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Xuan Thuan Trinh (Préfacier, etc.)Dominique Laplane (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
ISBN : 2856169694
Éditeur : Presses de la Renaissance (22/03/2007)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Ce livre révèle une révolution dans la conception du monde et de la vie. Une révolution déjà accomplie dans des secteurs décisifs de la recherche scientifique mais niée par d'autres, donc ignorée par l'opinion. Il explore la nature de l'être humain et du monde qui l'entoure, à la lumière des connaissances scientifiques les plus récentes, décrites de façon accessible à tous." Il reste de profondes questions à résoudre en science. Beaucoup d'entre elles ont d'importan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
FredMartineau
  05 mars 2018
Quel voyage passionnant proposé par Jean Staune dans Notre existence a-t-elle un sens ? Il nous emmène explorer le coeur des grandes interrogations de notre temps : la provenance de l'Univers avant le Big Bang, la réalité physique, la nature de la conscience de l'homme, l'évolution de la vie et l'efficacité des mathématiques en passant en revue les dernières théories et faits scientifiques des chercheurs spécialistes de ces questions pour dresser un panorama de l'état actuel de la connaissance. Sa démarche est rigoureuse, il prend soin à chaque fois d'exposer les hypothèses, les arguments, les impasses et les perspectives de chaque piste explicative, illustrant l'humilité des positions qu'il prend parfois par l'Histoire des dogmes brisés par de nouvelles découvertes (Ptolémée, Galilée, Newton…) et l'étendue de notre ignorance dans bien des domaines.
Il va jusqu'à supposer que peut-être la réalité ne nous sera jamais totalement accessible et que les dernières avancées scientifiques accréditent plus que jamais l'existence d'un autre niveau de réalité, d'un principe créateur, d'une intelligence dépassant de loin la nôtre. Certaines religions le nomment Dieu.
Elles signent la fin du matérialisme scientifique pur.
J'ai plongé sans retenue dans ce livre qui résonne avec mon propre questionnement. Il a constitué une sacrée mise à jour de mes connaissances. Notamment en biologie, domaine dans lequel je m'étais arrêté au Darwinisme.
L'auteur a fait évoluer ma façon d'envisager le monde et a donné un crédit scientifique à ce que je croyais n'être que des intuitions ou de la croyance.
La description des expériences scientifiques sur la conscience m'a conforté dans le sentiment que matière et esprit sont deux choses différentes qui coexistent, cohabitent, collaborent.
Aller au bout de ce livre m'a pris du temps, certains passages demandent pour un néophyte une concentration de tous les instants voire une relecture. En effet, mon degré d'éveil ne me permet pas encore la lecture quantique qui me libérerait de cette dimension très matérielle.
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gerardmuller
  13 février 2016

«Jean Staune/Notre existence a-t-elle un sens ?
«Jean Staune nous fait voyager à travers l'infiniment petit et l'infiniment grand, les sciences de la vie et les sciences de la conscience. Un parcours fascinant qui nous amène à une incroyable conclusion : la vision classique que nous avons aujourd'hui de l'homme et du monde est aussi inexacte que pouvait l'être au Moyen Âge celle d'un Univers de petite dimension dont la Terre occupait le centre ! La vision nouvelle issue de cette synthèse nous décrit un monde ouvert sur d'autres niveaux de réalité, où notre conscience ne se résumerait pas à l'activité de nos neurones, où la vie serait inscrite dans les lois de l'Univers. de telles découvertes, qui selon de nombreux scientifiques permettent un " réenchantement du monde ", ont de très grandes implications philosophiques et sociétales. Parmi celles-ci, la possibilité d'un rapprochement, après des siècles de séparation, de nos connaissances rationnelles et des intuitions des grandes traditions religieuses, pour contribuer à donner aux hommes du XXIe siècle une vision unifiée et cohérente du monde. » »
Telle se trouve être la présentation de cet ouvrage passionnant dont je viens de terminer la lecture.
Le chapitre du livre de Staune consacré à l'évolutionisme est particulièrement intéressant. Parvenu à la page 274 du livre, j'ai besoin de cogiter un peu plus sur tout ce que je viens de lire et je suppose que ceux qui l'ont lu, ont fait de même. Car cette question est cruciale, essentielle et promesse d'un avenir hasardeux , mais peut-être pas si hasardeux que cela s'il s'avère que l'évolution est orientée et que la mutation fruit du hasard est corrigée par la sélection naturelle.
