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EAN : 9782365772099
208 pages
Éditeur : Urban Comics Editions (26/04/2013)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Début du XXe siècle. Sur les routes d’une Amérique à l’aube de sa modernisation, le Mal rôde à la recherche de sa prochaine victime. Son apparence et son origine importent peu. Il est. Il est celui qui entraînera l’enfant hors des sentiers, hors d’atteinte de la civilisation, hors de portée de tout secours. Ce mal, le jeune Jack Garron l’a rencontré.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  10 décembre 2014
Il s'agit d'un récit complet et indépendant en 1 tome, écrit par Scott Snyder & Scott Tuft, et illustré par Attila Futaki. Ce tome regroupe les 7 épisodes de la minisérie parue en 2011/2012.
Dans une ville ensoleillée, un couple est en train de regarder Elvis à la télévision. Jimmy fait irruption dans la pièce et remet un courrier à Jack Garron, son grand-père à qui il manque le bras droit. À la lecture, Garron se souvient de ce qui a commencé en 1916, à Jamestown, dans l'état de New York. Il habitait alors avec sa mère dans une maison assez isolée en pleine campagne. Ses souvenirs commencent l'été de ses 12 ans. Katherine, sa mère le félicite pour l'air qu'il est en train de jouer au violon. Elle lui promet un brillant avenir de vagabond itinérant gagnant sa vie avec sa musique. Il s'agit en fait de taquineries : l'année prochaine il entre au collège et ils ont déjà fait l'emplette de son costume. Après le coucher, Jack Garrow fait la belle, il fugue avec son violon et devient passager clandestin à bord d'un train qui l'emmène vers Chicago. À bord, il développe un embryon d'amitié avec Sam, un autre jeune vagabond. Ailleurs dans le pays, un homme qui se fait appeler Porter vient prendre en charge un jeune garçon dans un orphelinat pour l'emmener apprendre le métier d'électricien. Il apparaît rapidement que ses intentions sont malveillantes et sinistres.
Dans la postface, les 2 Scott (Snyder et Tuft) expliquent qu'il s'agit d'un projet qui leur tenait à coeur depuis de nombreuses années et que leur objectif était de créer un récit qui parlerait de peurs intimes et essentielles, tout en rendant hommage à ces clochards qui parcouraient les États-Unis à bord de trains de marchandise, une ode à la route symbole de liberté, un mythe américain, une allégorie des opportunités s'offrant aux individus entreprenants.
Sur ce point, Snyder (également scénariste de Batman - La cour des hiboux et American Vampire), Tuft et Futaki atteignent leur objectif. Les 2 pages (presque muettes) consacrées à Jack attrapant le train au passage pour s'introduire dans un wagon transcrivent bien l'immensité de l'espace, la texture du bois des wagons, la sensation de s'embarquer pour un voyage à la fois guidé (les rails), et à la fois plein de promesses (une destination inconnue). Dans les épisodes 5 & 6, Jack se retrouve passager dans une voiture qui roule dans des paysages dégagés, sous un grand ciel ouvert. À nouveau le lecteur peut sentir cette liberté qui accompagne ces grands espaces. Les dessins de Futaki transmettent cette sensation par le choix des couleurs et des cadrages judicieux. Par contre le scénario se limite à cette dimension de liberté, sans s'appesantir sur la réalité sociale (dénuement, précarité) qui l'accompagne, par opposition à une histoire comme Kings in Disguise de James Vance & Dan Burr.
En effet, l'objectif de Snyder et Tuft n'est pas de faire revivre une époque, avec tous les éléments historiques que cela exige. Il y a bien la première scène à Chicago avec un blanc grimé en noir, menant une revue de cabaret (évoquant vaguement le chanteur de jazz), ainsi qu'une scène de baiser sur des poutrelles métalliques (évoquant cette fois-ci la construction des premiers gratte-ciels). L'évocation de cette époque prend également visuellement corps dans les modèles de voitures, les bâtiments, et les aménagements intérieurs, mais tout cela reste à l'état de décor, sans prendre de dimension sociale.
