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Brigitte Diaz (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253161160
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 110 notes)
Résumé :
Lorsqu'en 1847 George Sand, qui a déjà fait paraître ses plus grands romans, entreprend à quarante-trois ans son Histoire de ma vie, elle définit ainsi son futur livre°: "°C'est une série de souvenirs, de professions de foi et de méditations dans un cadre dont les détails auront quelque poésie et beaucoup de simplicité. Ce ne sera pourtant pas toute ma vie que je révélerai.°" Son modèle n'est pas Rousseau, ni d'ailleurs les Mémoires d'outre-tombe qui vont commencer ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Mimimelie
  27 mai 2013
Voilà achevée cette histoire de ma vie de l'édition "stock" de 2004. Dans ce volume-ci, on y trouve largement peinte, celle de son enfance, dominée par la formidable personnalité de sa grand-mère, fille du maréchal de Saxe, et à qui sa mère a confié l'éducation ; celle de son voyage en Espagne avec sa mère, en pleine guerre d'Espagne pour suivre son père, officier des armées de Napoléon jusqu'à Madrid. Une grande partie du livre relate ses années de couvent et nous renseigne admirablement sur ses sentiments religieux empreints de pitié et de charité humaine et où un moment elle se crut la vocation religieuse. Après ces 3 années qui n'ont pas transformé la sauvageonne en jeune fille du monde qu'espérait sa grand mère, c'est le mariage avec Dudevant et la naissance des enfants, juste évoquée, le divorce, à peine davantage et l'impérieuse nécessité de vivre indépendante pour laquelle elle s'installe à Paris où débutera sa carrière d'écrivain.
Par contre ce livre ne nous apprend rien, ou très peu, sur ses amours dont elle semble vouloir taire délibérément toute confidence et c'est en amis qu'elle les évoque ici, Musset, Chopin, ou en ami et confrère, Jules Sandeau...
Somme toute nous sommes ici davantage en présence d'un roman d'une vie que d'une biographie, mais où se mêlent vérité, sensibilité et poésie. Les dates sont largement absentes, les évènements sont comme choisis et racontés comme il lui plaît (mais cela me plaît) ; et j'en reste un peu sur ma faim car elle est bigrement attachante la George. Je vais donc satisfaire ma curiosité par la lecture des autres compilations de sa bio, car en plus l'époque le vaut bien.
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madameduberry
  26 novembre 2013
Je le confesse, je n'ai lu de George Sand que ce livre .Un comble si on regarde ma signature. Pourtant j'ai toujours eu une grande tendresse pour la Dame de Nohant, peut -être ai-je à mon insu été nourrie de ses morceaux choisis, ou imprégnée par la poésie de l'époque romantique?
Cette femme hardie a bien su choisir ses amis, c'est à dire ses anciens amants. Elle écrit ses souvenirs à l'âge mûr (du moins pour son époque) et du coup prend ses distances avec les sentiments.Une fois l'eau de rose évaporée, il reste un parfum plus tenace, l'odor di femina. Mais cette femme d'exception fut peut être aussi une mère difficile à supporter?Je relirai un jour son autobiographie avec cette question.
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Lichan
  14 novembre 2010
Il en vient un jour, où on ne peut explorer les oeuvres d'un auteur que si on a en main sa vie. C'est en cela que je me suis mise à lire Histoire de ma vie, sans prétention.
Tout autant l'auteur ne veut parler d'Histoire, tout autant elle en fut bien obligée. Je conseille ce livre à ceux qui n'ont peur ni de la réflexion, ni des divagations d'esprits. Il se peut que peu de gens l'aiment, elle n'était pas tout à fait facile à vivre et à lire, mais personnellement, je me complais énormément dans ses souvenirs tout en essayant de réfléchir avec elle dans ses longues divagations. Ne vous attendez pas à une oeuvre auto - biographique dans l'art et la manière, ce n'est pas du Chateaubriant et il n'y aura aucun drapés pour entourer les syntaxes mais il y a de la rêverie, de l'amour et beaucoup d'esprit.
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shousoun
  05 juillet 2012
A travers ses souvenirs, nous voilà plongés à la fois dans une chronique historique, remontant à ses illustres ancêtres (descendante par son père du Maréchal de Saxe), mais également une chronique archéologique, par la relation des moeurs et coutumes de la vie française bien avant la Révolution. On y retrouvera nombres de personnages marquants de l'Histoire de France, de la littérature, des sciences, des artistes...
