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André Fermigier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070308766
Éditeur : Gallimard (21/04/2005)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 312 notes)
Résumé :
Un champi était un enfant abandonné dans les champs par ses parents. En grandissant, disent « les bonnes gens », les champis deviennent des paresseux et des voleurs. Non, pas s'ils sont aimés, répond George Sand. Une pauvre femme, la Zabelle, puis Madeleine, une jeune femme mal mariée, recueillent un bel enfant et l'aiment tant qu'il le leur rend au centuple. Il n'est question, dans ce livre, que d'amour, amour maternel et amour filial, amour frivole ou passionné. L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  11 avril 2015
Voilà, dans la foulée de Simon, j'ai lu une seconde oeuvre de George Sand. Je suis entrée dans le roman sans rien en savoir à l'avance sinon que c'était un de ses Romans champêtres. Il l'est d'autant plus qu'il est présenté comme un récit de veillée.
François, enfant abandonné, et recueilli contre une maigre rétribution par une pauvre femme est, comme tous les autres « champi », victime du préjugé qui les fait tous considérer comme de futurs voleurs, de mauvais sujets. Cela sans que personne ne s'avise que c'est le manque de soins et d'amour qui éventuellement les rend ainsi. La pauvre femme qui l'a recueilli est écartelée entre son bon coeur qui lui fait aimer l'enfant et le souci de sa propre survie. Elle est, nous dit l'auteur « aussi bonne qu'on peut l'être pour les autres quand on n'a rien à soi et qu'il faut toujours trembler pour sa propre vie ». Émue par son sort une jeune femme, mal mariée à un meunier assez riche, décide d'aider la mère de remplacement en cachette de son mari et de sa belle-mère. L'enfant souffreteux devient plus fort, mais également malgré une grande réserve, beaucoup plus agile d'esprit à mesure que son corps est mieux nourri et protégé du froid, et que son coeur reçoit plus de marques d'affection. Si ce n'est pas un plaidoyer en faveur d'une aide aux plus pauvres des paysans, cela y ressemble fort.
Il est beaucoup question d'amour dans ce texte, amour filial, amour entre hommes et femmes.
Par ailleurs l'on n'a pas de difficulté à entrer dans cet univers que George Sand qui le connaît bien, décrit parfaitement. En outre, elle émaille son récit de mots du cru qui le rendent d'autant plus vivant.
Je ne dirais pas que ces deux oeuvres ont été une révélation, mais ce furent des moments de lecture tout à fait agréables. La curiosité me pousse à découvrir d'autres titres. Pas tout de suite, mais j'y reviendrai.
Lu dans le cadre du Challenge ABC
Et du challenge XIXè siècle 2015
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claireo
  21 avril 2015
J'ai relu ce livre il y a peu, et je l'ai beaucoup apprécié. Au collège, en lecture imposée, je m'étais ennuyée, mais là j'ai trouvé une belle lecture, tout en pudeur et retenue, avec le charme du vocabulaire "paysan" donné par l'auteur, et le témoignage de la vie des campagnes de l'époque. La simplicité du récit cache la complexité et la profondeur du style.
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sarahdu91
  11 août 2019
On se retrouve au XIXe dans le Berry avec notre jeune François, un petit enfant nommé le Champi car dans ces contrées on a vite fait de mettre une étiquette sur les pauvres bâtards victimes de leur destin.
Certes, l'écriture de George Sand semble plus que désuète si on la compare à d'autres auteurs qui ont vécu à la même époque, mais l'histoire est pleine d'amour et notre François en recevra beaucoup dans sa vie. Il n'était pas simple d'esprit mais simple de coeur et très compréhensif et compatissant.
Et pourtant, on ne peut jamais empêcher les mauvaises langues de parler et de juger autrui. Cela dit ce jeune homme sera resté lui même et aura bien compris que l'Amour qu'on peut donner est bien la meilleure chose qui puisse exister sur terre.
Ce roman est écrit dans un genre très manichéen mais reste très intéressant et subtil dans son vocabulaire de vieux Français.
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Nadouch
  16 novembre 2017
Pourquoi n'avais-je jamais relu George Sand à l'âge adulte ? Il émane de ses mots une telle poésie, une telle sensibilité, une pureté désuète et champêtre. Il y a quelque chose de pur dans ce roman aux allures de conte campagnard, histoire d'un jeune champi (un orphelin) recueilli par une mère de famille au grand coeur. Entre amour filial et amour tout court, le roman tout en délicatesse montre la rudesse de la vie à la campagne au XIXème siècle, mais aussi la simplicité des sentiments : pudeur, candeur et méchanceté sont toutes à l'état brut.
Bien sûr, tout ceci a un côté naïf, légèrement manichéen, mais il s'en dégage un tel charme que j'ai aimé ces pages féminines, littéraires et sincères.
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oblo
  18 juin 2015
Le Berry est de nouveau le cadre de cette histoire intitulée François le Champi. Un champi est un enfant abandonné par ses parents à l'hospice qui confie, à son tour, l'enfant à une famille pauvre en échange d'une pension. François est un jeune garçon, champi donc, que Madeleine, l'épouse du meunier Blanchet, prend sous son aile et rachète à sa mère adoptive. En Madeleine, François trouve une mère et de l'amour mais les rumeurs vont bon train et soupçonnent quelque relation incestueuse entre Madeleine et François. Blanchet, le meunier, renvoie alors François qui trouve une meilleure place ailleurs. Il grandit et devient un homme ...
