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ISBN : 2747043916
Éditeur : Bayard Jeunesse (13/04/2012)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 228 notes)
Résumé :
« Ne tournez pas la page trop vite ! Imaginez d'abord que vous êtes assis dans le noir, comme au cinéma avant le début d’un film…….. » Hugo Cabret est orphelin : son père, qui l’élevait, est mort dans l’incendie du musée où il était employé comme horloger. Ses seuls compagnons sont un automate trouvé dans les décombres du musée, sur lequel travaillait son père, et son oncle, un poivrot qui l’héberge dans les combles de la gare. Un jour, l’oncle disparaît. Hugo n’a d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
darkmoon
  15 novembre 2013
1. Critique du livre :
C'est beau, très beau. Hugo Cabret est un fabuleux conte, qui est capable de toucher les petits comme les grands.
On retrouve le jeune Hugo, orphelin, vivant dans une gare dans le Paris des années 30. Son passé est un mystère et son destin une énigme. de son père, il ne lui reste qu'un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de coeur - qui pourrait le faire fonctionner. Véritable souricière, trajectoires en spirales parsemées de mécaniques, Hugo est le maître du temps et de l'espace. Les recoins cachés n'ont aucun secret pour lui, c'est sa maison, son unique lieu où il aime être. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n'est que le début de l'aventure…
Brian Selznick nous livre un conte poétique et sublime baigné d'un univers enfantin, fait de magie et de cinéma, un roman d'aventures formidablement mené avec beaucoup d'inventivité et d'imagination. le tout dans un Paris fantasmé, proche de celui des rêves... A prime abord, on imagine que ce roman graphique est destiné aux enfants et on se rend compte que l'histoire est bien plus subtile et profonde que ce qu'elle n'y paraît.
J'ai trouvé la seconde moitié du roman, encore plus passionnante, notamment l'hommage poignant à l'artiste déchu que fut Georges Méliès, le père de la science-fiction au cinéma et même le père du cinéma tout court. Selznick nous fait plonger dans les coulisses de l'univers de ce génie à l'état pur qui voulait "capturer les rêves". Cela reste un plaisir exquis de se laisser guider avec une telle maîtrise pour pénétrer peu à peu dans une fiction qui s'avèrera bien différente de ce à quoi on s'attendait. Selznick laisse vite tomber le rideau des apparences, et entre au coeur du sujet qui le passionne: la mémoire et la magie du cinéma.
Ce roman graphique est un pur bonheur pour l'esprit et le coeur, une fontaine de fraîcheur dont on sort avec les yeux écarquillés. L'histoire de cet enfant qui, par fidélité à la mémoire de son père, aide à réhabiliter le grand cinéaste est d'une ingéniosité folle, Selznick mêlant avec une virtuosité étourdissante les éléments romancés et ceux de l'histoire du septième art pour arriver à un récit confondant d'ingéniosité et d'efficacité. Hugo Cabret respire l'amour que l'artiste porte à son art.
2. Critique du film :
Cinéphile obsessionnel, il était inévitable que Martin Scorsese consacre un jour un film au cinéma. Il a décidé de franchir le cap en adaptant le romand de Hugo Cabret, pour notre plus grand bonheur. Rien d'étonnant à ce que le film ait raflé la majorité des prix techniques aux Oscars. Photo, musique, décors, costumes, tout est du travail d'orfèvre. L'utilisation de la 3D est tout aussi réussie. Scorsese a souvent répété que c'était une de ses principales motivations en acceptation de réaliser que qui constitue pour lui une commande. Pour cela le cinéaste soigne chaque cadre, travaille la perspective et la profondeur de champ, plaçant régulièrement une accroche au premier plan pour donner du relief à son image et utilisant intelligemment la fumée ou la vapeur. Il se permet même de faire un "remake" 3D de L'Entrée d'un train en gare de la Ciotat des frères Lumière. Et c'est là que réside le charme de toute l'histoire, la re-création des tournages de Méliès, portés par un enthousiasme juvénile dont on sent Scorsese le digne dépositaire, mais aussi la reconstitution des chefs d'oeuvre du maître, qui distillent une poésie foudroyante, sont ce qu'on aura vu de plus sublime sur un grand écran depuis longtemps. Soulignons enfin l'excellence de l'interprétation (en particulier un Sacha Baron Cohem juste et touchant comme jamais), et réjouissons-nous de pouvoir désormais jouir encore et encore de cette magnifique déclaration d'amour au cinéma par l'un des plus grands cinéastes de l'histoire.
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raton-liseur
  07 mai 2012
Le monde du cinéma ne m'attire pas particulièrement, mais j'avais vu un très court extrait de l'adaptation de ce livre et je me suis dit, sans savoir de quoi il était question, qu'il fallait que j'en sache plus. J'ai donc commencé avec le livre, dévoré en deux soirées. Un livre original tant dans la forme que le fond.
