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EAN : 9782070146208
400 pages
Éditeur : Gallimard (05/10/2017)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Le jeune Ze'ev Tavori quitte sa Galilée natale pour s'installer au sud du mont Carmel dans un des nouveaux villages de la Palestine mandataire. Si sa pépinière prospère, son mariage avec la jeune femme que son père envoie le rejoindre, lui, tourne mal. Depuis, personne n'a jamais osé parler de ce qui a pu se passer en cet hiver 1930 : les Tavori ont supporté le joug de Ze'ev, marqué par l'amertume, la colère et la vengeance. Seule Ruta Tavori, sa petite-fille, ensei... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Mascarpone
  19 novembre 2017
Le jeune Ze'ev quitte la Galilée pour la Palestine. Son oncle Dov lui envoie un fusil, une vache, un arbre et une femme, Grandma Ruth. Dans cet ordre et pas un autre, pour ce que cela révèle de signification pour la société et la famille Tavori. Pourtant le mariage de Ze'ev et Ruth tourne mal. Ze'ev est impuissant et Ruth aura tôt fait de le tromper. La petite fille de Ze'ev, Ruta, personnage fantasque, se trouvera confrontée au malheur, forme de destin dont il paraissait impossible qu'elle ait pu se soustraire et choisit de livrer cette destinée familiale à Varda, venue recueillir des témoignages sur le fonctionnement des Yishouv en Israël.
Empruntant autant au roman qu'au conte, ce livre de Meir Shalev explore les grands thèmes de l'ancien testament. le roman excelle à décrire les choses de l'amour et de la vie conjugale, comme il explore aussi les champs de la trahison. Cruel et d'une violence ancestral, ce roman évoque également la place des femmes dans les sociétés traditionnelles. Enfin, le meurtre, l'expiation qui s'ensuit et se poursuit sur quatre générations finissent de refermer le récit sur des temps immémoriaux.
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Michele13580
  10 avril 2019
Bien sur, les grands thèmes de l'Ancien Testament traversent ce récit, et d'ailleurs, la narratrice nous y ramènent souvent au fur et à mesure qu'elle dévoile la terrible histoire de sa famille. Mais, il y a aussi dans ce beau roman, quelque chose qui rappelle les grands westerns des années 50 dans lesquels le bien et le mal s'affrontent et s'entremêlent sans fin. Les paysages du désert omniprésents y sont sans doute pour quelque chose, et ils ajoutent leur férocité à cette terrible histoire.
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Sofiert
  06 juin 2020
Un homme a tué jadis un enfant et sa petite fille Ruta va perdre son fils, mordu par un serpent. Dans la campagne d'Israël, cette saga familiale évoque un grand-père charismatique, criminel, impuissant et sa petite fille, enseignante, pleine d'humour et de douleur à vif. Les relations avec son mari ont été si passionnelles qu'elles semblent, avec le deuil, irrémédiablement mortes. Mais c'est aussi ce ton si particulier, entre dérision et désespoir, qui fait la qualité de ce beau roman.
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poupy
  22 avril 2020
J'ai acheté ce livre car j'avais adoré «  l'histoire de ma grand mère russe. Et de son aspirateur ».
J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire car tout me semblait grotesque excessif. Les personnages n'avaient rien d'agréable et la narratrice tenait des propos décousus. J'ai longuement hésité à abandonner mais je me suis accrochée et ensuite j'ai eu envie d'en savoir plus. Peu à peu je me suis laissée prendre au jeu et la magie a opéré même s'il y a des longueurs parfois.
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IngmarMoth
  06 avril 2018
Les thèmes favoris de Shalev : la terre, la famille, la vérité et le mensonge dans un récit complexe entre passé et présent aux fortes intonations bibliques.
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critiques presse (1)
LeMonde   20 octobre 2017
Dans « Un fusil, une vache, un arbre et une femme », l’écrivain israélien mêle suspense rural et ambiance biblique au pied du mont Carmel.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   23 octobre 2017
Son portable sonna. Le grand costaud loucha sur l’écran.
— Faut que je réponde, annonça-t-il à la femme assise en face de lui. Je reviens tout de suite. Il se dirigea vers la porte en essayant de rentrer le ventre. Il n’avait pas l’habitude et cela le surprenait encore : son reflet dans la glace, sa ceinture qui le serrait à la taille, les réactions de sa partenaire quand il la chevauchait.
— Allô ?
— J’ai laissé sonner neuf fois, dit la voix familière. Tu m’as fait attendre. — Désolé. Je suis au restaurant. Le temps de sortir.
— Il y a un os.
— J’écoute.
— Je vais t’expliquer en essayant d’être le plus simple et le plus discret possible. Tâche de m’imiter.
— D’accord.
— Tu te rappelles notre promenade de santé ?
— Ce matin ?
— Qu’est-ce que je viens de dire ? J’ai parlé de discrétion. Défense de mentionner le temps, la date ou l’heure.
— Excusez-moi.
