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Claude Seban (Traducteur)
ISBN : 223406046X
Éditeur : Stock (14/01/2009)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 408 notes)
Résumé :
A Mont-Ephraim, petite ville de l'Etat de New York, tout le monde connaît les Mulvaney, leur bonheur et leur réussite.
Michael, le père, d'origine modeste, a su à force de travail se faire accepter par la bonne société de la ville. Grâce à sa femme qu'il adore, la ferme qu'ils habitent est un coin de paradis, une maison de contes de fées où, au milieu d'une nature splendide, entourés de chiens, de chats, d'oiseaux, de chevaux - et immensément d'amour -, leurs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
  28 août 2016
C'est une maison bleue adossée à la colline,
On y vient à pied, on ne frappe pas,
Ceux qui vivent là ont jeté la clé…
Ce n'est pas San Francisco (Californie), c'est High Point Farm (état de New York). C'est là que vit, heureuse, la famille Mulvaney, père, mère, trois fils, une fille, des chevaux, des chats, des chiens, des chèvres, une basse-cour, dans cette maison un peu brinquebalante où chacun trouve sa place, répond aux codes familiaux et s'y tient, soudé par une étrange alchimie propre aux familles nombreuses.
L'icône de la famille s'appelle Marianne, unique fille de la tribu, jolie, sociable, douée pour les études et le sport. Parfaite en quelque sorte. Jusqu'à ce 14 février 1976…
A la page 47, le drame est consommé, si je peux dire. Il reste 660 pages. Qu'est-ce que l'auteure allait bien pouvoir écrire pour maintenir l'attention et l'intérêt de ses lecteurs ? Je trouvais son écriture précise et enlevée, simple et directe, bourrée de détails comme si elle écrivait pour les aveugles. Impressionnante. Mais que raconter de plus ?
Et puis, je me suis prise au jeu.
Il y a une certaine mélancolie à suivre les volutes d'une feuille morte ayant donné sa splendeur en toute modestie, qui vient tomber mollement sur le sol. Ici, la chute se fait en silence, dans une violence contenue, oppressante même. La fille parfaite, salie à présent, est exilée sans un mot de réconfort ; les parents s'abîment dans leur chagrin, sans réconfort mutuel ; les trois frères sont désemparés, démunis, privés de réconfort. Elle était donc si belle, si enviable cette famille Mulvaney pour se désolidariser au moment où, justement, la cohésion et la solidité familiale étaient mises à l'épreuve ?
Le pilier de la famille c'est Corinne, la mère un peu fantasque, jamais à court d'idées, rassembleuse, brocanteuse de charme, animée d'une foi religieuse un peu encombrante. Elle s'interroge beaucoup, prie beaucoup mais agit peu. Sous le choc.
Le père, Michaël, a réussi professionnellement à la force du poignet. Il fréquente les clubs huppés du comté. Il est fier de sa famille et des personnalités de chacun, jovial, ne manquant pour rien les exploits de ses enfants. le drame le change en un être mutique, alcoolique et agressif. Sous le choc.
Les trois frères quittent l'un après l'autre la maison couleur lavande qui a perdu tout attrait, toute joie, toute raison d'être. Même les animaux dépriment. Sous le choc.
Personne ne parle, n'émet de ressenti, de larmes. Les rêves sont brisés, la cellule éclatée, le rayonnement éteint. La honte et l'humiliation s'abattent sur cette famille unie comme un tsunami et chacun se retrouve seul, face à lui-même, hébété, handicapé, amputé d'une partie de lui-même. Est-il possible de faire de nouveaux projets, de continuer à vivre ? Chacun va devoir se reconstruire avec ses moyens, sa propre vision du futur. Une nouvelle espérance. Pas pour tous.