Et la peur ? Snyder et Tuft prennent un parti étrange : choisir comme personnage principal un enfant de 12 ans. Faire exister, de manière crédible, un enfant dans une oeuvre de fiction constitue un défi ardu. Ici, passé la première scène avec la maman, le lecteur a l'impression d'observer les faits et gestes d'un grand adolescent ou d'un jeune adulte. Il y a bien un coté confiant envers les adultes qui relève encore de l'enfance, et une absence de désir de nature sexuelle. Mais pour le reste, Jack Garron agit comme un individu confiant dans l'avenir, dépourvu de dépendance émotionnelle avec sa mère, capable d'une autonomie irréaliste à son âge (sans parler des réactions peu probables des adultes qu'il croise). du coup ce hiatus génère une dissonance narrative où le texte affiche un âge de 12 ans, alors que les actions du personnage montrent autre chose. La construction du récit désamorce également une partie significative du suspense puisque la scène d'ouverture stipule que Jack survivra aux épreuves qui l'attendent. Les scènes dans lesquelles l'individu meurtrier s'attaque à une victime n'arrivent pas non plus à faire naître un frisson d'inquiétude. Chacune de ces scènes démarre bien : Futaki utilise une mise en scène qui voit la victime potentielle agir en faisant le jeu du meurtrier. Et puis arrivé au 2 tiers de ce type de scène, la mise en page dévoile la résolution (fatale ou non), ou pire encore Futaki réalise un dessin évoquant les histoires d'horreur bon marché ce qui réduit à néant l'ambiance patiemment installée (le méchant s'avançant la bouche grande ouverte avec un rictus caricatural, ou le gentil dans une pose héroïque exagérée et disproportionnée).
Du fait de ces artifices bon marché, le lecteur attend patiemment que chaque scène arrive à son terme, sans empathie pour les personnages, en guettant l'issue qu'il a déjà devinée. Difficile dans ces conditions de se sentir impliqué par un personnage qui à l'évidence n'est pas un enfant de 12 ans, ou de s'inquiéter pour lui quand les actions du méchant sont aussi prévisibles. Il ne reste plus qu'à apprécier les paysages quand le scénario leur laisse un peu de place.
Alors que la quatrième de couverture promet un thriller avec un psychopathe imprévisible, le lecteur découvre une évocation un peu superficielle du vagabondage dans les États-Unis du début du vingtième siècle, centré sur un personnage plus générique qu'il n'en a l'air, avec un tueur dont les agissements sont trop prévisibles. Il reste quelques cases très réussies de paysages, ou de personnages secondaires.
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fairy-man
  08 août 2013
Severed est un comics destinée à un publique averti. Racontant l'histoire d'un garçon qui s'enfui de chez lui pour retrouver son père biologique. Ce déroulant dans une époque rétro au Etats-Unis, Severed nous plonge dans les villes et campagne d'autre fois quand l'homme était au début de son bon technologique. Ainsi on découvre l'architecture ancienne des villes industriel, la mode des années 1900 et les premiers voitures qui remplace les charrettes et autre carrosses.
Severed est scénarisé par Scott Snyder (Batman sombre reflet, American Vampire…), Scott Tuft qui fait ses débuts dans la bande dessiner et dessiner par Attila Futaki qui brille tout le long de cette album.
Severed est le premier véritable comics d'horreur que j'ai le plaisir d'avoir lu. On ne s'ennui pas d'un bout à l'autre. Les deux scénaristes sont de vrai maître en la matière pour le coup. Avec un méchant, vraiment méchant et des victimes pas dénuer de cerveau comme on en voit tant dans les film d'horreur d'aujourd'hui. Inutile de dire que ce comics m'a totalement plu, me donnant le goût dans lire d'avantage dans ce genre qui me laisse d'habitude indifférant et blaser.
Mais au-delà du scénario c'est vraiment au niveau du dessin que j'ai pris mon pied (excuser l'expression) c'est une pure beauté, enfin une beauté horrible plutôt. On en prend plein la vu d'une page à l'autre, le dessinateur c'est surpasser je trouve en nous livrant des pages oppressantes avec une ambiance qui ne se tarit pas, nous donnant envie de vite connaître la suite. En plus des magnifiques dessins, les couleurs en parti faite par le dessinateur lui même pour le début de l'album son de toute beautés, le tout correspondant bien avec le style de l'époque je trouve.
