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EAN : 9782700253160
Éditeur : Rageot Editeur (13/09/2017)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 78 notes)
Résumé :
Virgil vit dans l’insouciance. Le Terme diagnostiqué à sa naissance fait de lui un 87 (il va vivre 87 ans). Mais un jour, une Brigade tente de l’arrêter. Il s’enfuit. Débute alors sa descente aux enfers.
Enna, elle, est Court Terme et vit dans le ghetto. Elle graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule proche du pouvoir, elle jure de la venger…
Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Virginy
  30 août 2017
Dans cette dystopie, les habitants de la planète entière subissent un test à leur naissance qui établira leur espérance de vie. Suivant la longueur de celle-ci, chacun vivra dans un quartier avec d'autres personnes dans la même tranche d'espérance de vie, et occupera des postes plus ou moins important au sein de la société, les fonctions les plus importantes étant attribuées à des personnes Long Terme, qui vivront le plus longtemps. A l'inverse, le tri des déchets revient aux Courts Termes. Court ou Long Terme, la façon d'aborder la vie, de la vivre, est bien différente. Enna, Court Terme de son état, vit comme si elle devait mourir le lendemain, et par conséquent, ne perd pas une minute, un instant, pour pouvoir se révolter à sa façon, en peignant des graffitis dans les quartiers des Longs Termes où elle travaille. Comme celui-ci:
"Tous les hommes meurent, mais seuls certains vivent."
A l'inverse, Virgil, diagnostiqué Long Terme, prend la vie plus ou moins comme elle vient, sans se poser de question concernant ce qui l'entoure et ce système dans lequel il vit. Jusqu'au jour où il devient un fugitif. Peu à peu, sa vie bascule, lorsqu'il comprend qu'il n'est pas celui qu'il croyait être et qu'ILS veulent l'éliminer. ILS, ce sont ces anonymes qui sont au pouvoir, ceux sont ces personnes à qui appartiennent toutes les technologies qui entourent les gens, comme les Civic-LSS®, ces drones qui surveillent les faits et gestes dans les rues, en plus de l'Implant-ID® que chacun reçoit à sa naissance, implanté dans la paume de la main. Tous les habitants de la planète sont sous contrôle, et la plupart ne s'en rendent même pas compte, endormis par la propagande qu'ILS ont mis en place durant des décennies. Vous l'aurez compris, on retrouve un peu de cette ambiance Big Brother du 1984 de George Orwell, et c'est vraiment bien fait. Jean-Christophe Tixier nous dresse le portrait de cette nouvelle société et nous la rend facile d'accès. Et ces personnages! Enna, Lou et Virgil sont tous trois issus de milieux différents, ont un passé bien à eux. Leurs réactions face à ce qu'ils vont devoir affronter sont toujours cohérentes, leur psychologie est vraiment complète et le lecteur a l'impression qu'il s'agit d'amis de toujours. On exploite avec eux toute une palette d'émotions très fortes. Colère, peur, soulagement, tristesse, détresse, sentiment d'injustice, une certaine rage aussi, mais également de l'espoir. Tout cela nous les rend tellement crédibles, tellement proches. On ressent avec eux cette différence selon le Terme, qui remplace nos classes sociales actuelles, basées sur le revenus. Je crois que lorsque nous arrêterons de classer les gens, peu importe comment, on aura fait un grand pas!
Traitant de technologie, ce roman d'anticipation pour ado est effrayant. Non, il n'est pas mal écrit, loin de là. Non, il n'y a pas de scènes ultra sanglantes/trash, même si la violence est bien présente entre ces pages. Je pense qu'il donnera à réfléchir aux jeunes lecteurs friands de réseaux sociaux et de partages en tout genre sur les internets, et qui s'y adonnent sans penser aux conséquences sur leur vie privée, aux dérives qu'il pourrait y avoir. Car le raccourci n'est pas impossible, et il est même exposé dans ce récit.
"- Il y a des brouilleurs partout, la rassure-t-il. Nos propres brouilleurs, annonce-t-il avec fierté, qui nous rendent invisibles aux yeux de leurs saloperies de Civic-LSS®.
- Les Butineurs®?
- Ouais, si tu préfères. Ici, on n'utilise aucun nom qui pourrait rendre sympa toute leur technologie®. Ils ont eu Internet, les moteurs de recherches puis les méta-données, les contenus, l'information, les satellites, les téléphones. Avec une putain de technologie déposée®, protégée®, fermée®, hégémonique®, obligatoire®, captive®, et surtout intrusive® et cafteuse®. Ils ont endormi la population, qui a plongé dans l'individualisme® et la soumission®. Partout. Et tout le monde s'est laissé faire."