L'évolution est un fait et le darwinisme et le néodarwinisme qui a intégré plus tard la génétique qu'ignorait Darwin, permettent de comprendre bien des choses même s'ils n'expliquent pas tout. N'oublions pas que toutes les grandes théories n'ont que partiellement expliqué ce qu'elles étaient censées élucider. D'autres théories ont été en général élaborées pour compléter les lacunes des premières.
Ce que j'ai trouvé particulièrement étonnant, ce sont les récents travaux montrant que certaines mutations semblent bien se produire plus souvent si l'organisme dans lequel elles apparaissent se trouve dans un environnement où de telles mutations sont nécessaire à sa survie ; les mutations ne se produisent donc pas toujours par hasard. Ce sont les idées des néolamarckiens.
Quoi qu'il en soit, tout porte à croire que la sélection naturelle avec son pouvoir d'optimisation (travaux de Dawkins), arrive au même résultat que des mutations orientées.
Très intéressante aussi la théorie de Dawkins sur le gène égoïste et celle de Wilson sur le gène de l'altruisme réciproque.
L'adaptionnisme de Dennett est aussi une idée qui vient compléter cette orientation de l'évolution. La sélection naturelle est extrêmement efficace car elle est capable de susciter des adaptations extraordinaires à partir de mutations dues au seul hasard.
Bien sûr il y a des darwiniens qui avancent sur la pointe des pieds ou même à reculons. C'est le cas de S.J.Gould qui doute parfois de l'évolution progressive. Il observe une stabilité des espèces en observant les fossiles sur une longue durée. Par contre, il croit à l'apparition soudaine localement de nouveaux caractères par mutation. Gould parle alors d' « équilibre ponctué ». Des mutations apparaissent au sein de petites populations soumises à de fortes contraintes qui aboutissent à une « spéciation », c'est à dire apparition d'une nouvelle espèce. D'où la rareté des fossiles de ce genre d'espèces. On parle alors de « macro-évolution », cas où les transitions sont soudaines et non graduelles.
Gould par ailleurs soutient qu'il n'y a pas d'évolution vers une plus grande complexité et imagine un « mur de la complexité minimale », en se livrant à une étude détaillée des bactéries, les êtres parmi les moins complexes qui puissent exister, pour conclure que ce qui semble un progrès n'est qu'un phénomène aléatoire éloignant les organismes de leurs minuscules ancêtres, de façon inévitable. Pour lui, l'être humain est un pur produit du hasard et non le résultat inéluctable de la directionnalité de la vie ou des mécanismes de l'évolution.
Selon de Duve, le hasard cependant est canalisé, et les lois de la biochimie doivent forcément amener non seulement la production de la vie, mais encore celle de la conscience au cours de l'évolution. Ainsi donc, dans ce cas , De Duve considère qu'il y a un progrès vers plus de complexité . L'évolution n'est pas un processus aveugle, mais un processus ouvert se dirigeant vers une fin qui n'est écrite nulle part.
Pour Conway-Morris, les phénomènes de convergence rendent l'émergence de quelque chose comme nous à peu près inévitable. La convergence signifie que de nombreuses voies différentes conduisent à des résultats quasi identiques ; dans cette perspective, l'ensemble de toutes les formes biologiques possibles est limitée et cette limitation exerce des contraintes sur l ‘évolution.
Pour Kaufman, il n'y a pas de hasard et l'ordre n'est pas un accident. Les lois de la Nature font spontanément émerger des niveaux d'ordre complexes qui donnent à la sélection naturelle un « matériau de base » de toute autre nature que des mutations dues au hasard.
Mais on peut trouver plus fort encore avec Denton qui soutient que les formes biologiques épousent des formes mathématiques complexes qui seraient sous-jacentes à la structure des protéines ; l'évolution est ainsi guidée par les lois de la nature. On parle alors de morphologies rationnelles. La thèse téléologique se trouve ainsi renforcée.
Un autre concept de la sélection est mis en avant par Mae Wan Ho, celui d'auto-organisation faisant émerger des formes plus complexes au cours de l'évolution.
