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William Olivier Desmond (Traducteur)Jean Bonnefoy (Traducteur)
EAN : 9782070423316
713 pages
Éditeur : Gallimard (13/06/2002)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Dans une humanité déracinée, peuplant le système solaire de gigantesques stations orbitales, écartelée entre les tenants de l'évolution par la technologie et ceux de la manipulation génétique, Abélard Lindsay, jeune diplomate issu de la République corporative circumlunaire de Mare Serenitatis tente de trouver son chemin.

Fils d'aristocrate, il doit apprendre à survivre, à choisir son camp. Mais au moment où l'homme évolue, cesse d'exister en tant que ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
finitysend
  10 octobre 2013
Par où commencer ?
La schismatrice est le roman qui m'a permis d'accéder au courant cyberpunk , en effet je buttais sur un seuil et le côté space opera m'a tout simplement mis le pied à l'étrier ..
Avec Câblé de Walter Jon Williams ( par câblé , j'entends le souffle du cyclone et câblé ) , c'est le seul space op du mouvement cyberpunk originel qui soit accessible aux lecteurs francophones et ce sont tous les deux de superbes textes aux nombreuses qualités ( littéraires et conceptuelles ) .
Câble étant beaucoup plus clairement un roman d'action , sans être moins prospectif ou d'envergure pour autant , mais incontestablement plus mouvementé et sur une trame temporelle infiniment plus brève que La schismatrice .
Ce roman ( La schismatrice ) est nimbé d'une réputation de complexité extrême et il serait d'un accès difficile et je voudrais donc en intro , dire que cette réputation est surfaite car ce recueil de textes solidaires et solidement reliés entre eux est un superbe récit extrêmement accessible , qui vous emmènera progressivement loin dans les étoiles et progressivement également , dans un futur de plus en plus lointain , tout en explorant quantité de communautés de l'espace plus ou moins profond , très différentes et plus ou moins en rapport entre elles , plus ou moins solidaires ou en conflit et aussi , plus ou moins en « formes « structurellement et pour finir : plus ou moins agréables à vivre et plus ou moins dangereuses , pour elles-mêmes ou pour leur voisinage ... .
Le caractère visionnaire du point de vue prospectif du courant cyberpunk n'est plus à démontrer ! , que ce soit dans le champs de l'économie en rapport avec les impacts sociétaux de l'économie et dans celui des technologies et de leurs impacts politiques au sens large du terme (cf. le vocable « politeia « des grecs ) , dans celui des communautés de communicants aussi , dans le champs de la circulation de l'information et de son impact sociétal , alors qu'elle devient quasiment un solide palpable ( bien que immatérielle par nature ) et entre autres aussi , mais , last but not least , également visionnaire dans le registre des augmentations corporelles qui conduisirent ultérieurement la science-fiction , aux différentes post-humanités , qui peuplent aujourd'hui et désormais , un grand nombre de nos romans préférés et qui passent aujourd'hui comme une lettre à la poste !
La schismatrice est un roman ( on peut le considérer comme tel ) qui se veut prospectif mais en profondeur .
Dans ce registre , la dynamique est très fouillée , que ce soit en sociologie et psychosociologie et également en biologie et de même pour un certain nombre de sciences dites « dures « .
Le lecteur explore un panel solides et variés de post humanités sur une assez longue trame temporelle et au file d'un contexte géopolitique dense et interactif .
Il découvre ainsi les mécanistes qui se dotent de prothèses ( mais c'est un peu plus compliqué en fait ) .
Il découvre les morphos qui poussent l'ingénierie génétique dans ses derniers retranchements .
Il découvre enfin , quantité d'autres cultures ....
L'auteur a inséré dans la trame narrative un contact alien dont l'intérêt principal réside dans l'onde de choc qu'il génère , ce contact a orienté ( ou plutôt influé ) de multiples façons sur l'évolution des sociétés humaines de ce lointain futur tellement intime pour nous , grâce au talent de l'auteur .
Le fils du conducteur du roman réside dans le cheminement du personnage principal que l'on accompagne sur la longue durée dans ses pérégrinations et leurs incidences .
Cela aide bien le lecteur d'ailleurs , en rendant le texte plus cohérent et plus coulant dans ce contexte hyper foisonnant sur la longue durée . .