La destinée de ces six personnes frappées par la foudre est analysée de façon subtile ; leur psychologie est décortiquée à la loupe par une auteure maîtrisant parfaitement la situation politique et sociale de l'Amérique des années 1970 et 80, observant minutieusement les comportements de ses compatriotes. Joyce Carol Oates condense ses déductions dans chacun des membres de cette fresque familiale avec une maestria redoutable. L'intérêt peut passer de l'un à l'autre, de la compassion à la colère, de l'incompréhension totale à l'empathie la plus sincère. le déclin et la désintégration sociale, morale et personnelle de chacun, la lâcheté aussi, sont finement disséqués, fouillés, scrutés.
Il est toujours plus facile de voir une situation avec recul, sans être partie prenante, comme dans un roman. Et si cela arrivait à ma fille, à celle de mes amis, quelle serait ma réaction, quel regard porterais-je sur la souffrance de mon enfant, sur la culpabilité, sur l'avenir ? Nous ne sommes plus dans les années 1970 et 80, ni aux Etats-Unis, mais les choses ont-elles tellement évolué, les mentalités ont-elles à ce point changé ? Pas sûr.
Premier livre de Joyce Carol Oates que je lis grâce à Latina et Mariech que je remercie beaucoup pour m'avoir fait découvrir cette lecture poignante, vibrante et profondément humaine.
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latina
  01 novembre 2014
« Les familles sont comme ça, parfois. Quelque chose se détraque et personne ne sait quoi faire et les années passent...et personne ne sait quoi faire. »
Eh oui...Mais il n'y a que Joyce Carol Oates pour nous raconter une histoire pareille avec toute la délicatesse, toute la psychologie fouillée du monde. Cette auteure qui est pleine d'attention pour les gens, je l'admire ! Chaque fois que je me plonge dans son univers, les personnages de papier prennent de la consistance pour devenir des êtres à part entière, et pour lesquels on éprouve de la compassion, sur lesquels on s'énerve ou on s'apitoie, mais qu'on croit, qu'on comprend avant tout.
Et c'est encore le cas ici, alors que nous arrivons dans la vallée du Chautauqua (état de New- York), dans cette ferme des Mulvaney où le bonheur règne. 4 enfants pleins de vie, des parents dynamiques, des animaux dorlotés, que demander de plus ?
Mais le malheur dans toute sa splendeur sombre pénètrera dans les moindres recoins pour gangrener chaque membre.
Comment est-ce possible ? C'est par la belle, la fraîche, la pure Marianne, la seule fille de la famille, qu'il se fraye un chemin d'épines. En effet, cette jeune fille encore naïve sera violée par un garçon de son lycée, mais contrairement à la volonté de ses parents, elle refusera de porter plainte. Son père Michael n'arrive pas à encaisser l'horreur, et les 3 frères supportent avec de plus en plus de difficultés les errements du père de famille. La maman, Corinne, veut tant bien que mal rétablir l'équilibre des jours heureux, quitte à éloigner Marianne. Mais quand le destin est en marche, il est difficile de le contrer,... sauf si la volonté immense de croire à la vie revient au galop.
« Rien de ce qui se passe entre des êtres humains n'est simple. Il est impossible de parler d'êtres humains sans les simplifier ou en donner une image déformée. »
Je laisse donc Joyce Carol Oates vous en parler elle-même, elle en est infiniment plus douée que moi. Laissez-vous emporter par cette conteuse, et partez aux USA dans ces années 70 et 80, à la découverte d'échantillons choisis de la nature humaine.
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TheWind
  24 juillet 2016
« Quels mots peuvent résumer une vie entière, un bonheur aussi brouillon et foisonnant se terminant par une souffrance aussi profonde et prolongée ? »
Difficile de trouver les mots en effet pour parler de cette histoire bouleversante...
Le mot « patchwork » peut être...qui revient souvent au fil de la lecture.
Les courtepointes en patchwork évoquent tellement les Etats-Unis !
Imaginez un peu...
Une chambre, style un peu vieillot, avec des meubles en pin et un chat qui dort confortablement installé sur la couverture en patchwork qui recouvre le lit. Une fenêtre « double hung » donnant sur des vallons verdoyants et une cour de ferme où divaguent chats, chiens, chevaux, biquettes...