Pour Chauvin, l'évolution correspond à un programme interne qui se déroule, ce qui revient un peu au même.
Très révolutionnaires et très contestés sont les travaux de Rosine Chandebois qui affirme que c'est le cytoplasme qui serait l'architecte, tandis que l'ADN ne définirait que les matériaux employés pour la construction. Ses conceptions sont renforcées par les travaux récents de Paldi sur la génétique. Pour eux, l'évolution est l'exécution d'un programme initial qui se déroule depuis l'origine.
Le rôle des gènes de régulation mis en avant par J.Chaline dans le contrôle de l'architecture des organismes, explique la macro-évolution qui fait faire des sauts à l'évolution, alors que la micro-évolution procède graduellement grâce aux mutations au sein des gènes classiques, avec sélection naturelle .
Très intéressante est la thèse néo-lamarckiste grâce aux travaux de Cairns qui prend en compte la pression de l'environnement dans le phénomène des mutations. Il y existe comme une génération sélective de mutations pense Steele. L'explication de tout cela, bien difficile à trouver, a été suggérée par Mac Fadden qui parle alors d'évolution quantique et Schäfer parle même de sélection quantique. Cette piste me semble prometteuse, qui va dans le sens d'un nouvelle logique, celle de Lupasco ; on retrouve là les notions d'états virtuels (ou potentiels) et celles d'actualisation montrant que la mutation est un phénomène véritablement quantique.
Pour conclure, disons qu'un Einstein de la biologie est attendu comme dirait Jean Staune, pour unifier toutes ces notions tentant d'expliquer l'évolution qui reste un phénomène indéniable, mais ô combien complexe qu'une seule théorie ne peut , à elle seule , expliquer intégralement.
A présent, je veux donner mon avis sur la suite de ce livre que Jean Staune a mis dix-neuf ans à écrire ! Il faut dire qu'en matière de transdisciplinarité, il ouvre bien large la voie et offre des pistes aux théoriciens de tout bord. Une attitude zététique s'impose pour aboutir au paradigme nouveau que Jean Staune appelle de tous ses voeux. Finies les divagations des créationistes et autres farfelus, fini la procrastination constante : nous devons tous revoir notre vision du monde pour découvrir et surtout comprendre du nouveau.
L'exposé de Staune est passionnant et peu à peu passionnel, surtout dans la deuxième partie de l'ouvrage. Tandis que le début aborde la physique quantique de façon simplifiée, la suite, après l'évolutionisme traite de la conscience et de la neuro physiologie ; et consécutivement, Staune semble vouloir nous faire partager son idée d'un nouveau pari pascalien, plus moderne en émettant des conclusions anthropiques et spiritualistes. Chacun jugera, adhérera on non. Mais ce dialogue entre foi et raison reste d'une belle tenue.
Donc, revenons au début. Pour tout dire, alors que Bernard d'Espagnat qui a fait une présentation du livre à l'Académie, et est souvent cité au fil des chapitres, a mis deux jours pour lire les 540 pages, je dois dire que j'ai mis 55 jours, soit environ 10 pages par jour ! J'ai certes intercalé la lecture de trois romans pour reposer un peu mes neurones… !
Dès l'abord, on se trouve plongé dans un monde étrange, le nôtre pourtant, dans lequel, des phénomènes bizarres s'avèrent être le reflet d'une réalité qui nous est voilée : je veux parler de la « non localité », de la « décohérence », de la « nonséparabilité », des particules subatomiques. L'incertitude, l'indétermination, l'imprédictibilité, l'incomplétude, l'indécidabilité règnent en absolu dans le monde de la matière. de Heisenberg à Gödel, en passant par Bohr et Planck, tout devient imprécis, mais plus proche de la réalité qui nous reste toutefois dissimulée comme l'affirmait avec justesse, il y a deux mille ans déjà, Platon.
La suite concerne l'évolutionisme dont j'ai déjà parlé.
