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EAN : 9782371023048
Lumen (03/06/2021)
4.18/5   722 notes
Résumé :
Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route.Ainsi commence une vie extraordinaire, faite de découvertes et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (204) Voir plus Ajouter une critique
4,18

sur 722 notes

Gridou1744
  20 octobre 2021
Comme beaucoup, j'ai énormément entendu parler de ce livre sur les réseaux sociaux comme étant LE livre de l'année. Il y avait des coups de coeur à foison, et de nombreux éloges.
Or, j'ai lu le livre et... rien. Il ne se passe rien. du moins, il ne se passe pas ce que j'avais espéré.
La synopsie était très très prometteuse. L'histoire en elle-même est tant géniale qu'originale et j'avais hâte de me lancer dedans.
On découvre rapidement une Addie, vivant au 17ème siècle, promise à un homme dont elle ne veut pas. Sa seule envie : vivre. Vivre pour découvrir le monde monde et ne plus être dépendante des autres. Elle implore les dieux et un Ténébreux répond à son appel. Il lui offre une vie infinie avec pour contrepartie d'être oubliée de tous. Ne laisser aucune trace sur le monde.
Idée de livre GE-NI-ALE.
MAIS, c'est long. Très très long. Il ne se passe pas grand chose durant les 600 premières pages (sur 700 ! En finissant le livre, je me suis dit "tout ça, pour ça ?"). L'auteur veut nous montrer les difficultés de la solitude de la vie d'Addie.
J'ai eu un petit espoir de changement à l'arrivée de Henry. Mais non, la vie d'Henry n'est pas très intéressante non plus. Les seuls moments qui piquaient ma curiosité étaient ceux passés avec Luc.
Concernant la fin du livre, elle est plus prenante.
On veut savoir comment ce petit trio va se dépatouiller de tout ça : entre
J'ai également trouvé la fin décevante. Pas fou.
A part ça, le livre se lit tout de même facilement malgré les longueurs et les redondances. Gros points positifs sur le livre :
- le fil conducteur de ce livre et de l'histoire en elle-même est l'art sous toutes ses formes et ça fait du bien ! C'est plutôt rare et je tiens à le souligner.
- la communauté LGBT est représentée plusieurs fois !
- l'autrice souhaite véhiculer des thèmes importants dont on en retient une leçon ou du moins sur lesquels il faut réfléchir : l'importance des idées, être aimé des autres, le pouvoir des mots.
Petite touche du fin : le titre du livre résume très bien ce qu'il va se passer.
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florencem
  18 juin 2021
J'aime beaucoup les oeuvres de Victoria Schwab, et La vie invisible d'Addie Larue était une oeuvre à part que j'avais vraiment envie de découvrir. J'étais donc très heureuse de voir que les Editions Lumen avaient obtenu les droits en France. J'en attendais beaucoup. Pour être franche, je m'attendais même à un coup de coeur. Mais comme très souvent quand on a trop d'attentes sur une lecture, on finit par être déçu. Et malheureusement, et je suis la première à en être triste, je me suis ennuyée. Je n'ai pas trouvé cette étincelle que j'espérais tant.
Le principe était pourtant alléchant. Suivre notre héroïne devenue immortelle suite à un pacte avec le Diable. Comment survivre dans un monde où personne ne se souvient de vous ? Comment passer à travers les âges avec cette solitude pesante ? Comment trouver encore la force de ne pas se rendre ? Je n'ose imaginer ce qu'Addie a dû ressentir. Ce combat de tous les jours face à sa condition, mais aussi face à Luc. Ne rien posséder, n'avoir aucune attache. Les choses que l'on se voit obligé de faire, celles à côté desquelles on passe... Et pourtant, Victoria Schwab ne nous dépeint pas un récit empli de tristesse. Addie est une battante. Et toute son histoire nous est narrée de façon exquise. Je n'ai absolument rien à redire au style de l'une de mes auteurs préférés.