Le fond d'abord, parce qu'il est question de rêve mais il n'y a ni fée ni magie ; il est question ici de la création mécanique des rêves, de leur projection sur un écran. Si l'on sent le traitement américain (hollywoodien presque) du sujet, qui est le début de ce que l'on appellera effectivement « l'usine à rêves », j'ai aimé ce petit garçon qui est un héros non parce qu'il a découvert un secret ou une formule magique, mais parce qu'il est habile de ses mains, qu'il sait donner vie à des rouages et des engrenages. Ce petit bonhomme qui tombe en admiration devant le mécanisme d'un automate pourra paraître aux jeunes lecteurs plus proche et plus réel que les héros extraordinaires qui envahissent la littérature. Si vous offrez ce livre à vos enfants, assumez les conséquences et prévoyez un budget “Lego” à la hauteur !
La forme ensuite, c'est bien sûr ce qui frappe en premier. L'introduction nous invite à nous imaginer dans une salle de cinéma, et c'est bien ce qu'il se passe. Nous voilà propulsés au milieu d'un film muet, où alternent images et textes. Nous sommes spectateurs de cette histoire en noir et blanc et projectionniste au fur et à mesure que l'on tourne les pages. Une idée qui fonctionne plutôt bien et qui donne une bonne idée, me semble-t-il de ce que pouvaient ressentir les premiers spectateurs des films de fiction. Il est un peu dommage seulement que les mots prennent parfois le pas sur l'image, et que les dessins soient principalement cantonnés aux courses-poursuites, donnant un air un peu répétitif à l'ensemble, c'est peut-être le signe de notre difficulté aujourd'hui à imaginer l'histoire à partir d'images, sans que l'on nous guide par les mots.
En définitive, un livre très intéressant, qui m'a permis de découvrir un peu mieux le personnage de Georges Méliès (dont ce livre s'inspire très librement) et le début du cinéma de fiction, et qui m'a donné envie de voir son Voyage dans la Lune. Une réussite, donc, et maintenant je ne suis pas certaine de vouloir voir le film en couleur, puisque j'ai mon propre film en noir et blanc dans la tête !
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MllePeregrine
  04 janvier 2012
Une fois n'est pas coutume, j'ai vu le film avant de lire le livre. J'ai passé un formidable moment dans une salle de cinéma à regarder ce film teinté de sépia, dont l'histoire se déroule dans un Paris des années 30, dans une gare...et qui parle de cinéma. Un moment magique, dans l'ambiance de Noël.
Alors j'ai acheté le livre!
4ème de couverture: Hugo Cabret est orphelin. Son père vient de mourir dans l'incendie du musée où il était employé. le garçon est alors recuilli par son oncle qui l'héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or, Hugo a une obsession: achever de réparer l'automate sur lequel son père travaillait. Il est en effet persuadé que cet automate a un message important à lui délivrer...
"Imaginer d'abord que vous êtes assis dans le noir, comme au cinéma avant le début du film". C'est ainsi que débute ce roman qui, dès les premières pages, nous embarque dans un magnifique voyage entre les mots et les images. En effet, Hugo Cabret est un roman graphique: Brian Selznick alterne la narration, parfois sur des pages entières qui se succèdent, d'autres fois sur quelques lignes regroupées en milieu de pages, et les dessins au crayon, tous réalisés par lui-même.
Les pages se tournent vite, au rythme des aventures du petit garçon. Les yeux pétillent, on frémit avec lui lorsqu'il tente de réparer l'automate et on aimerait en savoir plus sur Georges Méliès, "papi Georges", ce réalisateur du début du siècle, inventeur des effets spéciaux!
Le lecteur vogue sur les pages de ce livre, les aventures se succèdent et conduisent à d'autres aventures. C'est un voyage au coeur de la littérature, au coeur du cinéma, au coeur de la magie, bref, au coeur de l'Art.
Je ne peux que vous inviter à embarquer, vous ne le regretterez pas!
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Gwenaweb
  03 novembre 2014
C'était franchement très agréable. L'histoire, fiction mêlée de réalité était vraiment bien trouvée. On en apprend beaucoup sur un des premiers réalisateurs de films (et surtout sur ses tous nouveaux trucages), qui a vraiment existé, et sur Hugo, qui lui est inventé. L'histoire se base sur un automate, qui représente le fil conducteur, et qui dessine… Ca me fait rêver. Je pensais que ça n'existait pas en vrai, mais si, Georges Méliès a bel et bien créé des automates (faudra que je me renseigne plus là-dessus).
