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ISBN : 233003248X
Éditeur : Actes Sud Junior (07/05/2014)

Note moyenne : 4/5 (sur 27 notes)
Résumé :
L’horizon rêvé d’Angela, au-delà des tours du quartier, c’est cette mer indomptable du Portugal, celle des souvenirs de sa grand-mère. Une mer furieuse, comme un cheval au galop. Angela rêvait d’un voyage là-bas, avec Benjamin, en été. Ça, c’était avant. Avant que le cousin de son père ne l’approche et la viole. Avant la douleur, le sentiment de honte et les insultes des garçons du quartier. Avant que son amitié avec Naima ne vole en éclats. Avant cet être qui grand... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  17 février 2015
Angela avait promis à sa grand-mère d'aller jusqu'à l'océan. Quittant les tours de son quartier misérable, elle rejoint après un loin voyage cette mer indomptable du Portugal qui, espère-telle, l'engloutira bientôt définitivement. Car Angela traîne avec elle un fardeau impossible à porter, un fardeau pour lequel elle voudrait « meurtrir [son] corps pour effacer la meurtrissure. Déchirer le silence blanc dans un vacarme assourdissant. Défier la mort pour souffler les infimes braises de vie. »
L'histoire douloureuse d'Angela, déroulée à la première personne, vous saisit à la gorge dès la première ligne et vous poursuit bien après le point final. La confession secoue par sa sincérité et son humanité, sans pleurnicherie. le ton est juste, poignant. Les mots sont durs mais lucides, rien n'est forcé, c'est ce qui rend le texte si touchant. Cette gamine, on a envie de la prendre dans nos bras et de lui dire que tout va bien se passer. La rassurer pour ne pas la laisser céder devant une situation à première vue inextricable. Heureusement, elle montre une vraie force de caractère et la dernière phrase, pleine d'espoir, lui ouvre une porte vers l'avenir : « L'océan est la preuve que ma vie s'étend bien au-delà de l'horizon. »

