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ISBN : 2072465540
Éditeur : Gallimard (04/09/2014)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 89 notes)
Résumé :
Hemda Horovitch vit sans doute ses derniers jours, mais l'image de ce lac, près du kibboutz où elle est née, s'impose encore avec force à sa conscience. Les souvenirs plus douloureux de sa longue vie se glissent eux-aussi dans sa mémoire, sans qu'elle puisse s'en libérer : son père trop exigeant, un mariage sans amour, puis cette difficulté à aimer équitablement ses deux enfants, Avner et Dina. Ces deux derniers lui rendent visite à l'hôpital de Jérusalem. Avner, le... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  22 juin 2015
Une vieille femme, Hemda, vit sans doute ses derniers jours à l'hôpital de Jérusalem. Dans ses divagations, elle revit son enfance dans un kibboutz, son père , excessivement sévère et exigeant , sa mére souvent absente, son mariage avec un homme qu'elle n'aime pas....Elle n'a pas su aimer sa fille Dîna, car elle est venue au monde en même temps que la mort de son pére : " Cela avait formé un noeud gêné et putride qui, à chaque contact gênérait l'effroi...." Elle a adoré son fils , Avner , né deux ans plus tard. Elle le révère toujours....avocat, il s'occupe des bédouins, plaide pour les désarmés et les humiliés ....Il a épousé Salomé, son amour de jeunesse mais ils ne s'aiment plus, il quitte le foyer conjugal.Dina a épousé Amos. Elle renonce à une brillante carrière pour s'occuper de leur fille unique Nitzane, celle- ci adolescente s'êloigne d'elle. Malheureuse , elle décide d'adopter mais son mari refuse......
Tous ces êtres sont déchirés , ils ont construit des vies non désirées,avec des femmes ou des hommes qu'ils n'ont pas pu ou su aimer.....
Autour de l'accompagnement d'une mourante, l'auteure dépeint la quête de l'amour à l'heure des bilans, les relations étranges et mystérieuses tissées entre parents et enfants, tensions, ressentiments , peurs , colères , frustrations....amour?On se glisse dans l'intimité et les névroses des personnages, cela ressemble à un questionnement philosophique, universel qui nous oppresse ....
C'est un ouvrage très dense, à l'écriture pesante, chargée, pointilliste, sans un espace de légèreté ......une œuvre pessimiste, forte, psychologique, qui bouleverse et dérange!
Ce voyage dans la mémoire, les souvenirs, la destinée est poignant , authentique, fouillé, juste, digne, à la lecture difficile et exigeante! A ne pas conseiller à ceux qui n'ont pas le moral! La fin nous réconcilie un peu avec l'espoir !
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Bookycooky
  01 décembre 2014
Hemda Horowitch,une vieille femme est train de vivre ses derniers jours.Elle se souvient,de son enfance entre une mère absente et un père trop exigeant,de son mariage sans amour.Ses deux enfants,Avner son fils adoré et Dina sa fille mal-aimé,tout deux dans la quarantaine,se relaient à son chevet.La mère,la fille,le fils,tous des êtres malheureux ont construit des vies qu'ils n'ont pas désiré,épousé des hommes ou femmes qu'ils n'ont pas aimé,même si Dina semble aimer(?) encore le sien.C'est d'une tristesse infinie,alourdie par le style d'écriture très dense et très serrée de l'auteur.Beaucoup trop de flash-backs sur les mêmes sujets,lassent et étouffent.Le désamour général qui plane dans le livre est désolant.Il pompe l'énergie du lecteur,du moins valable dans mon cas.On a l'impression d'être dans un sous-marin,étant presque au trois-quart du livre dans les pensées des personnages.Mais j'aime Zeruya Shalev comme ecrivaine(son livre "Théra"est un de mes livres préférés),je dirais que dans l'ensemble elle maintient une parfaite maîtrise de la structure,qu'il y a beaucoup de passages brillants et émouvants et que j'aime bien la Fin!
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Archie
  22 août 2015
Un livre exceptionnel, tant par ses qualités littéraires que par la finesse des analyses psychologiques.