La schismatrice n'est pas un manuel théorique du futur .
C'est un roman vivant et foisonnant , riche , dense , un peu touffu mais bien rythmé avec rebondissements et péripéties .
C'est un roman de SF très haut de gamme , ciselé , au sens du détail accomplis , de même pour les descriptions et la caractérisation .
Un superbe pavé de SF , de qualité , qui vaut son poids en or et dont je suis l'heureux possesseur d'un exemplaire authentique et considérant sa rareté et sa valeur , je devrais peut-être le mettre au coffre !? ( sourires ) .
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Riduidel
  14 mars 2020
J'avais lu ce livre il y a déja quelques années, et en avait étéé positivement émerveillé. Car après la déferlante du cyberpunk, [a:Sterling|5085738|J. Sterling|https://d.gr-assets.com/authors/1349667479p2/5085738.jpg] nous revenait avec une oeuvre aux dimensions épiques, embrasssant dans sa fresque futuriste de très nombreuses visions de l'humanité et une rencontre avec les extra-terrestres.J'ai cette fois-ci été un peu plus touché par le côté humain du personnage principal (auquel on ne peut décement pas donner le titre de héros, puisqu'il passe l'essentiel du roman à fuir : sa femme, ses anciens amis, ses responsabilités, l'humanité). Toutefois, à cause d'une éducation étrangement écartelée, sa fuite n'est pas réellement éperdue, mais massquée la plupart du temps derrière des motifzs nobles. Et ce sont ces motifs qui vont nous permettre de visiter les endroits les plus interlopes que cette humanité spatiale a conquis : des stations spatiales quasiment abandonnées, des centres diplomatiques et commerciaux de contact avec les extra-terrestres, et enfin le centre de terraformation de Mars.Et à chaque fois, comme lors de la première lecture, j'ai été ébahi devant le sens de la mise en scène dont sait faire preuve l'auteur pour nous rendre des décors tour à tour inquiétants, merveilleux, totallement invivables, ou tout simplement dangereux.Un autre point intéressant dans ce roman, c'est la philosophie évoquée par ce personnage. Car même si les objectifs qu'il défend évoluent (mais quels objectifs n'évolueraient pas au cours dde périodes de vies de plusieurs siècles - en passant, c'est un point commun avec [b:Les menhirs de glace], qui montre néanmoins plus en détail les limites de la mémoire - qui sont néanmoins évoqués ici avec ce que j'appelerais de la finesse, à défaut d'un terme plus approprié), il garde tout au long de sa vie une confiance claire en les capacités d'une bonne négociation à éviter tous les conflits, confiance qui sera régulièrement trahie par d'autres humains qui ont moins foi que lui en les capacités de la diplomatie. Peut-être que, dans ce cas, l'un des postulats de [a:Sterling|5085738|J. Sterling|https://d.gr-assets.com/authors/1349667479p2/5085738.jpg] a été de donner corps à la phrase célèbre qui dit que la guerre est la continuation de la diplomatie par d'autres moyens, mais j'en doute.Je parlais du côté humain du livre en préambule, mais je m'aperçois que je ne parle que du personnage principal. Or tous sont traités avec la même finesse, qui leur permet d'exisster avec une réelle force. C'est ainsi le cas des différents personnages secondaires, mais aussi de l'humanité dans son ensemble, qui garde dans l'espace toutes ses bassesses, comme les luttes d'influence, mais aussi toutes ses grandeurs, comme la capacité à créer et à imaginer toujours un monde meilleur.Tout ça fait de ce rtoman une oeuvre incroyablement clairvoyante, je trouve, même si elle présente certains défaults, comme par exemple un certain manque d'unité.Peut-être que ce manque d'unité est dû à nos limites d'humains actuels, incapables d'embrasser des espérances de vies se comptant en siècles, mais je crois plutôt que c'est la variété des lieux dans lesquels l'auteur promène son personnage principal qui m'a donné cette impression.Notez bien qu'il s'agit d'un défaut minime, rendu encore plus mineur d'ailleurs par les nouvelles suivant le roman, qui ouvrent de nouveaux aperçus sur l'univers autour du héros, même s'il s'agit plutôt de l'univers à la fin du roman, avec une planète Mars quasiment colonisée.Enfin, dans tous les cas j'ai beaucoup aimé cette oeuvre qui, en mon sens, apporte beaucoup de fraîcheur au space-opera en en étant un, par le décor, sans en être un, par le manque d'action, rempalcé ici par une vue beaucoup plus contemplative de ce décor, au demeurant magnifique.Ci-dessous, une discussion de fr.rec.arts.sf ayant eu lieu lors de ma première lectureTrick a écrit d'une plume inspirée> En bref : c'est zarb mais en définitive ça vaut vraiment la peine.