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Katherine Werchowski (Traducteur)
EAN : 9782848930596
548 pages
Éditeur : Les Deux Terres (22/04/2009)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Un jeune colombophile surnommé "le bébé" et une demoiselle de Tel-Aviv s'envoient des lettres d'amour par pigeon voyageur. Leurs sentiments, qui s'expriment à travers leurs messages, sont de plus en plus forts. Pris dans la tourmente de la guerre d'Indépendance de 1948, le bébé meurt sur le champ de bataille.
Cinquante ans plus tard, au décès de sa mère, Yair Mendelsonn, guide touristique et doux rêveur, se met à la recherche d'une maison. Il renoue avec Tirz... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
aaahhh
  10 novembre 2012
Il met du temps à s'envoler ce récit, à la différence du pigeon voyageur en question justement, qui file, rapide et précis comme une flèche, droit vers sa maison, ici l'histoire tourne et retourne sur elle-même pendant plusieurs centaines de pages avant de décoller vraiment, mais le lecteur patient sera récompensé, car quand elle prend son envol, c'est comme une explosion, un lâcher de colombes, une balle en plein coeur. Et celui qui peut-être n'aura pas accroché tout de suite à la narration de l'auteur, ne pourra qu'être ébahi devant la tournure des choses, et surpris et heureux, il est à parier qu'il dira qu'en fin de compte, l'attente en valait bien la chandelle!
Pour le raconter comme je l'ai vécu, pendant les 200 premières pages je me suis un peu un ennuyée, je n'étais dedans qu'à moitié et je ne voyais pas bien où l'auteur voulait en venir avec ces récits croisés de jeunes hommes malmenés par la vie, la guerre ou leur femme...
Pendant les cent pages suivantes, mon intérêt et mon émotion sont allés crescendo et c'est avec plaisir que j'ai suivi non seulement les amour du Bébé et de sa fillette mais aussi la construction de la maison de Yair, qui est décrite avec une telle précision et une telle passion qu'elle donnerait presque envie de se mettre à la menuiserie!
Autour de la page 380 enfin, j'ai eu l'intense surprise de me retrouver en larmes et avec des frissons dans tout le corps et j'ai poursuivi ma lecture en remerciant le ciel d'avoir inventé Meir Shalev! Ni sur le moment ni avec le recul, je n'ai pu m'expliquer vraiment, le pourquoi du comment de l'émotion pure et dure qui m'a saisie à la lecture de son récit, mais toujours est-il que l'auteur a du déposer quelques chose d'à la fois très délicat et très puissant dans ses mots, pour qu'ils me saisissent avec une telle force!
Les cent dernières pages enfin sont de la même verve et je les ai lu avec une larme à l'oeil et le mouchoir à la main.
De l'histoire malmenée du pays d'Israël à l'amour éternel, du deuil filial à la reconstruction de soi, du dévouement au désir et de la petitesse au sublime, c'est avec une grande finesse et tout en simplicité que Meir Shalev nous promène à travers une vie, celle de Yairi, et celles des siens qui, plus ou moins proches, l'entourent. Un petit bijou que ce roman, qui si il traine un peu en longueur, recèle des trésors d'intelligence, de bonté et d'émotion!
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litolff
  24 mars 2015
Une histoire douce-amère dans laquelle les pigeons voyageurs transmettent aussi… l'amour
Avant 1948 en Israël, 2 enfants apprennent à élever des pigeons voyageurs pour le Palmach (unité paramilitaire juive sioniste en Palestine) et échangent des missives entre Tel Aviv et un kibboutz du centre du pays. le « Bébé » et « la Fillette » vont devenir des experts en colombophilie.
Dans les années 90, Yair, guide touristique en Israël, est mal marié à une femme d'affaires américaine fortunée. Sa mère vient de mourir et lui a donné la mission de se trouver un endroit pour vivre et l'argent qui va avec.
Alors Yair tient sa promesse, se cherche une maison et raconte à sa mère sa recherche, les retrouvailles avec Tirza, un amour d'enfance, et la rencontre avec cet américain qui lui raconte l'histoire du Bébé…
Yair tisse son histoire en mêlant ses propres souvenirs à l'histoire du Bébé et de la Fillette, des histoires séparées par 50 ans mais reliées entre elles par… un pigeon voyageur.
Une incroyable histoire d'amour douce-amère et nostalgique… avec cependant quelques longueurs, car à l'issue de cette lecture, la colombophilie n'aura plus aucun secret pour vous !
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Prawn
  16 novembre 2020
Ce livre est un bijou de poésie et de sensibilité. A chaque page tu tombes sur un passage tellement magnifique que tu as envie de l'apprendre par coeur, pour le garder toujours avec toi.
Il y a des pigeons qui tissent des liens, des histoires familiales distillées au goutte à goutte, des histoires d'amour qui s'entremêlent...
C'est le premier roman de Meir Shalev que j'ai lu, et le plus beau selon moi.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
aaahhhaaahhh   03 août 2012
Nous l'avons tous vu, poursuivit le vieil américain, eux aussi apparemment, car subitement toutes les armes se sont tues, les nôtres comme les leurs. Plus aucun canon ne tira, plus aucune grenade n'éclata, les bouches avaient cessé de crier et un tel silence régnait que nous pouvions entendre battre ses ailes dans l'air. L'espace d'un instant, tous les yeux et tous les doigts levés l'accompagnèrent dans la course que nous aurions tous voulu faire : rentrer à la maison.
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litolfflitolff   23 mars 2015
Je ne suis pas aussi oisif que toi et Benyamin pouvez le croire maugréa Vot'père. J'ai beaucoup de rendez-vous, j'écris encore des articles, et chaque matin je vais sur Internet. Je reçois des mails de nombreux journaux médicaux. Je fais des recherches sur moi-même. Je constate que je suis toujours vivant. Les gens me citent.
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litolfflitolff   24 mars 2015
Parfois, avec mes yeux sombres et rapprochés, mon désir d’errance et ma peur des voyages, mon recours à la prière et ma crainte en même temps qu’elle ne soit exaucée, j’ai le sentiment d’être le seul Juif de la famille.
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litolfflitolff   22 mars 2015
Elle distribuait ses pigeons comme des cadeaux, comme un verdict qui tombe, une lettre d'amour qui arrive ou l'annonce d'une mort prochaine.
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LaurelireLaurelire   17 août 2013
Après quelques kilomètres, près de l'usine à pompage, Myriam s'arrêta, appuyant son vélo contre le tronc d'un cyprès, puis elle sortit du panier le pigeon marqué de rouge.
(…)
Il regarda ses mains s'élever tandis qu'elle lâchait le pigeon, son corps se tendre, ses seins se dresser brusquement sous sa chemise grise de travail, son sourire monter inconsciemment sur ses lèvres. Le lâcher fut si doux que le pigeon ressemblait à un sourire qui se serait détaché et épanoui dans son corps et l'envol, si beau et si attirant que le Bébé se sentait honteux, sans comprendre pourquoi, de l'émotion qui l'étreignait.
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