En Israël, une mère, sa fille, son fils.
La mère, Hemda, âgée, en fin de vie, alterne lucidité et confusion. Que reste-t-il de sa vie ? Son passé, qui lui revient en souvenirs ou en divagations. Avant d'être une mère, elle a été une fille, élevée à la dure dans un kibboutz par un père pionnier qui lui a inspiré, qui lui inspire encore à la fois vénération et fureur ; fureur de ne jamais avoir été écoutée et comprise. Que reste-t-il encore ? Des regrets ; devenue mère quand elle a cessé d'être fille, elle n'a pas assez aimé sa propre fille et trop aimé son fils. Que faire de ce peu qui lui reste à vivre ? Trouver la paix ?
La fille, Dina, quadragénaire, mère à son tour, universitaire brillante. Un corps trop maigre, à l'image de son esprit tourmenté depuis l'enfance ; la frustration de ne pas exister pour sa mère ; un mari impénétrable ; une fille adolescente qui lui échappe. N'y a-t-il personne pour l'aimer ? Que restera-t-il de sa vie, que faire du reste de sa vie ? Finir une thèse d'histoire, naguère abandonnée ? Adopter un enfant, contre l'avis de son mari et de sa fille ?
Le fils, Avner, quadragénaire, père de 2 garçons, avocat des droits de l'homme. Un corps empâté, à l'image de sa mollesse de caractère. Etouffé par l'amour maternel, il a épousé à 20 ans sa première petite amie, devenue une mégère au physique épaissi ; ils ne se supportent plus, ce qui perturbe leur fils ainé. Que restera-t-il de sa vie, que sera le reste de sa vie ? Cette femme croisée de façon fugace aura-t-elle sa place ? Doit-il quitter le domicile conjugal ? Comment se rapprocher de son fils ?
Zeruya Shalev pénètre dans l'intimité quotidienne, dans les souvenirs, dans le tréfonds de l'âme de ses trois personnages. Elle les suit, les observe, les écoute. En même temps, elle est en eux, elle sait tout ce qu'ils pensent, tout ce qu'ils ressentent, elle connaît leurs espoirs, leurs craintes, leurs secrets.
Elle nous rapporte leurs gestes, leurs conversations, leurs pensées, au fil de leurs enchaînements, à la suite les uns des autres, dans un même alinéa, dans une même phrase, sans guillemets ou autre signe de ponctuation.
C'est extrêmement parlant. Et les trois dernières pages du livre, que j'ai relues plusieurs fois, sont très belles et très émouvantes.
Et moi, et vous, et nous, que restera-t-il de nos vies, que faire du reste de nos vies ?
Faut-il accepter simplement ce qui vient à nous, suivre ce que nous imposent ceux qui ont plus de caractère que nous, ou faut-il tracer nous-mêmes notre chemin, et donc l'imposer à nos proches au risque de les contrarier ?

Et si l'essentiel était l'amour - l'amour paternel, l'amour maternel, l'amour filial, l'amour tout court ... L'amour qu'on donne et celui qu'on reçoit.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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Pirouette0001
  15 juillet 2015
Difficile de critiquer un livre aussi dense, à la très belle écriture, qui se déroule comme les vagues du lac auprès duquel Hemda, la mère, la grand-mère, l'ancienne petite fille, a grandi au sein d'un kibboutz, dont elle a fui un jour avec son mari et ses enfants, son fils et sa fille, pour s'installer à Jérusalem. Elle est à présent mourante et ressasse ses souvenirs. Son fils qu'elle a privilégié et qui est devenu avocat des droits de l'homme, tente de protéger les Arabes, tandis que son couple se déchire. Sa fille qui a un mari aimant et une fille qui se détache normalement à l'adolescence, en raison de ce vide nouveau dans sa vie, va imaginer adopter un enfant, ce que personne n'accepte.
Tout le livre pose la question de savoir à quoi faut-il consacrer sa vie lorsque la moitié si pas plus a déjà été vécue.