> Ah, damned, je suis eu ! Je l'ai également lu la semainde dernière (dans son édition Folio Sf augmentée de quelques nouvelles tout à fait fabuleuses et par conséquent habilement nommé "Schismatrice +") et j'avais également l'intention d'en poster mon avis. Et malheureusement, je fus précédé, et de peu, pour mon malheur. Bref, à mon tour d'en rajouter dans le spoiler honteux, la réflexion pitoyable et l'humour de bas étage...> Lindsay le déchu, le rénégat, l'apache du soleil. Tout semblait lui> sourire, jeune, riche, fraîchement rompu aux techniques> révolutionnaires des diplomates formationnistes, il représentait un> immense espoir pour son habitat, la République Circumlunaire de Mare> Serenitatis. Mais son apprentissage l'a radicalement transformé, lui> et son meilleur ami, son presque frère Philippe Constantin. Tout> bascule lors du suicide de leur égérie, Vera Kelland, signe de révolte> contre les chefs mécanicistes tenant les rênes du pouvoir depuis des> dizaines d'années, des vieillards dont les vies interminables ne> tiennent qu'à une assistance médicale permanente. On retrouve là quelque chose de très connu : la révolte des nouveaux contre les anciens, lorsque ceux-ci se révèlent sclérosés et incapables d'agir d'une manière ambitieuse (ce qui peut également sembler un miroir assez intéressant de la société actuelle).> > Abélard Lindsay aurait du disparaître avec sa belle mais le hasard> l'épargne. Devenu trop dangeureux pour son clan, il est banni vers un> habitat désolé où commencera une vie nouvelle en compagnie des> marginaux de la Schismatrice, ce vaste ensemble de mondes> indépendants, rivaux et bouillonnants, cette machine à fragmenter> l'humanité. > Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ton interprétation : "le hasard l'épargne". Ne s'agit-il pas plutôt pour lui de survivre, quel qu'en soit le déshonneur ? Pour le jeune révolutionnaire qu'il est alors, la mort est la seule transgression possible, dans un univers asseptisé où tout est contrôlé par les familles régnantes. Et cette transgression, qu'il choisit selon moi de ne pas effectuer, le pourcharssera toute sa vie, que ce soit sous al forme des assassins envoyés par Constantin, mais surtout par sa propre image : il sait qu'il aurait dû mourir avec Véra, mais que le fait de ne pas l'avoir fait lui permet de plonger dans la vie de la Schismatrice.> > Ce n'est pas un roman facile d'accès. D'abord à cause d'un style de la> même veine que celui de Gibson, c'est-à-dire fourmillant de> néologismes et très fracturé. Sterling élude des passages entiers si> bien qu'on a parfois l'impression de disposer d'une édition incomplète> ou tronquée du bouquin. le sujet n'est pas non plus très clair et les> vingts premières pages suggèrent plus une sorte de space-opera> carabiné à la Vance, avec des héros insurpassables et indestructibles,> que la fresque sociale et technique qu'est véritablement _La> Schismatrice_. Si le style de ce roman est effectivement très élusif, c'est par nécessité selon moi : lorsqu'on est plongé dans une humanité dispersée dans tout le système solaire, et que les voyages durent des mois entiers, il n'est peut-être pas nécessaire de les mentionner. Mais ce n'est qu'un des nombreux points éludés. En fait, il me semble que le bon angle de lecture est de voir Abéliard Lindsay comme un catalyseur : lorsqu'il crée sa compagnie de théatre dans l'habitat des apaches, son habitat originel est déserté. Lorsque les Investisseurs arrivent, il est propuslé sur le devant de la scène et rejoint ainsi Wells, avec lequel ils vont lancer le projet de terraformation du satellite de Jupiter (dont évidement j'ai oublié le nom).