Mais cela ne fait pas tout malheureusement. Je m'attendais à quelque chose de plus exaltant. Addie veut après tout découvrir le monde, vivre. Mais cela nous ne le voyons pas. Nous ne découvrons pas le monde et les époques à travers ses yeux. A chaque fois qu'elle "bouge" c'est à cause de Luc. Et je dis bien "à cause" et pas "grâce à". Si au début cela est compréhensible, au fil des ans, elle n'a pas du tout ce côté téméraire qui devait la caractériser. On se cantonne en fait à ses relations amoureuses, et à ses tentatives de laisser une trace dans ce monde. Une preuve qu'elle a bien existé. Cette partie est sans doute la plus intéressante cependant. Pour moi, cette touche artistique qui suit son parcours est un fil conducteur que j'ai trouvé astucieux. Elle teste sa malédiction, elle essaye de contrer Luc. Sans compter que je suis très réceptive à l'art et que c'est quelque chose qu'on ne voit pas souvent dans du fantastique.
Quand Henry apparaît, j'avoue avoir eu de l'espoir. Je me suis dit, c'est l'élément déclencheur qui fera décoller l'histoire. Mais, même si son histoire et la romance m'ont touchée, j'ai encore senti cette distance et ce manque d'attachement. On ne comprend pas réellement Henry. Il est perdu, c'est certain, mais il y a trop de non-dits autour de lui, d'éléments cryptiques. Tout va trop vite, des questions restent en suspens. J'ai compris sa souffrance et en même temps, elle me laissait parfois de marbre. Tout le monde autour de lui voit combien il va mal parfois, mais personne ne fait la démarche de lui dire d'aller voir un psychologue, de passer des examens médicaux. Même pas ses meilleurs amis, ou bien sa soeur qui visiblement préfère lui donner de la drogue. Si j'ai bien saisi l'idée des parapluies roses...
Pour moi, La vie invisible d'Addie Larue a deux points qui font que l'histoire manque de "magie". La malédiction de notre héroïne nous embarque dans un destin si étriqué dans ses possibilités qu'il est difficile de voir le personnage exploiter son immortalité. Très vite, on se rend compte qu'Addie ne peut que répéter ses journées, et lutter quotidiennement pour la moindre chose. Sa survie passe avant tout le reste. Et le pire est de la voir répéter parfois à quelques minutes d'intervalle des présentations. Deuxième point : le récit. En soi, ce n'est pas Addie que l'on suit, mais son histoire qu'elle narre à quelqu'un. Ce détachement fait qu'on ne peut pas réellement appréhender la jeune femme, aller plus en avant de sa psychologie. A aucun moment on sent le poids de son âge sur ses pensées, ses actions. Elle est comme une jeune adulte n'ayant pas vécu. Son récit est du point de vue psychologique celui du narrateur. Et clairement, cela m'a empêché de la comprendre et aussi de m'attacher à elle.
Son combat face à Luc est la partie qui relance la machine à de nombreuses reprises. Leur relation est étrange et mystérieuse. Pas assez traité en profondeur malheureusement, mais permet de voir autre chose, de passer de ce côté du Dieu malin voleur d'âmes. Les questionnements d'Addie sur les raisons de Luc, son attitude, son manque d'humanité étaient très intéressantes. Et il y avait de quoi creuser.
La fin est sans surprise. Impossible de s'imaginer après toute cette souffrance quelque chose de pétillant et gai. La vie invisible d'Addie Larue est après tout un combat. Elle m'a cependant laissé un goût amer. Un pied de nez, certes, mais en même temps, avec cette note de fausseté, d'un tour qui continuera cette spirale sans rien apporter à personne.
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iris29
  19 mai 2022
Tout partait bien entre ce livre et moi, le pitch étant prometteur.
Cette histoire raconte le pacte qu'une jeune française de 17 ans, passé avec le Diable afin d'échapper au mariage avec un villageois, veuf et déjà père d'une tripotée d'enfants...
Le Ténébreux, ( Lucifer/Lucien), Luc, voilà comment elle l'appelera.