J'ai mis longtemps à lire ce livre, dont l'atmosphère ne se découvre que peu à peu. Aucun rythme trépident et pourtant ces vies israéliennes vécues au plus profond des personnages sont véritablement attachantes et méritent d'être découvertes. Je retiendrai en tout cas le nom de cette auteure pour me pencher sur un autre de ses romans et vérifier si elle atteint à nouveau ce niveau de vraie littérature.
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mariecloclo
  13 mars 2015
Un très beau roman, très fort et touchant.
Il se passe à Jérusalem mais a une portée universelle tellement il parle à chacun de nous.
Hemda est une vieille dame à l'article de la mort. Elle revit alors son enfance dans un kibboutz, la sévérité de son père, son mariage avec un homme qu'elle n'aime pas. Elle repense à l'amour qu'elle a porté à ses enfants : sa fille Dina qu'elle a négligée et son fils Avner qu'elle a adoré.
Ceux ci sont présents près d'elle et se battent pour être plus heureux. Avner a épousé Salomé, son amour de jeunesse mais ils ne s'aiment plus, il est avocat et finit par quitter le foyer conjugal pour se retrouver. Dina a épousé Amos et renoncé à une brillante carrière pour s'occuper de leur fille unique. Celle-ci , adolescente, s'éloigne d'elle. Elle est malheureuse et regrette de ne pas avoir eu un autre enfant. Elle décide alors d'adopter mais son mari refuse.
Un roman très psychologique et profond et qui bouleverse.
un peu lourd peut être car parle de mort, regrets et sentiments négatifs. Nécessite un bon moral.
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Les critiques presse (2)
Lexpress   24 novembre 2014
Captant admirablement l'intimité et les névroses des personnages, Ce qui reste de nos vies vaut aussi pour sa capacité à surprendre, passant volontiers d'une émotion à fleur de peau à un humour acide et à un questionnement métaphysique, tout en restant universel.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   04 novembre 2014
Autour de l'accompagnement d'une mère mourante, la romancière Zeruya Shalev dépeint la quête de l'amour à l'heure des bilans dans Ce qui reste de nos vies.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   22 juin 2015
"C'est peut - être ce que ressentent les morts, à supposer qu'ils ressentent quelque chose, la lourdeur de leur corps, la lourdeur de leur mort, la lourdeur de la séparation, car elle a l'impression qu'elle est en train de se séparer,qu'à l'instar du cheveu qui se détache sans bruit elle se détache de son corps, n'a plus ni poids ni emprise, le vent qui souffle à travers le rideau la soulève et l'emporte , elle plane sans force ni volonté dans l'immensité d'un ciel de givre, privé de limites et privé d'horizon....."
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alainmartinezalainmartinez   09 décembre 2014
c’est une histoire qui a de multiples commencements en différents points du temps, qui aurait pu s’achever à de multiples reprises depuis un siècle que ça dure, seulement voilà, il y a tant de gens nés et morts au cours de toutes ces années, sans compter ceux qui sont morts directement à cause d’elle, à cause de cette histoire qui n’en finit pas, Avner est certain de n’avoir vu nulle part ailleurs une telle contradiction entre le tout et les éléments qui constituent ce tout, des éléments qui, comme la jeune femme assise en face de lui, n’aspirent qu’à la paix pour eux et leur famille, c’est-à-dire à la paix dans la région, telle est aussi son aspiration à lui, celle des membres de sa famille et de ses connaissances, celle d’Ali, comment expliquer que le tout composé de ces éléments-là arrive pourtant à précipiter les masses dans la direction opposée, celle de la radicalité et de la violence, chaque génération pouvant en rejeter la responsabilité sur telle ou telle personnalité, un responsable chasse l’autre, ils se suivent et se ressemblent, rien ne change, à croire qu’une force aussi brutale et puissante que le rayonnement fossile arrive à anéantir les aspirations fondamentales des êtres humains et à jeter les peuples dans une réalité sans espoir.
