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Philippe Giraudon (Traducteur)
EAN : 9782080689139
457 pages
Flammarion (03/01/2006)
3.61/5   121 notes
Résumé :
A Londres en 1820, lord Geoffroy Loveall recueille un nourrisson. En l'adoptant sa mère et lui espèrent déjouer les plans de leur cousins qui souhaitent hériter du domaine familial. Lady Loveall s'aperçoit avant de mourir que l'enfant est un garçon mais sir Geoffroy persiste dans son erreur et le fait élever comme Rose la future lady Loveall. A l'adolescence le scandale éclate et Rose s'exile.
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Cricri124
  30 octobre 2021
Quelle déception ! La quatrième de couverture annonçait « une fresque victorienne passionnante qui se lit comme un classique » mais il semblerait que je sois complètement passée à côté, ou plus vraissemblement, très loin…
Au début du XIXème siècle, un lord anglais découvre un nourrisson dans la gueule d'une chienne. Contre toute attente, il est encore en vie. Notre lord Loveall (oui, oui, c'est bien son nom) projette immédiatement dans ce petit être abandonné sa soeur décédée qu'il idolâtrait et décide de l'élever comme sa fille. Sauf que le nourrisson est un garçon…
Le narrateur, c'est Rose, l'enfant trouvé. Elle revient sur son histoire, celle de sa famille adoptive, un peu comme un journal intime.
Globalement l'écriture est agréable, introspective, mais il m'a manqué une peinture sociale de l'époque un peu plus développée pour me projeter dans une fresque victorienne. Je m'attendais également, avec un livre de six cents pages, à ce que la psychologie des personnages soit un peu plus fouillée, d'autant que le thème s'y prêtait. Là, c'est très sommaire. In fine, je n'ai éprouvé aucune empathie, ni pour les gentils, ni pour les méchants. D'ailleurs, en ce qui concerne l'infâme famille du Lord, je me suis parfois demandé si ce n'était pas une parodie tellement les personnages étaient caricaturaux. Peut-être en était-ce une, je ne sais pas trop. Je crois surtout que le surdosage d'apitoiement a eu raison de moi. Pour tout dire, même quand la narratrice/le narrateur évoquait des périodes heureuses, j'avais l'impression qu'elle/il chouinait.
Je ne saurais dire si mes attentes étaient trop grandes ou si ce livre n'était tout simplement pas pour moi, mais la déception en tout cas ne fait pas un pli. Dommage. Il y avait pourtant matière à une histoire intéressante.
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Woland
  14 avril 2008
Misfortune
Traduction : Philippe Giraudon
C'est dans l'une de ses chansons, "Miss Fortune", que l'auteur a puisé l'inspiration pour ce roman qui a pour cadre l'implacable époque victorienne. Les relations hétérosexuelles n'y étaient déjà pas vues d'un bon oeil, alors, l'homosexualité, voire pire : la bisexualité, surtout masculine, on devine aisément quels jugements on portait alors sur elles - quand on acceptait d'en parler, évidemment.
Cet épais roman, illustré çà et là (lettrines des chapitres et cartes) par Wesley Stace lui-même, évoque les grandes productions littéraires de l'époque dickensienne. Il en a les thèmes de base : l'enfant illégitime et rejeté qui aurait dû mourir mais est recueilli par un bienfaiteur inattendu ; les jalousies des autres héritiers du bienfaiteur ; une captation d'héritage et, bien entendu, un retournement de situation qui sauve le héros.
Le prologue, qui voit le jeune Pharaoh, petit valet à tout faire d'une faiseuse d'anges, traverser un Londres terrifiant de misère pour aller se débarrasser sur un tas d'ordures du supposé cadavre d'un nouveau-né, ainsi que les trois premières parties, qui racontent dans l'ordre le sauvetage du nourrisson par un jeune aristocrate qui rêve d'avoir un enfant - une fille - sans se voir contraint de procréer, l'installation du nouveau-né (en qualité de bébé mâle) à Lovehall, le récit de son enfance et de son adolescence avec ses premières réflexions qu'il ne peut manquer de se faire sur son identité sexuelle et enfin le triomphe des Affreux Héritiers à la mort de lord Lovehall, tout cela est très bien mené et dans la droite ligne de ces histoires dont raffolaient les victoriens - et que nous continuons de célébrer, mais modernisées, sous la forme des soap-operas américains.