Elle ne se mariera pas, mais sera malheureuse durant des siècles, car le diable l'a rendue invisible. A peine disparue, les gens ne se souviennent plus d'elle. Ne pouvant, alors, ni travailler, ni nouer de relations, elle trainera sa jeune carcasse de 1714 à 2014, du Mans, à New York en passant par Paris.
Ses amours hétérosexuels ou bisexuels, ne se souvenant pas d'elle, elle essaiera de laisser une trace à travers des oeuvres d'art qu'elle impulsera ou dont elle sera la muse.
Arrivée à la page 200, je m'ennuyais un peu, mais vaille que vaille je continuais.
L'aspect historique, les descriptions sont si pauvres, Paris et New York finissent par se ressembler , alors que trois siècles les séparent.
Arrivée à la fin, décevante, je me suis dit : Tout ça pour ça ! Tellement mieux exploités dans d'autres romans : l'aspect historique, l'immortalité, les créatures fantastiques (diable), les histoires d'amour qui ont tout pour échouer surtout quand elle concerne le bien et le mal...
Qu'elle est la morale de l'histoire, l'idée que veut nous insufler l'auteure ? je ne sais toujours pas à la fin.
La place de la femme à travers les siècles, son évolution ? Inexistant.
L'art ? Je n'ai pas ressenti la fièvre créatrice, les matériaux, les supports.
L'amour ? Nous rendre tolérant face à la bisexualité ? C'est tellement pauvrement décrit comme relations, tellement passé en vitesse...
C'est peut-être, juste, pour exploiter une idée que l'auteure a écrit ce roman, l'idée d'une jeune fille ayant passé un pacte et mettant plus de trois siècle à cerner son bourreau, et essayer de le vaincre. A-t'on peur de ce Lucifer en tant que lecteur ? Non... Il n'a pas l'air si méchant... Et puis l'idée que le Diable aurait les mêmes désirs que les humains est tellement étrange, risible...
697 pages qui auraient pu être amputées de moitié, tellement il ne se passe rien. Tellement Addie répéte et répéte les mêmes choses. 697 pages, c'est long quand on s'ennuie...
Dur la vie de lectrice !
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LePamplemousse
  28 mai 2021
Un pacte avec le diable ne peut évidemment jamais être en faveur de celui ou celle qui l'a passé, vu que ce dernier est fourbe et qu'il s'arrange toujours pour tricher sur les termes du pacte.
Addie va en faire les frais, cette jeune française de 17 ans ne veut pas se retrouver mariée de force avec un veuf qui a déjà une tripotée d'enfants et elle va donc convoquer un démon pour lui proposer un marché dont elle n'aura pas bien mesuré la portée.
L'intrigue me plaisait bien, mais j'ai abandonné ma lecture à la page 256 ( sur 560 ) car je n'en pouvais plus de tant de mièvrerie.
Ce roman doit avoir été écrit pour un public adolescent et plus spécifiquement des filles qui aiment les histoires romantiques, mais je n'ai pas été touchée du tout par le destin d'Addie.
L'intrigue aurait pu être palpitante, nous faire découvrir des tas d'endroits du monde entier entre 1714 et 2014, mais il n'en est rien, le récit est lent, les péripéties de l'héroïne sont limitées et j'ai eu bien du mal à aller jusqu'à cette page 256 tant je m'ennuyais.
Les lieux ne sont pas vraiment décrits, la psychologie est absente, et le fait que Addie ait vécu 300 ans semble un fait sans grand intérêt car on ne sait pas trop ce qu'elle a fait durant tout ce temps, et pour terminer en beauté, l'ensemble est extrêmement fade.
Je remercie Netgalley et les éditions Titan Books LTD pour cet envoi.