Deux tomes de la collection "La Pléiade" qui ont fait les riches heures d'une période de ma vie. Ils sont parsemés de tant de petits papiers annotés pour marquer des passages intéressants ...
Encore aujourd'hui, je replonge parfois dans l'Index des Noms pour y relire des passages consacrés à quelques notoriétés. Jean-Jacques Rousseau dont ont a beaucoup reparlé à propos du roman "Le fils de "Jean-Jacques".
Un classique à poser à portée de main dans sa bibliothèque, pour les amateurs d'Histoire.
Un très beau livre en deux tomes (avec quelques petits écrits de jeunesse de George Sand.
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dedanso
  17 novembre 2014
George Sand le dit dès le départ : l'histoire de sa vie sera racontée par le prisme de l'Histoire, de portraits de ses amis et connaissances et par des digressions (fort nombreuses) sur la religion, la politique, l'art, l'amour et l'amitié.
Finalement, on apprend beaucoup sur cette femme exceptionnelle. Mais beaucoup plus sur sa conception de la vie que sur sa vie elle-même. Pas d'autobiographie tel qu'on l'entend aujourd'hui donc. N'y cherchez pas le récit de ses amours, elle n'en parle pas. Alfred de Musset est cité deux fois en une dizaine de lignes. On en apprend un peu plus sur Chopin mais George Sand en parle comme elle parle de ses amis, non de ses amants.
J'avoue que les digressions religieuses m'ont beaucoup ennuyée. Par contre j'ai apprécié ses digressions sur le socialisme et la vie politique en général, sa vision de l'amitié. Le récit de sa prime jeunesse, jusqu'à son entrée au couvent, est vraiment merveilleux, dans tous les sens du terme. C'est un vrai régal que l'écriture savante mais gracieuse de George Sand.
L'Histoire de ma Vie confirme la grande admiration que j'éprouve, à la fois pour la femme dans son intimité et l'écrivain public. Une nouvelle visite à Nohant s'impose pour moi en 2015!
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   01 décembre 2013
Je n'approuve pas du tout Rousseau de vouloir supprimer le merveilleux, sous prétexte de mensonge. La raison et l'incrédulité viennent bien assez vite, et d'elles-mêmes ; je me rappelle fort bien la première année où le doute m'est venu, sur l'existence réelle du père Noël. J'avais cinq ou six ans, et il me sembla que ce devait être ma mère qui mettait le gâteau dans mon soulier. Aussi me parut-il moins beau et moins bon que les autres fois, et j'éprouvais une sorte de regret de ne pouvoir plus croire au petit homme à barbe blanche. J'ai vu mon fils y croire plus longtemps ; les garçons sont plus simples que les petites filles. Comme moi, il faisait de grands efforts pour veiller jusqu'à minuit. Comme moi, il n'y réussissait point, et comme moi, il trouvait au jour le gâteau merveilleux pétri dans les cuisines du paradis. Mais pour lui aussi la première année où il douta fut la dernière de la visite du bonhomme. Il faut servir aux enfants les mets qui conviennent à leur âge et ne rien devancer. Tant qu'ils ont besoin de merveilleux, il faut leur en donner. Quand ils commencent à s'en dégoûter, il faut bien se garder de prolonger l'erreur et d'entraver le progrès naturel de leur raison.
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PiatkaPiatka   30 novembre 2013
Que ce soit éducation, insufflation ou prédisposition, il est certain que l'amour du roman s'empara de moi passionnément avant que j'eusse fini d'apprendre à lire. Voici comment : je ne comprenais pas encore la lecture des contes de fées, les mots imprimés, même dans le style le plus élémentaire, ne m'offraient pas grand sens, et c'est par le récit que j'arrivais à comprendre ce qu'on m'avait fait lire. De mon propre mouvement, je ne lisais pas, j'étais paresseuse par nature et n'ai pu me vaincre qu'avec de grands efforts. Je ne cherchais dans les livres que les images ; mais tout ce que j'apprenais par les yeux et par les oreilles entrait en ébullition dans ma petite tête, et j'y rêvais au point de perdre souvent la notion de la réalité et du milieu où je me trouvais.