Avec François et Madeleine, George Sand expose la pureté des sentiments, symbole de la campagne non touchée par les pollutions - en tout genre - de la ville. François lui-même est un exemple de pureté : abandonné par ses parents, il n'a pas d'attache familiale. D'un naturel doux et candide, c'est aussi un homme, physiquement, qui ne craint pas d'aimer. Un très beau roman, qui vaut aussi pour sa langue, simple comme le sont les gens du pays.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   11 avril 2015
Quand ils avaient lu trois pages dans la soirée, c’était beaucoup, et quand le livre était fini, il s’était passé assez de temps depuis le commencement, pour qu’on pût reprendre la première page dont on ne se souvenait pas trop. Et puis il y a deux manières de lire, et il serait bon de dire cela aux gens qui se croient bien instruits. Ceux qui ont beaucoup de temps à eux, et beaucoup de livres, en avalent tant qu’ils peuvent et se mettent tant de sortes de choses dans la tête, que le bon Dieu n’y connaît plus goutte. Ceux qui n’ont pas le temps et les livres sont heureux quand ils tombent sur le bon morceau. Ils le recommencent cent fois sans se lasser, et chaque fois, quelque chose qu’ils n’avaient pas bien remarqué leur fait venir une nouvelle idée. Au fond, c’est toujours la même idée, mais elle est si retournée, si bien goûtée et digérée, que l’esprit qui la tient est mieux nourri et mieux portant, à lui tout seul, que trente mille cervelles remplies de vents et de fadaises. Ce que je vous dis là, mes enfants, je le tiens de M. le curé, qui s’y connaît.
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LaForceduTempsLaForceduTemps   15 août 2013
2)
Il la rendit malheureuse, et, comme jamais bien heureuse il ne l'avait rendue, elle doublement
mauvaise chance dans le mariage.
Elle c'était laissé marier, à seize ans, à ce rougeot qui n'était pas tendre,
il buvait beaucoup le Dimanche,
qui était en colère le lundi,
chagrin le Mardi, et qui
les jours suivants, travaillant comme un cheval pour réparer le temps perdu, car il était avare, n'avait pas le loisir de songer à sa femme
Il était moins malicieux le Samedi,
Parce-qu'il avait sa besogne et pensait se divertir le lendemain.
Mais, un jour par semaine de bonne humeur ce n'est pas assez, et Madeleine n'aimait le voir guilleret, parce-qu'elle savait que le lendemain soir il rentrerait tout enflammé de colère.
Mais comme elle était toujours jeune et gentille, et si douce qu'il n'y avait pas moyen d'être longtemps fâché contre elle, il n'y avait encore des moments de justice et d'amitié, où il lui prenait les deux mains, en lui disant :
- Madeleine, il n'y pas de meilleurs femme que vous, et je crois qu'on vous a faite exprès pour moi. Si j'avais épousé une coquette comme j'en vois tant, je l'aurai tué, ou je me serais jeté sous la roue de mon moulin. Mais je reconnais que tu es sage, laborieuse, et que tu vaux ton pesant d'or!!!!!!!

(Tu es une brave femme) : là c'est moi, je n'ai pas pu résister !!!!
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Laura94Laura94   12 juin 2013
Tu ne me demandes rien de moins que le secret de l'art: cherche-le dans le sein de Dieu, car aucun artistes ne pourra te le révéler. Il ne sait pas plus lui-même, et ne pourrait rendre compte des causes de son inspiration ou de son impuissance. Comment faut-il s'y prendre pour exprimer le beau, le simple et le vrai? Est-ce que je le sais? Et qui pourrait nous l'apprendre? les plus grands artistes ne le pourraient pas non plus, parce que s'ils cherchaient à le faire ils cesseraient d'être artistes, ils deviendraient critiques.
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PiatkaPiatka   08 novembre 2013
L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.
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MoonBearMoonBear   15 décembre 2018
-Va, méchant enfant, disait-elle, je te garderai ; mais tu seras cause que demain je serai sur les chemins demandant mon pain. Toi, tu es trop bête pour comprendre que c'est par ta faute que j'en serai réduite là, et voilà à quoi m'aura servi de me mettre sur le corps l'embarras d'un enfant qui ne m'est rien, et qui ne me rapporte pas le pain qu'il mange.

-En voilà assez, Zabelle, dit la meunière en prenant le champi dans ses bras et en l'enlevant de terre pour l'emporter, quoiqu'il fût déjà bien lourd. Tenez, voilà dix écus pour payer votre ferme ou pour emménager ailleurs, si on s'obstine à vous chasser de chez nous. C'est de l'argent à moi, de l'argent que j'ai gagné ; je sais bien qu'on me le redemandera, mais ça m'est égal. On me tuera si l'on veut, j'achète cet enfant-là, il est à moi, il n'est plus à vous. Vous ne méritez pas de garder un enfant d'un aussi grand cœur, et qui vous aime tant. C'est moi qui serai sa mère, et il faudra bien qu'on le souffre. On peut tout souffrir pour ses enfants. Je me ferais couper par morceaux pour mon Jeannie ; et bien ! j'en endurerai autant pour celui-là. Viens, mon pauvre François. Tu n'es plus champi, entends-tu ? Tu as une mère, et tu peux l'aimer à ton aise ; elle te le rendra de tout son cœur.
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Videos de George Sand (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de George Sand
"Les artistes ne peuvent pas être du côté de la domination." Alors que 1400 artistes viennent de publier une tribune en soutien aux Gilets jaunes, Danièle Sallenave, membre de l'Académie française dénonce le mépris de classe à l'égard du mouvement. Elle rappelle le rôle qu'ont joué Victor Hugo et George Sand au XIXe siècle.
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