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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clo73
  25 mars 2019
"Avant que le jour ne se lève, je suis entrée dans l'eau et j'ai attendu que le cheval s'avance vers moi. Qu'il nous prenne et nous emporte, toi et moi. Pour opposer à la violence une violence plus grande. Meurtrir mon corps pour effacer la meurtrissure. Déchirer le silence blanc dans un vacarme assourdissant. Défier la mort pour souffler sur les infimes braises de vie." P.54
En lisant la quatrième couverture de ce roman, je n'avais pas idée de l'émotion qu'il allait me faire.
Quelle fut ma surprise, lorsque j'ai compris que le thème de ce livre porte sur le viol.
le titre et le résumé ne me préparaient pas à lire une histoire sur ce sujet.
Dans Cheval Océan, il est formidablement bien abordé, avec beaucoup de pudeur et de sincérité.
J'ai été très touchée par cette jeune fille dont ses rêves se sont effondrés du jour au lendemain, à la seconde où le drame s'est passé.
Tous ses espoirs, ses projets, son avenir, perdus à jamais !
Une chute vertigineuse et une seule envie, mourir...
C'est une histoire qui prend aux tripes indéniablement.
Le texte est magnifique, les mots m'ont atteinte en plein coeur.
C'est encore un coup de coeur pour moi.
Un auteur que je découvre, sa plume d'une grande sensibilité, d'une grande profondeur et un talent qui m'émerveille.
Je vais lire Sirius prochainement, pour continuer à vivre des émotions aussi fortes.
"On me dira peut-être que tu es déjà un enfant ou la création d'un dieu quelconque. Mais pour moi, je le sais à présent, tu n'es rien d'autre que la blessure. Une haleine chargée d'alcool. le plâtre du plafond. Une auréole de sang. Un silence de mille tonnes. Et parfois le silence tue plus certainement que les mots crachés sur les murs. Voilà pourquoi je hurle et je me débats.
Je veux vivre !
Là, dans les vagues, je me libère de toi. Rien ne m'en empêchera. Comme rien n'arrête l'Océan. Ni les montagnes. Ni les hommes". P.56
Lien : https://leslecturesdeclaudia..
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noireopale
  26 octobre 2014
Stéphane Servant avec ce texte dans cette collection exceptionnelle (des textes aussi courts qu'intenses), nous montre une fois encore son talent. Angela va aller au devant de cette mer dont sa grand mère lui a tant parlé. sa douleur et sa colère nous accompagne pendant ce voyage. Elle va enfin pouvoir la hurler.
Un magnifique texte.
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lavoixdulivre
  26 août 2014
Lu à voix haute sur la plage, face à la mer, Cheval Océan sait emporter son lecteur. Stéphane Servant par ce petit récit très court, mais aguerri, nous montre encore son talent à raconter, et à écrire. Ici, une histoire forte, qui met en scène une jeune fille amoureuse, mais bientôt mise face à une épreuve qui va tout changer. Au milieu de l'océan, qui commence à devenir plus épais, plus énergique, et qui laisse voir peu à peu sa force, sa puissance, on se prend à le redouter, alors qu'il a dans sa splendeur toujours évoqué le bonheur. Tout cela se sent dans les mots de l'auteur qui écrit avec une force décuplé pour nous montrer cette vision de l'océan, tel un cheval trop trempé, trop trapu, qui pourrait détruire beaucoup de choses : le paysage, la vie, les rêves. Avec une héroïne désenchantée, affaiblie, sans plus de rêve que l'Après, Stéphane Servant nous montre la force des mots. Si on la voit dès le début dans son récit gracieux, dans ses personnages sensibles et graves, dans son style dramatique au ton caverneux, une voix sortie de loin, d'un cri retenu, on le remarque après dans les citations de cette amie aimante des mots qui en trouvent des déjà écrits pour un jour inventer les siens. Enfin, on le ressent pleinement dans ce récit qui prend son sérieux, son ton tragique, cet appel à l'aide qui monte, cette voix, ce dialogue à un être encore inconnu, lointain, et on a un peu l'impression que cette femme est notre mère qui nous accouche pour nous faire renaître, par les mots, avec les mots… Voir le monde d'une autre façon si sérieuse qu'on en lâcherait notre larme, qu'on en lâcherait nos mots. C'est un récit court, sensible, affuté, aiguisé, pour nous montrer toute la force des mots quand ils sont dits avec une franchise vigoureuse, et habile.
Lien : http://lavoixdulivre.blogspo..
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Anarya
  28 mai 2014
Devant les vagues de l'Océan, Angela dit tout, tout ce qui l'a menée sur cette plage du Portugal, seule et s'adressant à quelqu'un qui n'est pas là. Ses rêves, ses souvenirs, ses promesses, sa douleur...
Tandis que les événements se déroulent, la parole d'Angela se libère et nous découvrons ce qui l'a menée sur cette plage : le rêve qu'elle partageait avec son petit ami Benjamin suite à la promesse faite à sa grand-mère. Jusqu'à ce qu'un cousin de son père lui dérobe son innocence, faisant voler en éclat toute sa vie et, surtout, faisant germer une graine qu'elle ne veut pas voir grandir en elle.
Stéphane Servant, toujours avec justesse et poésie, nous fait entendre le récit de cette voix, celle d'une jeune fille brisée... Un très beau texte mais, pour en avoir lu bien d'autres sur le sujet, qui ne se démarque pas tellement...
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critiques presse (1)
HistoiresSansFin   29 mai 2014
Court, violent, écrit dans une langue et un style d'une beauté rare, Cheval Océan tient pleinement la promesse de la collection d'une seule voix : « Des textes d'un seul souffle. Des textes à dire, à partager avec soi et le monde. » Un roman magnifique
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
KawaneKawane   10 novembre 2016
Avozinha disait qu'ici, sur ce coin de côte déchiqueté, l'Océan était pareil à un cheval lancé au galop. L'échine blanche de sel.
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CielvariableCielvariable   23 janvier 2019
Tu l’entends. Tu l’entends sans doute. Peut-être même que tu frissonnes. Mais il n’y a aucune raison d’avoir peur de lui. Ce cheval, il me connaît. Mon sang, son sang, c’est le même liquide brûlant. Nous avons dans le ventre le même feu. Le même appétit.

Je l’entends. Je l’entends même si je ne le vois pas. ce cheval, il s’appelle Océan.
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AzilisAzilis   20 septembre 2014
Tu l’entends? Tu entends ce souffle? c’est un souffle qui emplit la nuit. C’est comme si un animal se tenait tout là-bas, là où on ne peut pas le voir.
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KawaneKawane   10 novembre 2016
Naïma collectionnait les citation. Elle avait ce don là. retenir les mots qui avaient été prononcés par des hommes qu'elle ne connaissait pas et les répéter très exactement.
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EmLireEmLire   19 février 2018
Les mouettes ne rient pas. C'est leur chant qui sonne à nos oreilles comme des rires méprisants. Les mouettes ne rient pas. Elles n'ont pas la méchanceté des hommes.
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Videos de Stéphane Servant (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Servant
Interview de Stéphane Servant par Estelle Hamelin pour Actusf aux Imaginales 2019 autour de son roman, Sirius (Le Rouergue).
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