En conclusion Severed est un véritable coup de coeur pour moi, tout est bien. Pour un comics d'horreur qui ne se base pas que sur le côté gore de la chose mais livre aussi un véritable intérêt historique je dis bravo. Je rappel aussi que c'est Urban comics (qui semble avoir le monopole de toute les oeuvres de Scott Snyder) qui édite Severed, en nous livrant une magnifique Album format Deluxe, 208 pages, plein de bonus ; couvertures, réalisation d'une planche, interview des auteurs…
Non vraiment, j'adore cette album ! (qui est mon premier ouvrage de la collection Urban Indies au passage).
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Maks
  31 mars 2017

Or
Je ne connaissais pas Scott Snyder il y a encore quelques mois. Après avoir découvert "Wytches", j'ai compris qu'il allait falloir compter sur les oeuvres de ce scénariste.
Severed, destins mutilés ne déroge pas à ce constat, un scénario en béton armé que Snyder nous offre de manière fluide et sans nous épargner sur le côté horreur (pour lecteurs avertis) et ce en gardant une certaine élégance et en nous plaçant un suspense de tous les instants en revisitant de manière moderne le mythe de "l'ogre" dans une Amérique des grands vagabonds à la Jack London avec des personnages très fort en caractère.
Les dessins sont impressionnants de justesse, la colorisation quand à elle est sombre et renforce l'angoisse du lecteur pour une immersion accrue dans l'horreur.
Sans aucuns doute un bon comicsbook horrifique qui vaut la peine d'être parcouru !
Voir la chronique sur mon blog :
Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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sassenach
  13 décembre 2013
Dans les années 1950, un couple de grands-parents regardent tranquillement la télé quand leur petit-fils leur amène un courrier de la part d'un étranger se disant ami avec le grand-père. Celui-ci a une réaction étonnante pour son entourage : il a peur et se rappelle alors les circonstances de la perte de son bras, qu'il a toujours déclaré perdu pendant la guerre. Cette histoire avait commencé à Jamestown, dans l'état de New York en 1916, alors que le jeune Jack Garron n'a que treize ans et s'apprête à rentrer au collège du coin. Mais le matin, sa mère s'aperçoit qu'il a disparu. le jeune garçon a décidé d'essayer de retrouver son père naturel, un musicien itinérant dont il a découvert par hasard l'existence en tombant sur des papiers et une photo. Mais il ignore que le Mal l'attend quelque part sur la route et qu'il n'est pas facile de lui échapper …
J'aime le fantastique et les histoires qui font peur depuis que je suis toute jeune. Alors, quand je vois un album qui promet de beaux moments de frayeur et une histoire qui se tient, je fonce ! Tout d'abord, j'ai été attirée par cette couverture inquiétante et les dessins particulièrement travaillés et détaillés, très réalistes et aux couleurs magnifiques (les paysages et les décors, surtout, sont superbes). L'histoire promettait une bonne lecture avec de l'originalité et ce fut le cas. le fait d'ancrer la narration dans les années 1910 m'a paru intéressant car il était courant de voir des jeunes gens sur la route et la fuite de Jack gardait ainsi toute sa crédibilité. Et puis, cela changeait un peu des histoires se déroulant à notre époque actuelle, avec des décors auxquels nous sommes habitués. Là, on découvre les trains qui transportent des clochards et des gens sur la route, un Chicago axé sur l'élevage et les boucheries, la campagne américaine dans tout ce qu'il y a de plus traditionnel et des routes poussiéreuses comme il n'en existe plus beaucoup. C'est sans compter sur un Jack Garron sympathique mais un peu naïf, plein d'espoir de retrouver son père mais qui va se confronter à un être surnaturel qui fait des ravages parmi les enfants. L'histoire s'inspire d'un mythe bien connu mais je ne le citerai pas pour conserver le plaisir de la découverte aux autres lecteurs et j'ai trouvé très intéressant de le remettre en avant car on avait tendance à l'oublier, hormis dans les contes. C'est donc un album très abouti dans la narration, l'histoire et les dessins que j'ai découvert là et je suis ravie de cette lecture prenante et sortant des sentiers battus.