C'est la ferme des Mulvaney, à l'image de leur bonheur : brouillonne et foisonnante.
A la fenêtre, il y a une jeune fille. La seule fille des Mulvaney : Marianne. Si tu regardes d'un peu plus près, tu vois bien qu'elle pleure. C'est qu'il lui est arrivé « ça », cette indicible chose que même ses parents et ses frères ne parviennent pas à nommer.
C'est à partir de ce moment qu'on peut s'intéresser à la courtepointe.
Ses couleurs sont vives, joyeuses, un peu disparates mais l'ensemble n'en n'est pas moins harmonieux et chaleureux.
Et pourtant...les larmes de Marianne la terniront.
Quand elle quitte la maison, chassée par un père qui ne supporte plus l'image qu'elle lui renvoie- l'image d'une famille américaine des années 70, loyale, honnête et bien dans ses bottes, pervertie par « ça » - Marianne, meurtrie dans son corps mais surtout dans son âme fait alors de sa vie un « patchwork », tout comme le dira sa mère.
Une vie qui n'a plus vraiment de sens.
Et si tu regardes bien la couverture, tu peux voir maintenant qu'elle est toute effilochée, que les morceaux de tissus sont décousus, qu'ils se détachent les uns des autres. Comme les membres de la famille Mulvaney...
C'est une histoire triste, poignante que celle que nous raconte Joyce Carol Oates. Au travers de portraits à la fois attachants mais aussi révoltants, elle capte irrémédiablement l'attention du lecteur, qui est prêt à tout lui pardonner, même ses longues digressions.
Cette auteur américaine n'a pas son pareil pour décrire les âmes tourmentées, mais également pour pointer du doigt cette société américaine aux moeurs si étriquées, à l'hypocrisie caractérisée, pour laquelle il ne suffit pas d'être mais surtout de paraître.

Merci à Latina de m'avoir conseillé ce livre. C'est maintenant mon « Oates » préféré !
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kuroineko
  19 septembre 2017
Il était une fois une jolie maison de ferme, aux murs couleur lavande, dans le comté de Chautauqua, État de New-York, États-Unis. Là vivait tous ensemble une belle et grande famille, les Mulvaney de High Point Farm.
Il y avait Papa Michael, dit le Bouclé, solide, charmant, cordial et travailleur, faisant fructifier son entreprise de couverture et sa sociabilité.
Et puis Maman Corinne, Sifflet pour ses proches, longiligne rouquine aux rires éclatants, un sifflotement à la bouche et la lumière divine brûlant en elle.
Cet heureux couple eut quatre beaux enfants:
Michael junior, dit aussi Mulet, version plus récente de son père. Star du football au lycée, plus prompt avec un ballon et ses copains qu'avec les études.
Patrick, alias Pinch, l'intellectuel de la famille, scientifique dégingandé, curieux de tout et doté d'une pensée où rigueur des sciences pures et métaphysique de l'évolution s'entremêlent.
Marianne, également Bouton ou Mésange. La perle fine de cet écrin. Belle, radieuse, le coeur empli de bienveillance et de Jésus, populaire et bon élève... Un rêve.
Enfin Judd, aka Ranger ou le Gosse, le benjamin, futur journaliste et narrateur de cette monographie familiale. En recherche de sa place après ses aînés.
Et gravitant autour de cette troupe joyeuse, bruyante, taquine et dynamique, des chats, des chiens, des chevaux, quelques poules et vaches, deux chèvres et Plumes un canari, roi de la cuisine.
La vie se déroule sans heurts notoires dans ce cadre idyllique, entre le travail, l'école, les corvées ménagères ou de ferme, les discussions, les plaisanteries et les services dominicaux pour les bons chrétiens de la troupe.