Là où ça commence à pécher un peu, c'est dans les deux dernières parties, lorsque Rose (le héros-héroïne) s'enfuit de Lovehall, puis finit par être accepté par la moitié de sa famille "adoptive" qui désapprouve les agissements des Affreux Héritiers. Rapatrié à Londres chez ces braves gens, il y retrouve sa mère adoptive (afin que sa "fille" eût une véritable enfance, lord Lovehall avait épousé sa bibliothécaire) et la famille de l'intendant du domaine. Signalons d'ailleurs qu'il est amoureux de la fille de l'intendant, qui fut, avec son frère, Robert, sa compagne de jeux : Sarah. La romance s'affirme et personne n'y trouve rien à redire bien que Rose préfère s'habiller en femme. Sarah se retrouve même très vite enceinte.
De rebondissement en rebondissement, il appert, à la fin du livre, que Rose est bel et bien un descendant direct des seigneurs de Lovehall. du coup, les Affreux Héritiers doivent lui restituer ses biens. Et tout est bien qui finit bien. Dans l'épilogue, Rose Old Lovehall meurt, quasi centenaire et n'ayant jamais renoncé à sa double nature, induite plus par l'éducation que par sa nature physique.
Ca se dévore plus que ça ne se lit, l'auteur tient son héros en haleine de bout en bout mais certains détails font tiquer. Par exemple le fait que, à Londres, Rose puisse déambuler habillée en femme. Elle le fait voilée, certes mais il lui arrive de retirer ce voile. Selon moi, à l'époque victorienne, un sergent de ville aurait été tout de suite appelé par une bonne âme : le livre escamote ce problème.
De plus, si la réflexion sur l'identité sexuelle (naturelle et/ou conditionnée) est très, très intéressante, on reste tout de même sceptique sur l'absence de tendances homosexuelles chez Rose. Adolescente, elle manifeste une attirance envers Sarah mais pour le lecteur, qui sait bien que Rose est en vérité de sexe masculin, il n'y a là aucune trace de lesbianisme.
Il existe cependant une scène très ambiguë - la seule qui évoque une homosexualité possible - lorsque Rose révèle à son cousin qu'elle appartient en fait au même sexe que lui.
Bref, un bon roman populaire, qu'on prend un réel plaisir à lire mais qui, à mes yeux en tous cas, ne tient pas toutes ses promesses.
PS : le style est assez dense et respecte, lui aussi, l'ambiance générale. ;o)
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charlottelit
  30 août 2012
la palme de l'ennui : roman de gare à l'eau de rose (enfin, je suis bienveillante)
impossible d'aller au delà de la page 50
déçue que les critiques m'aient fourvoyée
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luocine
  04 juillet 2011
L'été, j'aime bien lire des bons romans, un peu longs qui m'entraînent dans des univers différents du mien. Je n'aime pas trop les romans historiques, je traînais donc dans ma bibliothèque préférée (à Dinard) et la bibliothécaire, m'a proposé celui-ci, en me disant « ce n'est pas ton genre mais ça peut te plaire ».
Elle a gagné, je m'y suis plongée et je n'en suis sortie que quatre jours plus tard.
C'est un roman pastiche des romans Victoriens.
Tout y est : les bas fonds de Londres, la richesse et la décadence de la noblesse anglaise, les histoires compliquées d'héritage et l'enfant que l'immonde oncle croyait avoir assassiné et qui réapparaît. Et même le Happy End final. On a tous lu des histoires similaires dans son enfance ou adolescence.
Cela permet de soutenir l'intérêt du lecteur , car l'histoire est touffue et souvent sordide , mais le côté novateur et passionnant de ce roman, c'est la construction de la personnalité de Rose Des circonstances exeptionnelles ont obligé cet enfant puis adolescent à garder l'apparence d'une fille alors qu'il était un garçon. Et cela pendant 17 ans !!