— C’était une belle balade. Silence.
— Tu es sourd ou quoi ? J’ai dit que c’était une belle balade.
— Ça va, on a compris.
— Réponds, alors.
— Vous m’avez demandé d’être simple et discret. Vous voulez que je vous réponde quoi ?
— Comment tu parles ! Tu ne peux pas dire : “Que voulez-vous que je réponde ?” ?
— Bon.
— Il n’y a pas de bon qui tienne. Répète ce que je viens de dire. L’autre serra le ventre et le relâcha aussitôt.
— Que voulez-vous que je réponde ?
— Tu aurais pu préciser si tu étais d’accord ou pas.
— À propos de quoi ?
— De notre équipée, ce matin.
— C’était super.
— Il fallait le dire, alors. Tu m’as fait attendre deux fois. D’abord tu as tardé à décrocher et puis maintenant.
— Désolé.
— Ne t’avise pas de recommencer.
— Promis.
— Tu te rappelles l’endroit où nous nous sommes arrêtés à la fin ?
— Sûr. Dans le wadi, sous le grand caroubier.
— Quelle tête de linotte ! Interdiction d’évoquer le temps, le lieu ou un nom. — Je n’ai dit aucun nom.
— Et le caroubier alors ? Le jeune homme serra son poing avec précaution et l’examina. Il avait la main entourée d’un bandage d’où émergeaient ses doigts. Il ferma les yeux – qu’il avait petits et rapprochés – et les rouvrit, comme si la douleur se réveillait au moment où il se remémorait la cause. Je le visualise debout devant le restaurant, les yeux baissés sur ses pieds, levant légèrement sa botte gauche pour en lustrer le bout carré contre la jambe droite de son pantalon. Et j’entends son interlocuteur poursuivre :
— Je n’aurais pas tiqué si tu t’étais contenté de dire “caroubier” ou “grand”. Mais “le grand caroubier”, le substantif, le qualificatif et l’article défini, c’est vraiment servi sur un plateau. Bon appétit, messieurs dames. Pas n’importe quel arbre, mais un caroubier. Pas n’importe lequel, mais un grand caroubier. Et pas n’importe quel grand caroubier, mais celui qui pousse dans le wadi. Voilà qui limite les possibilités. C’est pour cette raison qu’on a inventé le langage. Afin que les choses soient claires. Sauf que pour nous, moins c’est clair, mieux c’est. Tu comprends ?
— Oui, désolé.
— Arrête de t’excuser et ouvre grand tes oreilles.
— Oui.
— Bien. Venons-en au fait. On a oublié quelque chose là-bas.
— Le réchaud avec quoi vous avez préparé le thé ?
— Pire.
— La petite cuillère ?
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mimifasolamimifasola   04 avril 2018
le père s'éclaircit la gorge et lui demande s'il savait comment se déroulait la nuit de noces.
- T'inquiète pas, papa, je suis au courant.
- Ah oui? Et de quoi, par exemple.
- Je suis au courant, répéta Ze'ev, mal à l'aise.
- Tant mieux si tu as de l'expérience. Il est préférable que la mariée soit encore vierge et pas le futur époux, mais il ne s'agit pas de ça. Non, tu dois comprendre et ne jamais oublier que, dorénavant, cette femme sera à tes côtés toute ta vie. Tu seras pour elle le seul et l'unique et elle sera pour toi la seule et l'unique. C'est pour cette raison, Ze'ev, que cette nuit, la nuit de noces, est si importante et spéciale: il faudra éviter de la contrarier, la blesser, l'insulter ou lui faire une mauvaise impression pour une raison ou pour une autre. Tu devras être doux, tolérant, gentil, courtois et la traiter avec affection et tendresse.



page 239
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alainmartinezalainmartinez   29 décembre 2017
Grandpa Ze’ev affirmait qu’il fallait vivre dans les villages et les kibboutz pour croire que les bouses de vache sentaient bon et même les encenser. Les fermiers, les vrais, de chez nous connaissent la vérité : la merde pue, même celle des veaux socialistes et des vaches sionistes.
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alainmartinezalainmartinez   24 décembre 2017
Je l’appelais Eitan et je le présentais comme “mon homme”. Aujourd’hui, “homme” est l’alternative politiquement correcte à “mari”, mais dans la Bible que j’enseigne, le livre le plus macho qui soit entre parenthèses – mon grand-père aurait adoré, s’il s’était donné la peine de le lire – “mon homme” est employé un tas de fois à la place de “mon mari”.
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alainmartinezalainmartinez   31 décembre 2017
Mes amies qui ont du monde au balcon et critiquent mes petits seins, pareils à des faons de biche, ont fini par découvrir que Newton avait raison : la force d’attraction existe et elle est très puissante. “Les premiers à pousser sont les premiers à tomber”, comme dit le poète. À présent, leurs mamelles opulentes volent au ras des pâquerettes, tandis que mes petits seins à moi sont toujours au garde-à-vous
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