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adrianalitdeslivres
  13 septembre 2021
Un des mes livres préfères de l'année commence à Villon-sur-Sarthe, une petite ville de France, vers 1714. Adeline est une fille qui y vit depuis toujours et qui mourra sûrement dans cette même ville aussi. Sa vie est presque prévisible: elle sera une brave femme, elle se mariera et aura des enfants. Mais la réalité est qu'Adeline rêve de voir le monde, de s'échapper de cette petite ville, de rendre sa vie intéressante. Alors un jour, quand elle voit que son destin est sur le point d'être scellé, elle court dans la forêt et, dans une tentative désespérée, prie les dieux pour plus de temps, pour sa liberté . Cependant, le dieu qui répond à son appel est celui des ténèbres et s'il y a une chose contre laquelle Addie a toujours été avertie, c'est de ne jamais prier les dieux qui répondent après la tombée de la nuit.
-si je peux vous donner un conseil, qui a toute son importance pour ce livre, c'est de ne pas lire le résumé de l'éditeur en entier, car il dit beaucoup trop !-
Sombre, atmosphérique, évocateur, beau. Voici quatre mots qui décrivent à merveille ce roman. La vie invisible d'Addie Larue est une si belle histoire - émouvante, fantastique, magnifique et stimulante- qui m'a laissée avec une question fondamentale dans la tête une fois le livre fermé. Quel est le prix du bonheur ?
Ce roman dégage une atmosphère si étrange et si confortable que j'avais l'impression de m'y trouver dans son univers.
Si vous cherchez un livre avec des rebondissements toutes les 10 pages, passez votre chemin, car le point fort de ce roman ce n'est pas la dynamique mais plutôt ses personnages. VE Schwab a pris son temps pour chacun, leurs a donné un vrai caractère.
Addie est tout simplement...inoubliable en tant qu'héroïne! J'étais fascinée, même en tant que femme du XVIIIe siècle, elle ose rêver grand, défier les conventions et signe un pacte avec le diable, alias "Le Ténébreux" ! Elle est une femme qui fait face à des défis avec détermination et force, mais elle est aussi vulnérable. Elle se casse, elle pleure et elle souffre aussi. Elle est l'immortelle la plus humaine que j'ai jamais connue. J'ai adoré cette sensibilité mêlée a de la ténacité. Elle a mis de côté toute convention et même si elle sait que personne ne se souviendrait d'elle, Addie décide de profiter de la vie. Et c'est peut-être l'une de facettes les plus intéressantes de sa personnalité. Elle sait qu'elle sera blessée, qu'ils l'oublieront, mais elle a le courage de vivre l'instant présent et de ne pas s'enfermer dans une coquille.
Henry travaille dans une librairie et chaque jour de sa vie, il prétend qu'il va bien, alors qu'en fait, ce n'est pas le cas. Et je m'étais tellement identifiée avec lui et avec toute son histoire. Je ne vais pas vous révéler grand-chose, car nous connaissons vraiment le vrai Henry très tard dans le livre, mais je vais vous dire que beaucoup d'entre nous ont été à la place d'Henry. Beaucoup d'entre nous ont connu les tempêtes qui l'ont frappé...
le dernier grand protagoniste (ça fait pompeux, mais ça a tout son sens.) de cette magnifique histoire est "Le Ténébreux", Luc, ce dieu que j'aimerais prier quand il fait noir (non, je n'ai pas écrit ça, c'est juste une illusion d'optique). Oui, cet être est une force ancestrale de la nature, c'est le manque de lumière, c'est la représentation des péchés et des désirs les plus, premiers et profonds, est celui dont nous ne devons pas nous approcher. Mais c'est dans ses bras qu'on finit toujours par tomber. Luc représente la sensualité sans limites, l'interdit, le plaisir pour le plaisir...
Ce que VE Schwab crée en entrelaçant les vies d'Addie, Luc et Henry est une histoire, contrairement à la malédiction, inoubliable. de plus, j'ai adoré l'exploration du pouvoir des arts de voyager dans le temps.
Dans l'ensemble, je pense que c'est une histoire très spéciale, qui ne touchera pas tout le monde !

En l'honneur de la constellation de taches de rousseur d'Addie, la caractéristique qui a pris au piège les regards et inspiré les artistes et qui a brillé à travers les siècles, j'attribue sept étoiles à ce livre !