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MoonBearMoonBear   15 décembre 2018
Je vis enfin, pour la première fois depuis notre séparation décisive, le soleil entrer dans cette chambre déserte où j'avais tant pleuré. Les arbres étaient en fleur, les rossignols chantaient et j'entendais au loin la classique et solennelle cantilène des laboureurs, qui résume et caractérise toute la poésie claire et tranquille du Berry. Mon réveil fut pourtant un indicible mélange de joie et de douleur. Il était déjà neuf heures du matin. Pour la première fois depuis trois ans, j'avais dormi la grasse matinée, sans entendre la cloche de l'angélus et la voix criarde de Marie-Josèphe m'arracher aux douceurs des derniers rêves. Je pouvais encore paresser une heure sans encourir aucune pénitence. Échapper à la règle, entrer dans la liberté, c'est une crise sans pareille dont ne jouissent pas à demi les âmes éprises de rêverie et de recueillement.

J'allai ouvrir ma fenêtre et retournai me mettre au lit. La senteur des plantes, la jeunesse, la vie, l'indépendance m'arrivaient par bouffées ; mais aussi le sentiment de l'avenir inconnu qui s'ouvrait devant moi m'accablait d'une inquiétude et d'une tristesse profondes. Je ne saurais à quoi attribuer cette désespérance maladive de l'esprit, si peu en rapport avec la fraîcheur des idées et la santé physique de l'adolescence. Je l'éprouvai si poignante que le souvenir très net m'en est resté après tant d'années, sans que je puisse retrouver clairement par quelle liaison d'idées, quels souvenirs de la veille, quelles appréhensions du lendemain,j'arrivai à répandre des larmes amères, en un moment où j'aurais dû reprendre avec transport possession du foyer paternel et de moi-même.

Que de petits bonheurs cependant, pour une pensionnaire hors de cage ! Au lieu du triste uniforme de serge amarante, une jolie femme de chambre m'apportait une fraîche robe de guingan rose. J'étais libre d'arranger mes cheveux à ma guise sans que madame Eugénie ne vînt observer qu'il était indécent de se découvrir les tempes. Le déjeuner était relevé de toutes les friandises que ma grand'mère aimait et me prodiguait. Le jardin était un immense bouquet. Tous les domestiques, tous les paysans venaient me faire fête. J'embrassais toutes les bonnes femmes de l'endroit, qui me trouvaient fort embellie parce que j'étais devenue plus grossière, c'est-à-dire, dans leur langage, que j'avais pris de l'embonpoint. Le parler berrichon sonnait à mon oreille comme une musique aimée, et j'étais tout émerveillée qu'on ne m'adressât pas la parole avec le blaisement et le sifflement britanniques. Les grands chiens, mes vieux amis, qui m'avaient grondée la veille au soir, me reconnaissaient et m'accablaient de caresses avec ces airs intelligents et naïfs qui semblent vous demander pardon d'avoir un instant manqué de mémoire.
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MimimelieMimimelie   27 mai 2013
Un soir que nous avions dîné chez Balzac d'une manière étrange, … il alla endosser une belle robe de chambre toute neuve, pour nous la montrer avec une joie de petite fille, et voulut sortir ainsi costumé, un bougeoir à la main, pour nous reconduire jusqu'à la grille du Luxembourg. Il était tard, l'endroit désert, et je lui observais qu'il se ferait assassiner en rentrant chez lui. « Du tout, me dit-il ; si je rencontre des voleurs, ils me prendront pour un fou, et ils auront peur de moi, ou pour un prince, et ils me respecteront ». Il faisait une belle nuit calme. Il nous accompagna ainsi, portant sa bougie allumée dans un joli flambeau de vermeil ciselé, parlant des quatre chevaux arabes qu'il n'avait pas encore, qu'il aurait bientôt, qu'il n'a jamais eus, et qu'il a cru fermement avoir pendant quelque temps. Il nous eût reconduits jusqu'à l'autre bout de Paris, si nous l'avions laissé faire.
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MimimelieMimimelie   22 mai 2013
Tous mes souvenirs d'enfance sont bien puérils, comme l'on voit, mais si chacun de mes lecteurs fait un retour sur lui-même en me lisant, s'il se retrace avec plaisir les premières émotions de sa vie, s'il se sent redevenir enfant pendant une heure, ni lui ni moi n'aurons perdu notre temps ; car l'enfance est bonne, candide, et les meilleurs êtres sont ceux qui gardent le plus ou qui perdent le moins de cette candeur et de cette sensibilité primitives.
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Madame Proust d?Evelyne Bloch-Dano aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/15018-poche-madame-proust.html
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Une jeunesse de Marcel Proust d?Evelyne Bloch-Dano aux éditions Livre de Poche 9782253091639
La fabuleuse histoire des légumes d?Evelyne Bloch-Dano aux éditions
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