Puis au fil du chapitre concernant la neurophysiologie, on sent renaître une façon de dualisme .Le chapitre concernant le monde mathématique m'a particulièrement intéressé car personnellement, j'ai toujours eu une attitude plutôt platonicienne sur la question. Comme Staune me le confirme, il semble bien exister un monde mathématique que depuis des millénaires les savants tentent de découvrir par bribes ; des coins du voile sont soulevés par période, et des inspirations inexpliquées transportent des chercheurs comme Andrew WILES dans un monde fabuleux pour redécouvrir 350 ans après la démonstration du théorème de Fermat. Les mathématiques ne sont pas une construction de l'esprit humain. Les hommes explorent cet immense continent peu à peu. Et Gödel de renchérir sur la question avec sont sublime théorème d'incomplétude pour affirmer que nombres de propositions mathématiques peuvent être à la fois vraies, et indémontrables. Pour lui, l'intuition mathématique peut se passer de toute démonstration. Et il va encore plus loin hors des sentiers battus, en bon dualiste qu'il était : il affirme « qu'il se pourrait bien qu'il n'y ait pas assez de cellules nerveuses pour accomplir toutes les fonctions de l'esprit. » Avouez que pour un scientifique, il faut oser le dire !!! Déduisez-en ce que vous voulez mais là, Gödel a frappé fort.
La conclusion de Staune est assez ambiguë sur le sujet ; je vous la livre et commentez si le coeur vous en dit : « L'esprit qui nous anime n'est pas uniquement un produit de l'activité neuronale, même s'il ne peut pas s'exprimer sans l'aide de celle-ci. »
La belle phrase de Berrnard d'Espagnat est aussi une conclusion, plus générale cette fois : « La réalité ne s'épuise pas à ce que nous pouvons voir, toucher, mesurer et peser. » Il faut bien s'avouer l'insuffisance ontologique de la réalité dans laquelle nous vivons.
Comme je l'avais évoqué précédemment au sujet de l'évolutionisme, toute quête d'un nouveau paradigme pourrait être accompagnée de la nouvelle logique ternaire de Stephane LUPASCO, en vue de cerner le caractère holistique de cette nouvelle réalité.
Bon, disons le enfin : oui, pour Staune, notre existence a bien un sens, vous l'aviez deviné.
Enfin, la postface de B.Laplane est d'une très grande qualité et couronne parfaitement l'édifice, la cerise sur le gâteau en somme. On y trouve quelques vérités bien assénées et des critiques acerbes. Dont voici quelques échantillons :
« Je trouve scandaleux, dans un pays qui se vante d'avoir établi l'enseignement de la philosophie dans le cursus pré-universitaire, de constater que l'on ne donne à ceux qui seront de jeunes bacheliers aucune information sur la physique quantique. »
« Si les théories se succèdent, elles ne reviennent jamais au point de départ. »
« La liberté n'est pas la capacité de faire n'importe quoi…L'addiction à la drogue est à la fois la conséquence de ce que les sociologues appellent la liberté, et une perte de liberté. »
Je vous invite tous à lire cet énorme ouvrage qui part dans tous les sens pour tenter d'ouvrir une voie et suggérer des idées nouvelles susceptibles d'orienter la recherche, dans une attitude zététique et heuristique.
Jean Staune , dans cet ouvrage magnifique, nous entrouvre la porte de la transdisciplinarité et la voie vers un nouveau paradigme pour essayer de comprendre davantage notre monde. Il faut tout revoir de fond en comble, mais tout en sachant que Platon aura encore raison avec son mythe de la caverne...Nous n'aurons toujours qu'un aperçu lié aux limites de nos sens.
Beau dialogue entre raison et foi.
Le chapitre traitant de l'Évolution est très bien conçu et plus loin celui relatif au monde étrange des mathématiques , passionnant.
D'une lecture relativement facile, ce livre doit rejoindre le chevet en se laissant feuilleter dans le désordre.

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Aela
  30 octobre 2016
Jean Staune est le fondateur de l'Université interdisciplinaire de Paris. Il est un essayiste, chercheur indépendant ouvertement chrétien. Métaphysiquement évolutionniste (il existe une puissance et une transcendance qui guide ou prédétermine l'évolution des espèces), Il est ouvertement en philosophie comme en science anti-matérialiste.
Son livre répond à de multiples questions:
L'humanité s'est toujours interrogée sur l'existence d'un autre niveau de réalité que le nôtre, imaginant des dieux ou un au-delà. La science confirme-t-elle cette intuition ?