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Yvan_T
  22 novembre 2020
Même si le genre horrifique n'est pas forcément ma tasse de thé, je ne refuse jamais un récit signé Scott Snyder, surtout si c'est un one-shot. Ici, j'ai même droit à deux Scott pour le prix d'un car le scénariste de "Batman – La cour des hiboux", "Batman – Sombre Reflet" et "American Vampire" collabore avec Scott Tuft sur ce comics publié en 2011 chez Image Comics.
Severed se déroule en 1916 et relate l'histoire d'un jeune orphelin qui part à la recherche de son père biologique à travers les Etats-Unis. Cela démarre donc comme un road-movie qui fait penser à "O'Boys", avec le jeune Jack Garron qui se déplace à la façon des hobos pour retrouver ses origines. Parallèlement, les auteurs mettent en scène un dangereux psychopathe qui finit forcément par croiser la route du garçon.
Ce mélange de road-movie et récit horrifique fonctionne à la perfection, surtout que l'accent n'est pas mis sur le gore ou sur les scènes violentes, mais sur le développement psychologique des personnages. du vendeur itinérant qui se lie d'abord d'amitié avec ses victimes à la rencontre avec Sam, en passant par la quête attachante du personnage principal, tout est fait pour créer de l'empathie envers les personnages avant de laisser frapper le Mal. Visuellement, le style particulier d'Attila Futaki sied parfaitement au récit, que ce soit au niveau du road-trip ou pour la partie horrifique.
Une belle surprise qui ravira les amateurs de récits horrifiques.
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critiques presse (6)
LaPresse   02 novembre 2017
Le scénariste Scott Snyder, à qui l'on doit la série American Vampire, y va d'un récit à la Stephen King, qui vous tiendra en haleine jusqu'à la fin. Ce trio infernal fait la preuve que l'horreur n'a pas toujours besoin de gore.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bedeo   05 septembre 2013
Le style est sombre et inquiétant et on comprend que le pire peut survenir à chaque instant ce qui est justement l’effet recherché par le récit. Un dessin précis, sombre et réaliste qui ancre d’autant plus cette histoire dans notre monde.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BoDoi   22 juillet 2013
Les amateurs de récits horrifiques trouveront [...] dans Severed de quoi les rassasier pendant un bon moment, et avec l’épilogue (jouissif) des raisons de ne pas fermer l’oeil de la nuit.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BullesEtOnomatopees   29 mai 2013
Severed est une excellente histoire d'horreur. Elle en comporte toutes les clés et pour qui se laisse emporter au travers de ses pages le voyage ne sera pas de tout repos.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Auracan   22 mai 2013
Si l'histoire est bien construite, Severed n'a pas des dessins, mais des peintures. Chaque case d'Attila Futaki est une peinture en soi.
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   14 mai 2013
L'intensité du récit fonctionne vraiment bien. Car même si le scénario ne brille pas par son originalité on est très rapidement gagné par l'inquiétude que nous inspire ce vieil homme qui ne pense qu'à une seule chose, tuer.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
YaneckYaneck   27 mai 2013
Je ne te l'ai pas dit? Oui, je vais devenir vagabond itinérant! Je verrai du pays, et jouer du crincrin me rapportera quelques picaillons.
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FungiLuminiFungiLumini   13 août 2016
C’est ça, la route, Jack. Ici, il ne s’agit pas de faire des manières. Ici, on se crotte les ongles. Ici, une homme peut agir en homme. La seule loi, c’est la loi de la jungle. Quand on veut une chose, on la prend. Quand on a quelque chose à faire, on le fait. La route est un endroit comme nul autre. Tout peut y arriver. On peut y accomplir son destin…jouer sa propre musique…
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Erik_Erik_   20 novembre 2020
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond.
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