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mariecloclomariecloclo   13 mars 2015
Je comprends les gens qui aspirent à ce qu'on les appellent maman ou papa, mais toi tu as déjà une fille, tu ne vois pas que c'est une différence fondamentale ? Tu es déjà mère, cela devrait te suffire, tu dois te contenter de ce que tu as et ne pas en demander plus. Si tu veux mon avis c'est lié à la ménopause. Un enfant ne te rajeunira pas, un enfant ne réparera pas tes erreurs, il ne nous rendra pas plus heureux. Tu ne peux pas prendre un pauvre gamin et le charger d'espoirs fous qui n'ont rien à voir avec lui. Bref, Dina, au lieu d'essayer de recréer un paradis perdu qui de toute façon ne reviendra plus, tu dois accepter ce que tu as et voir comment tu peux apprécier la vie telle qu'elle est.
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art-bsurdeart-bsurde   05 mai 2017
C'était quoi, tout cela, se demanda-t-elle, ce n'est plus la question de savoir pourquoi cela a été ainsi, ni à quoi cela a rimé, mais simplement, c'était quoi en fait, comment ses jours s'étaient-ils succédé jusqu'à ce qu'elle aboutisse à cette chambre, à ce lit, de quoi s'étaient remplies les dizaines de milliers de jours qui avaient grimpé sur ce corps-là telles des fourmis sur un tronc d'arbre, son devoir était de s'en souvenir et voilà qu'elle n'y arrivait pas. Même si, au prix de rudes efforts, elle rembobinait tous ses souvenirs en vieilles pelotes et les imbriquait les uns dans les autres, elle n'arriverait qu'à reconstituer quelques semaines à peine, pas plus, alors où était tout le reste, où étaient toutes ses années, ce dont elle ne se souviendrait pas n'existerait plus, à moins que cela n'est jamais existé.
Comme après une catastrophe et alors qu'elle atteint le bout de sa vie, voilà que lui sont imposés à la fois le combat contre l'oubli et le devoir de perpétuer les morts et les disparus. Lorsqu'elle regarde de nouveau vers la fenêtre, elle a l'impression qu'il l'attend là-bas, le lac qu'elle a vraiment vu agoniser, le lac embrumé avec tout autour les marécages tendres et fumants et les roseaux qui poussaient jusqu'à hauteur d'homme et même plus, d'où les oiseaux migrateurs s'envolaient dans un battement d'ailes émus. C'est là-bas qu'il est, son lac, au cœur d'une vallée encastrée entre le mont Hermon et la haute Galilée, emprisonné dans des poings de lave figée, il lui suffirait d'arriver à se lever et à se traîner jusqu'à la fenêtre pour le revoir, alors elle se redresse péniblement afin que ses yeux, qui passent de son but à ses pieds douloureux, puissent évaluer la distance à parcourir .
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Pirouette0001Pirouette0001   09 juillet 2015
Cet instant qui a inversé l'équilibre entre les souvenirs et les espérances, d'où a-t-il donc surgi ? Rien ne l'y avait préparée, ni les livres, ni les journaux, ni ses parents, ni ses amis. Est-elle la seule sur cette terre à ressentir un tel bouleversement à un stade si précoce de son existence et sans qu'aucune catastrophe évidente ne l'ait provoqué, est-elle la première à remarquer que le plateau de la balance sur lesquels sont posés ses souvenirs explose, alors que celui de ses attentes est léger comme une plume et ne peut que tenter de récupérer ce qui a déjà été ?
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Videos de Zeruya Shalev (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Zeruya Shalev
Je vous parle de trois romans contemporains lus dernièrement et que j'ai beaucoup (beaucoup) aimé : le Voyage d'Octavio de Miguel Bonnefoy, Douleur de Zeruya Shalev et Les échoués de Pascal Manoukian.
Longing by Joakim Karud https://soundcloud.com/joakimkarud Music provided by Audio Library https://youtu.be/wSL0sGLTgLQ
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? Blog : http://ulostcontrol.com/
On reste en contact ? ? Facebook : https://www.facebook.com/ulostcontrol/ ? Twitter : https://twitter.com/ulostcontrol ? Instagram : https://www.instagram.com/ulostcontrol/
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