L'auteur expose même une théorie intéressante qui expliquerait que les gens se laissent enfermer dans un tel système:
"Tout le monde n'est pas d'accord avec ma théorie. Moi je pense qu'ils ont utilisé la même méthode pour nous enfumer que les cigarettiers à l'époque. On te vend une saloperie sans te dire ce qu'il y a dedans. On te rend addict, et on te fait croire que c'est une porte vers la liberté. Après, le tour est joué. Z'ont même plus besoin de se défendre. Des centaines de milliers de moutons sont prêts à lever la voix pour prendre leur défense."
Avec cette utilisation totalitaire des technologies, on croise l'oppression, on y voit des personnes séparées, des enfants arrachés à leur mère selon l'âge prévu de leur mort. Et la mort, justement! Elle est souvent mentionnée, car n'est-elle pas après tout ce qui nous attend à tous? La manière de l'appréhender n'est pas la même pour tous, suivant la longueur de son Terme, et paraît ici omniprésente, oppressante, au point qu'à trop penser à sa mort, on ne pense plus à sa vie. En la montrant autant, l'auteur nous expose la préciosité de la vie. Ainsi le tag d'Enna prend tout son sens. Et à bien y penser, à bien observer notre société actuelle, on se rend compte que c'est ce chemin que nous sommes en train de prendre, que c'est vers ce type de société que nous sommes en train de basculer.
Un roman que je trouve très réussi, qui fait s'interroger, qui fait réfléchir et qui ouvre aussi les yeux sur notre société actuelle où tout va de plus en plus vite. C'est aussi une manière d'inviter le lecteur à vivre pleinement sa vie, dans le respect de l'autre, de profiter de chaque opportunité qui se présente à lui, de chaque petit bonheur, de faire entendre sa voix là, maintenant. Car, demain, il sera peut-être trop tard.
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letilleul
  02 octobre 2017
Une dystopie qui fascine par son regard d'anticipation, elle se projette et fait réfléchir de manière très crue sur la société actuelle, ses rouages économiques, technologiques, culturel et politique. Au delà de l'intrigue, la tension est perceptible à chaque page, entraînant le lecteur entre intrigues et rebondissements au sein de réseau politique, scientifique et sociologique. L'urgence de vivre sa vie pleinement quand on en mesure sa durée est ici un ressort littéraire passionnant. Lisez ce livre car, peut être demain il sera trop tard...
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Nenvyal
  07 septembre 2017
Merci à NetGalley et aux éditions Rageot pour leur confiance. =)
Un jour, après avoir acheté des places de concert, Virgil reçoit un coup de téléphone de sa mère comme quoi il ne doit pas venir à la maison. Les unités Spéciales sont là pour l'appréhender. Pourquoi ? Parallèlement Lou, une hackeuse, se demande ce qu'il se passe comme événement et Enna, va prendre une décision après un tragique épisode.
C'est un monde dominé par une société qui a inventé les Termes. Grâce à un test à la naissance, les personnes peuvent savoir à quel âge ils vont mourir. La société a changé et des classes sociales (hors riche et pauvre) ont émergé. En fonction du Terme, chacun a une vie différente dans une condition glorieuse ou misérable. Comme pourquoi avoir de l'éducation, avoir accès aux connaissances quand tu meurs à l'âge de 12 ans ? Tu sers juste d'esclave au Long Terme. Ils sont divisés en catégorie par rapport à l'âge du Terme : Court Terme, Moyen Terme et Long Terme.
C'est une dystopie crédible et assez réaliste. J'ai été déçue du pourquoi du comment mais en prenant du recul, je trouve ça logique et non abracadabrant. C'est un livre qui délivre plusieurs messages comme « être soi-même », « vivre sa vie comme on a envie », « ne pas avoir peur de réaliser ses rêves » et j'en passe... Certains arrivent comme un cheveu sur la soupe. D'autres, heureusement, arrivent au bon moment. Parfois, certaines scènes ne me semblaient pas nécessaires. Je me suis quand même laissée transporter par le récit. Je n'étais pas complètement dedans néanmoins j'ai aimé suivre nos protagonistes et les voir s'envoler, évoluer, prendre conscience de beaucoup de choses.
Ce n'est pas parce qu'on meurt jeune qu'on n'a pas le droit de vivre sa vie. Il faut profiter, en tout cas, savoir profiter.