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critiques presse (3)
Ricochet   03 mars 2022
L’atmosphère est donc sombre et grave, jusqu’à l’échappée inespérée avec Henry. C’est une bulle d’espoir, une promesse de normalité. La dernière partie nous bouleversera donc, même si nous terminons sur une note diabolique que je vous laisse découvrir.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Elbakin.net   07 juin 2021
Dans l’ensemble, si la lecture n’est pas totalement à la hauteur de la hype suscitée sur les réseaux sociaux, le roman sort du lot dans l’œuvre de Victoria Schwab et, disons-le, dans l’ensemble de la production fantasy classique. Et en cette année 2020, un peu d’optimisme et de bons sentiments ne peuvent pas faire de mal !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   15 décembre 2020
Si la lecture n’est pas totalement à la hauteur de la hype suscitée sur les réseaux sociaux, le roman sort du lot dans l’œuvre de Victoria Schwab et, disons-le, dans l’ensemble de la production fantasy classique.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (357) Voir plus Ajouter une citation
cindycalandecindycalande   28 juin 2022
- Tu m’as donné énormément, Henry, soupire-y-elle, son front appuyé contre le sien. Mais j’ai une dernière chose à te demander. Je voudrais que tu te souviennes de moi.
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cindycalandecindycalande   18 juin 2022
- Redis-le, supplie-t-elle.
- Quoi donc ? murmure-t-il.
- Mon nom.
Henry sourit.
- Addie, chuchote-t-il contre sa gorge.
Puis il le répète encore et encore en lui embrassant le cou :
- Addie.
Le ventre :
- Addie.
Les hanches :
- Addie.
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SelenaSwanSelenaSwan   12 juillet 2021
- Même si tes partenaires se souvenaient de toi, je serais toujours celui qui te connaît le mieux, déclare le ténébreux.
- Et moi, je te connais ? réplique-t-elle en scrutant son visage.
- Tu es la seule à me connaître, répond-il, la tête penchée au dessus de la sienne.

(...)

Il a le goût de l'air nocturne chargé d'orages d'été. Le goût des effluves lointains d'une fumée de bois, d'un feu mourant dans la pénombre. Le goût de la forêt et, chose curieuse, le goût de son foyer.

(...)

Des baisers, elle en a échangé. Mais jamais personne ne l'embrassera comme lui. Ce n'est pas une question de technique. La bouche de Luc n'est pas mieux adaptée que celle d'une autre à cette tâche. Non, la différence réside dans sa façon de l'utiliser. C'est toute la différence entre croquer dans une pêche hors saison et la première bouchée d'un fruit mûri au soleil. La différence entre une vision en noir et blanc et une vie en couleurs.
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iris29iris29   21 mai 2022
Addie mettra des années à apprendre le langage de ces yeux. Par exemple, l'amusement leur donne la couleur du lierre en été, tandis que l'agacement les rend plus clairs, comme une pomme acidulée. Quant au plaisir, il les assombrit, jusqu'à ce qu'ils deviennent presque noirs comme une forêt la nuit. Seul leur contour reste vert.
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faelifaeli   02 décembre 2021
- Tu crois qu'une vie qui ne laisse aucune empreint sur le monde a quand même de la valeur ?
L'expression de Rémy se fait grave. Il a dû percevoir la tristesse dans sa voix, car il répond :
- Je crois qu'il existe de nombreuses façons d'avoir de la valeur. Ce livre-là, explique-t-il en sortant le volume de sa poche, contient les mots d'un homme : Voltaire. Mais il ne faut pas oublier les mains qui ont assemblé les caractères d'imprimerie, l'encre qui les a rendu lisibles et l'arbre qui a produit le papier. Tout ça compte, même si le public ne retient que le nom sur la couverture.
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Videos de Victoria Schwab (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victoria Schwab
Gallant : découvrez le booktrailer français !
Avant la sortie en librairie de cette petite pépite signée V. E. Schwab, on vous invite à découvrir la bande-annonce française officielle du titre !
Qu'en dites-vous ?
Merci à Plissken, Time-Line et à la comédienne Bénédicte Pellerin pour ce spot !
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