Dans le cas de ce livre, c'est pas des citations avec des mots qu'on a envie de faire mais des citations avec des images. Quelles fantastiques illustrations ! Ca c'est du travail, tout en finesse !
Le film est remarquable également. Et le truc de fou, c'est qu'on dirait que l'illustrateur a basé ses dessins sur les acteurs au lieu d'être l'inverse. Comment peut-on arriver à trouver des acteurs qui ressemblent aussi fort a des dessins ? En tous cas, la magie opère.
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whitehead14
  03 janvier 2014
ATTENTION! Cettre critique comporte le dénouement de l'histoire!
Auteur / Dessinateur : Brian SELZNICK (USA) – Bayard Jeunesse, 2007.
Hugo Cabret, orphelin de douze ans, vit de menus larcins et travaille dans la gare Montparnasse, où il entretient es horloges. En plus de ce travail, Hugo répare un automate, grâce aux mécanismes qu'il vole chez un marchand de jouets. L'automate représente un individu assis à un bureau, une plume à la main. le garçon est persuadé qu'il délivrera, une fois réparé, un message de son défunt père.
Un jour, le vieux marchand surprend Hugo en train de dérober un jouet. Il confisque le carnet que l'enfant porte toujours sur lui. Pour le récupérer, Hugo travaille alors dans la boutique. Plusieurs mois s'écoulent entre cette activité et l'entretien des horloges. La rénovation de l'automate progresse elle aussi. A son insu, Isabelle, filleule du vieil homme, dérobe le carnet ; ce dernier accuse Hugo de ce méfait.
La réparation de l'automate achevée, la clé que porte Isabelle en pendentif permet de l'animer. L'automate délivre son secret : un dessin signé de Georges Méliès, le précurseur des effets spéciaux au cinéma.
Commence alors la deuxième partie de l'histoire : le parrain d'Isabelle, papi Georges, est en réalité Georges Méliès. Star du cinéma au début du XXe siècle, il n'a pas résisté à la concurrence montante, et ne veut plus entendre parler de ce passé. C'est lui qui a créé l'automate dessinateur. Quant à la clé, Isabelle l'a dérobée à mamie Jeanne, la femme de Méliès. Les enfants veulent en savoir davantage, trouvent dans une armoire des croquis, tous signés de papi Georges.
Mamie Jeanne tente de cacher cette découverte à son époux. Mais les enfants montent un plan afin de faire revivre l'oeuvre de Méliès. Sans prévenir le couple, ils invitent René Tabard, professeur en cinéma. Des secrets sont alors mis à jour : Isabelle est la fille d'un cameraman qui travaillait pour Méliès. le vieux couple l'a recueillie à la mort de ses parents. Quant à René Tabard, il vénère Méliès depuis qu'il l'a rencontré enfant. Georges Méliès veut revoir son automate, qu'Hugo va chercher à la gare.
L'histoire se termine six mois plus tard : une soirée consacrée à l'oeuvre de Méliès à l'Académie du cinéma français. Une partie des films a pu être retrouvée malgré qu'il les a brûlés lors de sa faillite. Méliès y reçoit les honneurs, et Hugo commence une carrière de magicien, sous le nom du professeur Alcofrisbas, du nom d'un personnage créé par le cinéaste.
L'invention de Hugo Cabret (2007) est un roman graphique : il comporte 533 pages dont seulement 182 de texte, combine à la fois roman et bande dessinée (sans les bulles) : les images (dessins crayonnés monochromes), au lieu de simplement illustrer le texte, racontent elles aussi une partie de l'histoire, selon une progression qui permet de comprendre l'action qui se déroule sous nos yeux. Ce livre se présente comme un vieux film que l'on irait voir au cinéma, les images laissant penser à des fragments de bobine qui, reliés et installés sur un projecteur, s'animent.
Si la narration de l'histoire au présent peut correspondre à un jeune lecteur (il est édité chez Bayard Jeunesse, spécialisé dans la littérature jeunesse), ce livre paraît plutôt s'adresser à un lectorat adolescent et adulte : l'intrigue est assez complexe, avec de nombreux détails importants pour sa compréhension. de plus, les plus jeunes risquent de ne pas saisir la portée narrative des illustrations. Enfin, l'épaisseur du livre en rend la manipulation compliquée par de petites mains. Cette histoire peut convenir en revanche dans le cadre d'une lecture accompagnée : les jeunes lecteurs, garçons comme filles, pouvant s'identifier aux héros. L'histoire est fictive, mais s'inspire de faits, ouvrages et personnages ayant réellement existé. le propos est proche de la réalité, de la vraie vie de Georges Méliès (1861-1938).