C'est très bien raconté, on s'attend toujours à une catastrophe qui arrivera finalement.


Les différents cadres où se passe l'action sont très importants pour ce roman, j'ai vraiment cru que ce château était réel, il correspond à des images tellement classiques vues au cinéma ou dans des illustrations que, finalement, il existe bien dans l'imaginaire de chaque lecteur.
Il y a un passage où j'ai lâché prise, c'est lorsque le personnage arrive en Turquie pour retrouver la source d'Hermaphrodite, j'ai alors lu en diagonale.


Si cet été vous avez envie d'un roman ,celui-là n'a d'autres ambitions que de vous embarquer dans la fiction et dans vos souvenirs de Dickens, en même temps il vous fera réfléchir sur la construction de la personnalité d 'un être humain.



Lien : http://luocine.over-blog.com/
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Jodyane
  06 avril 2022


Londres 1820 Lird Loveall élève Rose enfant trouvé comme sa fille. Alors que l'on s'aperçoit très vite que c'est une fille, son père refuse d'ouvrir les yeux et Rose gardera les apparences de fille jusqu'à ses 17 ans.
Une histoire assez complexe avec secrets de famille, héritage tout ça dans une ambiance victorienne dans les bas-fonds de Londres.
L'auteur aborde le thème de l'identité, la noblesse, la transmission des héritages.
C'est un roman agréable à lire, mais certains passages sont assez longs. Je n'ai pas eu d'attachement particulier avec les personnages.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Cricri124Cricri124   04 septembre 2021
Tout en lisant, elle caressait mes cheveux, en ne s’interrompant que pour tourner les pages. Lentement, insensiblement, bercée par la voix de ma mère, je m’endormais malgré mon désir stupide de rester éveillée, comme si dormir était une honte, et pourrait lui donner l’impression que je n’appréciais pas vraiment sa lecture. [...]
Pour elle, les livres n’étaient qu’un point de départ, si bien qu’une bonne partie des histoires que j’aimais n’ont jamais été écrites.

II. MA RESURRECTION
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Cricri124Cricri124   30 octobre 2021
Je ne me souviens pas d’avoir jamais éprouvé à l’époque cette sensation qui devait si souvent m’habiter par la suite, ce vide à l’instant de m’éveiller, cette peur devant la journée à venir, cette impression d’étrangeté, comme si j’étais une vivante imposture.
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Cricri124Cricri124   03 septembre 2021
Toutes les Avenues d’excréments et d’urines convergeaient ici. Pharaoh savait que la puanteur était la suite inévitable du parfum de la vie, l’émanation de la sueur et des corps, des chambres et de ce qu’elles abritaient. Voilà ce qui arrivait lorsqu’on abandonnait les choses à leur mort, lorsqu’il ne restait plus d’espoir.

I. ANONYME
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line70line70   27 mars 2011
«En cette vie, nous pouvons, dans une certaine mesure, jouer n'importe quel personnage de notre choix.» Ainsi parlait Boswell. C'est le dictionnaire de Johnson qui m'a rappelé cette phrase. J'ajouterai qu'on peut recommencer sa vie à tout instant que l'on a choisi. Aujourd'hui, par exemple, mais jamais demain. On ne peut pas attendre jusqu'à la fin de sa vie pour la changer. Il faut le faire dès maintenant.
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Cricri124Cricri124   05 septembre 2021
Les pensionnaires [de l’hospice] n’avaient aucune perspective d’avenir, aucun lieu où aller. C’était comme regarder ralentir inéluctablement les aiguilles d’une pendule non remontée.

V. VOILA
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Vidéo de Wesley Stace
Wesley Stace - "We Will Always Have New York" Official Music Video
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