Du darwinisme aux mathématiques, de la cosmologie à l'homme neuronal, Jean Staune nous invite à découvrir une nouvelle vision de l'homme et du monde où les barrières spatio-temporelles seraient autres, où le matérialisme serait à réinventer.
A partir de la physique quantique, de la cosmologie, des théories de l'évolution et de la neurologie, il se propose de répondre à quatre grandes questions : qu'est-ce que la matière ? Comment expliquer que l'univers ait été propice à l'apparition de la vie ? Comment rendre compte de l'évolution du vivant ? Et qu'est-ce que l'esprit ? Si, par le passé, en réponse à ces questions, des scientifiques avaient érigé une vision matérialiste du monde faisant de l'homme un être insignifiant étant apparu par hasard, J. Staune estime qu'une telle conception n'est plus tenable au vu des développements les plus récents de la science. Il serait donc désormais possible de concevoir que notre existence a un sens. L'auteur estime même que ces récentes avancées scientifiques inciteraient à croire à l'existence d'un Dieu ou, du moins, rendraient rationnel d'y croire.
L'entreprise ne ralliera pas forcément tous les lecteurs mais n'est toutefois pas sans démériter. D'abord, elle offre une synthèse très accessible des interprétations spiritualistes de la science moderne. Ensuite, elle montre en quoi la vision matérialiste « classique » est bousculée par certains développements récents des sciences. Bref, ce livre pourra faire réfléchir autant les matérialistes que les non-matérialistes.
A noter la très belle préface de Trinh Xuan Thuan, qui rend compte des progrès scientifiques réalisés depuis le 20ème siècle.
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Kittiwake
  12 août 2011
L'auteur tente ici de répondre aux questions fondamentales :
Qui sommes-nous ?
D'où venons-nous ?
Où allons nous ?
A la lumière des données que peuvent vous fournir les données de la science physique, les débats sur l ‘évolution, et les avancées sur le fonctionnement du cerveau humain.
La préface de Trinh Xuan Thuan est particulièrement intéressante car elle fait la synthèse des conceptions de l'univers et des représentations du cosmos à travers le temps et l'histoire. Et comme il le dit : « la science et la spiritualité sont deux fenêtres complémentaires qui nous permettent d'appréhender le réel »
Dans un premier temps Jean Staune souligne le fait que le monde de la physique a dû à plusieurs reprises changer de modèle, de paradigme, et le changement le plus récent est lié à la découverte de la physique quantique et de la relativité. Il semble que les sciences de la vie ne soient pas prêtes à envisager de revoir leurs bases et que cela pourrait être un frein pour l évolution de notre conception de l'humain
Dans une deuxième partie, on assiste au débat non clos et semble-t-il verrouillé de l'intérieur entre les différentes théories de l'évolution. Darwin a surement levé un pan du voile et surtout remis en question les dogmes classiques mais tout reste à faire dans ce domaine.
Enfin et c'est la partie qui m'a le plus intéressée, peut-on penser que la conscience est le fait du seul fonctionnement des neurones, autrement dit on se retrouve face au vieux débat matérialisme-spiritualisme
Enfin et pour faire le pendant à l'introduction spiritualiste de Trinh Xuan Thuan, la conclusion contradictoire de Dominique Laplane, neurologue, vient achever magistralement ce gros ouvrage, ardu, mais abordable, et nécessitant pour réellement apprécier les nombreuses pistes de réflexion suggérées, une voire plusieurs relectures
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avatar905
  02 février 2015
C'est sans conteste l'un des livres de vulgarisation scientifique les plus passionnant que j'ai eu l'occasion de lire.
Quel que soit la thématique abordée, il le fait avec rigueur et limpidité. Tout est sourcé, précis, vérifiable en quelques clics (ce que j'ai fait plusieurs fois)
Il va sans dire que la question du sens de la vie est fondamentale, et puisque la science est la démarche la plus objective que l'homme ait pu trouver pour s'approcher de la vérité, allier science et quête de sens est tout ce qu'il y a de plus judicieux.
Je ne suis pas d'accord avec toutes les conclusions auxquelles arrive l'auteur, mais je ne peux pas nier la cohérence de celles ci, et donc je les respecte.