Le but de cet ouvrage est avant tout de faire découvrir aux enfants (mais aussi aux plus grands) l'oeuvre cinématographique de Georges Méliès. Écrire sur le cinéaste était un projet que l'auteur – dessinateur avait de longue date. Il prolonge même la lecture pour ceux qui le souhaitent vers des sites Internet pour en savoir plus sur Georges Méliès et l'automate du livre, qui existe vraiment (datant de 1805, il écrit des poèmes, dessine et signe du nom de son créateur, Henri Maillardet).
Brian Seznick est également l'auteur de Black Out (Bayard jeunesse), pour lequel il a reçu le prix Sorcières en 2013, et l'illustrateur de le meilleur des livres, écrit par Andrew Clements en 2002 (gallimard).
L'invention de Hugo Cabret a également été adapté au cinéma par Martin Scorcese en 2011.
Pour aller plus loin :
Je vous propose également ces liens pour en savoir plus sur la vie et l'oeuvre de Georges Méliès, ainsi que sur l'automate de Maillardet :
http://www.melies.eu/ : site officiel en français et en anglais sur la vie et l'oeuvre du cinéaste ;
http://www.youtube.com/watch?v=5eEzJU2S2ZI : vidéo américaine de 1:10 montrant le célèbre automate en mouvement. Ce dernier est aujourd'hui conservé à l'Institut Franklin de Philadelphie (Franklin Institue, USA) ;
http://www.telerama.fr/cinema/le-vrai-pere-d-hugo-cabret-raconte-l-aventure-du-film,76156.php : interview de Brian Selznick sur la genèse du film au moment de sa sortie dans les salles françaises
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Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
nodreytitinodreytiti   16 octobre 2011
Je m’imagine que le monde est une machine géante. Tu sais, dans les machines, il n’y a pas de pièces en trop. Elles ont exactement le nombre et le type de pièces qui leur sont nécessaires. Alors, je me dis que, si l’univers entier est une machine, il y a bien une raison pour que je sois là. Et toi aussi tu as une raison d’exister.
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MyrtleMyrtle   24 novembre 2011
- Tu as remarqué que toutes les machines sont créées dans un but précis? demande-t-il à Isabelle. Elles sont conçues pour nous amuser, comme cette souris ; pour donner l'heure, comme les horloges ; pour nous émerveiller, comme l'automate. C'est peut-être ce qui m'attriste quand je trouve une machine cassée. Qu’elle ne soit plus en état de remplir sa fonction.
Isabelle prend la souris, la remonte de nouveau et la pose.
- Au fond, c'est peut-être pareil pour les gens, continue Hugo. Quand ils n'ont plus de but dans la vie... en un sens, ils sont cassés.
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hotaruhotaru   02 avril 2012
Quand je regarde cette assemblée, je tiens à vous dire que je ne vois pas une salle remplie de Parisiens en hauts-de-forme, parrures de diamants et robes de soie. Je ne vois pas de banquiers, de ménagères, ni de commis. Non. Je m'adresse ce soir à ce que vous êtes vraiment : des sorciers, des sirènes, des voyageurs, des aventuriers, des voyageurs, et des magiciens.

Vous êtes d'authentiques rêveurs.
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nuageetsoleilnuageetsoleil   03 septembre 2014
«  Des mécanismes minutieusement conçus déclenchent une série d'actions à travers l'automate . La clé resserre un ressort relié à une série d'engrenages qui descendent dans le pied de la machine. Là, le dernier entraîne des disques de laiton au bord taillé avec précision. Deux petites pièces en forme de marteau frappent les roues dentées qui tournent. Le mouvement imprimé par les marteaux se transmet à un ensemble de tiges mobiles situées dans le torse du mannequin. Ces tiges, qui tournent en silence, activent d'autres mécanismes dans l'épaule et le cou. Le mouvement se communique de l'épaule au coude, puis du coude au poignet, et enfin à la main. Ouvrant de grands yeux émerveillés, Hugo et Isabelle voient la main miniature de l'automate remuer...
Ils retiennent leur souffle . L'homme mécanique trempe sa plume dans l'encrier et se met à écrire . »
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MyrtleMyrtle   25 novembre 2011
Ils contemplent les étoiles, voient la lune qui flotte là-haut, au dessus d'eux. La ville scintille en bas, et le seul bruit audible est le pouls régulier du mécanisme d'horlogerie. Hugo se souvient d'un autre film qu'il a vu avec son père quelques années plus tôt, un film dans lequel le temps s'arrête à Paris, figeant les habitants sur place. Seuls le veilleur de nuit de la Tour Eiffel et les passagers d'un avion qui vient d'atterrir sont mystérieusement capables de se déplacer à travers la ville silencieuse. Quel effet cela pourrait faire? même si toutes les horloges de la gare s'arrêtaient, songe Hugo, cela n'arrêterait pas le temps. Pas même si on le désirait de tout son cœur.
Comme maintenant.
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