« Ce système ne tient debout que parce qu'on ne se pose pas les bonnes questions et que tout le monde y trouve son compte, ou presque, poursuit-elle, laissant exploser sa colère. Chacun trouve normal que les fonctions importantes soient occupées par des Longs Termes, auxquels on offre une vie de rêve. Ce ne sont pas eux qui vont remettre en question ce principe. »
Ce roman, dans un sens, fait peur. Pourquoi ? Car demain, ce monde peut être vrai. Pas un jour prochain non mais de suite. le récit est assez complet. Nous rentrons directement dans le vif du sujet. Les différents points de vue nous imposent un rythme assez entraînant (même si certains, je voulais les expédier). On balaye un large panel. Ce n'est pas rocambolesque. On suit les sentiments des personnages, leurs vies, leurs vécus, leurs réactions. Ils passent par énormément d'émotions : le doute, la rage, l'amitié, le désir, la tristesse, la joie… Un monde en ébullition.
Comment prouver la manipulation, l'endoctrinent et la propagande ? Une dystopie très différente de ce que j'ai lu. C'est concentré sur l'essentiel, sur les préparatifs, sur les preuves et sur cette société. Elle est calme et pourtant explosive dans les émotions et les sentiments. J'avoue que je n'ai pas ressenti énormément d'émotions. J'ai lu tel un robot ce qui est dommage. Ce récit aborde un large éventail de sujet de la vie : le problème des classes sociales qui entraîne des comportements différents en fonction d'où on vient, un problème d'identité où on remet tout en question en découvrant d'où on vient et en venant d'où on vient, des aspects idéalistes ou extrémistes. Un univers violent bercé dans des convictions différentes. Une société dirigée par une entreprise, la FGAH, (sympa la spécificité des noms !) qui décide qui doit vivre et mourir. Des personnes opprimés, bercés d'illusions et bernés par un système. Des personnes fières qui ferment les yeux. Un monde de souffrance et de joie, d'envie et de répulsion. Les plus petits événements, les plus petits détails peuvent tout changer. Il suffit d'une seule erreur pour se rendre compte du monde. Il suffit d'une étincelle pour que l'espoir renaisse. Je préfère ne pas savoir l'âge de ma mort pour vivre tout simplement et ne pas stresser à l'approche de l'âge fatidique.
« Il se penche en avant, observe Lou un moment, puis reprend :
- Tu voudrais que l'on revienne à l'époque où on ne savait pas ?
Elle reprend un moment pour réfléchir.
- Peut-être. Je n'aime pas l'idée d'organiser ma vie en fonction d'un compte à rebours qui égraine inlassablement les secondes. Car nos vies sont devenues d'implacables comptes à rebours. »
L'écriture riche de l'auteur est fluide et entraînante. On rentre dans le vif du sujet : les valeurs de la vie et les problèmes rencontrés, les oeillères pour rester dans un cocon au lieu d'ouvrir les yeux…
« Je vois que le pouvoir a parfaitement domestiqué la population, le raille-t-elle. A croire qu'avec la généralisation du Term-Test®, tout le monde accepte son Terme comme une fatalité, et personne ne remet en question la dictature que cela induit. Tu es un parfait mouton, comme les autres. »
Virgil m'a étonné. Un garçon qui voit sa vie basculer et qui va faire plein d'erreurs. Il va tout remettre en question et a un sacré caractère. Enna est pareil, elle rêve tellement de liberté, qu'elle voit jusqu'où ça peut aller. Elle est en colère et réactive. Virgil et Enna se ressemblent. Et Lou celle qui ne change pas, reste elle-même et qui est l'ombre. Ils sont très différents. Certains comportements sont très réalistes, par contre d'autres c'est un cheveu sur la soupe. Je me suis plus attachée à Lou et Enna (un moment non, je levais les yeux au ciel) que Virgil. C'est celui qui m'a agacé. Il voit sa vie chamboulée, ses repères détruits… ses réactions semblent justes (c'est vrai, qu'il y en n'a pas des « pas justes ») mais il était chiant, énervant… Parfois ils ne réfléchissaient pas. le truc que je n'ai vraiment pas aimé ce sont les sentiments « amoureux » et/ou « désireux » spécialement concernant Enna et Virgil… J'ai rien compris. Ça ne m'a pas plus du tout. Je n'aime pas qu'on mette une scène pour délivrer un message spécifique. Ça ne l'a pas fait. J'étais super déçue du choix de l'auteur.
Par contre Jolson, c'est un de mes personnages favoris. Il est enroulé dans un moule, une société régit par le Terme qui est l'âge de la mort. Il en veut aux Courts Termes qui pour lui sont des déchets. Pourtant, petit à petit, on voit l'esprit conditionné, fermé qui se rend compte du monde, des joies des différences et de tout ce que ça a engendré et engendre.
