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EAN : 9782290337110
95 pages
J'ai Lu (30/11/2003)
  Existe en édition audio
4.21/5   258 notes
Résumé :
"A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu..." Ça sonne comme une comptine et c'est magique. Une fugue... Éclair de beauté et de malice que ce voleur de feu lance au ciel de la poésie ! Ivre de sensations, Rimbaud est comme ce bateau qui connaît l'éblouissement de "nuits sans fond" mais aussi la désillusion " d'aubes navrantes ". Voyant, il crée un monde où la Grande Ourse est une auberge, où les poteaux télégraphiques sont une lyre aux chants de fer... Révolté, il v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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LydiaB
  06 mai 2017
Lorsqu'on pense à Rimbaud, on pense à cet adolescent suggéré dans « On n'est pas sérieux quand on a 17 ans » ou au poète sérieux du « Dormeur du val ». La poésie n'est pas vraiment le genre que je préfère mais je dois bien avouer que celle de Rimbaud me touche particulièrement par sa diversité, sa finesse, sa violence parfois. Je retrouve ces trois caractéristiques dans ce long poème, « le Bateau ivre », qui est d'une pure beauté. Son originalité, dans un premier temps, réside dans cette image du bateau, représentation métaphorique du poète. On sent toute la rébellion du jeune Rimbaud qui n'en fait qu'à sa tête jusqu'à faire naufrage… naufrage bienfaisant d'ailleurs car il va découvrir ainsi d'autres contrées poétiques, se perdre dans les mots pour mieux rebondir.
Lien : https://promenadesculturelle..
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Patlancien
  22 août 2022
Partir main dans la main avec Arthur en commençant par explorer le Val du dormeur.
S'arrêter à l'auberge de la Maline pour se restaurer.
Discuter comme le Forgeron en tête à tête avec louis XVI (avant qu'il la perde)
Revivre nos souvenirs d'enfance en ouvrant le Buffet.
Dormir à la belle Etoile comme dans sa Bohème.
Se foutre gentiment des fonctionnaires en revisitant le poème Assis.
Pisser loin et très loin dans l'Oraison du soir.
Repenser mélancoliquement à ses Petites amoureuses.
Battre le pavé parisien de la Commune de Paris jusqu'à l'Orgie
Et finir crever en lisant les Voyelles.
Aborder sexualité et religion avec les Premières communions.
Parcourir cette prose rimbaldienne qui chante la nature dans Larme.
S'enivrer de vin et de poésie en arpentant la Comédie de la soif.
Finir cette nuit de fête, à l'heure où les braves gens commencent à travailler, en déclamant à tue-tête avec le poète la Bonne Pensée du matin.
Et lui promettre encore ivre de repartir au plus vite, en prenant le bateau afin de rencontrer son ami Verlaine
« Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants ; je sais le soir ;
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'Homme a cru voir. »
Le bateau ivre (1871) (extrait)
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ladesiderienne
  11 mai 2017
J'aime bien de temps en temps ouvrir un recueil de poésies. Mon choix avec "Le bateau ivre et autres poèmes" de Rimbaud n'a peut-être pas été très judicieux. Bien sûr, certains textes sont de véritables incontournables. Je pense à "Première soirée", "Roman", "Le dormeur du val", "Ma bohème" notamment. Ils parlent à ma mémoire en me rappelant mes études de textes des années collège et lycée. Je dois avouer malheureusement que beaucoup d'autres me font l'effet de sortir tout droit de l'esprit d'un poète beaucoup trop tourmenté à mon goût. Je reste donc fidèle à Victor Hugo...
10/20
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sarahdu91
  11 août 2018
62 poèmes dans ce petit recueil que j'ai du ouvrir pour valider un challenge et plus particulièrement pour valider le mot "bateau" dans le titre.
Ce n'est pas une véritable découverte car on a tous plus ou moins appris ou tout au moins lu au cours de notre cursus scolaire un poème de ce cher Rimbaud.
Je me garderai bien de critiquer ses poèmes car j'en suis bien incapable et de plus, cela ne me parle absolument pas d'où une totale incompréhension de toutes ces phrases accumulées.
J'en cité quelques uns pour lesquels j'ai retenu des titres:
Le dormeur du Val
Les effarés
Ma bohème
Les réparties de Nina
Sensations
Un plaisir pour les yeux pour les amoureux de ce registre de la poésie du XIXE
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Marti94
  03 juin 2021
C'est plus fort que moi, j'entends chanter les mots d'Arthur Rimbaud malgré une version audio qui laisse à désirer.
Ce recueil de poésie "Le Bateau ivre et autres poèmes" regroupe des textes écrits entre 1869 et 1873. le jeune poète de Charleville-Mézières était adolescent et allait bientôt rencontrer Paul Verlaine à Paris.
Il y a de quoi être séduit et je suis impressionnée par sa précocité. On y retrouve des poèmes qui comptent parmi les plus célèbres de la poésie française comme "Le Bateau Ivre" mais aussi "Voyelles" ou "Le dormeur du val" que j'aime particulièrement et qui m'avait beaucoup marquée lorsque je l'avais appris à l'école.
Je comprends Patti Smith, la chanteuse et poétesse américaine qui voue un culte particulier à Rimbaud jusqu'à avoir acheté sa maison dans les Ardennes, justement celle dans laquelle il a écrit "Le bateau ivre".
Ces poèmes me procurent beaucoup d'émotions (clin d'oeil à Léo Ferré !) et la version audio aurait dû être tout à fait adaptée. Pourtant, Je n'ai pas du tout aimé la lecture de Lorànt Deutsch qui a un timbre de voix assez crispant et surtout qui ne sait pas donner le ton à des textes aussi beaux. C'est assez catastrophique mais heureusement il y a aussi trois bons lecteurs, Xavier Gallais, Denis Podalydès et Cédric Zimmerlin, qui permettent de célébrer comme il faut ce grand poète du 19ème siècle.

Challenge Riquiqui 2021
Challenge XIXème siècle 2021
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
PatlancienPatlancien   12 août 2022
MA BOHÈME

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d’amours splendides j’ai rêvées ! 

Mon unique culotte avait un large trou.
– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
 
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ; 

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur !
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LydiaBLydiaB   06 mai 2017
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J’étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais.
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PatlancienPatlancien   11 août 2022
SENSATION

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Mars 1870
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PatlancienPatlancien   14 août 2022
LA MALINE

Dans la salle à manger brune, que parfumait
Une odeur de vernis et de fruits, à mon aise
Je ramassais un plat de je ne sais quel met
Belge, et je m’épatais dans mon immense chaise.

En mangeant, j’écoutais l’horloge, – heureux et coi.
La cuisine s’ouvrit avec une bouffée,
– Et la servante vint, je ne sais pas pourquoi,
Fichu moitié défait, malinement coiffée 

Et, tout en promenant son petit doigt tremblant
Sur sa joue, un velours de pêche rose et blanc,
En faisant, de sa lèvre enfantine, une moue,
Elle arrangeait les plats, près de moi, pour m’aiser ;
– Puis, comme ça, – bien sûr, pour avoir un baiser, –
Tout bas : « Sens donc, j’ai pris une froid sur la joue… »

Charleroi, octobre [18]70
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AmakirAmakir   28 octobre 2019
...Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend...
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