfaisant d'ailleurs car il va découvrir ainsi d'autres contrées poétiques, se perdre dans les mots pour mieux rebondir.
Lien : https://promenadesculturelle..
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ladesiderienne
11 mai 2017
J'aime bien de temps en temps ouvrir un recueil de poésies. Mon choix avec "Le bateau ivre et autres poèmes" de Rimbaud n'a peut-être pas été très judicieux. Bien sûr, certains textes sont de véritables incontournables. Je pense à "Première soirée", "Roman", "Le dormeur du val", "Ma bohème" notamment. Ils parlent à ma mémoire en me rappelant mes études de textes des années collège et lycée. Je dois avouer malheureusement que beaucoup d'autres me font l'effet de sortir tout droit de l'esprit d'un poète beaucoup trop tourmenté à mon goût. Je reste donc fidèle à Victor Hugo...
10/20
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araucaria
09 février 2013
Un grand recueil de la poésie classique du 19 ème siècle. A connaître absolument.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Stoufnie
22 août 2012
recueil de 62 poèmes d'Arthur Rimbaud. de "Voyelle" à "Ophélie" en passent pas "le Bateau Ivre " ...
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Patsou
14 février 2014
Le bateau ivre,un poème enivrant qu'on lit et relit ...
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Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB06 mai 2017
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.
Commenter  J’apprécie          350
ladesiderienneladesiderienne10 mai 2017
Les effarés

Noirs dans la neige et dans la brume,
Au grand soupirail qui s'allume,
Leurs culs en rond,

A genoux, cinq petits, - misère ! -
Regardent le Boulanger faire
Le lourd pain blond.

Ils voient le fort bras blanc qui tourne
La pâte grise et qui l'enfourne
Dans un trou clair.

Ils écoutent le bon pain cuire.
Le Boulanger au gras sourire
Grogne un vieil air.

Ils sont blottis, pas un ne bouge,
Au souffle du soupirail rouge
Chaud comme un sein.

Quand pour quelque médianoche,
Façonné comme une brioche
On sort le pain,

Quand, sous les poutres enfumées,
Chantent les croûtes parfumées
Et les grillons,

Que ce trou chaud souffle la vie,
Ils ont leur âme si ravie
Sous leurs haillons,

Ils se ressentent si bien vivre,
Les pauvres Jésus pleins de givre,
Qu'ils sont là tous,

Collant leurs petits museaux roses
Au treillage, grognant des choses
Entre les trous,

Tout bêtes, faisant leurs prières
Et repliés vers ces lumières
Du ciel rouvert,

Si fort qu'ils crèvent leur culotte
Et que leur chemise tremblote
Au vent d'hiver.
+ Lire la suite
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ladesiderienneladesiderienne11 mai 2017
Le buffet

C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,
Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;
Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre
Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ;

Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,
De linges odorants et jaunes, de chiffons
De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries,
De fichus de grand'mère où sont peints des griffons ;

- C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches
De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches
Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.

- O buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,
Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis
Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.
+ Lire la suite
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AmastacioAmastacio24 juin 2016
C'est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
+ Lire la suite
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araucariaaraucaria09 février 2013
SENSATION

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.
+ Lire la suite
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