Donc ils sont tous diversifiés, réagissent différemment à leur malheur. Des réactions extrêmes tellement humaines et parfois ignobles de tout de même. Des réactions réfléchies à des réactions soumises aux humeurs.

C'est un roman qui fait réfléchir. L'auteur réussit à montrer l'endoctrinement d'un système. Ce récit ne monte pas en crescendo, mais nous montre juste l'essentiel, un envers du décor et les conséquences. Les petits détails qui peuvent faire tout la différence. Un univers effrayant qui nous dit qu'il faut changer et ouvrir les yeux sinon Demain, il sera trop tard. Dommage, que je n'ai ressenti limite aucune émotion.
Lien : http://de-fil-en-histoire.bl..
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coquinnette1974
  20 octobre 2017
Merci à NetGalley et aux éditions Rageot pour "Demain il sera trop tard", une dystopie qui, sans être un coup de cœur, m'a beaucoup plu.
Comment vivre sa vie pleinement en sachant qu'à cours terme, on va mourir ?
Dans cette société ci, il y a les termes, chacun sait à quel age il va mourir ce qui évidemment, change la donne !
Pourquoi avoir une bonne éducation si on meurt à 16 ans ? Autant réserver les belles vies à ceux qui vont vivre vieux.
Mais évidemment dans ce monde futuriste tout n'est pas si simple...
Les personnages sont attachants, j'ai apprécié l'ambiance, et je trouve l'histoire vraiment bien ficelée.
Ce roman fait réfléchir et il ne m'a pas du tout laissé indifférente.
L'écriture est agréable, et "Demain il sera trop tard" est un bon roman jeunesse à qui je donne avec plaisir quatre étoiles :)
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H0rage
  10 juin 2019
Je viens de refermer le roman de Jean-Christophe Tixier. Je l'ai lu (presque) d'une traite (et oui, parfois les vicissitudes de la vie se rappellent à vous alors que vous n'avez qu'une envie, poursuivre votre lecture…). Un roman parfaitement maîtrisé, d'une efficacité redoutable au niveau de sa construction. le sujet traité n'est pourtant pas neuf. Dans un futur pas si lointain, le monde est divisé en 3 classes : les Courts, les Moyens et les Longs (Termes). En fait, une société, la FGAH, a mis au point le Term-Test. Il s'agit d'un test qui détermine combien de temps vous allez vivre. Ce qui en fait détermine également à quelle classe sociale vous appartenez : pourquoi allez s'embêter à apprendre à lire à des Courts Termes ? Non, parquons-les plutôt dans des bidonvilles insalubres, faisons-les travailler à l'usine et ne les instruisons pas, cela coûtera moins cher. Vous l'aurez compris, il s'agit d'une dystopie qui rappelle le film “Bienvenue à Gattaca” d'Andrew Niccol, et peut-être plus encore du même Andrew Niccol “Time Out”, sur la thématique des riches qui ont du temps, les pauvres qui n'en n'ont pas.
Mais c'est sans compter sur le talent de Jean-Christophe Tixier, qui parvient à créer des personnages forts, attachants, loin de tout manichéisme : Enna, une Court Terme qui rejoint “Demain”, un rassemblement de dissidents à l'ordre établi ; Lou, hackeuse membre du “Réseau” qui oeuvre à éclairer le grand public de tout ce qu'on lui cache, mais dont les méthodes sont parfois contestables ; Virgil et Jolson, tous les deux victimes d'une erreur de Test, se croyant des 87 (ans), membres de l'élite, finalement des 21, qui réagissent très différemment.
L'histoire s'enchaîne sans temps mort. Pas mal de dialogues, de courts chapitres alternant les points de vue des personnages, ce qui permet de maintenir le lecteur en haleine tout au long de l'histoire. Allez, histoire de faire ma râleuse, j'aurais préféré une narration au passé simple…
Les thématiques parallèles ont tout de même de quoi faire froid dans le dos : collecte des données médicales qui permettent au système de santé de contrôler en permanence les citoyens, société hyper surveillée grâce à des “Butineurs”, de super caméras volantes, super sécurisée grâce à tout un tas de brigades (de sécurité, spéciales, du terme), mainmise des entreprises sur le monde. Chaque citoyen est “pucé”, comprenez que chacun est équipé d'un implant au niveau du poignet qui indique à quelle classe vous appartenez, quel est votre terme, et qui conditionne les endroits où vous avez le droit de vous rendre car de nombreux Check Point ont fleuri un peu partout. Un certain nombre de ces thèmes semble furieusement d'actualité. Heureusement que la résistance qui s'organise vous fait avoir encore un peu foi en l'Humanité.