> > Car au-delà des aventures rocambolesques du sieur Lindsay, on découvre> une société ou plutôt une myriade de sociétés nées des conditions> extrèmement hostiles et changeantes de la vie en plein espace. Des> sociétés divisées par les luttes incessantes entre mécanistes et> formationnistes, ces derniers étant adeptes de manipulations> génétiques dans un optique clairement eugéniste, et de techniques de> conditionnement. Ce petit monde dynamique et en perpétuelle mutation> n'est pas sans rappeler celui de _Dune_ par sa complexité, ses> intrigues et sa façon d'être constamment sur le point de se briser.Là, je ne suis franchement pas d'accord. Là où Dune est un essai politique franchement inspiré par le Prince de Machiavel, la Schismatrice se rapproche plus pour moi d'un traité d'évolution des sociétés, ou plutôt des clades. La notion de niveau de complexité de Prigogine (dont j'ignore évidement si c'est une fumisterie ou une idée avérée) par exemple, représente bien le champ d'intérêt de Sterling : il s'agit plus d'expérimenter sur les micro-sociétés qui peuvent émerger plus facilement dans l'espace que de fouiller en profondeur les structures du pouvoir. Enfin, j'ai pour ma part un reproche conceptuel à faire : les deux opposants, morphos et mécas, ne représentent pour moi que les deux faces d'une même pièce. Ils ont tous voué leur vie au progrès scientifique, quitte à se laisser dévorer par ce progrès, et à ne plus avoir d'humain que le nom (comme par exemple les Homards). Cependant, on ne voit nulle part de conservateurs ou, comme j'aurais tendance à les appeler, de néo-obscurantistes, déclarant que toute cette technologie est sale, que l'âme des morphos n'existe pas et que celles des mécas est indubitablement corrompue par ce mélange avec la machine maudite. Bien sûr, les terriens sont ainsi, plongés dans la stase, mais il aurait été amusant de voir, dans l'espace, des partisants d'un retour à des technologies externes.> > Si vous arrivez à vous faire au style un peu étrange de Sterling, et à> passer outre certains aspects kitschs ou réducteurs de cet immense> tableau, voici un roman surprenant de vitalité et d'originalité.Tout à fait. je rajouterai également qu'il donne un aperçu moderne de la vie telle qu'elle pourrait apparaître pour un individu capable de vivre plus de
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DarknessObscura
  04 décembre 2020
Schismatrice + est un recueil de Bruce Sterling qui réunit un roman et cinq nouvelles de science-fiction magistrale.
L'auteur dépeint un futur assez lointain, où l'humanité a quitté la Terre pour se répartir dans l'espace, au sein de stations orbitales. Deux factions se livrent un conflit perpétuel, les Mécas, des êtres humains augmentés par des implants cybernétiques, et les Morphos, qui s'appuient sur la programmation et la modification génétique. Ce conflit va cependant être perturbé par le premier contact entre l'espèce humaine et celle des Investisseurs, des reptiles capitalistes dont les objectifs sont le profit pur.
Au sein de cette société en mutation presque perpétuelle, le lecteur suit Abélard Lindsay, banni la république circumlunaire de Mare Serenitatis, qui voyage entre différentes sociétés et cherche à affronter et se venger de Philip Constantin, son ancien ami devenu rival mortel. Lindsay traverse ainsi les sociétés, mais aussi le temps, et devient peu à peu une véritable légende, mais aussi un instigateur de changement social, parce qu'il cherche à unifier l'humanité autour de projets tels que la terraformation ou la philosophie posthumaniste.
Pour moi, Schismatrice + est un monument de la science-fiction, et je ne peux que vous le recommander.
Chronique complète et détaillée sur le blog.
Lien : https://leschroniquesduchron..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
finitysendfinitysend   20 mai 2012
L'effondrement de la nation prit un caractère exponentiel ,et le gouvernement tomba entre les mains d'un groupe de plus en plus réduit d'irréductibles. Criblé de dettes ,ils durent céder toute leur infrastructure aux cartels mécanistes ;il fallut même vendre l'atmosphère aux enchères.
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oliviercolivierc   08 mai 2012
Il faisait sombre. Il avait un goût de toile d'araignée dans la bouche.
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zibelinezibeline   15 avril 2013
Fastidieux .... des idées neuves dans tous les domaines .... traduction limite : exemple énergie tidiale = énergie des marées (variation de gravité)
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