Pour ceux qui connaissent, c'est aussi facile à lire que du Dos Santos (La formule de Dieu, La clé de Salomon) sauf qu'on troque l'histoire futile d'un roman par une surenchère dans la richesse des informations.
Par contre, je dois vous avertir, par moments, le livre rend un peu cinglé. Mais je crois que c'est toujours un peu ce qui arrive quand on s'intéresse de près à la mécanique quantique et à la "réalité".
Bref, je sors tout jute de sa lecture, et j'en ressort grandi. J'ai une compréhension beaucoup plus nette du paysage scientifique actuel, et je me suis émerveillé de nombreuses fois devant la complexité et la beauté du monde tels que les présentent Jean Staune.
Je vous conseille donc de faire comme moi, et de vous plonger dans ce guide passionnant sur le sens de l'existence.
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
FredMartineauFredMartineau   05 mars 2018
Non, le plus important c’est de développer notre esprit. De le développer en essayant non seulement de mieux comprendre le monde, de mieux comprendre les autres, de mieux nous comprendre nous-mêmes. Mais aussi, dans la mesure du possible, de le développer au point qu’il puisse se connecter à la source originelle de notre Être, dont nous ne pouvons rien dire sur le plan rationnel, sauf qu’elle existe et qu’elle n’est pas située dans le temps, l’espace, l’énergie et la matière (ce n’est déjà pas mal).
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avatar905avatar905   02 février 2015
Je trouve scandaleux, dans un pays qui se vante d'avoir établi l'enseignement de la philosophie dans le cursus préuniversitaire, de constater que l'on ne donne à ceux qui seront de jeunes bacheliers aucune information sur la physique quantique. Cette vision de nos conceptions sur l'Univers est pourtant infiniment plus révolutionnaire que ne le furent en leur temps les systèmes de Copernic ou de Newton. Le résultat de cette carence est que ceux qui se flattent souvent d'être des gens cultivés ne connaissent de la physique quantique que son nom; la plupart des philosophes eux-même, après l'avoir saluée de loin, au mieux pour les questions ontologiques qu'elle révèle, l'ignorent ou, en tout cas, n'en font nul usage. Or il s'agit d'une mise en cause de la matière, que nous ne pouvons plus prendre pour une donnée d'évidence comme le fut la res extensa de Descartes. Les données les plus fondamentales de notre philosophie occidentale, la notion même de substance dont la stabilité et la permanence sont le fondement, sont mises en cause car, dans le monde quantique, c'est la relation qui est première: tout n'est qu'interférences.
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RhiaRhia   04 juillet 2013
Je suis d’avis, au contraire, que les nouvelles découvertes scientifiques et leurs implications métaphysiques, dont ce livre se fait largement l’écho, ont réenchanté le monde. D’abord parce que la cosmologie moderne a redécouvert l’ancienne alliance entre l’homme et le cosmos. Parce que nous sommes tous faits de poussière d’étoiles, parce que nous sommes tous constitués d’éléments lourds fabriqués par l’alchimie nucléaire des astres, nous partageons la même généalogie cosmique que les gazelles des savanes et les nymphéas des étangs.
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KittiwakeKittiwake   15 août 2011
Alors comment se fait-il que le darwinisme soit omniprésent dans les médias (du moins en Europe), dans les médias de vulgarisation scientifique et les pages consacrées aux sciences des grands quotidiens et que le remettre publiquement en cause soit presque aussi dangereux que de boire un verre de vin chez les talibans?
C'est qu'au fil des années, les darwiniens ont mis en place toute une série de stratégie qu'il convient d'analyser pour comprendre que le succès du darwinisme ne repose pas uniquement sur ses seuls mérites scientifiques
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AelaAela   23 octobre 2016
Bernard d'Espagnat dit: "L'ordre impliqué de l'Univers est sans doute ce qui touche notre conscience en premier, car elle-même semble fondamentalement appartenir à cet ordre. Pourtant notre intelligence sensorielle s'interpose aussitôt entre le réel primaire et nous pour nous le rendre différencié, mais aussi du même coup, étranger. Terrible illusion du "bon sens commun".
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Jean Staune, directeur de l'UIP (Université Interdisciplinaire de Paris) parle de son dernier livre, Au-delà de Darwin, et de la différence entre créationnisme et évolutionnisme.
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