Un roman dont j'ai particulièrement apprécié la lecture, et qui saura sans aucun doute séduire les adolescents à qui il est destiné.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   02 octobre 2017
Chacun suit toujours avec attention les joutes qui opposent Mica et Zad. Mica l'idéaliste, qui rêve d'une société pure où la notion de liberté inspirerait chaque décision, contre l'ancien agent des forces de l'ordre.
- Alors au nom de la sécurité, on peut s'asseoir sur nos principes, c'est ça ? a tenté Mica.
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ebardinebardin   07 mars 2018
"un Butineur R se positionne au-dessus d'elles. C'est ainsi que tout le monde surnomme ces engins volants de surveillance [...] A la moindre alerte, ils déclencheront une alarme, provoquant l'intervention rapide des Brigades de Sécurité." p.14
"Dans un peu moins de trois mois, il aura 18 ans, et il est un 87. A moins d'un accident, il lui reste donc un peu plus de 69 années à vivre, soit près de quatre fois ce qu'il a déjà vécu. [...] Il repense à l'hôtesse qui vient de lui vendre les places de concert. Est-elle une 25, une 28 ou, dans le meilleur des cas, une 30? Le poste qu'elle occupe ne nécessitant aucune qualification particulière, son Terme ne peut pas être plus élevé. " p.19
"FGAH a mis au point un test génétique, le Term-Test [...] Il permettait, selon cette fondation, de déterminer la durée de vie d'un nouveau-né [...] de connaître, de manière certaine, le Terme de chaque individu. [...] Pourquoi gaspiller l'argent public en finançant une scolarité à des jeunes qui n'atteindraient jamais l'âge adulte? Ou bien proposer de longues études à ceux qui ne dépasseraient guère la trentaine? "p.35-36
"Un jour, ILS tomberont, se motive-t-elle.
Ils ou EUX. Ce sont les noms qu'elle et son contact utilisent pour désigner les dirigeants de la Fondation génétique pour l'Avenir de l'Humanité (FGAH), qui détient les droits de propriété exclusifs sur le Term-Test."p.44
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alapagedesuziealapagedesuzie   13 septembre 2017
La minute qui va commencer est la même pour tout le monde [...]. Que l'on soit Court, Moyen ou Long terme. Elle durera autant pour chacun. Notre liberté consiste à décider comment on va la vivre, la remplir, ou simplement à quoi on va l'employer. Celui qui a conscience de cela va vivre avec plus d'intensité que les autres.


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ReveursEtMangeursDePapierReveursEtMangeursDePapier   16 septembre 2017
- Ils ont eu Internet, les moteurs de recherche puis les métamoteurs, les contenus, l'information, les satellites, les téléphones. Avec une putain de technologie déposée, protégée, fermée, hégémonique, obligatoire, captive, et surtout intrusive et cafteuse. Ils ont endormi la population qui a plongé dans l'individualisme et la soumission. Partout. Et tout le monde s'est laissé faire.

Mika pousse un nouveau cri, plus aigu encore.

- Ici tout est libre ! On chie sur leur Term-Test, leurs Districts, leurs Check-points, leurs Info-Caps et tout ce qui va avec. Nous on vit !
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beamag87beamag87   21 août 2017
Le coeur battant, Virgil prend place dans la file. Ils sont une douzaine. Le pus jeune doit avoir six ou sept ans. Entre deux quintes de toux qui lui arrachent les poumons, ils se retourne vers sa mère, lui adresse de petits signes de la main. Son visage ne reflète pas la peur. Que lui a-t-elle raconté pour qu'il accepte cette situation sans broncher? Quels mots a-t-elle trouvés pour qu'il comprenne ce qui est en train de lui arriver? Peut-être a-t-elle fait le choix de lui cacher la vérité?
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Vidéo de Jean-Christophe Tixier
Ancien professeur et formateur, Jean-Christophe Tixier écrit des livres jeunesse et des polars. Avec son dernier roman "Les Mal Aimés", l'auteur nous plonge dans une histoire glaçante sur l'horreur des bagnes pour enfants qui s'appuie sur les archives départementales de l?Hérault. Un livre poignant et d?une sobriété implacable avec lequel nous remontons le temps lors de l'interrogatoire de son auteur devant les caméras de BePolar, lors du festival Quais du Polar 2019.
Découvrez toutes les interviews de Quais du Polar : https://www.bepolar.fr/Web-TV-Quais-du-Polar-2019-178
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