14 février 1976: cette existence vole en éclat. Définitivement. Chassés du jardin d'Eden... ou peu s'en faut. L'horreur frappe les Mulvaney de plein fouet même si la douce et pure Marianne est la véritable victime. Victime d'un viol atroce lors du bal de la Saint-Valentin du lycée de Mont-Ephraim. Persuadée d'être responsable de ce qui lui est arrivé, elle refuse de porter plainte contre le lycéen coupable du crime.
La grande écrivain qu'est Joyce Carol Oates dépeint les affres psychologiques de cette jeune fille naïve, violentée et violée, salie en son corps et son âme par un sale type persuadé de son bon droit de mâle. Comment ne pas se sentir plein de compassion pour Marianne qui puise dans sa foi le courage de ne pas sombrer totalement.
L'impact de cette tragique soirée fait exploser la cohésion familiale et c'est tout le talent de Mme Oates de représenter la déréliction et la déchéance des Mulvaney.
La suite de cette histoire? Je vous invite à la découvrir en vous plongeant dans cette extraordinaire fresque familiale.
Plus je lis les oeuvres de Joyce Carol Oates, plus je suis époustouflée par son talent et la maîtrise dont elle fait preuve. Il est assez rare, à mon avis, d'être aussi prolifique et de qualité, en littérature. Elle renouvelle ses thèmes, ses angles de vue. Ses sujets égratignent toujours le vernis brillant de l'American way of life. Elle dresse dans ses romans une galerie de personnages bien construits, à la psychologie dense et complexe. Nous étions les Mulvaney en est un exemple frappant.
Quant à l'écriture, son style frappe juste, chaque phrase ciselée avec l'art consommé de la grande dame de la littérature qu'elle est. La prose est riche, dense et limpide. Que ce soit dans ses descriptions ou dans les moments plus introspectifs, sa plume fascine et ravit par sa puissance évocatrice.
"Le marais. Les arbres mourants dénudés de leurs feuilles, perdant par lambeaux une écorce couleur papier journal moisi. Une odeur de pourriture, d'égout. On n'était qu'à la mi-avril et la vie grouillante, bourdonnante, du marais n'avait pas encore commencé, mais l'atmosphère avait quelque chose de dense, de compact; comme si des formes invisibles, affamées, toutes en bouches et en gosiers, rôdaient aux alentours."
J'ai définitivement trouvé en elle la femme de ma vie littéraire!
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AgatheDumaurier
  07 avril 2018
La chute de la maison Mulvaney est écrite dès le début, car cette famille n'est qu'une illusion.
Le père et la mère, Corinne et Michael, ont tous les deux quelque chose à prouver au monde. Lui, qu'il peut s'en sortir malgré la malédiction de son père ("va-t-en, tu n'es plus mon fils !") ; elle, qu'elle a pu séduire un beau garçon musclé et qu'elle va pouvoir le garder pour former la famille idéale que tout le monde lui enviera. Tout le monde se doit d'ailleurs d'assister à la réussite des Mulvaney, à leur bonheur, à leur dynamisme. Tout le monde doit admirer leurs superbes enfants : un sportif, champion départemental de base ball, un intello major de la promo 76 de Saint Ephraim, une fille jolie comme un coeur pom pom girl populaire, mais attention, pas une fille facile, un trésor, "Bouton" Mulvaney, et un petit dernier, euh, sans qualités particulières, toutes les autres sont prises. Sans parler des chiens, des chats, des chevaux, des canaris, des poules, vaches...Car ils vivent tous dans une ferme enchantée où ils sont tous heureux et fiers, si fiers d'eux et de leur réussite...Si Instagram avait existé en 1976, Corinne Mulvaney aurait passé sa journée à poster des photos de sa #superfamille, trop contente de #trairelesvaches, regardez #mafilletropbelle, ciel #maritropbeau monte le #chevaltropbeau ; #tropbellemavie :-)))))
Ca, c'est le début. Car une famille, ce n'est pas une carte postale. Et vouloir susciter l'envie est un jeu dangereux. Dans la communauté où vivent les Mulvaney, un garçon brutal et criminel va se charger de calmer leur orgueil en souillant le joyau de la couronne : Marianne, alias Bouton Mulvaney. le décor idyllique se fissure. Les enfants n'étaient que les créatures, les faire-valoir de deux adultes fragiles. Ils ne le savaient pas, évidemment, ils croyaient à la réalité de ce qu'ils vivaient, ils croyaient qu'ils étaient les Mulvaney, un clan fort et soudé. Mais c'était juste pour la photo. Devant le malheur, leur fille humiliée, leur famille critiquée, rejetée par le puritanisme ambiant, les parents craquent et commettent l'inimaginable : ils exilent Bouton, la font disparaître du cadre, dans l'espoir que tout pourra recommencer si on cache la blessure...
Comment les enfants vont-ils se construire par delà le mensonge de leurs premières années, qui pour eux est un paradis ? Vont-ils pouvoir exister en dehors du cadre ? Et les parents réaliseront-ils un jour leur degré de toxicité, le mal insensé qu'ils ont fait à leurs #tropmignonsbébés ?
Un roman d'une intelligence exceptionnelle, d'une actualité brûlante, sur l'emprise parentale, l'emprise sociétale, la difficulté affolante de se sortir des images que les adultes qui nous ont élevés ont projetées sur nous, sur l'orgueil, la vanité, le prix à payer, le véritable et le faux amour...Un chef d'oeuvre cruel et magnifique que tous les parents devraient longuement méditer.
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critiques presse (1)
Lexpress   02 juillet 2011
Un des romans les plus impitoyables de la grande dame des lettres américaines.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   18 septembre 2017
Ceux qui ont vécu ensemble dans l'atmosphère passionnée de la vie familiale se connaissent à peine. La vie y est trop immédiate, en gros plan. C'est le paradoxe. Le côté déroutant. Exactement le contraire de ce à quoi l'on s'attendrait. Car bien sûr on ne pense jamais à ces relations, quand on les vit. Penser - réfléchir - suppose une dissociation, de la distance. La mémoire ne peut s'exercer qu'une fois éloignée de sa source.
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Cricri124Cricri124   25 avril 2018
il n’y avait pas un Temps unique à High Point Farm, mais des temps. Autant que de pendules, distincts, déroutants et antagonistes. [...] Naturellement, un bon nombre d’entre elles, dont les plus belles, avaient cessé de fonctionner depuis longtemps. Leur balancier n’oscillait plus ; leurs minces aiguilles noires, pointées vers des chiffres noirs, marquaient à jamais des moments mystérieux et fatals.
On croit que le temps « s’arrête ». Mais on se trompe.
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Cricri124Cricri124   02 mai 2018
Ces feux arrière rouges : Marianne les regardait de la fenêtre de sa chambre. De plus en plus petits comme des soleils rouges s’éloignant à toute vitesse (des étoiles naines, disait Patrick), brouillés par ses larmes, jusqu’à disparaître.
Étrange : quand une lumière s’éteint, c’est aussitôt comme si elle n’avait jamais existé. L’obscurité s’installe de nouveau, totale.
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kuroinekokuroineko   17 septembre 2017
(...) l'idée de voir sa fille prendre des cours d'équitation, participer à ces concours hippiques ridiculement guindés, lui déplaisait. C'était de l'exhibitionnisme, ni plus ni moins; cela tournait au fanatisme, à l'obsession. On ne souhaite pas plus faire exécuter des numéros à un animal aimé qu'à un être que l'on chérit.
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Sand94Sand94   16 juillet 2009
Mais ce document n’est pas une confession. Absolument pas. J’y verrais plutôt un album de famille. Comme maman n’en a jamais tenu, totalement véridique. Comme la mère de personne n’en tient. Mais, si vous avez été enfant dans une famille, quelle qu’elle soit, vous en tenez un, fait de souvenirs, de conjectures, de nostalgie, et c’est l’oeuvre d’une vie, peut-être la grande et la seule oeuvre de votre vie. (pp.18-19)
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Videos de Joyce Carol Oates (13) Voir plusAjouter une vidéo
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